エピソード

  • Des graines de liberté: un concert de soutien au peuple iranien à Paris
    2026/03/14

    « Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines. » Inspirée par cette devise de résistance, une soirée musicale, poétique et politique rend hommage aux victimes du régime iranien. Sobrement intitulé Pour l’Iran, cet événement collectif réunit le 15 mars 2026 une vingtaine d’artistes iraniens et internationaux au New Morning. Une manière de faire résonner depuis Paris la détermination d’un peuple qui continue de réclamer démocratie et liberté.

    La programmation du concert est ici.

    À lire aussiDIRECT - Guerre au Moyen-Orient: début de la «phase décisive» contre l'Iran, dit Israël

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  • Avec «Flops?!», le musée des Arts et Métiers signe une expo... réussie!
    2026/03/13
    Et si l'échec faisait partie de la réussite ? Jusqu'au 17 mai 2026, le musée des Arts et Métiers, à Paris, propose l'exposition Flops ?! Oser, rater, innover. L'occasion de s'offrir un bon moment de rigolade devant certains objets loufoques dont on comprend l'insuccès. Mais surtout, l'occasion de s'interroger sur la notion d'échec et de la dédramatiser. Les galeries du musée des Arts et Métiers ne désemplissent pas depuis la fin octobre. Petits et grands, de 7 à 77 ans, tous se pressent pour découvrir l'exposition Flops ?! Oser, rater, innover, aussi ludique que complète. On découvre, au fil du parcours, une poupée mangeuse de frites qui risquait de croquer les doigts de son propriétaire au passage ; un jeu de société conçu par Donald Trump et qui n'est pas passé à la postérité, les règles étant incompréhensibles ; une crème de jour au radium promettant une peau lumineuse ; ou encore une poupée Barbie « puberté » dont il fallait tordre le bras pour que sa poitrine pousse… Métaphysique du flop Au-delà de rire, il s'agit aussi d'analyser le flop. Dès l'entrée, le visiteur est plongé dans le bain : « On a voulu montrer les diverses raisons de l'échec, du bide, du flop », sourit Karine Alexandrian, la cheffe de projet de cette exposition. Eh oui ! Car faire un flop, ce n'est pas forcément la faute d'une idée absurde ou d'un problème technique. « On pense "flop" et on imagine une fusée qui explose ou le Titanic qui coule. Mais c'est beaucoup plus compliqué que cela ! », pointe doctement Karine Alexandrian. Le musée a identifié sept façons de « flopper » – mais, « le flop [étant] ancestral », d'autres façons de faire existent probablement ! Il y a donc le fameux problème technique, mais aussi l'idée trop en avance sur son temps – comme le fardier de Cugnot, sorte de voiture à vapeur ; la démesure humaine, qui pousse à sous-estimer la nature – le Titanic ! ; le fait de passer à côté de la bonne idée ; l'impraticité d'un objet ; ou encore le refus de l'usager d'adopter une invention. « L'idée, c'est de montrer que le parcours pour aller d'une invention à une innovation – c'est-à-dire, une invention qui a réussi – est parfois très chaotique », souligne la cheffe de projet du MAM. Dédramatiser l'échec Au-delà de ça, il s'agit aussi de questionner notre relation à l'échec. « On a souvent l'impression que les objets tombent du ciel, précise Karine Alexandrian, et qu'ils sont déjà réussis. Or, le chemin vers la réussite est souvent jalonné de moult échecs. » Pour preuve : la section de l'exposition dédiée aux technologies récentes. On y retrouve des objets qui ne sont pas passés à la postérité, comme le Bi-bop, premier téléphone portable en France, qui nécessitait, pour communiquer, d'être à proximité d'une borne... et que son interlocuteur le soit, lui aussi, et au même moment ! Figure aussi, dans cette vitrine, la Wii U, échec commercial cuisant pour Nintendo. « Pourtant, sans la Wii U, il n'y aurait probablement pas la Nintendo Switch », pointe Karine Alexandrian. De même que le Bi-bop a probablement pavé la voie pour les communications mobiles telles qu'on les connaît aujourd'hui. L'échec n'est donc pas un drame, simplement une étape du parcours et une donnée à intégrer. « Un échec reste un échec, analyse le designer et architecte Philippe Starck, parrain de l'exposition. Pour ma part, je déteste l'échec et j'essaie de le fuir autant que possible. Mais en même temps, l'échec fait partie du parcours de création. Donc, face à l'échec, si l'on est positif et intelligent, on essaie de l'analyser et de s'en servir. » Flops ?!, un véritable succès ! Ce discours semble résonner pour les centaines de visiteurs qui se pressent chaque jour dans le musée. « On ne s'attendait pas à une telle affluence, souffle Karine Alexandrian. Mais je pense que cela fait du bien aux gens de voir que l'échec n'est pas forcément un drame. » Et peut-être particulièrement aux plus jeunes, dont les rires résonnent dans les allées de l'exposition. Mission accomplie ? « C'est un message qu'il nous semblait important de transmettre au public, et particulièrement au jeune public », se félicite en tout cas la responsable des collections. Un public qui se souviendra sûrement, en quittant le musée, que la maxime « qui ne tente rien n'a rien » est finalement assez juste... et même scientifiquement exacte ! Flops ?! Oser, rater, innover au musée des Arts et Métiers (Paris) jusqu'au 17 mai 2026. À écouter dans L'art de raconter le mondeAux Arts et Métiers, le top des flops !
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  • «Pas le temps d'être une muse, trop occupée à être artiste» Léonora Carrington, l'icône oubliée de la peinture mexicaine
    2026/03/07

    Leonora Carrington est une figure culte au Mexique, à l'instar de Frida Kahlo. Pourtant, cette artiste reste méconnue en France. Le musée du Luxembourg répare cet oubli en lui consacrant la première grande exposition en Europe. Née en Grande-Bretagne en 1917 et décédée au Mexique en 2011, elle laisse après elle une œuvre foisonnante surréaliste, féministe avant l'heure, et empreinte de magie.

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  • «American Images»: la photographe Dana Lixenberg dresse un portrait contrasté de l'Amérique
    2026/03/06
    Depuis 1989, Dana Lixenberg sillonne les États-Unis, sa chambre photographique à la main. Peu connue en France, la photographe néerlandaise a pourtant immortalisé les plus grands (Prince, Donald et Ivana Trump, Jay Z) autant que des inconnus croisés au hasard de ses projets personnels. La Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui offre sa première rétrospective française, qui dresse un portrait de l'Amérique entre paillettes et précarité, loin des clichés. Ils se font face, dans une même pièce : le rappeur Tupac Shakur, Ivana Trump, une condamnée à mort et plusieurs étudiants à l'université. Dès l'entrée dans l'exposition American Images à la MEP, le décor est posé : ici, il n'y a pas de traitement de faveur ; ici, on photographie tout le monde, avec les mêmes égards. Un procédé à la chambre photographique Car ce qui importe à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, arrivée pour la première fois aux États-Unis en 1989, ce n'est pas l'image publique ni les paillettes : c'est la rencontre. « Ce qui compte chez elle, c'est le regard de l'autre, la rencontre avec l'autre, sa dignité », pointe Laurie Hurwitz, la co-commissaire de l'exposition. Un échange que l'artiste facilite avec un procédé qui lui est cher : celui de la chambre photographique. « C'est un appareil qui est difficile à manier, il faut prendre son temps », explique Laurie Hurwitz. C'est ce temps, pour installer le matériel, le poser, que Dana Lixenberg met à profit pour capter l'intimité de son modèle, et saisir un instant de vulnérabilité – comme dans cette rare image d'une Ivana Trump abandonnée. L'artiste elle-même qualifie son procédé de « danse lente » avec ses sujets. « Ma façon de photographier requiert beaucoup d'attention. Il faut vraiment travailler avec la personne que vous prenez en photo ; et cela a posé les bases de tout mon travail, raconte Dana Lixenberg. Le premier regard, la première impression, ça ne m'intéresse pas. L'objectif, c'est toujours d'aller au-delà. » Une étape cruciale du travail de Dana Lixenberg consiste donc à photographier au Polaroïd ses modèles, avant de passer à la chambre photographique. « Cela me permet d'avoir une idée du résultat, de leur montrer, et de les mettre en confiance », explique la photographe… Avant d'ajouter, espiègle : «​​​​​​​ Ceci dit, parfois, je choisis de ne pas leur montrer, si ça risque de ne pas leur plaire ! » À lire aussi«Le Paris de tous les jours» du peintre franco-algérien, Bilal Hamdad, au Petit Palais Imperial Courts, un projet sans date de fin Ce procédé, qui a mené Dana Lixenberg sur la trace des plus grands noms des années 1990 – notamment dans la sphère hip-hop –, lui a aussi ouvert les portes d'Imperial Courts, quartier sensible de Los Angeles, où elle pose son appareil pour la première fois en 1993. À l'époque, la ville se remet tout juste des émeutes provoquées par le passage à tabac de Rodney King, un jeune homme noir tabassé par des policiers blancs. Les médias dépeignent les quartiers où ont eu lieu les émeutes sous un jour très négatif : danger, violence, misère. Fidèle à son précepte de ne jamais se fier au premier coup d'œil, Dana Lixenberg décide d'en avoir le cœur net. Ce qu'elle y découvre est très éloigné du portrait présenté à l'époque dans les médias : «​​​​​​​ En fait, c'est un quartier plein de vie ! », s'exclame-t-elle. Où la violence est présente, certes. Mais où l'on célèbre aussi des mariages et des naissances, où des jeunes filles s'apprêtent, où des morts sont commémorés. Tout cela apparaît au gré des photos prises ces 30 dernières années – car, inlassablement, Dana Lixenberg est revenue dans ce quartier. «​​​​​​​​​​​​​​ Ce projet est devenu tellement personnel, souffle-t-elle. Les habitants du quartier m'ont vu traverser de nombreuses épreuves, vieillir... Et eux aussi sont devenus plus âgés, ils ont perdu des gens parfois ». Au fil de l'exposition, on découvre donc les mêmes personnes photographiées enfants, adolescents, puis pour certains, adultes. On suit, grâce au regard plein d'humanité de la photographe, les joies, les peines, les passages en prison. Comme une cartographie de la vie à Imperial Courts : «​​​​​​​ Ce travail est important pour eux ; en réalité, c'est leur mémoire ». Des projets de plus en plus intimistes et humanistes Peu à peu, avec le temps, Dana Lixenberg a abandonné les tapis rouges et le charme feutré des hôtels luxueux où elle rencontrait les personnalités les plus en vue de l'époque. Sans doute le début d'Imperial Courts a-t-il été une charnière ? En tout cas, ces vingt dernières années, la désormais sexagénaire a photographié les coins des États-Unis habituellement laissés dans l'ombre. Tel ce foyer d'accueil pour personnes sans ...
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  • Le son du Paris Saint-Germain fait peau neuve avec le «ICP Music Lab»
    2026/03/01

    « Ici c'est Paris, Paris est magique » : tous les amateurs de football, amateurs du Paris Saint-Germain ou non, connaissent ce chant emblématique des supporters du club. Mais le PSG a décidé d'enrichir son paysage sonore, avec une initiative inédite : un laboratoire musical, où des dizaines d'artistes contribuent à renouveler les hymnes, jingles et chants du club.

    Une fois n'est pas coutume, l'ambiance au Parc des Princes n'est pas en gradins, ce samedi 28 février 2026, mais dans les loges des footballeurs du PSG. Le temps d'un week-end, ces dernières ont été converties en studios d'enregistrement. Et pour cause : 75 artistes planchent sur la nouvelle identité sonore du club.

    Depuis la veille, de 14 heures à 2 heures du matin, ces musiciens, producteurs et beatmakers réfléchissent aux futurs jingles buts, hymnes et chants de supporters du PSG – une mixtape est même en préparation. Ils viennent de 16 pays différents – France, Angleterre, mais aussi Brésil ou Japon –, et si certains sont déjà confirmés, pour d'autres, c'est la découverte.

    « Je suis archi-content », jubile ainsi RDN, jeune rappeur de région parisienne qui fait partie des trois profils « rookies » sélectionnés parmi plus de 1 000 dossiers en début d'année. « Je suis passionné de musique, mais aussi du PSG. Je suis un supporter du club depuis tout petit, alors j'ai même du mal à croire que je suis là ​​​​​​​! », s'enthousiasme-t-il encore.

    Pour lui comme pour les dizaines d'autres artistes présents, ce week-end de « laboratoire musical » représente une véritable opportunité. L'occasion de rencontrer des professionnels du secteur, de recueillir leurs conseils, mais aussi d'alimenter leurs réseaux sociaux.

    Une ambiance studieuse

    Alors, pas question de s'éparpiller : même si, d'un studio à l'autre, l'ambiance est plus ou moins bruyante, elle est, dans tous les cas, studieuse. Il faut dire que les instructions données par le club sont claires, et pour le moins précises :

    « Les jingles doivent faire pour certains trois secondes, pour d'autres sept, parfois 30... Et on nous a aussi dit d'intégrer les chants des ultras », énumère ainsi Seysey, producteur et compositeur de 37 ans. À ses côtés, le pianiste Vulax, jeune révélation de 23 ans, souligne : « Dans tous les cas, ce sera épique ! ​​​​​​​»

    Une volonté claire : faire du PSG une marque transversale

    Si le Paris Saint-Germain a été si clair dans ses demandes, c'est aussi parce qu'il n'est pas question que de musique avec ce « Ici C'est Paris Music Lab ». « Ça va bien au-delà », martèle Julia Lenrouilly, la responsable activation de la marque. « C'est vraiment une déclaration d'intention de ce que veut être la marque PSG », poursuit-elle. Car même si le nom du club évoque inévitablement le foot, le Paris Saint-Germain est « ​​​​​​​bien plus que cela », assure-t-elle : une marque internationale et surtout transversale, qui ambitionne de poursuivre son développement dans des secteurs comme l'art, la gastronomie, la mode, et donc, bien sûr, la musique.

    Et qu'en est-il, dans tout cela, des supporters ? Le lien du club avec la musique a toujours été particulièrement fort… et les amateurs du PSG, spécialement tatillons. En 2021, le club avait tenté de changer la chanson traditionnelle d'entrée des joueurs sur le terrain – « Who Said I Would » de Phil Collins – pour la remplacer par un titre de DJ Snake. Pilule mal avalée par les supporters, et leçon bien retenue par le club : prudence est mère de sûreté. « ​​​​​​​On essaie de ne froisser personne, assure Julia Lenrouilly. On discute toujours avec nos supporters. Ils ont des porte-parole, et on discute globalement de nos projets. »

    Avec une certitude : quelle que soit l'issue de l'ICP Music Lab, le fameux hymne « Et tous ensemble on chantera », systématiquement repris en chœur au Parc des Princes, ne risque pas de disparaître de sitôt.

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  • Exposition Huma Bhabha/Giacometti: l'état du monde concentré dans le corps humain
    2026/02/27

    L'Institut Giacometti à Paris fait dialoguer pour la troisième fois un artiste contemporain avec les œuvres du grand sculpteur. Après Ali Cherri, le photographe et plasticien libanais, puis Marwan, le peintre syrien, c'est Huma Bhabha, l'artiste pakistano-américaine, qui pose ses œuvres hybrides face aux sculptures d'Alberto Giacometti.

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  • Martin Parr: «Global Warning», une exposition humoristique et posthume au musée du Jeu de Paume
    2026/02/21
    Le musée du Jeu de Paume, à Paris, consacre en ce moment une exposition au photographe britannique Martin Parr, disparu en décembre 2025. À travers 180 photos issues de ses 50 ans de carrière, Martin Parr : Global Warning met en lumière les obsessions du photographe – le tourisme, la surconsommation, le réchauffement climatique –, mais aussi son humour, tantôt tendre, tantôt piquant, envers ses congénères. 29 janvier 2026. C'est avec une émotion palpable que Quentin Bajac, directeur du musée du Jeu de Paume et commissaire de l'exposition Global Warning, inaugure l'événement. Il connaissait bien Martin Parr avec qui il avait même publié, en 2010, un livre d'entretiens (Le Mélange des genres, édition Textuel, réédité en 2026). Surtout, les deux hommes avaient préparé ensemble cette exposition : « Martin était très enthousiasmé par ce projet », confie ainsi Quentin Bajac. Hélas, la maladie a emporté Martin Parr le 6 décembre 2025, quelques semaines à peine avant l'ouverture de Global Warning au Jeu de Paume – ultime ironie cruelle de la vie, pour un photographe qui aura manié cette forme si particulière d'humour toute sa carrière durant. À lire aussiLe photographe britannique Martin Parr est mort à l'âge de 73 ans 50 ans de carrière exposés C'est donc sans surprise que l'on retrouve la patte de Martin Parr tout au long de l'exposition, notamment « dans la sélection des photos, raconte Quentin Bajac. Nous l'avons faite ensemble. Il tenait vraiment à ce que chacune des décennies de sa carrière soit représentée. » On retrouvera donc aussi bien les photos désormais très connues de plages bondées et aux couleurs criardes, prises dans les années 1980 et 1990, que des images plus confidentielles, capturées dans les années 1970 (et en noir et blanc !) où l'on pressent déjà son envie de représenter les classes moyennes. En cinq décennies, Martin Parr a accumulé plus de 50 000 prises de vue dans ses archives – aujourd'hui stockées à la Martin Parr Foundation, à Bristol, en Angleterre, où il vivait. Impossible d'être tout à fait exhaustif ; en revanche, on peut clairement identifier certaines des marottes du photographe. « La société de consommation, le tourisme planétaire, le réchauffement climatique », énumère le directeur du Jeu de Paume. Autant d'axes autour desquels l'exposition est donc organisée, sans en oublier deux autres : l'addiction technologique et les rapports entre les humains et les animaux. « Ma ligne de front, c'est le supermarché » Ces thématiques sont loin de celles privilégiées par les confrères de Martin Parr à l'époque, aux premiers rangs desquelles les conflits et la pauvreté. « Il le disait : "Ma ligne de front, c'est le supermarché" », se remémore avec tendresse Quentin Bajac. On ne s'étonnera donc pas de croiser, ici, deux femmes retranchées derrière leurs caddies, semblant prêtes à retourner au combat ; là, un bébé dans un chariot de courses, quasi enseveli sous les couches et les paquets de viande bon marché ; ou, plus loin, des clients semblant sur le point de s'empoigner pour mettre la main sur le dernier pack de bière en promotion. Ces images pourraient sembler cruelles, elles dégagent pourtant une certaine tendresse pour l'espèce humaine. « ​​​​​​​Martin ne se mettait pas en surplomb, raconte Quentin Bajac. Il avait conscience de faire partie du problème : il voyageait énormément pour ses reportages, appréciait la plage et le shopping... » À lire aussi«Life's a Beach», Martin Parr exposé à Evian Un humour tout british Les constats posés par Martin Parr, une photo à la fois, pourraient aussi être déprimants. C'était sans compter sur sa touche bien à lui : son regard décalé, toujours de biais ; et surtout, «​​​​​​​ ​​​​​​​l'humour, fondamental. Parfois cruel, ironique, tendre... En fait, il n'y a pas un humour de Martin Parr mais bien des humours de Martin Parr », insiste le commissaire de l'exposition. Nous voilà donc amenés à sourire en coin tout au long de l'exposition. Le photographe lui-même en jouait d'ailleurs. «​​​​​​​ ​​​​​​​Les Français m'adorent parce que je me moque des Anglais : ça leur fait gagner du temps », s'était-il un jour amusé au cours d'une conférence. Le succès de l'exposition Global Warning ne l'a pas démenti : face à l'affluence, le musée du Jeu de Paume a décidé d'étendre ses horaires de visite. Martin Parr : Global Warning, au musée du Jeu de Paume (Paris) jusqu'au 24 mai 2026. À lire aussi«How Do You Feel?» nous demande Joel Quayson à la Maison européenne de la photographie
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  • «Presque égal, presque frère», une création scénique sur l'argent et le racisme signée Christophe Rauck
    2026/02/20

    La nouvelle création du Théâtre des Amandiers à Nanterre nous fait découvrir un grand auteur contemporain suédois d'origine tunisienne. Christophe Rauck met en scène un diptyque de Jonas Hassen Khemiri. Dans Presque égal, presque frère, il est question d'une société régie par l'argent et le racisme. Des pièces menées tambour battant entre sketches, stand-up et performance.

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