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Revue de presse internationale

Revue de presse internationale

著者: RFI
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概要

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • À la Une: l’Ukraine trahie
    2026/10/15
    « Certains responsables ukrainiens (et en premier lieu le président Zelensky) soupçonnent le pire, s’exclame le Wall Street Journal : que le président Trump ait ordonné à Elon Musk, propriétaire de la société qui exploite le réseau Starlink, de restreindre l’accès de l’Ukraine aux systèmes satellitaires. Ces soupçons, qui n’ont pas été confirmés, soulignent à quel point les relations entre les États-Unis et l’Ukraine se sont détériorées ces dernières semaines, alors que Trump cherchait à mettre fin à la guerre. Ces derniers jours, rappelle le quotidien américain, Trump a proposé d’acheter du carburant russe dans le cadre d’un accord lucratif sur le diesel, il a exigé la démission du président ukrainien et il a décrété un cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine, cessez-le-feu que Moscou a presque immédiatement violé. Résultat, pointe le Wall Street Journal : une Ukraine furieuse, les alliés de l’Amérique ébranlés et une fracture grandissante au sein du Parti républicain concernant la politique étrangère de Trump à l’approche des élections de mi-mandat. » La « perfidie » américaine Désormais, soupire la Repubblica à Rome « l’Ukraine craint de se retrouver sans défense, sans bouclier ni épée. C’est comme si les ailes de ses drones, qui lui assuraient jusqu’ici une résistance face à une armée bien plus puissante, étaient brisées. Le charme technologique a été rompu avec l’interruption des services militaires du réseau Starlink : à savoir le système Starshield qui dépend exclusivement du Pentagone. Dans un incroyable renversement d’alliances, tempête le quotidien italien, la Maison Blanche soutient désormais le Kremlin et lui offre l’opportunité de percer les défenses de Kiev. » « Trump est-il en train de saboter la défense de Kiev ? » Question posée par le Süddeutsche Zeitung qui répond sans ambages : oui… Et « si cette situation perdure, pointe le quotidien allemand, la capacité de l’Ukraine à se défendre contre l’agresseur russe s’en trouvera gravement compromise. » Le Guardian à Londres dénonce ce qu’il appelle « la perfidie américaine » : « Trump est furieux des attaques ukrainiennes contre les raffineries de pétrole russes. Mais le véritable facteur qui influe sur les prix mondiaux de l’énergie n’est pas la défense de l’Ukraine face à l’agression russe, s’exclame le quotidien britannique, mais bien l’échec de la guerre menée par Trump contre l’Iran. Or, le président américain est incapable d’admettre la moindre erreur. En rejetant la faute sur Zelensky, il peut nier sa propre responsabilité et, avec l’encouragement malveillant de Poutine, raviver l’idée absurde selon laquelle l’intransigeance ukrainienne, et non l’agression russe, serait la raison pour laquelle sa promesse de négocier un accord de paix reste lettre morte. » Les Européens vont-ils resserrer les rangs ? « Qui peut encore croire Donald Trump ? », s’interroge Le Monde à Paris. « Certainement pas les Ukrainiens. (…) Qui peut encore croire Donald Trump ? Sans doute pas les Russes, qui pensent pouvoir le manipuler. (…) Qui peut encore croire Donald Trump ? Surtout pas les Européens, tant de fois trompés. (…) Et puisqu’ils sont désormais lucides sur Donald Trump, ils peuvent, s’ils le veulent vraiment, reprendre l’initiative, affirme Le Monde. Utiliser leur propre logiciel stratégique. Déployer tous les efforts possibles pour fournir les armes qui peuvent aider Kiev à augmenter la pression sur Moscou – les missiles à longue portée allemands Taurus, par exemple. Débloquer enfin les avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine. Élaborer un plan sérieux de désescalade. Et ne plus croire qu’on peut croire Donald Trump. » En effet, précise Libération, « réunis à Bruxelles à partir d’aujourd’hui, les Vingt-Sept vont devoir acter ce qui ressemble à un lâchage en règle de l’Ukraine par Washington. Et aborder, demain vendredi, en présence de Volodymyr Zelensky, la façon dont il faut resserrer les rangs autour de lui, et compenser le désengagement américain. » Et même passer à la vitesse supérieure, tonne Libération : « à l’heure où Trump et Poutine se rapprochent, et alors que la possibilité même pour les Ukrainiens de se mettre à l’abri est menacée par la limitation de Starlink, il est urgent que les Vingt-Sept se mettent d’accord sur la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. »
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  • À la Une : la jeunesse française en plein désarroi
    2026/10/13
    « Estève, 15 ans, porte un pansement sur la pommette gauche, relate La Croix, stigmate d’une course-poursuite à pied avec des représentants des forces de l’ordre. “Je me suis fait attraper et on m’a plaqué contre un mur“, raconte ce lycéen de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de l’Hexagone. Lucrèce, elle, a 17 ans, n’a pas de bleu sur son visage radieux. Elle est en première au lycée Alain du Vésinet, dans les Yvelines, une des communes les riches du pays. “C’est un milieu privilégié, mais on ne peut pas ne pas se sentir solidaire de ceux qui ne sont pas privilégiés“, dit-elle d’emblée. Ces deux adolescents vivent dans deux banlieues d’Île-de-France que tout oppose, relève La Croix, distantes l’une de l’autre de cinquante minutes de métro et de RER. Ils ne se croiseront probablement jamais. Sauf peut-être dans une manifestation à Paris… Tous deux sont engagés dans la mobilisation lycéenne qui va connaître un acte V ce mardi 13 octobre, alors que des établissements scolaires ont été à nouveau bloqués hier. » Déficit et dette… Un cinquième appel à manifester donc… « Une journée décisive et en même temps hautement symbolique », pointe Libération. Symbolique parce que ce nouvel acte de protestation coïncide « avec l’arrivée à l’Assemblée nationale du budget 2027, avec deux mots-clés pour résumer le contexte dans lequel cet examen démarre : déficit et dette. Qu’il faut impérativement réduire pour ne pas sacrifier… l’avenir des jeunes, s’exclame Libération. Cet avenir que les doléances des lycéens veulent précisément préserver, mais maintenant, pas celui de leurs petits-enfants, plus tard. Dans la rue comme dans l’hémicycle, il sera en réalité question de la même chose. Bien sûr de l’impact de choix budgétaires sur la marche du pays, en l’occurrence du système éducatif. Mais peut-être aussi d’une forme d’impuissance de la politique qui plus que jamais mine le pays. » L’autorité perdue ? « Lycées, violences, le tableau noir d’un pays qui ne sait plus où il va », soupire pour sa part Le Figaro. « Cette semaine encore et jusqu’aux vacances de la Toussaint, les élèves et les étudiants vont vivre au rythme des blocus, des manifs, des incendies volontaires, d’une rage stérile. Cela fait longtemps que l’école n’est plus un sanctuaire, mais le réceptacle des pulsions les plus dangereuses. » Le Figaro, nostalgique d’une certaine époque : « ce qui nous manque, affirme le journal, c’est cette chose antique que le “peuple adolescent“ a rangée au musée : l’autorité. Et, avec elle, l’admiration qui permet au plus humble de se hisser au-dessus de lui-même. Il n’y a qu’à relire ce qu’écrit (Marcel) Pagnol sur son père, (instituteur) quand il était au tableau pour mesurer à quel point nous avons détruit, par légèreté et par arrogance, l’irremplaçable alchimie du maître qui enseigne et de l’élève qui apprend. » Que le système fonctionne ! Autre point de vue pour Le Monde : « pour parler concrètement, les lycéens refusent de griller dans des salles de classe surchauffées lorsque la canicule s’installe ; ils ne veulent pas subir l’absence de professeurs non remplacés dès que l’heure de la rentrée a sonné ; ils refusent d’avoir la boule au ventre lorsqu’ils préparent le marathon de Parcoursup et ils ne veulent pas se voir claquer la porte au nez lorsque, à la fin du master 1, on leur annonce que leur niveau est trop faible pour intégrer l’année cruciale, celle qui leur permettra d’obtenir le diplôme qui les rendra réellement attractifs sur le marché du travail. Bref, s’exclame Le Monde, ils souhaitent que le système fonctionne, mais cette revendication est devenue quasiment révolutionnaire tant elle a du mal à être exaucée. » Que faire ? Les politiques n’avancent aucune recette miracle, de même que les différents candidats à la présidentielle… « Leur chance, pointe Le Monde, est que le nombre d’élèves va drastiquement baisser – de 1 million – au cours des prochaines années en raison du reflux démographique, ce qui offrira l’occasion d’engager une révolution éducative à bas bruit. Encore faut-il que tous soient parfaitement clairs dans l’énoncé de leurs objectifs et insistent sur ce qui apparaît comme le maillon faible du système : l’articulation entre la fin du secondaire et le début des études supérieures. »
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  • À la Une: en Espagne, la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la lutte pour le logement
    2026/10/08

    La retraitée espagnole est décédée à l'âge de 87 ans à l'hôpital, et non pas dans son appartement, d'où elle a été expulsée fin septembre. Un lieu « où elle vivait depuis soixante-dix ans, rappelle El Pais, six ans auparavant, une société avait racheté son appartement à un prix dérisoire pour le quartier, précisément parce qu'elle y habitait (...). Les images de l'expulsion – sur une civière, au milieu d'un important dispositif policier, avec des centaines de jeunes dans la rue criant " Vous n'êtes pas seule ! " – ont profondément marqué le pays. Les jours suivants, les places publiques se sont remplies de personnes qui voyaient en cette femme âgée à mobilité réduite le reflet des obstacles considérables auxquels sont confrontés des millions de citoyens pour se loger, et encore moins pour payer un loyer », poursuit le quotidien espagnol. « Maricarmen Abascal n'aurait jamais imaginé qu'à la fin de sa vie, elle déclencherait un séisme social et politique. Elle n'aurait jamais imaginé devenir le symbole d'un mécontentement qui couvait depuis quelque temps en Espagne ». « La nouvelle de sa mort a provoqué une grande consternation au campement de la place de la Puerta del Sol à Madrid, où une minute de silence a été observée et où une foule immense s'est rassemblée pour manifester sa colère, relate la Vanguardia, avec « de nouveaux slogans : Maricarmen est partie, mais la lutte continue ».

    La lutte continue, c'est aussi l'opinion d'El Pais, pour qui « le plus bel hommage que nous puissions lui rendre à partir d'aujourd'hui serait de nous attaquer enfin à cette crise par des mesures ambitieuses et efficaces. Tel est l'héritage de Maricarmen, et il exige désormais le plus grand respect de tous ».

    À la une également, des soupçons de peste en Russie

    Après la mort d'une laborantine qui étudiait la bactérie en Sibérie, le monde garde un œil inquiet sur les risques sanitaires potentiels. Ce sentiment d'alarme généralisé, s'explique, aux yeux du New York Times, par « le manque de précisions de la part des autorités russes, qui a inquiété de nombreuses personnes à travers le monde, encore marquées par la pandémie de Covid-19. À l'époque, c'était un gouvernement autoritaire en Chine, où le virus a fait son apparition, qui avait dissimulé des informations », se souvient le journal étasunien. Immédiatement après le décès de la scientifique, « les autorités russes sont restées très laconiques. Elles n'ont fourni aucune précision sur ses déplacements avant sa mort ni répondu aux questions concernant un éventuel accident survenu à l'institut ».

    Une réaction de Moscou qui ne surprend pas le Times, à Londres. Si « la Russie nie toute épidémie de peste, ses antécédents en matière de dissimulation sont moins rassurants (...) . De l'époque soviétique à nos jours, le réflexe des responsables russes face à une catastrophe est de tout nier et d'espérer que le problème disparaisse », constate amèrement le quotidien britannique, de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl à l'épidémie mortelle de charbon à Iekaterinbourg et au coronavirus, il existe une tactique bien huilée d'obscurcissement et de diversion ».

    Alors faut-il paniquer ? « D'après les informations dont nous disposons à ce jour, non, veut rassurer le New York Times, malgré toutes les inconnues, les experts affirment que même si la peste était confirmée (...), le risque de contagion généralisée serait limité ».

    Sophie Adenot, sur le chemin du retour de l'espace

    « Après presque 240 jours de mission, la seconde femme française dans l’espace revient sur le plancher des vaches (...). Sophie Adenot aura participé à la mission de tous les records, relate l'Humanité, et en a, au passage, battu plusieurs comme première femme française à effectuer une sortie extravéhiculaire, dans le vide à 400 km au-dessus de la Terre ».

    « Au-delà de ses apparitions à l'écran tête en bas ou cheveux en l'air, de ses prises de parole affichant un enthousiasme sans faille, elle a marqué au sein de l'ISS l'histoire du spatial », ajoute Les Echos. Elle est devenue « l'astronaute européenne ayant réalisé la plus longue mission spatiale, hommes et femmes confondus. Après Thomas Pesquet, Sophie Adenot s'est définitivement fait un nom parmi les astronautes et les Français ».

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