エピソード

  • À la Une: le discours de Donald Trump fait pschitt pour la presse internationale
    2026/07/17
    Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.
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  • À la Une: une nouvelle vague de chaleur touche la France et l'Europe
    2026/07/11
    C'est une rengaine que l'on commence à connaître, celle des températures à 36, 38 voire 40 degrés. Un refrain qui se joue pour la troisième fois en France depuis le mois de mai. Ce samedi, plus de 22 millions de personnes sont touchées par les chaleurs extrêmes sur l'ensemble du territoire français. « Le répit aura été de courte durée », observe la Croix, qui rappelle dans ses pages que le nombre de décès dans le pays a augmenté de 30% durant la semaine du 22 juin, là où le mercure a atteint des records. Le quotidien français s'intéresse par ailleurs au plan Orsec, dispositif habituellement réservé aux inondations, ou encore aux tempêtes, activé ce vendredi, et y voit « un cap symbolique qui vient d’être franchi dans la gestion de la canicule. Le nouveau plan Orsec "chaleurs extrêmes", hisse officiellement la canicule au rang des catastrophes gérées comme une crise de sécurité civile à part entière. C'est une première historique : jamais ce dispositif n’avait été utilisé dans cette situation, poursuit La Croix, avant de conclure : « en érigeant la chaleur extrême en risque majeur, au même titre que d’autres catastrophes naturelles, le gouvernement acte que les vagues de chaleur ne sont plus des épisodes exceptionnels, mais des crises appelées à se répéter et qui doivent donc être anticipées comme telles. » À lire aussiFace à une nouvelle canicule, la France déclenche un nouveau plan Orsec «chaleurs extrêmes» Un constat partagé de l'autre côté des Pyrénées « Il ne suffit plus de lutter contre le changement climatique, qui est déjà une réalité, alerte la Vanguardia, en Espagne, la chaleur doit être considérée comme une urgence structurelle de santé publique, et non plus comme un simple inconfort estival. Se protéger de cette chaleur extrême est devenu une priorité compte tenu des risques sanitaires qu'elle représente, notamment pour les citoyens les plus vulnérables, tant sur le plan physique qu'économique, et parce qu'elle contribue à la propagation des feux de forêt », rappelle le quotidien. Il fait évidemment référence à l'incendie qui a fait au moins 12 morts dans la province d'Almeria, en Andalousie, un incendie après lequel, « rien ne sera plus jamais pareil, titre El Pais, car il exige aussi une transformation face aux catastrophes engendrées par le changement climatique. » « Chaque été, nous sommes horrifiés par les gigantesques incendies qui ravagent le pays, comme s'il s'agissait d'une anomalie. Mais ils sont désormais la norme, et un accord national est indispensable pour les combattre », réclame le journal espagnol. « La leçon à tirer, chaque été, est la même. La question n'est plus de savoir si nous avons besoin d'un pacte national contre les feux de forêt, mais plutôt combien de tragédies supplémentaires il faudra avant que nous en signions un », se demande El Pais. Et le quotidien ne s'arrête pas là dans son analyse. « La simple gestion des incendies ne suffira pas si les risques liés aux fortes chaleurs ne sont pas minimisés. Les effets du changement climatique sont plus graves et plus rapides que prévu, constate le journal espagnol, et pourtant nous continuons de brûler des énergies fossiles comme s'il n'y avait ni avenir ni planète à protéger. » À lire aussiEspagne: au moins 12 morts et 23 disparus dans un fulgurant incendie en Andalousie La presse espagnole revient aussi sur la victoire de la Roja Victoire 2 buts à 1 face à la Belgique, ce qui permet à l'Espagne de rejoindre la France en demi-finale du mondial de football, et ce qui a couronné « un exercice acharné de patience, de persévérance, de foi, de dévouement et de confiance », salue El Pais. « Ni les erreurs du passé, ni la pression n'ont pesé sur une équipe qui a assumé son statut de favorite, avec une autorité incontestable à Los Angeles », poursuit le quotidien, et tout cela « au grand désespoir des Diables Rouges. » Un désespoir auquel ne semblent pas vouloir céder les journaux belges, évoquant une équipe « qui ne démérite pas », d'après la Libre Belgique, « héroïque », pour le Soir, qui relate dans ses colonnes la réaction des joueurs quelques minutes après le coup de sifflet final d'un match, jugé « cruel mais loin d'être indigne. Très vite, les regards se sont vidés, les yeux se sont rougis, les épaules se sont affaissées, et, progressivement, le vacarme des tribunes devient un bourdonnement lointain », raconte le journal, avant de conclure amèrement : « C’est toujours ainsi que se termine une Coupe du monde pour ceux qui ne connaissent pas l’ivresse de la remporter. »
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  • À la Une: l'Argentine met fin au rêve des Three Lions et file en finale du Mondial
    2026/07/16

    « Remontada historique », titre Olé à Buenos Aires, qui parle d'une « performance légendaire » des champions du monde en titre. « Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? » écrit le journaliste. « Comment ne pas pleurer avec Messi, avec Paredes, avec les changements de Scaloni, avec le cri d’Enzo, avec Barco qui court sur le terrain pour célébrer comme un fou ? »

    « Le match du siècle », abonde La Nación. « De Diego à Leo, l'histoire s'écrit avec un numéro 10 sur le dos », poursuit le quotidien, qui loue les performances du capitaine de la sélection nationale.

    Leo Messi a été largement salué aussi par la presse britannique : « Lionel Messi au sommet de son art », commente The Guardian. « Le destin de l'Angleterre est voué à la désillusion en tournoi », se lamente le quotidien. « Thomas Tuchel a gâché l'occasion de remporter la Coupe du monde », souffle The Telegraph, qui n'est pas tendre avec le sélectionneur des Three Lions. Ses choix tactiques sont « le principal facteur de cette nouvelle défaite démoralisante et douloureuse », poursuit le journal.

    Au-delà de la défaite, la presse britannique revient aussi largement sur cet incident, à la fin du match, lorsque des joueurs argentins ont brandi une banderole sur laquelle on peut lire « les îles Malouines sont argentines ». « L'arrogance argentine », râle The Sun, qui parle de « célébration odieuse ». « Ce fut une nuit où l'histoire imprégnait tout », résume plus sobrement The Guardian. À Buenos Aires, La Nación rappelle que l'utilisation de slogans politiques est interdite sur les terrains, et que selon le règlement de la Fifa, les joueurs « pourraient être sanctionnés ».

    France : adoption définitive de la loi sur la fin de vie

    Le Monde salue « une loi de compassion qui tente de concilier liberté individuelle et fraternité ». Le quotidien note au passage que ce texte restera « comme l’un des rares engagements d’ampleur concrétisés du second quinquennat d’Emmanuel Macron ». Le Figaro se montre bien plus amer. Le journal fulmine, et dénonce pêle-mêle le « cynisme, la lâcheté et l'idéologie », qui ont conduit à cette décision pour permettre « à l’État d’administrer la mort ».

    Libération fait de son côté le choix de donner la parole à des malades qui pourront bénéficier de ce texte. « Cette loi, c’est un cadeau, pour nous, malades, et nos proches », dit l'un d'entre eux.

    La presse européenne commente aussi largement cette loi sur la fin de vie. « La preuve que la démocratie française peut encore fonctionner malgré la guerre culturelle », lance par exemple Le Temps. Le quotidien suisse note que « la liberté de vote est restée totale dans tous les groupes politiques ». Et le journal de conclure : « Comme quoi cette démocratie en pleine crise fonctionne encore. Une dignité qu’il serait sain d’appliquer à d’autres sujets ».

    Limogeage du ministre de la Défense ukrainien

    Le Kyiv Independent lâche que les troubles au sein de l'état-major ukrainien s'aggravent. « L’éviction de Fedorov — [ministre de la Défense considéré comme] un réformateur compétent et populaire — a provoqué la consternation et des appels à des manifestations de masse », s'inquiète le titre.

    Ukrainska Pravda revient de son côté sur les tensions entre le désormais ex-ministre et ses généraux. « D'un côté, nous dit le titre, se trouvait l'équipe de Fedorov, qui tentait de constituer une armée technologique, et de l'autre l'état-major général et l'équipe du commandant en chef Alexandre Syrsky, qui se constituait systématiquement une petite armée soviétique tubulaire ». In fine, conclut le site, ce sont ces tensions qui ont poussé Volodymyr Zelensky à « sacrifier l'un de ses plus proches collaborateurs », choisissant « de préserver le statu quo général actuel au lieu de poursuivre les réformes ».

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  • À la Une: la coalition des alliés de l'Ukraine se réunit à Paris
    2026/07/13
    La presse européenne se fait l'écho de cette réunion de la coalition des volontaires. À Rome, La Repubblica lance un appel au renforcement de la défense européenne et aux livraisons d'armes à l'Ukraine. « Sans soutien militaire à Kiev, appeler à une initiative diplomatique européenne devient lassant », s'insurge le quotidien, avant de poursuivre : « Le soutien militaire et la diplomatie doivent et vont aller de pair : une simple interruption de l'aide militaire rapprocherait encore davantage le risque de guerre en Europe. » Alors que la coalition des volontaires se réunit donc à Paris, le Financial Times, à Londres, révèle ce matin que l'Europe a importé au premier semestre une quantité record de gaz naturel liquéfié russe en provenance d'une installation en Sibérie. Des livraisons pour près de « 6 milliards d'euros » selon le journal. À Madrid, El Pais choisit de donner la parole à l'un de ses journalistes dans un long article. Un texte très personnel, dans lequel Cristian Segura raconte ses longs mois passés sur le terrain, en Ukraine, la pneumonie qu'il a contractée, les chiens rendus fous par les bombes, son stress post-traumatique. Il écrit : « La Russie est en train de perdre la guerre, l'Ukraine ne la gagne qu'à moitié ». « Les arguments en faveur d'une défaite russe en 2026 se multiplient », avance le journaliste. Mais si l'Ukraine « a bâti l'une des armées les plus puissantes du monde » selon lui, Kiev est aussi perdant. D'abord car son déclin démographique est considérable, mais aussi, peut-on lire dans les colonnes d'El Pais, car « le conflit risque de s'enliser ». Et le quotidien de poursuivre : « La Russie est en train de perdre la guerre, mais sa volonté de démanteler l'UE persistera. » À lire aussiGuerre en Ukraine: la coalition des volontaires réunie en sommet à Paris Reprise des hostilités au Moyen-Orient « Téhéran avait un plan pour étouffer l'économie mondiale et survivre. Trump, lui, n'avait aucun plan concret ». Voilà le constat dressé dans les colonnes de Bloomberg. Le média économique tacle violemment la stratégie du président américain, évoquant une « asymétrie des compétences stratégiques » avec l'Iran. « Si l'Iran a perdu la bataille militaire, écrit le titre, il a remporté la victoire en matière de coercition économique » avec la fermeture d'Ormuz. Le New York Times revient lui sur l'échec de Donald Trump à « sécuriser le détroit ». Les derniers développements du conflit « ne sont que le résultat prévisible de l'accord-cadre signé en juin » commentent des analystes américains dans le quotidien. L'un d'entre eux résume la situation ainsi : « la question désormais est celle-ci : qui de l'économie iranienne ou de l'économie mondiale craquera la première ? » Le Guardian, à Londres, s'inquiète de son côté de la crise humanitaire engendrée par le conflit, notamment son impact sur les exportations d'engrais, qui transitent par le détroit d'Ormuz. Et le quotidien de conclure : « Le reste du monde doit tenter de ramener les deux camps à la raison - ou en subir les conséquences ». À lire aussiMoyen-Orient: l'armée américaine annonce une nouvelle salve de frappes contre l'Iran Tennis : sublime victoire de Jannick Sinner à Wimbledon De quoi ravir la presse italienne. « Sinner est trop fort pour tout le monde » s'exclame le Corriere della Serra. « Son service est l'un des meilleurs de tous les temps et le plus beau, poursuit le quotidien, c'est qu'il a une marge de progression scandaleusement importante. » Dans le détail, l'Italien s'est donc imposé sur le gazon londonien en 4 sets face à l'Allemand Alexander Zverev. « Rarement on avait vu un tel Zverev sur un court » s'exclame L'Equipe, mais cela n'a pas suffi. Après être passé à côté de son Roland Garros il y a quelques semaines, l'Italien, « tel un Phoenix, renait de ses cendres », s'extasie le Corrierre della Serra.
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  • À la Une: le choc entre la France et l'Espagne en demi-finale du mondial de football
    2026/07/14

    « Emmenez-nous en finale ! » C'est l’appel aux Bleus lancé à la une du Parisien ce mercredi matin, à quelques heures du coup d'envoi de la demi-finale France-Espagne au mondial de foot. Les journaux français et espagnols ont déjà les yeux rivés vers Dallas. L'Équipe est prudemment optimiste : le quotidien rappelle que les Français « n'ont pas encaissé de but depuis leur sortie de groupe », mais souligne tout de même que les 11 joueurs n'ont « pas encore été confrontés à une grande difficulté dans un match de très haut niveau ».

    Ce sera le cas contre l'Espagne, avertit So Foot. « Si on devait résumer l’identité des deux sélections en quelques mots, écrit le magazine, on dirait grossièrement que l’Espagne vit et meurt avec le ballon quand la France dévore les espaces comme personne. » So Foot s'inquiète surtout de Lamine Yamal, « rouage essentiel de l’animation espagnole ».

    À Madrid, on redoute l'équipe de France. El Pais parle d'une « équipe complète et régulière depuis le début ». « La France brille par la vitesse de ses joueurs ; l'Espagne, par la vitesse du ballon. Vertige contre maîtrise » veut croire le quotidien.

    Le sud de l’Espagne en proie aux incendies

    El Pais raconte le calvaire d'un habitant de Bédar, petite commune près d'Almeria. Surpris par l'avancée rapide des flammes, il s'est enfermé dans sa maison, calfeutré dans sa douche et enveloppé dans des serviettes. Après l'explosion de plusieurs bouteilles de butane, et en l'absence de pompiers, il a dû lui éteindre le feu lui-même. « J'ai attrapé deux bouteilles de lait que j'avais sous la main et je les ai versées sur les poutres enflammées », raconte-t-il au quotidien espagnol. Après de longues minutes à combattre le feu, il a réussi à s'en sortir, pour découvrir un paysage ravagé. « J'ai perdu dix ans de travail, d'économies et de rêves. Tout est parti en fumée », regrette-t-il.

    L'odeur âcre des cendres et la description de forêts calcinées, c'est un thème commun à une grande partie de la presse européenne ce matin, car les incendies se propagent dans plusieurs pays.

    En France, Libération s'est rendu en Seine-et-Marne, à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Un impressionnant brasier ravage la forêt de Fontainebleau. L'envoyé spécial du quotidien raconte les habitants ébétés, le « ballet incessant des Canadair qui sillonnent le ciel francilien pour la toute première fois ». Le journal donne aussi la parole à des pompiers, « le visage noirci par la fumée ». « On respire de la merde », dit l'un d'entre eux. « Le monde tourne à l'envers. [...] Normalement à cette période, c’est nous qui descendons dans le Sud. Là, c’est les mecs d’en bas qui viennent »

    Au Royaume-Uni, le Guardian parle même d'une « vague de feu », alors que 19 incendies ravagent la Grande-Bretagne. Le journal rappelle une évidence : « le changement climatique accroît le risque d’incendies ».

    Commémorations de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice

    C'était il y a tout juste dix ans. Dans tous les titres de presse ce matin, on lit la détresse des victimes, leur lente et difficile reconstruction. Le Monde a recueilli une parole très rare : celle de Laurent Raviot, le président du procès de l'attentat. « C’est l’un des dossiers les plus difficiles que j’aie eu à juger », confie-t-il. « Ça ne m’était jamais arrivé d’avoir face à moi autant de souffrance », « psychologiquement, on y laisse des plumes ».

    Le magistrat raconte aussi les difficultés de ce « dossier labyrinthique », comme il le décrit. « C’est souvent un travail difficile pour parvenir à une vérité judiciaire, mais là, ça a été un peu cauchemardesque », avoue-t-il.

    « Il y a quelque chose que je n’ai toujours pas fait et que je voudrais faire pour me libérer de ce dossier, conclut-il. C’est de me rendre sur la promenade des Anglais, pour la voir sous le soleil, dans la liesse, en me disant que c’est terminé, qu’on est passé à autre chose et que la vie reprend ses couleurs, sa lumière ».

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  • À la Une: l'Espagne en finale du Mondial, désillusion pour la France
    2026/07/15
    « Une leçon pour le monde » se félicite As, à Madrid. « Le jour de la fête nationale française, on n'a entendu que des "olé" ». « Personne n'aime le ballon comme l'Espagne », s'extasie pour sa part El Pais. « Ce match a été une affirmation unanime du football harmonieux et cohérent de l'équipe espagnole, particulièrement sensible, délicat même dans la manière de marquer des buts, et impénétrable en défense. » Et le quotidien de poursuivre : « La vie sourit à l'Espagne sous la houlette de De la Fuente. Ses choix de sélectionneur se sont avérés payants : ses compositions sont impeccables, ses rotations magistrales, les matchs tournent systématiquement à leur avantage et les adversaires sont inévitablement vaincus par le jeu envoûtant de la Roja ». Forcément, du côté de la presse française, ce match laisse un goût amer. « La casse à Dallas », titre L'Equipe. « Les Bleus ont subi presque une leçon de football des Espagnols, soupire le quotidien. Avec ce sentiment, étonnant, presque malaisant par séquences, que face à la maîtrise espagnole, il n'y a jamais eu vraiment de match... » « L'équipe de France est tombée de son nuage. Et ça fait mal » commente So Foot. « La Roja a réussi tout ce que les Bleus ont raté ». « Les Bleus font le coup de la panne », raille Libération. « Cruelle désillusion » pour Le Monde. Le Parisien revient sur l'action ratée de Lucas Digne, qui a offert un penalty aux Espagnols, après une faute sur Lamine Yamal. « Une faute largement évitable » juge le journal. « Son regard perdu dans la foulée du penalty, et sa discussion avec l'arbitre de touche au retour de la pause fraicheur traduisaient ce sentiment d'impuissance général. » Le Parisien, qui raille un « naufrage » n'est pas tendre non plus avec Kylian Mbappé, « incapable de cadrer la moindre de ses trois tentatives, et pour la première fois depuis le début du Mondial, écrit le journal, totalement inoffensif ». L'Equipe parle d'un quatuor offensif « déconnecté ». « Il aura suffi que les Bleus croisent leur première grande nation du football mondial pour voir ce château de cartes s'effondrer ». Qui pour affronter l'Espagne ? L'Argentine affronte ce mercredi soir l'Angleterre. Une rencontre largement commentée de part et d'autre de l'Atlantique. « Peut-être le match le plus symbolique de ces dernières décennies » écrit La Nacion à Buenos Aires. « Quarante ans après le "But du siècle" et la "Main de Dieu" de Diego Maradona ». Olé prévient qu'une « surprise est possible » dans la composition de Lionel Scaloni, « pour tenter de contenir Jude Bellingham et Harry Kane ». À Londres, The Guardian prévient : « le système défensif de l'Argentine s'est avéré plus solide que ne le laissaient paraître les résultats, l'Angleterre doit donc exploiter au mieux ses coups de pied arrêtés ». Le quotidien britannique attend beaucoup de l'attaquant star Harry Kane. « Ce pourrait être le couronnement de sa carrière » juge The Guardian. « Kane aura une chance inouïe d'être sacré meilleur joueur du monde s'il parvient à mener l'Angleterre à la victoire en Coupe du monde pour la première fois en 60 ans », peut-on lire. En Angleterre comme en Argentine, on revient sur une rivalité qui dépasse le foot. « L'Angleterre et l'Argentine se détestent depuis 64 ans, voici pourquoi », titre par exemple The Telegraph. Le journal revient sur les précédentes rencontres des deux équipes, notamment la dernière, en 2005. Mais la presse revient aussi sur le conflit autour des îles Malouines, qui empoisonne toujours les relations entre les deux pays. « La question reste un sujet sensible », note The Guardian. « La rencontre de mercredi a déjà remis la guerre des Malouines au cœur de l'actualité des médias britanniques » explique le quotidien. La Nacion rapporte ainsi un impressionnant dispositif policier à Atlanta, et des banderoles, des slogans faisant référence à la guerre, scandés par les supporters argentins.
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  • À la Une: une petite finale sans saveur au Mondial
    2026/07/18
    « Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d’un classique d’Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l’hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don’t Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d’incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l’ampleur du phénomène : plus de 100 millions d’Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu’au nord-ouest de l’Ontario, apparaît l’une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d’environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C’est un cheminot qui a envoyé l’alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d’une vidéo. « Quand il m’a envoyé la vidéo, on a su que c’était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s’est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l’une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n’était alors plus qu’à une quinzaine de kilomètres. Privée de l’aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l’histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l’aide d’Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l’aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C’est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d’une figure très connue de l’activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l’énergie coupable d’avoir empoisonné l’eau d’une petite ville. Julia Roberts l’avait immortalisée à l’écran en 2000, remportant l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s’attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l’intelligence artificielle. L’histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s’assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l’eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu’à 30 millions de gallons d’eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n’est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu’elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l’opinion et d’alerter sur ce nouveau fléau.
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  • À la Une: l’Espagne championne du monde
    2026/07/20
    « L’équipe met en lumière le meilleur de l’Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l’audace », un « football audacieux et technique ». L’Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l’Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n’est pas mon but, c’est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C’est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l’Argentine de Lionel Messi, qui n’a cadré aucun tir jusqu’à la 117e minute de jeu. « L’Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d’Argentine, l’a submergée par son jeu, l’a grignotée par une succession de tirs timides et l’a finalement achevée d’une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L’Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c’est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l’histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l’Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l’ambition de s’occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l’Euro, tandis que l’Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d’un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l’Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l’attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d’Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n’y a pas que le capitaine qui a été gagné par l’émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l’Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l’estrade lorsque l’équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l’équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l’un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l’image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles il n’a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d’autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l’US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s’est félicité d’avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d’organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l’Espagne, et la suivante, en 2034, à l’Arabie saoudite.
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