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Revue de presse internationale

Revue de presse internationale

著者: RFI
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概要

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • À la Une: «Y a-t-il un adulte dans le bureau ovale ?»
    2026/03/21
    « Y a-t-il un adulte dans le vureau ovale ? » La question est posée par Le Soir, qui s’inspire des propos d’un historien américain : Timothy Snyder. Celui-ci résume ainsi la situation : « Donald Trump a mobilisé la force militaire la plus importante de l’histoire mondiale, a perdu en une semaine une guerre face à une puissance moyenne, imploré le monde de le sauver et demandé aux médias de mentir sur cela, et tout le reste ». Sans pitié, l’historien poursuit : « Sa faiblesse est quelque chose de tellement négatif qu’elle peut attirer un pays entier. Mais cela se produira seulement si nous échouons à le voir. Seulement si nous le laissons faire ». Ces affirmations ont donc retenu l’attention du quotidien belge Le Soir, qui entrevoit un semblant de résistance. « Alors que la Russie de Poutine s’enrichit, que la Chine dessine et conquiert le futur, les Européens continuent, très heureusement, à opposer un non ferme et définitif aux dérives de la Maison Blanche. Il n’y a pas d’alternative », conclut Le Soir, qui veut donc croire à l’influence de l’Europe sur Donald Trump. Rationnement Les effets de la guerre au Moyen-Orient se font sentir partout dans le monde. C’est le Guardian qui se penche ce matin sur « les répercussions de la guerre en Iran ». Et elles ne sont pas minces. « Des fermetures de restaurants aux Philippines au rationnement de l’essence au Sri Lanka, en passant par la crise de la production alimentaire en Asie due aux pénuries d’engrais, les effets de la guerre américano-israélienne se font sentir dans le monde entier », constate le quotidien britannique. En effet, « face à une menace existentielle », poursuit le Guardian, « Téhéran a riposté en fermant une voie maritime vitale, celle du détroit d’Ormuz, et en bombardant ses voisins riches en pétrole et en gaz, aggravant une crise internationale déjà bien installée, aussi bien pour les entreprises que pour les familles ». Le journal britannique prend pour exemple le Sri Lanka, et « la longue file d’attente qui se forme dès 5 heures 30 du matin devant une station d'essence. File d’attente composée de rickshaws, de voitures et de motos de livreurs. » Un conducteur de rickshaw se lamente : il doit réduire le nombre de ses repas. « On ne reçoit que 15 litres d'essence pour toute la semaine, alors qu’il me faut entre six et neuf litres par jour pour vivre », explique ce livreur, alors qu’un autre automobiliste, regrette « que le gouvernement n’ait rien prévu pour faire face à la crise ». Dans un autre style, le Guardian signale « la hausse vertigineuse des tarifs aériens en Afrique du Sud, face à l’envolée du prix du kérosène ». « Prix qui a bondi de 70 % en une semaine ». « Dur à cuire » La presse internationale commente abondamment la disparition de Chuck Norris. « Star de films d’action et de séries télévisées, Chuck Norris est mort à l’âge de 86 ans, annonce le Wall Street Journal. Champion d’arts martiaux, il a incarné les durs à cuire dans des films tels que Delta Force et Hitman, et un représentant de la loi dans la série télé Walker, Texas Ranger ». Il a connu la gloire dans les années 1980 et 1990, « mais son image de dur à cuire est devenue un véritable phénomène culturel au milieu des années 2000 », nous explique le Washington Post, « inspirant notamment le mème populaire appelé "Chuck Norris facts" ». Autrement dit, « une exagération absurde de ses prétendues capacités surhumaines ». Par exemple : « Chuck Norris ne dort pas. Il attend », ou encore : « Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini : deux fois ». En Suisse, le journal Le Temps, lui, ne rigole pas : « Chuck Norris est mort, nous dit-on, et avec lui l’idée d’un héros de série B viril et macho devenu rapidement ringard. » En France, Le Monde salue le « mâle blanc dominateur des années Reagan » et Libération voit en Chuck Norris « un défenseur musclé des valeurs conservatrices de l’Amérique, devenu malgré lui une icône du web ». À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: «Donald Trump est pris au piège des conséquences économiques de ce conflit»
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  • À la Une: la stratégie incertaine de Donald Trump dans le Golfe
    2026/03/20

    « La guerre contre l’Iran se propage : Trump a besoin d’une stratégie de sortie », estime le Washington Post, selon lequel cette stratégie peut reposer « sur la coercition, la diplomatie, ou les deux ». Mais pour le quotidien américain, pas de doute, Trump doit revoir ses ambitions à la baisse, « Il doit se fixer un objectif limité et réalisable : la réouverture du détroit d’Ormuz et l’endiguement d’un régime iranien assoiffé de vengeance ». Mais le Washington Post n’est que modérément optimiste : « mettre fin à ce conflit sera bien plus difficile que de l’avoir déclenché. Déclarer la "victoire" et se retirer plongerait la région dans un chaos dangereux. Pour véritablement résoudre la crise, Trump devra rouvrir le détroit d’Ormuz et limiter l’influence de la nouvelle direction iranienne, encore instable », répète le journal.

    Le New York Times, lui aussi, s’interroge sur la stratégie de Donald Trump, précisant : « Le président américain affirme qu’il n’enverra pas de troupes en Iran, mais se ménage une marge de manœuvre ». Difficile toutefois de se faire une idée, Donald Trump ne cessant de se contredire. « Je ne déploie pas de troupes au sol » a-t-il déclaré, « deux jours après avoir assuré qu’il n’avait "pas peur" d’envoyer des troupes américaines au sol ».

    « Le jour le plus triste pour les fidèles musulmans »

    À l'occasion de la fin du ramadan, le Guardian s'est rendu à Jérusalem. En effet, « pour la première fois depuis 1967, nous explique le quotidien britannique, la mosquée al-Aqsa – le lieu saint le plus sensible de Jérusalem – est fermé pour la fin du Ramadan, ce vendredi ». « Des centaines de fidèles ont été contraints ce matin de prier à l’extérieur de la Vieille Ville, la police israélienne ayant barricadé les entrées du site ».

    Le Guardian a rencontré Hazen Bulbul, un habitant de Jérusalem âgé de 48 ans, « qui célèbre la fin du ramadan à la mosquée al-Aqsa depuis son enfance. Et qui parle du « jour le plus triste pour les fidèles musulmans de Jérusalem ». « Je crains, dit-il également, que cela ne crée un dangereux précédent. C’est peut-être la première fois, mais sûrement pas la dernière. L’ingérence israélienne dans la ville sainte s’intensifie depuis le 7 octobre 2023 ».

    « Ces derniers mois, ajoute le Guardian, on a constaté une forte augmentation des arrestations de fidèles palestiniens et de religieux dans la Vieille Ville, ainsi que des incursions répétées de colons israéliens dans l’enceinte. La police a interpellé des personnes à l’intérieur de la moquée, y compris pendant les heures de prière, et a restreint l’accès à de nombreux Palestiniens qui souhaitaient y entrer », explique encore le quotidien britannique.

    Impossible de convaincre Orban

    La presse européenne s'inquiète des résultats du sommet de Bruxelles. « Orban s’obstine dans sa croisade anti-Zelensky et tape sur les nerfs des Européens » titre le Soir. Le quotidien belge explique « que le Hongrois bloque obstinément le soutien à l’Ukraine, qu’il avait pourtant accepté en décembre. Les Européens sont outrés. Mais ils doivent éviter de tomber dans le piège du "marty" » ajoute le Soir : « Toute condamnation de "Bruxelles" est exploitée par le trublion pro-russe, en campagne électorale ». « La discussion s’est envenimée lorsque le sujet de l’Ukraine a été abordé », précise le quotidien belge. « "Presque tous les participants étaient très critiques envers Orban" a déclaré un diplomate, qui ajoute : "on n’a jamais vu un tel mécontentement" ».

    Car, rappelle le Soir, « lors d’un précédent sommet en décembre, les chefs d’État et de gouvernement s’étaient déjà entendu sur le prêt à l’Ukraine et Orban avait donné son accord. Mais hier, il a bloqué les fonds car Kiev refuserait apparemment de réparer un oléoduc endommagé par lequel transite le pétrole russe vers la Hongrie ».

    « Toutes les tentatives pour convaincre Orban de revenir sur sa décision ont échoué », constate Die Welt, qui cite les propos du chancelier allemand : « Ce qui s’est passé aujourd’hui est inacceptable » a estimé Friedrich Merz vers minuit. « Cela laissera des traces profondes et aura de graves conséquences ».

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  • À la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe
    2026/03/19
    La guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël est entrée dans une nouvelle dimension ces derniers jours. En effet, pointe le Wall Street Journal, « l’escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique fait entrer cette guerre dans une nouvelle phase dangereuse qui menace d’aggraver la crise des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Et le quotidien financier américain de préciser qu’ « Israël a frappé hier le joyau de l’industrie énergétique iranienne : le gisement gazier géant de South Pars, partagé entre l’Iran et le Qatar et de loin le plus important au monde. En représailles, l’Iran a mené deux attaques contre un important centre de triage gazier au Qatar, de l’autre côté du Golfe, et une salve de missiles sur Riyad, la capitale saoudienne, dont des débris ont atterri près d’une raffinerie ». Le Wall Street Journal affirme aussi que « Donald Trump a été informé à l’avance de la frappe israélienne sur South Pars et l’aurait approuvée, à la façon d’un avertissement signifié à Téhéran sur le blocus du détroit d’Ormuz ». Le cours du pétrole toujours plus haut… Reste que cette escalade pourrait bouleverser encore plus les échanges mondiaux de pétrole et de gaz… Toujours d’après le Wall Street Journal, « après l’attaque de South Pars, l’Iran a interrompu ses livraisons de gaz à l’Irak et les approvisionnements vers la Turquie pourraient être menacés. Ce qui pourrait entraîner des pénuries d’approvisionnement sur les marchés mondiaux ». Déjà « aux États-Unis, le prix moyen du carburant a augmenté de 20 % depuis le début de la guerre, constate Haaretz à Tel Aviv. Une hausse spectaculaire survenue précisément pendant les vacances de printemps, période où de nombreux Américains voyagent. Pour Trump, c’est une catastrophe politique, pointe le quotidien israélien. Le prix des carburants est un indicateur extrêmement sensible, surtout à l’approche des élections de mi-mandat, et particulièrement lorsque les électeurs – y compris les républicains – sont pour le moins mécontents de sa politique économique ». Vers une intervention terrestre ? Alors, « comment sortir du bourbier iranien ? », s’interroge le New York Times. Pour l’instant, l’escalade semble incontrôlable… et on assiste à une forme de fuite en avant… « Trump pourrait tenter de se sortir d’affaire en intensifiant les tensions », affirme le quotidien américain. Avec le déploiement de troupes au sol… En effet, rapporte le journal, « Trump a ordonné le déploiement de la 31e unité expéditionnaire des Marines depuis l’Indo-Pacifique, et l’une des possibles missions de ces quelque 2500 Marines serait la prise de l’île de Kharg, qui abrite une grande partie de l’industrie pétrolière iranienne. (…) Une autre option, poursuit le New York Times, consisterait pour les Marines à s’emparer de plusieurs îles contrôlées par l’Iran dans le détroit d’Ormuz afin de maintenir le passage ouvert. Mais, s’interroge le quotidien américain, si les Marines parvenaient à conquérir des portions de territoire iranien, que se passerait-il ensuite ? Si l’Iran ne cédait pas, les Marines continueraient-ils d’occuper le territoire iranien mois après mois, subissant des pertes causées par les missiles et les drones iraniens ? (…) Persister dans cette guerre vouée à l’échec risque de nous enfoncer encore davantage dans ce bourbier, soupire le New York Times. On a l’impression de revivre l’année 1965, lorsque Lyndon Johnson, face au fiasco de l’intervention américaine au Vietnam, a pourtant décidé d’intensifier la guerre ». L’Europe sous pression En fait, soupire le Guardian à Londres, « les États-Unis n’ont plus la moindre maîtrise du déroulement et du calendrier de cette guerre – les répliques iraniennes l’ont clairement démontré. Négocier un accord de bonne foi par des voies détournées et instaurer un cessez-le-feu unilatéral sera bien difficile, l’Iran n’ayant manifesté aucune volonté en ce sens ». Et pour leur part, pointe encore le Guardian, « les gouvernements européens peuvent avoir confiance en leur décision de ne pas s’impliquer dans le conflit, sauf pour soutenir la recherche d’un règlement négocié ». Certes, pointe Le Figaro à Paris, « les dirigeants européens n’ont aucune raison de venir en aide aux États-Unis et à Israël dans leur guerre contre l’Iran. Ils ne l’ont pas voulue et n’en ont pas été informés ». Mais après les pressions exercées par Trump pour s’engager à ses côtés, et « si les difficultés s’accumulent face à l’Iran, l’Europe en sera d’autant plus tenue pour responsable ». Et l’existence même de l’Otan pourrait être remise en cause. Et Le Figaro de conclure : « touchée mais pas ...
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