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Chronique des médias

Chronique des médias

著者: RFI
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2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

L’actu des médias, les médias dans l’actu : tel est le propos de cette chronique qui se propose de décrypter ce qui change les médias à l’ère numérique - et donc la façon dont on est informé. Les évolutions technologiques, la crise des modèles classiques, les nouveaux vecteurs d'information... Tels sont quelques-uns des éléments qui seront explorés sur la planète média. Tout en couvrant les grands événements «médias» qui touchent la France, une attention particulière sera accordée à l'actualité internationale des médias, notamment intéressant les pays du Sud. La chronique pourra revenir aussi avec un regard critique sur la façon dont les médias couvrent certains évènements et sur la façon dont les médias sont eux-mêmes transformés par une actualité qui leur est propre. En partenariat avec le magazine «Stratégies».

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Hongrie: le nouveau Premier ministre Péter Magyar prépare une refonte du paysage médiatique
    2026/04/17

    Une semaine après la victoire de Péter Magyar en Hongrie, il faut s'attendre à des changements à venir dans le monde des médias et de l'information de cette nouvelle ère post-Orban

    Il fallait entendre, sur la première chaîne de télévision publique mercredi 15 avril 2026, le nouveau Premier ministre hongrois après sa victoire écrasante aux législatives du dimanche 12 avril. Devant une présentatrice qui plongeait le nez dans ses notes, il a comparé la télévision publique de Hongrie à une machine de propagande digne de Goebbels ou de Kim Jong-un. Cela faisait un an et demi qu'il n'avait pas été invité sur cette chaîne, quand bien même il était le chef de l'opposition. Alors, même s'il a écouté les excuses de la présentatrice et assuré qu'il n'avait aucune rancune personnelle, on a bien compris qu'il avait des comptes à régler. Péter Magyar a accusé l'émission qui l'invitait d'avoir colporté de fausses rumeurs à son égard, comme le fait que ses enfants mineurs ne lui parleraient plus, alors qu'ils vivent avec lui.

    En réalité, le système de contrôle des médias de Viktor Orban a aussi été une machine à diffamer et à dénigrer. Pour Péter Magyar, c'est un point d'autant plus sensible qu'il est séparé de la mère de ses enfants, qui a été ministre de la Justice d'Orban. Il avait été accusé par cette dernière de violences conjugales après avoir effectué un enregistrement clandestin de son ex-épouse dans une affaire de corruption.

    Les médias publics en passe d'être suspendus

    Péter Magyar a dit vouloir suspendre les médias publics hongrois « tant qu'ils ne redeviendront pas indépendants ». Une promesse qui risque de se heurter à la légalité mais qui est possible, compte tenu du fait que la Hongrie contrevenait aux règles européennes sur l'indépendance des médias. Viktor Orban avait d'ailleurs refusé de signer le règlement sur la liberté des médias, l'EMFA.

    Aussitôt, Bruxelles avait engagé une procédure de sanctions contre la Hongrie pour non-respect de l'indépendance des médias. À l'occasion d'une nouvelle loi, Péter Magyar va probablement recréer un groupe public pour éloigner ceux qui y ont pris place : les affidés du Fidesz, le parti d'Orban.

    Reporters sans frontières appelle au respect du droit européen et à la concertation

    Le rétablissement de l'État de droit, y compris en matière d'information, sera bien un marqueur de la nouvelle politique de Magyar. C'est ce qui lui permettra de raccrocher le wagon de la Hongrie à l'Union européenne et de recevoir ses fonds.

    Maintenant, il y a deux façons d'apprécier cette victoire : on peut, comme Thierry Breton, l'ancien commissaire européen, y voir la preuve éclatante que la réglementation de l'UE a servi le rétablissement des libertés. Ou bien, constater qu'une mainmise quasi absolue sur les médias traditionnels, comme celle qu'exerçait l'ancien Premier ministre, Viktor Orban, ne suffit plus aujourd'hui à assurer une réélection.

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  • L'information de service public sur la ligne de front
    2026/04/24
    Nous parlons des médias en tant qu'acteurs de la défense européenne. C'est cette « information nouvelle ligne de front » qui était au centre d'une matinée de débats organisée par France Télévisions, le 14 avril. La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a cité une série de Channel 4, Undeclared War, dans laquelle une attaque cyber contre des télécommunications et des médias prépare une attaque terrestre. C'est cette notion de « guerre hybride » qui mobilise les états-majors ou Viginum, la cellule de lutte contre les ingérences numériques, c'est-à-dire les cyberattaques mais aussi les manipulations par des « bots » sur les réseaux sociaux, comme celle qui a failli porter au pouvoir un candidat pro-russe en Roumanie, fin 2024. Un sondage de Bona fidé montre que 79% des Européens craignent que ces ingérences aient des conséquences sur la sincérité des scrutins, qu'elles soient un risque pour la démocratie. Et ces manipulations passent aussi par les médias On l'a vu en France, avec les fausses étoiles de David bleues taguées sur des murs dans Paris au début du conflit à Gaza. Une opération commanditée par la Russie afin d'attiser les tensions dans la société française. Mais, comme dit l'historien David Colon, il suffit parfois d'une invitation au journal de 20 heures pour désinformer. Une allusion à l'interview de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, par Léa Salamé, sur France 2 le 26 mars, qui a été très critiquée. La présentatrice rappelle qu'elle a évoqué les civils tués par l'armée russe en Ukraine ou la guerre hybride que mène la Russie. Mais elle concède que cette interview aurait dû être mieux accompagnée par des reportages ou un décryptage. Elle a en tout cas servi au Kremlin pour diffuser des extraits en déformant la traduction des questions de la journaliste. À lire aussiSabotages, cyberattaques, désinformation: la guerre hybride menée par la Russie La « ligne de front » passe donc par les médias publics Comme dit Delphine Ernotte, « le service public est un des éléments qui permet d'assurer la défense nationale » en cas de conflit. Par la confiance qu'il tisse avec les citoyens, son information indépendante, il permet de déjouer des pièges. On l'a vu à Gossi, au Mali, en 2022, quand un faux charnier avait été mis à jour sur RFI et France 24 grâce aux images de drone de l'armée. On le voit aussi en Ukraine où Mykola Chernotytskyi, le patron des médias publics, doit lutter contre les bombardements de ses antennes, mais aussi contre les brouillages de satellites ou le piratage des réseaux. Sans compter les influenceurs sur Telegram à la solde de Moscou. Alors, bien sûr, il ne va pas dévoiler les positions de l'armée ukrainienne ou même le nombre de tués dans son pays. Mais il n'a pas hésité à faire la Une quand le Parlement voulait enterrer une enquête sur la corruption. Il en va de la crédibilité du service public qui, au regard des critères européens, n'est pas un service d'État. À lire aussiLes médias de service public jugés importants voire indispensables par une majorité de Français
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  • La commission sur l’audiovisuel public, «cirque» ou révélateur d’une «gabegie»?
    2026/04/10

    La commission d’enquête parlementaire sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public a achevé ses travaux ce 8 avril après quatre mois d’auditions.

    C’est un peu un rendez-vous manqué, tant la dimension idéologique de l’approche du rapporteur, Charles Alloncle, l’a emporté sur les investigations. Ce député UDR, allié du RN, a pris les rênes de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public après la décision du groupe Bolloré de dénoncer la partialité du service public. En cause : une rencontre entre un responsable socialiste et deux chroniqueurs de France Inter et de France 5, Thomas Legrand et Patrick Cohen, filmée à leur insu. Rien de très probant dans cette vidéo. Mais qu’importe : cela va servir de prétexte pour nourrir le soupçon d’une collusion entre la gauche et l’audiovisuel public.

    Dès le début, le rapporteur veut ainsi démontrer que France Télévisions est mal gérée, alors même que son déficit est lié à un recul de sa dotation d’État. Il dénonce une « gabegie », un « système de castes et de privilèges », de l’opacité et des conflits d’intérêt dans l’attribution des contrats à des sociétés de production.

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    Des accusations peu étayées

    Banijay et Mediawan, entendus dans le cadre de la commission, ont de nombreuses sociétés de production qui travaillent avec France Télévisions, mais ce sont en même temps des champions internationaux et leur part de marché sur le groupe public se situe entre 11 et 13 % chacun. Pas de quoi justifier l’idée d’une méga-concentration.

    En réalité, on a bien senti que ce qui intéressait le rapporteur, c’était d’impliquer deux actionnaires de Mediawan. D’un côté, Xavier Niel, le fondateur de Free, proche de Macron, qui a qualifié de « cirque » cette commission ; de l’autre, Matthieu Pigasse, ancien banquier et patron d’un groupe média de gauche, Combat. Pour le reste, Charles Alloncle n’a pas réussi à aller au-delà des accusations qu’il avait d’emblée formulées pour les réseaux sociaux : sur des frais de bouche trop importants par exemple.

    Point d'interrogation sur le financement de l’audiovisuel public

    On verra dans le rapport – s’il est bien publié début mai – s'il y a des avancées sur le financement de l'audiovisuel public, mais à entendre Vincent Bolloré, qui demande l’arrêt de tout financement public pour réallouer 4 milliards d’euros aux agriculteurs, on ne peut pas dire que cette commission a tout fait pour montrer qu’elle ne s’exerçait pas contre l’audiovisuel public.

    Pourtant, à l’heure de Netflix et YouTube qui captent l’audience, France Télévisions a de moins en moins d’argent pour assurer des missions plus larges, incluant le streaming. Et l’audiovisuel public, auquel appartiennent France 24 et RFI, ne représente que 4,2 euros par habitant par mois, contre 5 en Belgique, 6 au Royaume-Uni et 8,7 en Allemagne, selon le cabinet NPA Conseil.

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