エピソード

  • Partir en livre ! Opération lecture avec Emmanuel Guibert, papa d'Ariol
    2026/06/17

    Avec plus de 3 millions d’exemplaires vendus, Ariol le petit ânon le plus célèbre de la bande dessinée confirme son statut de héros des enfants et des familles. Emmanuel Guibert, auteur et dessinateur a été désigné comme parrain de la 12è édition de Partir en Livre.

    Ce n'est pas par hasard si Emmanuel Guibert a été choisi comme parrain de cette douzième édition de Partir en Livre qui aura lieu du 17 juin au 19 juillet 2026. Depuis tout petit, l'auteur et dessinateur est passionné de lecture.

    La lecture finit toujours par engendrer la lecture ! C'est une adresse du bonheur donc on y retourne.

    À l'initiative du CNL (Centre national du Livre), et sous l’impulsion du ministère de la Culture, le grand festival du livre pour la jeunesse a pour thème « Nos petits et grands héros » avec un clin d'oeil particulier au petit ânon Ariol dont le recueil Les vacances chez papy et mamie est paru le 10 juin 2026.

    Avec beaucoup d'humour et de subtilité, Emmanuel Guibert a fait de cet ânon, un véritable héros pour la jeunesse. On suit, depuis 26 ans, maintenant les aventures du petit âne bigleux, éternel élève de CM1 avec ses copains Ramono le cochon, Pétula, Batégaille ou Tiburge ! Un personnage que son auteur a voulu pour toutes les tranches d'âge.

    Emmanuel Guibert s'amuse également beaucoup avec les manières de parler et les accents et parsème ses scénarios de jeux de mots : « internet » devient par exemple « interbête ».

    Invité : Emmanuel Guibert, auteur et dessinateur français, né en 1964. Il s’est fait remarquer avec des œuvres comme La Guerre d’Alan qui relate les souvenirs d'un soldat durant la Seconde Guerre mondiale, Le Photographe (avec Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier) ou des ouvrages jeunesse tels que les Sardines de l'Espace ou Ariol (avec Marc Boutavant), où il mêle une grande sensibilité humaine à une narration très maîtrisée.

    Merci à Lucie et Emile pour leur lecture.

    Et comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Être coiffé au poteau » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !

    Programmation musicale : L'artiste Minou avec le titre « Différent ».

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    29 分
  • Humour : vingt ans de la mort de Raymond Devos, qui sont ses héritiers ?
    2026/06/16

    Vingt ans après la disparition de l'humoriste Raymond Devos : y'a-t-il des héritiers aujourd’hui dans ce domaine si particulier de l’humour absurde ? La Scala organisait une soirée spéciale Devos 2.0 ce lundi 15 juin...

    Il y a 20 ans, disparaissant l’artiste Raymond Devos. Maitre incontesté du jeu de mots et des absurdités du langage, il transformait les expressions du quotidien en situations loufoques où le sérieux basculait dans le burlesque.

    Qui sont aujourd’hui les héritiers de Devos ? Comment faire vivre ce patrimoine exceptionnel auprès de nouvelles générations sans céder à l’imitation ?

    Invités:

    -François Rollin, auteur, comédien, scénariste, metteur en scène, Prix Raymond Devos 2009, un prix qui récompense "une personne dont l’œuvre contribue au progrès de la langue française, à son rayonnement ou à sa promotion".

    - Geneviève Meley Othoniel, Directrice de l’École Supérieure des Arts du Rire (ESAR) une école ouverte en 2024 qui forme des humoristes.

    - Aliocha, étudiant humoriste à l'ESAR.

    Une soirée spéciale Devos 2.0 a eu lieu à la Scala le 15 juin.

    Programmation musicale :

    L'artiste Voyou en duo avec Tuerie pour le titre Hula Hoop.

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    29 分
  • L’algospeak : réinventer la langue pour contourner la censure des réseaux sociaux
    2026/06/15

    Connaissez-vous l'algospeak ? L’algospeak désigne un ensemble de mots codés, détournés ou modifiés que les internautes utilisent pour contourner les systèmes de modération automatisée des plateformes...

    Sur les réseaux sociaux, parler de « sekksse » plutôt que de « sexe » ou écrire « v1olence » pour évoquer la violence n’est pas une simple fantaisie, mais une stratégie pour déjouer la censure. En effet, YouTube, Instagram ou encore TikTok filtrent et masquent systématiquement les publications contenant des termes jugés sensibles ou enclins à heurter la sensibilité des internautes ! Comme l’argot des faubourgs du XIXè siècle, né pour échapper à la compréhension des autorités, l’algospeak – mot valise, contraction d’algorithm et speak – est un langage crypté (un cryptolecte) façonné par les utilisateurs des médias sociaux les internautes. Une ruse linguistique qui interroge : jusqu’où ira cette guerre des mots contre les machines ?

    Invitée : Anne Gensane, enseignante chercheuse en sciences du langage, Université d'Artois.

    Et la chronique Ailleurs nous emmène à Dakar au Sénégal pour parler de la 9è édition du Festival International des Arts de la marionnette au Sénégal qui aura lieu du 16 au 21 juin. Organisé par l’association DJARAMA (un mot peul qui signifie à la fois « bonjour » et « merci »), ce festival a lieu depuis 2013. C’est un festival itinérant qui réunit des compagnies nationales et internationales : Sénégal, Guinée Bissau, Belgique, Canada, France.

    Le but est de faire réunir un jeune public à des spectacles parfois sans paroles.

    Avec Mamby Mawine, comédienne, directrice artistique du Pôle culturel Djaram'Arts, metteuse en scène et formatrice en théâtre jeune public.

    Programmation musicale : Les artistes Stromae et Tove Lo avec le titre « Des fleurs ».

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    29 分
  • Coupe du Monde : quand les intellos aiment le foot!
    2026/06/11

    Dans Pourquoi le football publié en 2021, le philosophe Stéphane Floccari noue la pratique sportive du foot et la philosophie... et convoque Michel Platini et Vladimir Jankélévitch, Pelé et Pasolini, Cantona et Cioran.

    Le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les scènes de théâtre et dans les stades de football, disait le philosophe Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1959. Depuis, le football a changé de visage, des centaines de milliards se sont déversés sur les terrains, avec des débordements en tout genre mais le foot reste une passion puissante à l’échelle planétaire, avec des fans venus de tous les horizons... Et les intellectuels ont aussi leur mot à dire sur le sport ! Rabelais ou Ronsard, écrivains et poètes de la Renaissance jouaient déjà à un jeu qui ne s’appelait pas encore football, à une période où la Coupe du monde n’existait pas...

    Avec les sons d'archives de :

    - Jacques Derrida, grand philosophe, penseur de la déconstruction. Il confie sa passion pour le foot, une passion née pendant la guerre alors qu’il vivait jeune homme en Algérie

    - Denis Podalydès, de la Comédie française. Il raconte à l’occasion de la victoire de la France en 1998 que sa journée commence par la lecture du journal l'Équipe

    - Daniel Picouly, écrivain qui parle du « vrai football ».

    Avec également le reportage de Jérémie Lanche, à Genève, en Suisse.

    Invité : Stéphane Floccari est agrégé et docteur en philosophie, professeur au lycée Marcelin Berthelot, à Saint-Maur-des Fossés, et à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), à Paris, chargé d’enseignement à la Sorbonne, Stéphane Floccari est, depuis l’enfance, un passionné de football, qu’il a pratiqué dans l’équipe de France des écrivains sportifs. Il est l’auteur de Pourquoi le football ? aux éditions des Belles Lettres en 2021. Il a également publié plus récemment, Le Sport émoi aux éditions Amphora.

    Le calendrier de la Coupe du Monde.

    Programmation musicale :

    L'artiste Lescop avec le titre Comète.

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    29 分
  • Que nous racontent les notes vocales?
    2026/06/10

    Julie Glikman a fait des messages vocaux son objet de recherche ! Les notes vocales ! On les adore... ou on les abhorre ! Elles se suffisent tantôt à un laconique « Ok, ça marche » de trois secondes, elles peuvent aussi devenir de véritables « podcasts » de trois, dix ou quinze minutes ! Pourtant, ces notes ne sont-elles pas aussi un moyen de saisir la langue telle qu’elle se parle aujourd’hui ? Et d’archiver nos manières de parler ?

    Pourquoi s’écrire quand on peut se parler et, inversement, pourquoi se lancer dans une conversation quand on peut s’envoyer un message rapide et efficace… ? Tel était le dilemme entre le SMS et l’appel téléphonique. Mais depuis, les notes vocales ont pris le relais : « un véritable sujet d’étude pour les linguistes ! » Il y aurait « sept milliards de messages vocaux échangés par jour ». Tout le monde ou presque s’y est mis.

    Une langue parlée, naturelle, sans chevauchement de parole

    « Ce qui nous intéresse, c’est que c’est de la langue parlée, naturelle. On peut ainsi comprendre comment les gens parlent au quotidien ! », explique Julie Glikman. Et, particularité des vocaux, il n’y a « pas de chevauchement de parole comme dans une conversation normale ». Les linguistes ont recueilli des données sur la base du volontariat, en proposant aux gens (beaucoup d'étudiants !) de participer en partageant leurs messages : 1 950 fichiers audio, vingt heures d’écoute et des vocaux qui parlent de tout. « Jusqu’à maintenant, l’étude de la langue se faisait grâce aux œuvres écrites ».

    « Le français, comme toutes les langues, change au fil du temps, les vocaux peuvent être un moyen de percevoir ces changements plus rapidement ! »

    « Voilà », disfluences et gros mots : ce que révèlent les vocaux

    Ce qui a été remarqué, ce sont des usages de la langue parfois peu documentés . Le mot « voilà », par exemple, n’est pas toujours un mot de discours terminatif. Les vocaux permettent aussi de documenter et d'archiver les gros mots qui sont dits, mais aussi ce qu’on appelle les disfluences : « les blancs » ou les « euh », les répétitions.

    Mais est-ce que ça reste de la communication ? Oui, selon la linguiste car « on envoie à un destinataire choisi mais il y a parfois une séparation spatio-temporelle. » Avec les vocaux, on peut s’arrêter plus facilement qu’une communication par téléphone classique.

    Invitée : Julie Glikman, professeure en linguistique française diachronique à l'Université de Lorraine et membre du Laboratoire de recherche UL ATILF soit Analyse et Traitement Automatique de la Langue Française.

    Pour retrouver le corpus des vocaux, RDV ici.

    Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Tirer les vers du nez » avec Sarah Decottignies, lexicographe aux éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de CM1 A de l'École Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris !

    Programmation musicale : L'artiste franco-guinéenne Annie Lalalove avec le titre Let it be blue.

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    29 分
  • Être trans : en rire avec Lou Trotignon et en parler avec Sam Bourcier
    2026/06/09

    Avec son seul en scène « Mérou », qui se joue actuellement à la Scala de Paris, l'humoriste Lou Trotignon devient l'un des premiers comédiens français à consacrer un spectacle entier à la transidentité, via son expérience personnelle. En plus de cette représentation fraîche et intimiste, une collection d'archives sélectionnée en collaboration avec le Centre d'archives, des mémoires et des cultures LGBTQI+ est également visible sur place.

    « Les minorités, et pas simplement les LGBTQIA+, ont cette capacité à prendre soin des archives de manière différente, de manière plus collective et de manière communautaire », explique le spécialiste des transféminismes Sam Bourcier, quant à la nécessité de l'existence en France d'un centre d'archives LGBTQIA+.

    Objets, documents et même des archives orales sont récoltées par le Centre d'archives LGBTQI+, logé pour le moment à Césure (dans le 5è arrondissement de Paris), pour lequel Sam Bourcier œuvre à la programmation. Contrairement à d'autres archives plus conventionnelles, n'importe qui peut alimenter et consulter ces archives, pour la simple et bonne raison que « chaque archive compte », d'après Bourcier, pour qui la France est encore en retard sur la conservation d'archives LGBTQIA+.

    C'est l'une des raisons pour laquelle l'humoriste Lou Trotignon a décidé de collaborer avec le Centre d'Archives LGBTQI+ de Paris et de les mettre à l'honneur autour de son stand-up sur la transidentité. « Le stand-up, l'humour, c'est juste raconter son histoire et il s'avère que mon histoire, c'est que je suis trans », précise le comédien.

    J'ai créé ce spectacle pour que des gens comme moi ne se sentent pas seuls. Je parle de transition mais les autres peuvent également se sentir concernés. Trouver son chemin dans ce monde peut être difficile. — Lou Trotignon

    Trotignon a d'ailleurs choisi de nommer son spectacle « Mérou » en référence à la nature hermaphrodite du mérou, un poisson au sexe indéterminé pendant les premières années de sa vie. « Être trans, pour moi, c'est l'identité du doute, si on doute, c'est qu'on avance », ajoute-t-il.

    Invités :

    Lou Trotignon, comédien et humoriste. Son spectacle « Mérou » se joue actuellement à la Scala de Paris, du 9 au 19 juin 2026.

    Sam Bourcier, sociologue, figure de l'activisme queer, spécialiste des subcultures sexuelles, des féminismes et des transféminismes, collecteur d’archives orales, responsable de la programmation du Centre d'archives LGBTQI+ de Paris et professeur des universités.

    Programmation musicale :

    Alma Rechtman et son titre Corps tambour.

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    29 分
  • Comment démasculiniser la langue française?
    2026/06/08

    Dans Et si on arrêtait de penser au masculin ?, publié aux éditions Le Robert, le psycholinguiste Pascal Gygax démonte les mécanismes de la masculinisation de la langue et montre en quoi ils influencent en profondeur notre vision de la société.

    Un père et son fils partent en voiture à la campagne. Sur le chemin, ils ont un accident. Le père meurt, mais le fils survit et est amené aux urgences. Arrivé à l’hôpital, le chirurgien de garde dit : « Je ne peux pas opérer car c’est mon fils ! » Comment cette situation est possible ?

    C'est par cette devinette, qui s’avère être une question assez structurante, que commence l'essai co-écrit par Pascal Gygax ! La réponse est la « mère » mais beaucoup de gens testés ont eu beaucoup de peine à trouver la solution, comme si notre cerveau ne pouvait le capter immédiatement ! « Il y a un stéréotype ! On n'est pas habitué à l'association « chirurgien/femme ». En langue française, on a un autre problème : on utilise le masculin pour parler de personnes qui ne sont pas homme (médecin, professeur....) ».

    C'est ce qu'on appelle le masculin générique...

    Pour le chercheur, le cerveau a du mal à envisager spontanément le féminin lorsqu'il doit souvent lever une ambiguïté entre un féminin et un masculin. « Mais notre cerveau n’aime pas laisser des cases vides : lorsqu’il doit trancher, il va plutôt se tourner vers le masculin. C’est une forme d’androcentrisme. Nous voyons le monde à travers un prisme plutôt masculin, parce que nous y avons été exposés depuis tout petits. »

    Mais, comment on est ont arrivé là ?

    Tout d'abord, il y a eu des vagues de « masculinisation de la langue » notamment à partir du XVIIè siècle : des mots comme « autrice » ont disparu. « Une manière de dire aux femmes que les métiers tels que docteur, philosophe, sont réservés aux hommes ! C'est très assumé. »

    Comment faire un langage plus inclusif ? Pascal Gygax nous apprend que les premières théories sur l'écriture inclusives apparaissent dans le livre de Nancy Hardesty Inclusive Language in the Church. Dans cet ouvrage, l'autrice proposait d'utiliser des termes épicènes « enfant de Dieu » plutôt que « fils de Dieu ».

    « Il ne faut pas confondre écriture inclusive et point médian qui est juste une des formes possibles de l'écriture inclusive », précise Pascal Gygax. D’autres stratégies existent : changer la fonction grammaticale, utiliser le pluriel ou encore recourir à la forme passive.

    On peut aussi employer des doublets : « Françaises, Français », « les femmes et les hommes ». Mais est-ce que cela peut fonctionner ? « C’est surtout une question d’habitude. Certaines formes, comme les néologismes, mettront sans doute plus de temps à entrer dans les mœurs ».

    Et la chronique Ailleurs nous emmène à Kinshasa en République démocratique du Congo où Israël Tshipamba, directeur du festival Ça se passe à Kin.

    Invité : Pascal Gygax, psycholinguiste, directeur de recherches à l’université de Fribourg en Suisse. Co-auteur avec de Et si on arrêtait de penser au masculin ? publié aux éditions Le Robert.

    Programmation musicale :

    Les artistes Sébastien Tellier & Juliette Armanet avec le titre « Attraction ».

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    29 分
  • Juger le patriarcat : le grand procès-théâtre imaginé par Chirinne Ardakani
    2026/06/04

    Dans Holopherne doit mourir, l'avocate Chirinne Ardakani met en scène le procès fictif du Patricarcat.

    Un procès pour féminicide, un procès de masse historique au nom de toutes les femmes et pour toutes les victimes pour juger du patriarcat qui gouverne nos sociétés depuis des décennies voire des siècles. Une œuvre pensée pour créer du débat.

    "J'ai imaginé ce procès du patriarcat car c'est une nécessité de savoir ce que des siècles nous ont laissé en héritage : le quotidien nous le montre, des femmes continuent à mourir car elles sont des femmes" explique Chirinne Ardakani.

    Mêlant droit, théâtre et histoire de l’art, le Théâtre de la Concorde propose avec ce spectacle de rendre justice aux vies. Dans cette audience hors norme, des figures multiples– anonymes, historiques ou symboliques – sont appelées à comparaître.

    Toutes sont suspectées d’avoir participé, à des degrés divers, à une organisation criminelle tentaculaire : le Patriarcat incarné par Holopherne. Holopherne est un personnage du livre de Judith, dans la Bible. C'est un général sanguinaire chargé de piller les cités puis des violer les femmes. Il va tomber amoureux de Judith, une veuve magnifique qui va le séduire, le faire boire, puis le tuer en le décapitant. Au cœur du procès, il y a Holopherne mais aussi un tableau célèbre, Judith décapitant Holopherne signé par l'artiste italienne Artemisia Gentileschi du début du 17eme siècle.

    Très tôt dans le spectacle, il y a un montage vidéo ou sont incriminés tous les puissants de ce monde et de tous les pays, de l’Afghanistan au Soudan : "De tout temps, les lois, les états estiment que e corps des femmes est un sujet de législation. Qu'on peut disposer comme on veut de leurs corps."

    L'avocate rappelle que le Code civil a longtemps été très misogyne en France avec de grandes inégalités qui perdurent encore dans de nombreux pays.

    Dans la vraie vie, Chirinne Ardanaki est avocate pénaliste à la Défense : je défends des hommes accusés de crimes sexuels mais dans la vie de tous les jours, elle est engagée pour la défense des femmes "Je défends l'homme mais je combat le mâle, le théâtre est un moyen pour cela."

    Invitée : Chirinne Ardakani, avocate en droit pénal et en droit des étrangers, autrice et militante pour les droits humains. Elle est l'avocate du Prix Nobel de la paix Narges Mohammadi.

    Et le reportage de Fanny Imbert avec des spectateurs.

    Programmation musicale :

    L'artiste Yamé avec le titre Ne reviens pas.

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    29 分