エピソード

  • Retrospective Andy Warhol: «Pour le comprendre, regardez à la surface car il n'y a rien derrière»
    2026/09/12

    Andy Warhol, le roi du Pop Art, est en majesté à Landerneau, en Bretagne. Quel meilleur endroit que le Fonds pour la culture Hélène & Édouard Leclerc, des supermarchés du même nom, pour accueillir celui qui a mis en avant la société de consommation ? On y retrouve entre autres ses séries de bouteilles de Coca-Cola et les célèbres portraits de Marilyn Monroe. Tout le mythe américain, entre prospérité mercantiliste et vedettariat.

    La rétrospective Andy Warhol réunit 200 chefs-d'œuvre au Fonds pour la culture Hélène & Édouard Leclerc, à Landerneau, du 6 juin 2026 au 24 janvier 2027.

    À lire aussi«Basquiat x Warhol, à quatre mains»: «cet autre artiste qui serait Basquiatwarhol»

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • «Quand on y met le prix, on s'engage»: Payer pour lire, le succès des «reading party»
    2026/09/11

    Se rassembler pour partager un moment lecture, loin des écrans : c'est l'objectif des « reading party », ou soirées lectures. Le concept a été popularisé par The Offline Club, une société qui propose des événements déconnectés partout en Europe. Reportage sur un après-midi lecture organisé par l'antenne parisienne du Offline Club avec Élise Veran.

    À lire aussiLe désamour des jeunes pour la lecture : «Faire lire, c’est un rôle-clé des enseignants»

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À Rock en Seine, des concerts en audiodescription pour les personnes malvoyantes et non-voyantes
    2026/09/05

    Les pratiques d'inclusivité des concerts se développent au fil des ans et cette année, pour la première fois, le festival Rock en Seine, qui s'est tenu fin août, expérimentait un système d'audiodescription des concerts à destination du public malvoyant et non-voyant.

    Pionnière de l'audiodescription de concerts en France, l’association Valentin Haüy accompagne déjà quatre festivals de musique dans leur démarche d’inclusivité. Pour Rock en Seine, ils ont notamment fait appel à Morgan Renault, auteur et narrateur d’audiodescription chevronné. Depuis sa cabine insonorisée, il commente le concert. Un exercice à la fois descriptif et artistique. « Je vais essayer de faire vivre le concert en live visuellement, parce qu’en fait, il arrive aussi très souvent que le public réagisse à ce que fait l’artiste, pointe-t-il, et rien de plus frustrant pour un spectateur non-voyant d’entendre les gens réagir sans comprendre pourquoi. Et l’idée, c’est ça aussi, c’est que tout le monde vive le concert en même temps. »

    Concrètement, voilà ce que l'on peut entendre lorsqu'on l'écoute décrire un concert : « Les musiciens entrent sur scène en haranguant la foule. Ils portent des lunettes de cycliste des années 90, des lunettes noires, une chemise blanche ouverte, un pantalon noir. »

    Cette année, ils ne sont que quatre à bénéficier du dispositif. Justine, 27 ans, souffre d’achromatopsie. Elle ne voit pas les couleurs et a une acuité visuelle de deux sur dix. Au début, elle n’était pas convaincue par ce dispositif qui ajoute du son aux sons qu’elle perçoit déjà. « Ça m’a rajouté beaucoup d’informations en plus, je me rends compte que je ne les avais pas quand je regardais un concert, reconnaît la spectatrice. Et par exemple, ça peut être les jeux de lumière, les couleurs, comment sont habillés les artistes. »

    À lire aussiLe Lac Baïkal: expérience pour non-voyants

    « Ça nous rapproche, on nous inclut »

    Sans l’audiodescription, Justine ne serait pas venue à Rock en Seine. « Je vais être un peu comme les autres. Je vais voir des détails que les gens du public arrivent à voir. Et ça, je trouve ça génial parce qu’on essaie de se mettre au même niveau, s'enthousiasme-t-elle. Et par exemple, quand Djo va lever la main pour faire signe au public, là on sait qu’on va pouvoir l’accompagner et être avec lui, alors qu’en temps normal, on ne le verrait pas. Et en tout cas, ça nous rapproche, on nous inclut. »

    Une étude de la Fondation Malakoff Humanis Handicap, menée sur 850 personnes, révèle que 75 % des interrogés ont fréquenté un lieu culturel par an au cours des dernières années. Mais parmi ces lieux, les festivals et concerts arrivent en dernier. « Laudiodescription, j’ai envie de dire, c’est la partie la plus visible de l’iceberg, dénonce Anne-Gaël Tardieu, référente du dispositif pour l'association Valentin Haüy. Et l’accessibilité, c’est aussi sensibiliser [les festivals] aux transports pour aller jusqu’à leur événement, c’est l’accessibilité numérique, comment on communique avec des personnes déficientes visuelles. Le public qui perd la vue peut avoir renoncé à des choses. Moi, je perds la vue progressivement depuis l’âge de 36 ans. Et pour moi, c’était hors de question de me retrouver dans une vie au rabais. En fait, dans une vie où je suis à côté de la société, où je ne peux plus rien apporter. »

    Des installations d’autant plus cruciales que le public malvoyant est amené à grandir. Selon l’OMS, ce nombre devrait doubler d’ici à 2050 du fait notamment du vieillissement de la population.

    À lire aussiJeux paralympiques: entre l'athlète non-voyant et son guide, une histoire de confiance

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Fondation Blachère, le bleu raconte l'Afrique et ses diasporas
    2026/09/04

    Bleu du ciel ou des abysses, bleu des esprits des fleuves ou de l'indigo ; dans la culture africaine, quels pouvoirs attribue-t-on au bleu ? Dans le sud de la France, la Fondation Blachère, à Bonnieux (Vaucluse), ouvre l'enquête avec Afroblue, une exposition qui réunit 36 artistes d'Afrique et de sa diaspora jusqu'au 19 septembre.

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • À la veille de l'élection en Saxe-Anhalt, l'AfD cible la culture et le Bauhaus
    2026/08/29

    La perspective de l'élection régionale en Saxe-Anhalt, qui doit se tenir le 6 septembre, fait trembler l'Allemagne car pour la première fois depuis la guerre, l'extrême droite pourrait gouverner une région. Si immigration et sécurité figurent en bonne place dans le programme de l'AfD, la culture y joue aussi un rôle important. Le parti, en cas de victoire, compte bien imposer ses thèses dans ce domaine.

    De notre correspondant à Berlin,

    Hans-Thomas Tillschneider est l’idéologue en chef de l’AfD en Saxe-Anhalt. Le très radical programme du parti lui doit beaucoup. L’universitaire, spécialiste de l’islam et proche de la Nouvelle Droite et du mouvement identitaire, pourrait devenir ministre de la Culture et de l’Éducation si l’AfD arrive au pouvoir dans une semaine. « Penser allemand », c’est le slogan central du parti d’extrême droite qui s’oppose au « penser moderne » qu’affiche le gouvernement régional. La culture doit renforcer l’identité allemande et non mettre en avant le multiculturalisme.

    Le Bauhaus, le célèbre courant artistique et architectural, s’est installé il y a un siècle à Dessau, en Saxe-Anhalt. Le site est classé au patrimoine de l’Unesco. Comme autrefois, il subit les attaques de l’extrême droite. « Le Bauhaus est connu dans le monde entier. Il est visible. Il est une cible parfaite, s'alarme la directrice de la fondation Bauhaus, Barbara Steiner. On retrouve dans les critiques d'aujourd’hui des arguments et des mots utilisés il y a un siècle pour nous discréditer. »

    Inquiet, le ministre de la Culture fédéral a lancé un manifeste en faveur du Bauhaus, soutenu par des centaines d’institutions. Ce couple de visiteurs du musée à Dessau est également inquiet. « C’est un danger. Il faut absolument sauvegarder le Bauhaus », s'exclame la femme. « On veut penser allemand et refouler tout ce qui n’est pas allemand », alerte son mari.

    À lire aussiAllemagne: le parti d'extrême droite AfD aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt

    « La normalisation d'un discours néo-fasciste »

    Le monde culturel en Saxe-Anhalt se mobilise contre les plans de l’AfD. Environ 150 institutions ont rejoint le réseau « La culture, c’est la diversité et nos racines » pour dénoncer les projets de l’AfD. Pour les théâtres, ces plans signifieraient jouer d’abord des pièces allemandes ou mettant l’identité allemande en avant. Les régions qui ont d’importantes compétences en matière culturelle ont la main sur les subventions. « Il y a exactement ce qui ferait penser à un retour aux années 1930, analyse le Suisse Julien Chavaz, qui dirige le théâtre de Magdeburg, sacré théâtre de l’année en Allemagne l’an dernier. La normalisation d'un discours néo-fasciste est particulièrement visible, puissante et probablement porteuse de succès dans cette région. »

    L’AfD veut par ailleurs quitter le réseau de l’audiovisuel public, remettre en cause l’obligation scolaire et privilégier en histoire les aspects positifs du passé. Les universités et la recherche seraient aussi remises au pas. « Si l’AfD accède au pouvoir dans une semaine, elle compte faire de la Saxe-Anhalt un laboratoire de sa politique culturelle », prévient Christoph Bartmann, l’auteur d’un livre sur le combat culturel de l’extrême droite. Les milieux culturels poursuivent leur mobilisation. Mais certains pourraient quitter la région en cas de victoire de l’AfD.

    À lire aussiAllemagne: malgré son impopularité, Friedrich Merz tente de rassurer face à la montée constante de l’extrême droite à l’Est

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Avec Nelly Saunier, l'art de la plumasserie renaît de ses cendres
    2026/08/28
    C'est un art que l'on retrouve dans plusieurs régions du monde, vieux de plusieurs siècles, et pourtant peu à peu oublié : celui de la plumasserie – ou le fait de transformer des plumes en objets d'ornement, parures, vêtements et autres créations époustouflantes. En France, cet art connaît aujourd'hui un renouveau, grâce notamment au travail de Nelly Saunier, passée maître d'art et dont les créations peuplent, en ce moment, le château de Josselin en Bretagne et le musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Ce qui frappe d'abord dans l'atelier de Nelly Saunier, c'est cette immense bibliothèque de près de 6 mètres de haut, où s'empilent des dizaines de boîtes. Seulement ici, pas de livres : que des plumes ! « Je serais incapable de dire combien il y en a, réfléchit Nelly Saunier. Mais je sais qu'il y a ici 350 boîtes de plumes, et qu'elles sont toutes relativement pleines. » Comprendre : il y a ici des milliers de plumes, de toutes les formes, de toutes les tailles, de toutes les textures et de toutes les couleurs, qu'il lui faut sourcer, laver, trier, puis déployer dans leur écrin en attendant de pouvoir les utiliser. Un univers quasi-magique dont cette plumassière ne se lasse pas : « C'est une passion sans fin, sourit cette pétillante sexagénaire. Même aujourd'hui, je suis toujours surprise par ce que les oiseaux ont à offrir. Il y a une infinité de couleurs, de textures, de nuances… » Plus de quarante ans après ses débuts, Nelly Saunier a toujours des étoiles dans les yeux pour parler de son métier. Une vocation découverte dès l'adolescence Pour la plumassière, la révélation s'impose à 14 ans, comme « une évidence » : « Je cherchais un métier, quelque chose que je puisse faire de mes mains. J'ai choisi la plumasserie, qui me reliait à mon univers d'enfance, c'est-à-dire les arbres et les oiseaux. » Peu à peu, Nelly Saunier apprend à donner une seconde vie aux plumes qui l'émerveillent tant, et à les « transcender » en leur donnant une nouvelle forme : vêtements, cadrans de montre, parures de bijoux, chapeaux et autres trompe-l'œil. Pour ce faire, elle manie expertement les cinq outils principaux du plumassier : un couteau tranchant, un couteau émoussé – « ​​​​​​​pour faire friser les plumes » –, des ciseaux, un réglet et une pince. Même si, ajoute-t-elle avec une pointe de malice, «​​​​​​​ ​​​​​​​l'art de la plume permet d'être créatif et d'inventer ses propres outils, ses propres façons de faire. » Seulement voilà, à l'issue de sa formation, un vrai défi s'impose : à l'époque, l'art de la plumasserie est considéré comme un peu désuet. «​​​​​​​ ​​​​​​​Mais moi, j'y ai toujours cru ! », se souvient celle qui, avec le temps, est passée maître d'art. «​​​​​​​ ​​​​​​​Alors, comme je préfère le "faire", plutôt que de discourir, j'ai fait : j'ai répondu à des commandes d'horlogers, de designers, de couturiers, de joailliers…, de nombreux domaines où j'ai pu impulser l'idée qu'on pouvait faire vivre l'art de la plume autrement. » Pari réussi : aujourd'hui, parmi les clients de Nelly Saunier, on compte de nombreuses maisons de luxe, de Gucci à Louboutin en passant par Hermès, Givenchy ou Jean-Paul Gaultier. Autant de collaborations qui ont donné une visibilité à l'artisane autant qu'à son art. «​​​​​​​ ​​​​​​​J'en vois beaucoup, désormais, qui s'y mettent, sur les réseaux sociaux… Tant mieux, si cela fait des émules ! », s'enthousiasme-t-elle. L'importance du lien à la nature Cette réussite donne aussi à Nelly Saunier la liberté de façonner des créations plus personnelles, de véritables œuvres d'art ne répondant à aucun impératif. Des pièces qui incluent toujours un morceau de nature glané au gré de balades en forêt ou en bord de mer : «​​​​​​​ ​​​​​​​Je ramasse ce que la nature me donne, et qui est arrivé au bout d'un cycle de vie. » D'où la présence, dans son atelier, de morceaux de bois pétrifié, de galets ou de brindilles. «​​​​​​​ ​​​​​​​J'en fais ce que j'appelle des natures transformées », explique-t-elle. Ici, une branche morte devient un tronc d'arbre dont les tiges, faites de barbes de plumes, portent des feuilles aux couleurs excentriques, turquoises, orangées ou vertes. «​​​​​​​ ​​​​​​​C'est mon grand dada de jouer avec ce que la nature m'a offert en termes de nuances, de textures, de motifs… Dans mon sujet, les plumes deviennent des fleurs, des feuilles, des pétales, des fruits… tout ce que l'on veut, en fait ! » Entre ses mains, l'oiseau, insaisissable, devient plus proche et révèle une partie de ses secrets. «​​​​​​​ ​​​​​​​Ça me fascine, cette histoire d'oiseau. Ça...
    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Dans les Vosges, la folle odyssée du «Théâtre du Peuple» de Bussang
    2026/08/22

    Un marathon théâtral au milieu des sapins vosgiens. Cet été, le Théâtre du Peuple de Bussang célèbre son 130e anniversaire avec Hériter des brumes, un feuilleton en six épisodes qui mêle comédiens pros, amateurs et la nature elle-même : un voyage hors du temps où la scène s'ouvre littéralement sur le sous-bois.

    Au Théâtre du Peuple, de Bussang, le décor n’est pas en peinture. Au fond de la scène, de grandes portes s'ouvrent sur la forêt vosgienne. Ce lieu pas comme les autres a été fondé en 1895 par l'écrivain Maurice Pottecher, avec sa femme Camille.

    Leur projet : un plateau réunissant professionnels, paysans, ouvriers et habitants de la vallée, en pleine communion avec la nature alentour. Cette année, le Théâtre du Peuple se raconte lui-même. Hériter des brumes est un feuilleton en six épisodes. Six heures de spectacle, deux guerres mondiales, une troupe qui traverse le 20e siècle jusqu'à la mort de Maurice Pottecher en 1960. Sur scène, trois comédiens professionnels épaulés par cinq amateurs de la vallée.

    Six heures de marathon scénique, une immersion totale dans la brume des Vosges et un public conquis qui ressort rincé, mais le sourire aux lèvres. Preuve que l’utopie du Théâtre du Peuple a gardé toute sa jeunesse.

    À lire aussi«Cabaret», le spectacle berlinois sur la montée du nazisme, fête ses soixante ans

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Une rentrée littéraire difficile pour les librairies françaises
    2026/08/21
    C'est la rentrée littéraire. 461 œuvres romanesques débarquent en librairie en cette rentrée. Un moment d'émulation pour la profession. Mais cette année, le secteur du livre fait grise mine. Les Français lisent moins. Et pour les libraires dont les charges augmentent et les marges diminuent, la situation est difficile. Il faut faire preuve d'imagination pour attirer les clients. Un reportage signé Elise Véran. Que serait Paris sans ses librairies de quartier ? « Oui, c'est apaisant quand tu rentres dans une librairie, juste pour te vider un peu la tête », déclare une cliente. Pourtant, malgré l'attachement de la clientèle aux librairies indépendantes, beaucoup d'entre elles rencontrent des difficultés financières. 2025 a été une année noire pour le secteur, comptant plus de fermetures que d'ouvertures de nouvelles librairies. « Je m'appelle Juliette Debrix. Pour notre trésorerie, on arrive à un équilibre précaire, je dirais, et par contre, les revenus restent les mêmes, explique la cofondatrice avec Anabelle Chaubet de la librairie Un livre et une tasse de thé. Dans le monde du livre, les marges sont très, très faibles et elles laissent peu de place à être rentable, tout simplement, surtout si on a un loyer, en particulier parisien, à payer. » En situation précaire, les libraires remettent en question le partage du gâteau entre les différents acteurs de la chaîne du livre, de la fabrication à la distribution, comme Fernando Barros, propriétaire de la librairie Tschann à Montparnasse. « Entre le distributeur, l'éditeur, l'auteur aussi et les libraires, il y avait un équilibre qui était maintenu, maintenant l'équilibre est un peu rompu et toute la chaîne du livre est un peu touchée. Par exemple, l'augmentation des frais de transport de la part des distributeurs, c'est une chose dont on parle rarement mais qui est importante à la fin de l'année », précise-t-il. L'épouvantail des libraires a un nom : Amazon. La vente de livres en ligne représente plus de 20 % du marché français.« Il arrive un moment effectivement, peut-être que la concurrence est disproportionnée. Les gens disent souvent quand ils viennent chez vous, vous avez tel livre ? Non ? Ah, je vais aller chez Amazon. Comme si Amazon était une panacée. Il y a une volonté évidente d'effacer une partie du paysage. C'est de ça qu'on doit avoir peur », ajoute Fernando Barros. À lire aussi«La Libreria», l’un des lieux où s’invente la culture italienne à Paris Les libraires dénoncent les marges d'achat plus avantageuses dont les grandes plateformes bénéficient de la part des éditeurs. « Les grands distributeurs, ils fonctionnent comme pour des carottes et les livres, c'est pareil, plus on en achète et moins le prix est élevé à la carotte. Nous, on va acheter 20 000 euros de livres par mois et quand Amazon va en acheter 200 000, donc nécessairement nous, on va avoir une remise de 35 % quand Amazon va avoir 41 %, c'est sur ces 6 % là que va se faire la différence, ce qui est énorme », regrette Juliette Debrix. Outre les difficultés du métier, les libraires souffrent aussi de la baisse du pouvoir d'achat. « Les paniers moyens sont de plus en plus petits. On remarque un vrai changement de consommation cette année… », souligne la libraire. La diminution globale du temps accordé à la lecture est aussi pointée du doigt : « Aujourd'hui, on se rend compte que les gens lisent beaucoup moins, ils sont tous accrochés par le petit écran du téléphone portable », regrette Fernando Barros. Pour attirer les clients, les libraires organisent des rencontres autour des livres. « Nous, on a un public de psychanalystes, donc on fait des rencontres de psychanalystes en librairie », précise le propriétaire de la librairie Tschann. Et beaucoup décident de se diversifier, comme Juliette Debriex qui propose un service salon de thé ainsi qu'un rayon papeterie et puzzles : « Tout ce qui est hors livre, ça représente déjà 20 % de notre chiffre d'affaires ». De quoi se demander si demain, l'équilibre des librairies indépendantes pourra uniquement reposer sur le livre. À lire aussi«The Abbey Bookshop», un îlot de la littérature canadienne au cœur de Paris
    続きを読む 一部表示
    3 分