『L'art de raconter le monde』のカバーアート

L'art de raconter le monde

L'art de raconter le monde

著者: RFI
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概要

Jean-François Cadet raconte avec des mots et avec des sons comment – à travers leurs œuvres – les écrivains, les dessinateurs et scénaristes, les metteurs en scène, les comédiens, les cinéastes, les plasticiens ou les musiciens se font l’écho des soubresauts, des débats, des grandes figures et des tendances du monde d’hier, d’aujourd’hui, et peut-être de demain. Réalisation : Antonin Duley. (Diffusions toutes cibles : le samedi et le dimanche à 18h40 TU).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Colombie: «Guérillero», le parcours du combattant d’un enfant de la guérilla
    2026/04/26

    Inspiré d’une histoire vraie, l’album de María Isabel Ospina et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches raconte en BD la vie d’un ex-jeune membre des FARC et son long et difficile chemin de réinsertion.

    Dans les années 2002 à 2010, le président colombien d’extrême-droite Alvaro Uribe menait une guerre totale contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), une des deux guérillas d’extrême-gauche nées dans les années 60 encore actives à ce moment-là sur le territoire national. C’est dans ce contexte que se situe le récit de l’album scénarisé par María Isabel Ospina et dessiné par Jean-Emmanuel Vermot-Desroches.

    Guérilla d’essence rurale

    Le héros de Guérillero s’appelle Alberto. Mais ses camarades l’appellent par ses noms de guerre : Jorgito, puis Ivan ou Ivancito. Fils d’un paysan modeste, alcoolique et violent du département du Tolima (centre), Alberto a 11 ans quand il décide avec sa sœur Francy avec les guérilleros de passage chez lui. D’un bout à l’autre de l’album, on constate d’ailleurs que les FARC sont plutôt bien accueillis par les paysans avec lesquels ils tissent des liens d’entraide : l’essence de la guérilla est rurale, elle est issue des zones d’autodéfense paysanne de la période de la Violencia, dans les années 1950-1960.

    Peu à peu, le jeune garçon fait l’apprentissage de la guérilla : marches de nuit épuisantes avec un lourd paquetage -parfois sous des pluies torrentielles-, travaux d’installation des campements, maniement des armes, affrontements avec les chulos (vautours) -appellation donnée par les FARC aux militaires-, tours de garde pour surveiller les prisonniers, soins aux blessés, distributions de tracts…

    Chemin de réinsertion

    À l’âge de 15 ans, et alors qu’il a pris de plus en plus de responsabilités, Alberto déserte, au risque d’être rattrapé et exécuté. Après s’être caché un temps, il s’engage sur le long chemin de réinsertion programmé par l’État. Une fois les démarches administratives effectuées, il est confié à des institutions éducatives, et envoyé à l’école Don Bosco de Cali (département de la Valle del Cauca, ouest), un centre spécialisé dans la rééducation des jeunes qui ont vécu dans la violence, qui lui donnera les clefs de sa nouvelle vie.

    La journaliste et documentariste María Isabel Ospina a séquencé son récit en courts épisodes d’une, deux ou trois planches, que le dessinateur Jean-Emmanuel Vermot-Desroches met en scène avec une ligne claire expressive, dont la rondeur met en exergue le côté juvénile d’Alberto, enfant-soldat un temps perdu, mais qui saura trouver les ressources pour tourner la page de ses années de guérillero.

    Guérillero, María Isabel Ospina et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (Dargaud).

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    19 分
  • «Les fils de l’Aigle», comment être pacifiste pendant la guerre du Vietnam
    2026/04/25

    En suivant les traces de deux mutins américains pendant la guerre du Vietnam, Antonin Varenne livre un roman puissant qui raconte la pacifisme des années 70 tout en interrogeant notre rapport à l’engagement, au courage et à nos choix individuels et collectifs.

    Claude McKay et Alvin Glatkowski. Les noms de ces deux marins américains sont très peu connus, ils ont pourtant participé à un des épisodes les plus singuliers de l’histoire contemporaine des États-Unis : la mutinerie du SS Columbia Eagle, en 1970.

    Une cargaison de 10 000 tonnes de napalm

    Singulière aussi, la cargaison du cargo : affrété par le département américain de la Défense, ses cales transportent des bombes au napalm destinées à l’US Air Force engagée au Vietnam contre les communistes. 10 000 tonnes ! Suffisamment dangereux pour justifier le versement aux marins d’une prime de risque rondelette. Et pour susciter la colère de deux jeunes pacifistes, dans une Amérique embourbée dans un conflit bien meurtrier.

    Deux enfants de l’Amérique des années 70

    Si Antonin Varenne a choisi Les Fils de l’Aigle comme titre de son nouveau roman, ce n’est pas seulement à cause du nom du bateau. C’est surtout parce que les deux jeunes hommes sont des enfants de l’Amérique des années 70 : deux fils de militaires en rupture de ban avec un père absent, militaire raté ; deux jeunes engagés dans la marine marchande pour prendre enfin les rênes de leur destin ; deux pacifistes convaincus, mais de manière différentes : Claude McKay, engagé dans le syndicalisme marxiste, est un révolutionnaire convaincu ; Alvin Glatkowski est en revanche moins politisé : traumatisé lors d’une escale au Vietnam, il est cependant devenu objecteur de conscience. Ensemble, ils vont fomenter un projet complètement fou : prendre le contrôle du bateau et le détourner. À deux contre quarante. Mais pour sauver des vies.

    Une profonde humanité et d’âpres questionnements

    Cette histoire, Antonin Varenne nous la raconte à travers une conversation dans un bar désert de Los Angeles entre deux autres personnages, très complémentaires eux aussi : Tim O’Brien, un flic angoissé après le départ de son fils au Vietnam et qui est confronté aux manifestations et aux « happenings » des babas cools et autres pacifistes ; et le journaliste Richard Linnett. C’est ce dernier qui tisse peu à peu les fils d’un récit dont le souffle – à la fois romanesque et cinématographique-, est empreint d’une profonde humanité et d’âpres questionnements sur l’engagement, les convictions pacifistes, le courage individuel et collectif, la fragilité corporelle et psychologique, les raisons et l’impact de nos choix…

    Les fils de l’Aigle, Antonin Varenne (Gallimard).

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    19 分
  • «Un terrier» au Théâtre de la Reine Blanche, une vraie pièce d’identité
    2026/04/19

    Très personnel, le « solo à voix nue » d’Anne Leterrier raconte sa naissance sous X, son parcours d’enfant adoptée et son enquête pour retrouver ses origines.

    Avant même que le spectacle ne commence, elle est déjà là. Pas sur le plateau mais dans la salle. Mais qui est-elle, cette dame un peu étrange mais sympathique qui passe d’un siège à un autre, salue les spectateurs, leur pose une ou deux questions… Qui ? C’est toute la question. Car le spectacle d’Anne Leterrier nous parle d’identité. La sienne.

    Née sous X

    Anne Leterrier est née sous X. Pupille de la nation, Anne-Caroline Laurence est adoptée trois mois plus tard par un couple de Franciliens, Sylvie et Patrice Leterrier. Ses parents. Longtemps confrontés à la redoutable épreuve de la stérilité, ils se sont résolus à présenter une demande d’adoption en 1987. Trois ans après, Anne devient leur fille. Et tout le monde est heureux. « Leterrier » : un patronyme prédestiné à l’accueil et à la création d’un foyer. L’autrice -également comédienne et co-metteuse en scène avec Diane Vaicle- l’a coupé en deux pour en faire le titre du spectacle. Tout simplement.

    Le reste est un tantinet plus compliqué. Même si on ne lui cache rien : l’intéressée a toujours su qu’elle était une enfant adoptée. Mais comme elle le dit dans le spectacle « grandir adoptée : tout un programme ». À l’école, ses camarades posent bien des questions à la petite Anne qui, elle aussi, s’en pose et pas qu’un peu : a-t-elle été abandonnée ? Qui sont ses parents et que sont-ils devenus ?...

    Devenue étudiante, Anne estime qu’il est temps de savoir, même si dans son entourage tout le monde n’approuve pas. Elle se décide à « prendre une année de vide pour faire le plein ». Jolie formule. Elle constitue donc un dossier et saisit le Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles, qui lui transmet quelques informations sur sa mère biologique. Prénommée Kadija, celle-ci vit dans le sud de la France. Et elle va accepter d’échanger des lettres avec Anne, avant de la rencontrer.

    Cette correspondance est au cœur de la mise en scène du spectacle. Détail qui n’en est pas un : les lettres sont lues non pas par la comédienne, mais par des personnes du public, et cette histoire intime et personnelle devient alors tellement partagée qu’elle en devient universelle.

    Un terrier, au Théâtre de la Reine-Blanche (Paris) jusqu’au 29 avril 2026.

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    19 分
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