エピソード

  • Questions de femmes, questions de parents : l’asthme au quotidien
    2026/05/01

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons de l’asthme chez l'adulte mais aussi chez l’enfant.

    Essoufflement, quintes de toux, oppression au niveau du thorax qui peuvent conduire aux urgences : l'asthme est une maladie respiratoire chronique, qui se caractérise par une inflammation des bronches.

    Cette affection est marquée par des crises, dont la sévérité peut nécessiter une hospitalisation en urgence. Au-delà du diagnostic, la prise en charge doit permettre d'établir les conditions qui favorisent la survenue des crises : en particulier l’exposition à certains produits, à l’effort physique, au stress. L'asthme peut être d'origine allergique (dans la plupart des cas, associé à des symptômes d'éternuements ou de réactions cutanées), mais il existe également des formes d’asthme non allergiques.

    La prise en charge implique, au-delà des mesures d'éviction qui concernent l'environnement, un traitement de crise et un traitement de fond, afin de limiter la fréquence des crises et d'en espacer la survenue.

    Un asthme traité précocement permet le plus souvent d’améliorer la qualité de vie de l’enfant, de contrôler les symptômes pour en limiter l’évolution.

    Asthme de l’enfant, de l’adolescent mais aussi de l’adulte. Des questions aussi sur le caractère héréditaire de ses difficultés respiratoires.

    Avec :

    • Pr Idrissa Demba Ba, pédiatre, pneumo-pédiatre et allergologue. Chef du service de pneumologie pédiatrique du Centre hospitalier national d'enfants Albert Royer de Dakar au Sénégal. Auteur de l’ouvrage Asthme de l’enfant et de l’adolescent : une maladie multifacette chacun à son asthme, aux éditions L’Harmattan.

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot

    Programmation musicale :

    DadjuBobo au coeur

    Mwassi MoyindoLobela Nga

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    48 分
  • Sexualité: parents et amants
    2026/04/30

    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission aborde la question de la sexualité dans le couple après l’arrivée d’un enfant. Comment reprendre les rapports sexuels après un accouchement ? Comment être parents tout en préservant son couple ? Quel peut être l’impact de la parentalité sur le désir ? Quels sont les craintes des préjugés au sujet de la sexualité pendant la grossesse ?

    Les relations intimes peuvent connaître de nombreuses modifications au cours de la vie, et certains changements vont constituer pour certains couples de véritables étapes dans la vie à deux et dans la sexualité. C’est le cas lorsqu'on est partenaires dans l’intimité. On partage un jour plusieurs rôles : celui d’amants et de parents !

    Un bouleversement pour tous et toutes, que l’enfant soit désiré ou que la conception du bébé ne soit pas vraiment prévue.

    Les changements au cours de la grossesse, après une naissance, ou quand la famille s’agrandit encore vont faire évoluer certaines émotions, modifier l’organisation et donc le temps, et peut-être influencer le désir.

    Alors comment équilibrer ces deux rôles ? Comment communiquer à ce sujet, préserver du temps pour soi ?

    Yoyo hormonal, fatigue, corps qui change, nouvelles responsabilités... Autant de variables qui vont déstabiliser, interroger le couple sur sa séduction, les partenaires sur leurs envies, réveiller parfois la nostalgie d’une certaine insouciance.

    Avec :

    • Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIᵉ. 

    Programmation musicale :

    Victoria Monét, Usher Sex on sight

    Jok’air Parfum

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    48 分
  • Soigner dans les airs : un reportage long format sur la médecine aéronautique en conditions extrêmes
    2026/04/29

    À l’occasion de l’exercice HERMES 2026, notre reporter Raphaëlle Constant a pu assister à l’une des rares sessions d'entraînement du dispositif MEDEVAC, pour suivre l’évacuation médicale des blessés dans un contexte de haute intensité, au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace. L’occasion de comprendre la prise en charge des blessés et la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint.

    Cet entraînement permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre médecins, infirmiers aérosanitaires et équipages ainsi que la capacité à stabiliser des blessés en milieu hostile. Les dernières interventions ont eu lieu par exemple en Outre-Mer, au Sahel et en Polynésie.

    ► Un reportage de Raphaëlle Constant avec Tiffany Menta.

    Priorité Santé vous emmène en altitude, à la découverte de la médecine aéronautique en conditions extrêmes. Une immersion, en France, au sein du MEDEVAC, le dispositif d’évacuations sanitaires d’urgence de l’Armée de l’Air et de l’Espace.

    Ces opérations extérieures de rapatriement des malades et des blessés sont assez peu connues, alors que le rôle de cette « brigade de l’air » est déterminant pour la survie des soldats comme des civils en difficulté, sur des terrains reculés.

    Un besoin de transfert rapide

    L’objectif principal : transférer rapidement les patients du site de crise vers un établissement de santé approprié. Le service MEDEVAC (c’est le terme international) est alors une composante cruciale dans l’urgence, pour sauver des vies et assurer des soins rapides et adaptés à ceux qui en ont besoin.

    À l’occasion de l’exercice HERMES 2026, Raphaëlle Constant a pu assister à l’une des rares sessions d'entraînement de ce dispositif MEDEVAC, pour suivre au plus près l’évacuation médicale militaire dans un contexte de haute intensité. L’occasion de comprendre la prise en charge des blessés sur des terrains complexes et surtout la réalisation des soins critiques en vol dans un environnement contraint.

    Des scénarios d'urgence anticipés

    Cet entrainement, qui a eu lieu à Tarbes dans le sud-ouest de la France, permet de tester, en conditions quasi-réelles, la coordination entre équipe médicale et équipage, mais aussi la capacité à stabiliser des blessés en milieu isolé ou hostile. Et ce dispositif d’évacuations sanitaires peut être déployé dans plusieurs contextes et scénarios d’urgence : sur des terrains de conflits armés, lors de catastrophes naturelles, ou dans un cadre humanitaire.

    Raphaëlle Constant a suivi l’escadron « Vercors » pendant deux jours. L’équipage est composé de deux pilotes, d’un mécanicien naviguant et de l’équipe médicale, c’est-à-dire un médecin et des infirmiers spécialisés. Pour contextualiser, le déclenchement d’une évacuation sanitaire est lancé par un médecin régulateur qui reçoit un message codifié appelé « nine line Medevac ». Ce médecin va alors transmettre à l’équipage un bilan d’ambiance, c’est-à-dire le nombre et l’état des blessés sur le terrain, qu’il va actualiser au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

    Programmation musicale :

    Yolande Bashing - Les airs.

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    49 分
  • Les maladies liées à l’eau : l’assainissement au cœur de la prévention
    2026/04/28

    Choléra, hépatite A, la fièvre typhoïde, poliomyélite... la contamination et le manque d’assainissement de l’eau peuvent être à l’origine de nombreuses maladies. Or, selon l’OMS, en 2022, au moins 1,7 milliard de personnes dans le monde utilisaient une source d’eau potable contaminée par des matières fécales. Quelles sont les maladies liées à l’eau ? Comment les traite-t-on ? Comment les prévenir ?

    ​​​On parle souvent d’inégalités en termes d’accès à la santé dans cette émission : il y a évidemment la question des soins, du plateau technique, du financement des traitements. Mais en amont, il y a aussi les questions les plus simples d’hygiène et de prévention des infections : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Une eau propre et des conditions d’hygiène satisfaisantes, ce sont certainement les bases, la toute première assurance santé avec une nourriture en quantité suffisante !

    2 milliards de personnes privées d'eau potable

    Aujourd'hui, d'après l'OMS et l'Unicef, une personne sur quatre n'a pas un accès sécurisé à l'eau potable dans le monde. Alors si le lavage des mains et la propreté constituent des préoccupations personnelles et familiales, encore faut-il avoir à disposition une eau saine, des installations sanitaires convenables, au sens où elles évitent les contaminations, au cours des gestes les plus simples du quotidien : boire, se nourrir, faire ses besoins…

    Les maladies du péril fécal

    L’eau insalubre ou l’absence d’assainissement font courir aux populations de multiples risques d’infections : choléra, hépatite A et E, fièvre typhoïde, poliomyélite, diarrhées bactériennes, amibiase... D’où l’importance d’identifier les moyens de prévenir ces maladies, pour protéger les enfants – les plus vulnérables – des infections associées au péril fécal.

    Avec :

    • Pr Olivier Bouchaud, responsable du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, au CHU Avicenne à Bobigny, en région parisienne, président de l’Association d’Accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France

    • Faustin Ekah Ekwele, spécialiste eau, assainissement et environnement à l'Unicef Tchad.

    ► Une étude publiée dans la revue The journal of American College of Cardiology démontre, chiffres à l'appui, la sous-représentation de l'Afrique dans les essais cliniques. « Un continent ignoré » : moins de 4% des essais sont menés en Afrique, pour une population qui représente près de 25% de l'humanité. Nous donnons la parole au Dr Bamba Gaye, co-auteur de l'étude, médecin chercheur, directeur exécutif de l'Alliance pour la recherche médicale en Afrique et professeur d'informatique biomédicale à la faculté de médecine d'Emory, à Atlanta.

    Programmation musicale :

    Miriam MakebaMeet me at the river

    AnittaPinterest.

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    49 分
  • Pronostic vital : prophétie ou information médicale fiable?
    2026/04/27

    Combien de temps le patient va-t-il vivre ? Question fréquente de la part des proches à laquelle les médecins tentent de répondre, c’est ce qu’on appelle le pronostic vital. Le pronostic médical concernant lui l’évolution et les chances de guérison. En France, la loi sur la fin de vie insiste sur le fait que le pronostic vital doit être engagé à court ou à moyen terme pour que le patient puisse avoir recours à l’aide à mourir.

    Sur quels éléments cliniques et scientifiques s’appuie ce pronostic du médecin ? Dans quelle mesure peut-il avoir un impact sur la suite de la maladie ? Qu'est-ce que désignent les facteurs pronostics prédictifs ? Est-ce qu’à l’avenir, l’intelligence artificielle pourrait être sollicitée dans ce type de prévisions ? 

    • Pr Jean-Noël Fabiani-Salmon, co-directeur de l’enseignement de l’histoire de la médecine à la Faculté de médecine Paris-Cité. Ancien chef du département de chirurgie cardio-vasculaire à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris

    • Pr Judith Didi-Kouko Coulibaly, présidente de l’association Aidons les personnes atteintes ou affectées par le cancer (APAAC) à Abidjan, maitre de conférences agrégé en cancérologie à l’UFR Sciences médicales (Université Félix-Houphouët Boigny d’Abidjan), directrice du Centre d'oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara

    • Dr Baba Ibrahima Diarra, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire, chef de service du centre André Festoc dans l’enceinte du centre hospitalier mère-enfant « le Luxembourg » à Bamako.

    Un reportage de Raphaëlle Constant.

    Programmation musicale :

    Mk GeeI want

    G Nako, Zuchu – Hapo.

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    48 分
  • Produits éclaircissants: pourquoi les utilise-t-on et comment arrêter?
    2026/04/24

    [Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion)

    Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.

    Brûlures, infections, boutons ou vergetures

    Derrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…

    Valoriser les peaux au naturel

    Une pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.

    Le cercle vicieux de la dépigmentation

    Cette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.

    Responsabilité publique

    Il faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.

    Avec :

    • Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal

    • Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale :

    AsaJailer

    ZilyMamio.

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    48 分
  • Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?
    2026/04/23

    Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s’explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion)

    Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d’accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.

    AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d’après l’OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.

    Facteurs de risques évitables

    Derrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l’hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués.

    Améliorer la prévention

    Si ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d’insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.

    Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l’échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !

    Avec :

    • Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie

    • Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.

    Programmation musicale :

    Innoss’B - Love Ya Rs

    JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-CeejayUzizwa Kanjan.

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    48 分
  • Comment améliorer le développement de la petite enfance en Guinée?
    2026/04/22

    Reportage long-format dans la région de Kindia, à 140 km de Conakry, où le suivi de la santé infantile constitue un défi majeur. Difficultés d’accès aux services de soins, manque de structures de santé et de personnel formé, pauvreté et pratiques néfastes, sont autant d’obstacles à l’épanouissement des enfants de 0 à 3 ans. (Rediffusion)

    Alors pour répondre à ces problématiques, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) soutient un programme local de développement de la petite enfance : prévention de la malnutrition chronique, sensibilisation à l’importance de l’allaitement maternel et de la vaccination, lutte contre le paludisme et les maladies infantiles liées à l’eau, mais également préapprentissage par le jeu et stimulation intellectuelle et motrice des petits…

    Si cette initiative est une réussite, c’est notamment parce que l'éducation parentale s’appuie sur la dynamique communautaire. Les activités sont mises en place par des groupements de femmes et des relais communautaires sous la supervision des agents de santé.

    Notre reporter Raphaëlle Constant s’est rendue dans les villages perchés dans les collines de la commune de Samaya, à la rencontre d’acteurs locaux impliqués dans la santé infantile, porteurs d'initiatives de terrain pour répondre aux besoins essentiels des tout-petits.

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    48 分