エピソード

  • À la galerie Nadine Fattouh, l'oiseau et la liberté réunissent les artistes avec grâce
    2026/10/23

    C'est autour du thème de l'oiseau que la galerie Nadine Fattouh réunit quatorze artistes contemporains, principalement syriens mais aussi libanais, algériens et japonais. L'oiseau, symbole de liberté, affranchi de la gravité, a fasciné au fil des siècles les artistes et poètes, de Baudelaire, avec son célèbre Albatros, à Constantin Brâncusi, et ses sculptures monumentales où il dit sculpter le vol et non l'oiseau. Témoins du vent, c'est le titre très poétique de l'exposition où chaque artiste s'empare différemment de cette symbolique.

    À écouter dans Sur le pont des arts«L'espèce absolue, c'est les oiseaux»: Amélie Nothomb revient avec «L’Adolescence du perroquet»

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  • La photographe Angèle Etoundi Essamba corrige la focale occidentale
    2026/10/24

    La Camerounaise Angèle Etoundi Essamba, qui vit et travaille depuis quarante ans aux Pays-Bas, est l'une des grandes dames de la photographie artistique africaine. Précurseuse et photographe subtile, Angèle Etoundi Essamba expose ce weekend à la foire d'art contemporain africain Akaa, à Paris. L'une de ses photos, La Jeune fille à la boucle d'ambre, directement inspirée du peintre Vermeer, illustre d'ailleurs l'affiche de la foire.

    « Mon premier appareil photo, je l'ai eu, c'était en classe de seconde », se souvient Angèle Etoundi Essamba. Les vocations naissent parfois d'un hasard ou d'un cadeau. « Ça a été une expérience totalement magique… », ajoute-t-elle. Mais finalement, cet appareil photo miraculeux n'a fait que révéler l'âme curieuse d'Angèle Etoundi Essamba. Elle raconte : « Enfant déjà, je crois que j'ai toujours été fascinée par les images, par l'humain, par les gens. J'ai toujours aimé regarder les gens, leurs gestuelles, leurs expressions, les émotions. »

    Cet intérêt pour l'autre se cristallise aux Pays-Bas, où Angèle Essamba arrive à l'âge de vingt ans, après plusieurs années en France. Elle y apprend les techniques photographiques, l'art de saisir un visage et de figer les émotions sur la pellicule. Elle se fixe aussi un but quasi philosophique, rendre à la femme noire sa visibilité.

    « Dans ce paysage visuel dans lequel je vivais, je ne retrouvais pas d'images de femme noire dans lesquelles je pouvais m'identifier, déplore-t-elle. Je voulais me reconnaître quand ces femmes étaient représentées ou quand les Noirs étaient représentés. En général, c'était des représentations stéréotypées, sexualisées, exotisées, réduites et enfermées à des rôles subalternes. Donc, il y avait une rage en moi. Et c'est devenu comme un besoin vraiment viscéral. »

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    « On a des attentes projetées sur les artistes noirs »

    Bien avant les combats afroféministes actuels, Angèle met en scène des visages noirs dans l'imaginaire occidental. Plus récemment, elle revisite le Siècle d'or hollandais, celui de Rembrandt. Son portrait de La Jeune fille à la perle d'ambre fait écho au célèbre portrait de La Jeune Fille à la perle signé Johannes Vermeer. « Je reprends le regard, ce regard vraiment, qui est unique, qui nous captive comme ça… qui est pénétrant mais impénétrable en même temps », précise-t-elle.

    Au final, Angèle Etoundi Essamba revendique l'universalité de ses inspirations : « On a des attentes projetées sur les artistes noirs, à savoir qu'ils devraient se limiter à leur héritage local, culturel. Tant qu'on fait des masques, waouh, c'est super, ça ne questionne personne, ça n'ennuie personne, mais quand on fait ça (autre chose NDLR), on nous demande pourquoi on fait ça alors que c'est tout à fait normal. Pourquoi Picasso s'est inspiré des arts océaniens et des arts africains ? »

    Une rétrospective de ses quarante ans de carrière est prévue en mars prochain aux Pays-Bas.

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  • À Amsterdam, le musée Van Gogh consacre une grande rétrospective au peintre James Whistler
    2026/10/30

    Il a peint sa mère de profil, en gris et noir, et en a fait une icône. Il a traîné en justice le plus grand critique de son temps, et a gagné. Le flamboyant James Whistler a ouvert la voie à l'art moderne. À Amsterdam, le musée Van Gogh lui consacre sa plus grande rétrospective européenne depuis 30 ans. « Whistler. Dandy and Disruptor », une exposition à visiter jusqu'au 10 janvier au musée Van Gogh.

    Une vieille dame en robe noire, assise de profil, devant un mur gris. Pourtant, c'est l'un des tableaux les plus célèbres du XIXe siècle. Cette femme a l'air sévère, les mains posées sur ses genoux, c'est Anna, la mère de James Whistler.

    Cette œuvre, il ne l'appelle pas Portrait, mais Arrangement en gris et noir, car selon lui, un tableau ne doit pas reproduire le réel, mais créer une harmonie, comme l'explique le commissaire Edwin Becker : « Les paysages servent à avoir des idées spirituelles. Les portraits sont comme des apparitions, une sorte de rêve. Ce n'est pas moral, pas sociopolitique : c'est vraiment l'art pour l'art. »

    Plus loin, voici les Nocturnes : la Tamise, la nuit. Un feu d'artifice se réduit à quelques points lumineux. En 1866, Whistler est au Chili, quand la flotte espagnole bombarde Valparaiso. « Les bateaux à Valparaiso, c'est une guerre. Mais lui en fait quelque chose de poétique : il sort du contexte guerrier et crée de l'intemporel avec un minimum de moyens pour pouvoir exprimer quelque chose de vraiment touchant au cœur. Pour moi, c'est quelqu'un qui questionne toujours la position de l'art, son importance pour notre vie, qu'est-ce qu'on peut apprendre de lui. Il ne s'agit pas seulement de la joie quand on regarde un tableau, mais aussi de se mettre à l'intérieur de soi-même et de réfléchir sur la vie, sur l'art et sur l'importance de l'art pour la vie », souligne Edwin Becker.

    On cherche le décor, qui s'est comme dissous dans la toile. À l'époque, le public ricane, comme il se moque des contemporains de Whistler : les impressionnistes. Mais d'autres ont compris. Vincent van Gogh, qui partageait sa passion pour les gravures japonaises, admirait ses œuvres. Ses contemporains accusaient Whistler « de jeter un pot de peinture » à la face du public. Mais comme Van Gogh, il a gagné contre l'oubli.

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  • «Une Vénus de 5 743 ans», au Festival des Zébrures à Limoges
    2026/09/25

    À Limoges, le Festival des Zébrures se poursuit et met en avant la scène francophone dans toute sa richesse. Olivia Csiky Trnka, autrice et metteuse en scène suisso-slovaque, a voulu rendre hommage à la femme et à la vieillesse. Son solo est interprété avec brio par Laurence Mayor, une actrice confirmée dans une performance ovationnée par le public. Une Vénus de 5 743 ans est rejouée ce samedi 25 septembre au Théâtre de l'Union à Limoges.

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  • «Au Mali, quand les animaux dansent»: une plongée dans un théâtre ancestral menacé
    2026/09/19

    Le musée des Confluences de Lyon invite à un voyage sur les rives du Niger avec l'exposition « Au Mali, quand les animaux dansent ». À travers 110 masques, marionnettes et instruments issus de la collection de Sonia et Albert Loeb, dont une centaine ont été donnés au musée, elle dévoile l'univers du sogo bō (« les animaux sortent », en langue bamanan), un théâtre populaire ancestral du centre-ouest du Mali. Inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco depuis 2014, cette tradition est au cœur d'une immersion entre art, musique et mémoire.

    Dès l'entrée, une impressionnante tête d'antilope de plus de quatre mètres de haut donne le ton. Au fil du parcours, lions, girafes, buffles décorés de boîtes de conserve et éléphants aux couleurs éclatantes peuplent les salles du musée. Conçues à partir de bois, de tissus, de métal ou encore de fibres végétales, ces créations témoignent de la richesse artistique du sogo bō, qui signifie littéralement « les animaux sortent », en langue bamanan.

    Pour Albert et Sonia Loeb, galeristes, collectionneurs et passionnés de longue date du Mali, ces œuvres sont bien plus que de simples objets. « C'est un très ancien spectacle, très poétique, où les animaux représentent les hommes », expliquent-ils. Accompagnées de chants, de percussions et de mises en scène, ces représentations jouent également un rôle essentiel dans la cohésion sociale des communautés.

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    Traditionnellement organisés sur les places de village, au bord du fleuve Niger ou même à bord de pirogues, les spectacles du sogo bō mettent en scène des récits fondateurs, des mythes, mais aussi des scènes de la vie quotidienne. Une pratique profondément liée au rythme des populations locales. Comme le souligne Yoann Cormier, commissaire de l'exposition, chez les Bamana, peuple agricole, les représentations accompagnent les grandes périodes de récolte. Chez les Bozo, davantage tournés vers la pêche, elles sont associées aux grands cycles du fleuve.

    Pendant près de 20 ans, Sonia et Albert Loeb ont parcouru les rives du Niger pour collecter objets, témoignages et enregistrements. Un travail de sauvegarde devenu précieux alors que cette tradition est aujourd'hui fragilisée. L'insécurité et la pression des groupes jihadistes ont rendu de nombreux rassemblements villageois impossibles, menaçant la transmission de ce patrimoine inscrit depuis 2014 au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.

    Malgré ce contexte difficile, l'exposition se veut porteuse d'espoir. Selon Yoann Cormier, plusieurs festivals internationaux et initiatives locales contribuent encore à faire vivre cette pratique, à l'archiver et à la transmettre aux nouvelles générations.

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  • «Sunville», une création afrofuturiste entre exil, mémoire et réconciliation
    2026/09/26

    Sur une île peuplée de survivants, entre fin du monde et terre promise, Sunville imagine la société de demain. Ce théâtre musical porté par les textes du poète congolais Fiston Mwanza Mujila, la mise en scène de Stephanie Thiersch et la musique de Sofia Jernberg, née en Éthiopie, mêle rumba congolaise, jazz, électronique et musique contemporaine. Une création mondiale foisonnante qui inaugure « Unlimited », la nouvelle section de la Deutsche Oper Berlin dédiée aux formes artistiques sans frontières.

    Une mer de boules noires en plastique, des costumes éclatants et une galerie de personnages échoués sur une île imaginaire. C'est dans ce décor singulier que s'ouvre Sunville, une utopie née de la rencontre entre l'écrivain congolais Fiston Mwanza Mujila et la chorégraphe et metteuse en scène allemande Stephanie Thiersch.

    « Il y a des gens qui arrivent de partout, qui ont fui des maladies, des guerres ou des dictatures et qui essaient sur cette île de construire la société de demain », explique Fiston Mwanza Mujila. Mais cette société idéale reste insaisissable. « On ne sait pas si elle est meilleure ou mauvaise », souligne Stephanie Thiersch. Entre mythologies, récits contradictoires et sauts dans le temps, la metteuse en scène compose un univers mouvant où la mer de boules peut tour à tour évoquer le danger, le chaos ou un terrain de jeu propice aux rencontres.

    Les blessures du passé au cœur du récit

    Présentée dans la Tischlerei, l'ancienne menuiserie transformée en laboratoire de création de la Deutsche Oper Berlin, l'œuvre fait dialoguer passé et futur. Le contre-ténor belgo-congolais Serge Kakudji y interprète un ancien champion de boxe de l'époque coloniale. « À l'époque coloniale, en Afrique du Sud, beaucoup de Noirs étaient cantonnés à la boxe », rappelle le chanteur.

    Son personnage porte les stigmates de cette histoire, mais aussi l'espoir d'une réparation symbolique. Sur scène, les objets abandonnés ou dévalorisés retrouvent une dignité nouvelle. « Il y a un message de réconciliation, mais aussi un clin d'œil à la restitution des objets d'art emportés par les puissances coloniales, explique Serge Kakudji. Même des objets du quotidien que l'on rejette habituellement retrouvent ici une valeur. Un pneu crevé peut devenir un objet précieux une fois peint en doré. »

    Une mosaïque musicale sans frontières

    À l'image de son récit éclaté, Sunville refuse les catégories. La compositrice suédoise d'origine éthiopienne Sofia Jernberg compose une partition foisonnante où se croisent rumba congolaise, chants sud-africains, musique classique et guitare électrique.

    « La guitare électrique renvoie à un personnage qui aime détruire et brûler les choses, d'où cette esthétique trash, explique la compositrice. Il nous fallait quelque chose de brut, de contemporain. J'ai même créé certains sons diffusés par les haut-parleurs avec l'intelligence artificielle, ce que je trouvais amusant pour un projet futuriste. »

    Cette diversité musicale reflète l'identité même de Sunville, œuvre polyglotte interprétée en français, allemand, anglais, lingala, swahili, hébreu et suédois.

    Rire contre la nuit

    Malgré les thèmes graves qu'elle aborde, la création ne cède jamais au pessimisme. Au contraire, elle fait du rire une forme de résistance. « Sur scène, nous rions contre le colonialisme, contre la xénophobie, affirme Fiston Mwanza Mujila. Le rire peut être un remède contre la nuit, contre la solitude. Ce rire est une magie. »

    Dans un monde secoué par les crises et les replis identitaires, Sunville choisit ainsi la poésie, le métissage et l'humour pour esquisser d'autres futurs possibles.

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  • À Londres, la BRIT School, une pépinière de stars publique et gratuite
    2026/10/03
    Les chanteuses Amy Winehouse, Adele, ou Raye et l'acteur Tom Holland ont tous un point commun : chacun est passé par les couloirs de la BRIT School ! Cette école londonienne, installée dans un quartier populaire de la capitale britannique, enseigne les arts depuis plus de 30 ans à des jeunes âgés de 14 à 19 ans. Avec le temps, l'établissement est devenu une véritable pépinière de stars. Reportage dans cette école unique en son genre. Des potins partagés joyeusement entre deux leçons, trop de monde à la cantine, et des couloirs bondés de jeunes allant d'un cours à l'autre : au premier regard, la BRIT School ressemble à toutes les autres écoles du monde. Mais cette ressemblance s'évanouit dès le seuil des salles de classe. Claquettes, théâtre et chant au programme Ici, il suffit d'ouvrir une porte pour tomber sur un groupe d'élèves en justaucorps, pratiquant leurs claquettes, ou sur plusieurs étudiants penchés sur les croquis de ce qui deviendra des costumes de scène. Dans leurs vêtements de tous les jours – fait rare au Royaume-Uni, la BRIT School n'impose pas d'uniforme –, les élèves bénéficient d'une grande liberté. Certains ont un casque sur les oreilles, d'autres travaillent sur leur ordinateur. La sonnerie, les heures de colle ou les carnets de correspondance sont des concepts tout à fait étrangers à cet établissement. « Nous voulons responsabiliser les élèves autant que possible, raconte Stuart Worden, qui nous accueille pieds nus dans son bureau encombré de souvenirs d'illustres étudiants. L'idée, c'est de les mettre en situation professionnelle. Lorsqu'on est adulte, on n'a pas de sonnerie pour nous rappeler d'aller à tel ou tel rendez-vous. On fait ce qu'on a à faire au moment où on doit le faire. Il n'y a pas de raison que ce soit différent pour les élèves ! » De fait, ici, la plupart des 1 500 élèves ne semblent pas avoir besoin de contrainte pour travailler : « Ils sont très investis, sourit Kat Zawadzki, qui enseigne les arts numériques à la BRIT School depuis 6 ans. Ce sont des gens qui ont compris très tôt qu'ils étaient passionnés par quelque chose, et qui sont prêts à y mettre du leur pour progresser. » Sapphire, 18 ans, qui étudie le théâtre depuis 2 ans, ne dit pas autre chose : « C'est vrai que l'école est exigeante. Mais ça vaut le coup, ça vaut tellement le coup ! Comment peux-tu t'attendre à réussir dans cette industrie si tu n'es pas prêt à donner le meilleur de toi-même ? » Des liens puissants avec l'industrie artistique Difficile, justement, de ne pas penser à « l'industrie » lorsqu'on déambule dans les couloirs de la BRIT School. De grandes statuettes à taille réelle des Brit Awards décorent l'établissement. « C'est parce que nous avons un partenariat avec ces récompenses, sourit la directrice de la communication Rhea Badwal. Ils font partie de nos mécènes. » De généreux donateurs qui ont permis d'équiper l'école de matériel et de salles dernier cri, dans plusieurs domaines : théâtre, cinéma, chant, danse, design graphique… La BRIT School dispose ainsi de deux théâtres, de logiciels de pointe, de plusieurs salles de musique… À quoi il faut ajouter les opportunités professionnelles qu'offre l'école. Kat Zawadzki se rappelle ainsi de ce jeune homme embauché « dès sa sortie d'école », après avoir été « ​​​​​sélectionné plusieurs fois aux Bafta du meilleur jeu vidéo ». Tandis que Sapphire se souvient avec joie d'avoir été lauréate d'un concours d'écriture de scénario extérieur à l'école. L'inclusion comme valeur cardinale La BRIT School a surtout pour particularité d'être inclusive en toute chose. «​​​​​​​ ​​​​​​​Ici, ils prennent vraiment en compte notre bien-être, sourit Sapphire. L'administration discute régulièrement avec nous pour savoir si on se sent bien, si telle ou telle organisation nous convient. » Kat Zawadzki renchérit : «​​​​​​​ La gentillesse et l'inclusivité font partie des valeurs de notre école. » Cette bonne volonté se voit surtout en acte : «​​​​​​​ N'importe quel élève peut postuler ici, indépendamment de ses résultats scolaires, martèle le principal Stuart Worden. Nous n'avons d'ailleurs même pas le droit de regarder leur dossier académique. » Avec toutefois une nuance : l'immense majorité des élèves vient de Londres et de sa région, l'école ayant un quota de 10% d'étudiants seulement recrutés ailleurs au Royaume-Uni. C'est aussi pour des raisons d'ouverture que l'école est publique et gratuite, malgré les ressources impressionnantes dont dispose l'école. Le coût de la scolarité est donc pris en charge à 80 % par l'État, les 20 % restants étant financés par ceux que le directeur appelle des «​​​​​​​ ​​​​​​​amis » : des organisations de l'industrie ...
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  • Le musée de Georges Lucas,, le père de Star Wars, a ouvert à Los Angeles
    2026/10/09

    Le Lucas Museum of Narrative Art a ouvert ses portes à Los Angeles, pas loin d'Hollywood, le 22 septembre 2026. Cet immense bâtiment blanc signé de l'architecte chinois Ma Yansong s'étend sur 28 000 mètres carrés. Certains le prennent pour un ovni, lui y voit un nuage avec des gens dedans.

    Georges Lucas, le père de Star Wars, a financé seul ce projet à un milliard de dollars, imaginé il y a 20 ans. Son ambition : raconter l'histoire de la narration visuelle, des peintures rupestres a Banksy ou JR. Sur cinq étages, accessibles par des ascenseurs ultrarapides en forme de capsules, les costumes et les décors de sa saga culte côtoient ainsi toiles de maître ( Picasso, Frida Khalo) et art populaire (affiches, bandes dessinées).

    Sa collection colossale compte plus de 40 000 pièces dont 1 300 seulement sont exposées. Sans aucune hiérarchie scénographique entre les œuvres, le musée casse les codes stylistiques. Ce choix, la directrice Tracy Bates l'assume pleinement. Pour Georges Lucas, démocrate convaincu, c'est un « temple de l'art du peuple » ouvert au partage pour résister à une certaine « trumpisation » de la culture. À 82 ans, le Jedi Lucas tient toujours son sabre bien haut. Que la force soit avec lui.

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