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Revue de presse internationale

Revue de presse internationale

著者: RFI
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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • À la Une: Donald Trump et Emmanuel Macron, miroirs inversés
    2026/09/23
    « Emmanuel Macron, constate Le Monde à Paris, pour son dernier discours hier devant l’Assemblée des Nations unies, à New York, n’a pu que constater l’ampleur du désastre qui s’est emparé d’un monde désormais hanté, dit-il, par le "retour de l’impérialisme" et de "l’arrogance". Au Moyen-Orient, en Ukraine ou en Afrique s’ouvre "un nouvel âge de la barbarie", a-t-il déploré. Mais, relève le journal, le président français a enjoint à ses pairs de ne pas céder à "l’esprit de défaite" face à "la force sans règle ni retenue". La voix chargée de colère, il s’est souvenu de son activisme, un an plus tôt, pour mobiliser une douzaine de pays à reconnaître la Palestine. "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", s’est-il emporté. "Certains se flattent d’une paix prétendue. Mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais !", a-t-il insisté, tapant du poing sur la table. Quelques heures plus tôt, pointe Le Monde, à la même tribune, dans un exercice d’autosatisfaction poussé à ses limites, Donald Trump s’était félicité d’avoir accompli un "miracle" en "arrêtant" la guerre dans l’enclave palestinienne. Le président américain n’a jamais été nommément cité par Emmanuel Macron. Mais, relève le quotidien français, le discours véhément, et maintes fois applaudi, du Français encensant le multilatéralisme, la justice et le droit international se comprenait comme le miroir inversé de celui de Trump enragé contre les règles et les valeurs qui semblaient, hier encore, consensuelles en Occident ». Menaces en l’air ? Un Donald Trump, très remonté, à la tribune de marbre vert de l’ONU : son discours « s’est résumé à sa menace d’"anéantir" le régime iranien, pointe le Wall Street Journal. Une menace qui serait plus crédible, estime le quotidien financier américain, si les gardiens de la révolution islamique, et nous-même, ne l’avions pas déjà entendue à maintes reprises ». De plus, relève encore le Wall Street Journal, « rien ne garantit, comme le pronostique Trump, que le régime iranien, après les élections de mi-mandat aux États-Unis, fera preuve de plus de sagesse et remettra son arsenal nucléaire, ni qu’il renoncera à son exigence de contrôle du détroit d’Ormuz. Si Trump le croit, il risque d’être aussi surpris qu’il l’a été par le refus de l’Iran de respecter l’accord de cessez-le-feu ». Trump, Xi et Poutine, même combat… Le Washington Post met dans le même sac Trump, Xi Jinping et Poutine… « Nous semblons vivre à l’ère des autocrates, où les présidents Trump, Xi Jinping et Poutine règnent en maîtres sur le monde, affirme le journal. La réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies cette semaine à New York paraît bien dérisoire comparée au véritable jeu de pouvoir qui se joue lors du prochain sommet Trump-Xi. Mais les apparences sont parfois trompeuses, s’exclame le Post : il se pourrait bien que nous assistions au crépuscule de l’ère des dictateurs. Les trois hommes forts mondiaux vieillissent – ​​Trump a 80 ans, Xi et Poutine 73 ans – et tous trois font l’objet de nombreuses spéculations quant à leur santé. Ils gouvernent avec audace, mais à la tête de pays fragmentés. Aucun n’a élaboré de plan pour pérenniser son héritage. (…) Et on perçoit l’arrogance de ces trois dirigeants, pointe encore le quotidien américain, qui s’efforcent de dominer un monde en pleine mutation. Ce sont des superpuissances incapables de gagner des guerres ; des économies dominantes accablées par la dette et la corruption. Surtout, elles sont confrontées aux défis imprévisibles que représente une technologie d’intelligence artificielle en évolution constante ». Et le Washington Post de parier sur l’émergence des « puissances moyennes, (…) ces étoiles montantes, écrit-il, qui occupent l’espace que les autocrates semblent incapables de contrôler. Le plus emblématique en est le Premier ministre canadien Mark Carney, qui a mené la rébellion contre la guerre commerciale de Trump ». Le Washington Post ne cite pas Emmanuel Macron… Il faut dire que le mandat du président français s’achève dans six mois. Et son discours hier mardi à l’ONU était peut-être son dernier grand coup diplomatique.
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  • À la Une: que gagnerait le Canada à devenir «membre associé» de l’Union européenne?
    2026/09/17
    Question posée par Le Devoir à Montréal. En effet, pointe le quotidien canadien, « “membre associé“ de l’Union européenne : voilà le nouveau statut que l’Europe envisage pour le Canada. Cette proposition pour le moins inédite a été officiellement lancée hier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, et en présence du Premier ministre Mark Carney. » Une proposition qui soulève bien des interrogations, pointe Le Devoir : « Que veut dire le statut de "membre associé" ? Un tel statut n’existe pas dans les traités de l’Union européenne », constate-t-il. On peut comprendre « alliance », « partenariat », estime un professeur de science politique interrogé par le journal. « La volonté, des deux côtés, précise-t-il, c’est d’aller plus loin que l’accord de libre-échange que nous avons actuellement. » Justement, s’interroge encore Le Devoir, « jusqu’où pourrait aller ce rapprochement ? Cela reste encore à définir, répond le journal. Dans son discours, la présidente de la Commission européenne a évoqué plusieurs secteurs qui pourraient faire l’objet d’accords : l’énergie, les minéraux critiques, les batteries, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Mark Carney avait d’ailleurs ciblé les mêmes secteurs au cours des derniers jours. » Et puis autre question : « Que répond Mark Carney à cette idée ? Depuis le Parlement européen, le Premier ministre n’a pas caché son enthousiasme, relève Le Devoir. Mais il n’a toutefois pas encore réagi publiquement à la proposition. Il doit justement prononcer un discours devant les députés européens ce jeudi. » « Le transatlantisme nouveau est arrivé ! » Dans la presse européenne, on est plutôt sceptique. L'Allemand Süddeutsche Zeitung ne mâche pas ses mots : « Il ne s’agit là que de vaines paroles. Le statut de “membre associé“ n’existe pas au sein de l’UE. Le gouvernement allemand avait proposé de créer un tel statut pour l’Ukraine, qui, elle, a la possibilité légale de devenir un jour membre à part entière de l’UE. Le Canada, lui, ne le peut pas. Alors, que veut dire exactement Ursula von der Leyen ? » « L’Europe tend la main au Canada : le transatlantisme nouveau est arrivé !, ironise Le Soir à Bruxelles. Le long discours de la présidente de la Commission, en forme de main tendue au Canada et à d’autres partenaires potentiels, souligne en creux l’implacable réalité de "l’état de l’Union" : son affaiblissement dans ce monde de brutes. (…) Va donc pour ce regroupement des forces avec le Canada du Premier ministre "anti-Trump" Mark Carney. (…) Reste que le Canada ne sera peut-être pas "carneysien" ad vitam aeternam, tempère le quotidien belge, que le pays est en queue de peloton au classement des dépenses de défense des pays de l’Otan, que l’accord de libre-échange Ceta n’a toujours pas rassuré tout le monde malgré l’explosion des échanges commerciaux et que, quand il sera question de se partager les terres rares, le chacun pour soi pourrait revenir au galop. » Le Figaro à Paris est dans l’expectative : « Ce statut de "membre associé" impliquerait-il l’alignement du pays sur l’acquis communautaire, comme on l’exige des neuf candidats à l’adhésion à l’UE ? Ou bien Bruxelles serait-elle prête au contraire à offrir au Canada le partenariat sur mesure qu’elle a refusé au Royaume-Uni après le Brexit ? Ce sont les États membres, et non la présidente de la Commission, qui devront se prononcer à l’unanimité sur un tel projet. » Folie ? Enfin, le Washington Post se gausse : « Le Canada, on le comprend, n’a aucun intérêt à devenir le 51e État des États-Unis, mais devenir le 28e membre honoraire de l’Union européenne, là ce serait une folie, affirme le quotidien américain. (…) La volonté de Mark Carney de s’allier à l’Europe témoigne de l’éloignement que Trump a instauré envers ses alliés traditionnels. Mais le temps arrange tout, estime le Post. Dans ce cas précis, le Canada et les États-Unis devraient procéder à un nouveau départ d’ici un peu plus de deux ans, avec l’élection d’un nouveau président en janvier 2029. »
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  • À la Une: la mascarade électorale en Russie
    2026/09/18
    La Croix à Paris nous emmène à Kostroma, ville moyenne située à 350 km au nord-est de Moscou. « Il faut bien chercher, constate le correspondant du journal, pour trouver des affiches des candidats aux élections législatives prévues sur trois jours, à partir de ce vendredi, dans toute la Russie. (…) Un rendez-vous électoral loin d’être au centre des préoccupations (…). Devant la gare, il y a bien un jeune homme qui distribue quelques tracts pour le parti Gens nouveaux, une formation créée en 2020 et qui se veut centriste. C’est l’un des dix partis qui figurent sur le bulletin de vote. Alexeï, un voyageur qui vient d’arriver en ville, transforme son tract en petit avion en papier et le lance dans les airs. “Je n’irai pas voter, dit-il. J’ai 26 ans. Et je n’ai jamais voté. On fait semblant. Comme si notre vote comptait pour quelque chose…“» « Ce scrutin, rappelle La Croix, est le premier test national d’ampleur depuis le début de l’ “opération militaire spéciale“, le nom officiel donné à l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. Mais les électeurs russes n’auront pas l’occasion de se prononcer pour ou contre la guerre. Un onzième parti figurait sur le bulletin de vote : Iabloko (“la pomme“), le seul à appeler ouvertement à la fin du conflit. Mais il a été exclu du scrutin par les autorités, précisément pour cette raison. Tout se passe comme si ce vote était une formalité, relève encore La Croix. De fait, depuis de nombreuses années, les résultats des élections en Russie sont sans surprise. À Kostroma, comme ailleurs, on sait déjà qui l’emportera : le camp de Vladimir Poutine, représenté par le parti Russie unie. » Un « grand théâtre » Constat similaire pour Le Temps à Genève : « Alors que la guerre a fait disparaître les derniers vestiges de libertés civiles qui subsistaient dans le pays, l’issue de ce grand “théâtre“ orchestré de bout en bout par le Kremlin ne fait aucun doute : la nouvelle Douma d’État sera loyale à Vladimir Poutine et à sa ligne politique. (…) Les mécanismes sont connus, pointe le quotidien suisse : les groupes et candidats d’opposition sont systématiquement exclus des listes électorales ; les jours de scrutin, bourrages d’urnes et votes multiples sont monnaie courante. La mise en place du vote électronique dès 2020 a encore renforcé les risques de falsification. Et le fait que, depuis les dernières législatives de 2021, les élections se tiennent sur trois jours, et non plus un seul, est aussi identifié comme un facteur donnant davantage de marge de manœuvre aux autorités pour dissimuler des manipulations. Enfin, plus aucun observateur crédible et indépendant n’est autorisé sur place. » Après ? La mobilisation générale ? En fait, relève le Guardian à Londres, ce ne sont pas les élections qui sont importantes, c’est ce qui se passera après… « On craint qu’une fois le scrutin passé et une nouvelle Douma aux ordres installée, le Kremlin dispose d’une plus grande latitude pour mettre en œuvre des mesures impopulaires », comme une mobilisation de masse. « Cette crainte a déjà poussé certains jeunes à quitter le pays – des scènes qui rappellent celles de septembre 2022, lorsque des centaines de milliers de Russes ont fui après l’annonce par Poutine de la première conscription en temps de guerre. » Le Guardian qui croit savoir que des proches du Kremlin « ont envoyé leurs fils à l'étranger ces dernières semaines, signe, que même parmi ceux qui ont accès au système, peu sont certains de ce qui se passera après le vote. » La stratégie « Midi pour la paix » Enfin, à lire dans La Repubblica à Rome cette interview de Vladimir Kara-Murza, figure emblématique de l’opposition anti-Poutine qui vit aux États-Unis. Il est historien, cinéaste et lauréat du prix Pulitzer pour des articles écrits pendant sa détention en Sibérie. Pour lui, la seule façon de s’opposer durant ce scrutin verrouillé, c’est de suivre « la dernière initiative que Navalny avait soutenue avant d’être tué en prison » : la stratégie Midi pour la paix : aller tous voter en même temps, à midi précise… « Le régime peut annoncer les chiffres qu’il veut, ayant perfectionné l’art de falsifier les élections. Cependant, relève Vladimir Kara-Murza, il ne pourra pas cacher les images de milliers de personnes faisant la queue. Nous pouvons transformer ces élections truquées en une manifestation nationale contre la guerre. »
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