エピソード

  • À la Une: les flammes dévorent des élèves à Bukavu, une pègre emporte deux engins stratégiques à Kinshasa
    2026/09/12
    On ouvre avec Tempête de tropiques qui barre sa Une avec ce titre : « Un incendie fait au moins 27 morts parmi des élèves à Kadutu ». Le quotidien rapporte qu’un drame d’une grande ampleur s’est produit sur l’avenue Kasheke, dans le quartier Cimpunda, commune de Kadutu, à Bukavu. Un incendie, dont l’origine reste inconnue, s’est déclaré soudainement, ravageant plusieurs habitations ainsi que des infrastructures scolaires riveraines. Le bilan s’est alourdi au fil des heures : 27 élèves ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessés. Le journal évoque pour sa part une « RDC face à la loi du feu : après Kinshasa, Bukavu pleure ses enfants ». Le quotidien parle d’une « spirale infernale et meurtrière » qui semble s’être emparée du pays. Le confrère souligne un « deuil avec un bilan effroyable qui ne cesse de s'alourdir, touchant la chair de sa jeunesse. » Alors que la RDC n’a pas encore fini de sécher ses larmes après l’incendie meurtrier de la salle de fêtes Panacée à Kinshasa, samedi dernier, le feu a de nouveau frappé jeudi. Selon le confrère, le drame a provoqué une panique générale dans les écoles voisines Ujamaa et Furaha. Pris de court par la rapidité du brasier, les élèves ont tenté de fuir dans le chaos. La plupart des victimes auraient été « piétinées ou étouffées lors d’une bousculade mortelle ». Plusieurs autres enfants, grièvement brûlés ou victimes d’une sévère asphyxie, ont été conduits vers les structures sanitaires de Bukavu. À lire aussiRDC: l'incendie d'une salle des fêtes à Kinshasa fait au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés De la capitale aux provinces, les alertes et les départs de feu se succèdent à un rythme effrayant, traduisant une vulnérabilité critique face aux risques d'incendie, à l'absence de normes de sécurité strictes et à la faiblesse des moyens de secours d'urgence. Le Potentiel titre : « Quand le feu devient un défi de gouvernance ». Pour ce quotidien, les drames de Kinshasa et Bukavu « doivent être regardés comme un signal d’alarme national ». La répétition des incendies, la destruction des maisons et des écoles et surtout la mort d’enfants dans des établissements censés les protéger posent, selon lui, la question de la prévention et de la sécurité civile. Et de conclure : « À Kinshasa et à Bukavu, les flammes ne brûlent pas seulement des maisons et des écoles. Elles mettent à nu les failles de la prévention, de la sécurité civile et de l'aménagement urbain en RDC. Et après ce drame, gouverner par anticipation n'est plus un choix : c'est une obligation ». Sur le volet politique, Econews titre : « Rentrée parlementaire, marche de l’opposition… Kinshasa en sursis : 15 septembre, le jour où tout peut basculer ». Le quotidien souligne la coïncidence entre l’ouverture de la session parlementaire et la manifestation annoncée par la coalition C64 contre un changement de la Constitution. À cinq jours de l’échéance, l’incertitude demeure sur l’autorisation de la marche, le maintien de la rentrée parlementaire et les conditions de sécurité. D'ici mardi, les regards resteront braqués sur le Parlement, mais aussi sur les autorités chargées d'encadrer la manifestation. La rentrée sera-t-elle reportée ? La marche sera-t-elle autorisée ? Les deux événements pourront-ils se dérouler sans heurts. Ouragan estime que « le pouvoir évite l’affrontement ». Le journal rapporte que le chef du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a proposé au président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, de reporter à 18 heures la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire pour des raisons « sécuritaires et préventives ». « La peur a-t-elle gagné les hauts étages de la République ? », s’interroge Ouragan qui pense que « le parti au pouvoir est encore traumatisé par les troubles de la dernière marche de l'opposition à Kinshasa et redoute un bain de sang qui souillerait irrémédiablement l'image internationale du régime. » De scènes de violences devant le Palais du Peuple, temple de la démocratie congolaise, serait une catastrophe diplomatique. À l'heure où Félix Tshisekedi tente de se poser en garant du dialogue national et de la stabilité. Des images de répression sanglante réduiraient donc en cendres sa crédibilité internationale. Au cœur de cette mobilisation : la hantise d'un troisième mandat de l'actuel chef de l'État. La C64 accuse l'Union sacrée de vouloir exploiter la crise sécuritaire pour préparer le terrain à une modification de la loi fondamentale. Le 15 septembre 2026, conclut Ouragan, « s'annonce donc comme un rendez-vous à haut risque. » Et l'Avenir boucle cette revue avec le vol de « Deux machines de capture des passeports ». Deux appareils servant à la capture des données nécessaires à la délivrance des passeports biométriques ont ...
    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: une rentrée scolaire sous «deux feux rouges», Ebola s’enracine
    2026/09/05

    Rentrée scolaire oblige, le quotidien Forum des ASS barre sa une avec ce titre : « Kinshasa : une reprise effective, mais encore timide ». Le quotidien confirme que « la rentrée scolaire a bel et bien eu lieu » mardi 1er septembre à Kinshasa. Dans plusieurs établissements de la capitale, les élèves ont repris le chemin de l’école, même si l’affluence reste faible dans certaines écoles, notamment dans le privé. Le constat du quotidien est donc nuancé : la rentrée est effective, mais elle reste « encore timide ».

    Le Phare élargit la focale et parle d’une rentrée scolaire devant « deux feux rouges : Ebola et l’insécurité ». Le journal redoute des perturbations dans les provinces touchées par le virus. À Bunia, en Ituri, comme à Beni, au Nord-Kivu, des syndicats d’enseignants ont menacé de boycotter la rentrée, faute de garanties suffisantes sur les mesures de prévention, notamment les lave-mains, les gels antiseptiques et les thermomètres. Le projet de déclencher une grève illimitée aurait finalement été abandonné après des assurances de Kinshasa.

    Pour Le Phare, « la grande inconnue reste l’insécurité ». Malgré le mécanisme de contrôle et de vérification du cessez-le-feu mis en place à Doha, le journal souligne que la paix est encore loin d’être revenue au Nord et au Sud-Kivu. Il cite notamment l’attaque de drone à Minembwe, survenue au début de l’opération de vérification, ainsi que les affrontements signalés à Minembwe et à Uvira. À ces deux urgences s’ajoutent, selon le quotidien, dans plusieurs territoires affectés par les combats, les incertitudes sur la mécanisation et le paiement des nouvelles unités d’enseignants, la fiabilisation du fichier des effectifs et la mise en œuvre de nouveaux programmes.

    Sur le front sanitaire, Econews titre : une RDC « dépassée par le virus » Ebola qui « s’enracine ». Le trihebdomadaire évoque plus de 6 000 cas confirmés et près de 3 000 morts dans six provinces, estimant que l’épidémie est encore « loin d’être maîtrisée ». Pour Econews, « Ebola n’est plus seulement une menace sanitaire localisée » : le virus progresse et les chaînes de transmission se multiplient.

    La Tempête des Tropiques relaie, elle, l’inquiétude de la CENCO. Les évêques catholiques appellent à renforcer la riposte et alertent sur la possibilité que les chiffres officiels ne reflètent pas toute l’ampleur de la circulation du virus. Ils dénoncent aussi le manque d’équipements de protection et les ruptures de stocks dans certains établissements de santé.

    « La perpétuité requise contre le général Philémon Yav », ancien commandant de la troisième zone de défense, peut-on lire dans Ouragan. Le ministère public demande à la Haute cour militaire de retenir notamment les charges de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La défense conteste les accusations et estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits.

    Enfin, pour clore cette revue de presse, Africanews revient aussi sur les emprunts contractés par l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour achever le Centre financier de Kinshasa. Le tabloid évoque une dette de 150 millions de dollars contractée à 11,5 %, et oppose ce financement au premier Eurobond congolais levé à 9 %.

    « L’homme qui dénonçait, mercredi, le taux de 9 % du premier Eurobond congolais comme ‘insoutenable’, avait lui-même contracté une dette qui fait payer 11,5 % aux générations actuelles et futures. » Le parallèle est implacable, commente le confrère kinois : d’un côté, le gouvernement Suminwa II lève à 9 % sur dix ans pour du productif : la centrale de Katende qui attend depuis des décennies, des routes nationales, des aéroports. De l’autre, un emprunt à 11,5 % sur du court terme, à remboursement semestriel écrasant, pour du béton administratif.

    À lire aussiRDC: au moins 45 professionnels de santé morts d’Ebola depuis le début de l’épidémie

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: un dialogue national annoncé « sans Kabila ni M23 »
    2026/08/29

    Ouvrons cette revue de presse avec Congo Nouveau, qui titre : « Tshisekedi lance un dialogue sans Kabila ni M23 ». Le trihebdomadaire s’intéresse aux contours du dialogue national annoncé par le président congolais. Un processus qui doit débuter par des consultations dans les 26 provinces avant de se poursuivre à Kinshasa, pour une durée maximale de trois mois.

    Mais Congo Nouveau relève surtout les lignes rouges fixées par Félix Tshisekedi : pas de place pour les groupes armés, pas de partage du pouvoir et pas de médiation étrangère. L’exclusion de l’AFC/M23 et de Joseph Kabila suscite déjà de vives réactions dans l’opposition. Martin Fayulu réclame leur participation, Delly Sesanga dénonce un dialogue exclusif, tandis que Moïse Katumbi exprime sa méfiance.

    Pour le tabloïd, le pari présidentiel reste risqué : un dialogue perçu comme verrouillé pourrait avoir du mal à produire une solution durable à la crise congolaise. Le Phare revient lui aussi sur l’architecture de ce futur dialogue national. « Une consultation politique et technique dans chaque province d’abord ! », titre le quotidien.

    Il insiste sur le caractère inédit de la démarche : la parole doit partir des provinces avant de remonter vers Kinshasa. Institutions, partis politiques, confessions religieuses, organisations de femmes et de jeunes, monde économique, universitaire et scientifique : toutes les forces vives sont appelées à contribuer au diagnostic. Ces consultations doivent ensuite servir de base aux assises nationales. Le Phare souligne également la principale ligne rouge présidentielle : ceux qui ont pris les armes contre la République ne pourront pas participer au dialogue comme composantes politiques.

    Forum des As retient, lui, le compte à rebours : « Dialogue national : Félix Tshisekedi ouvre un compte à rebours de trois mois ». Le quotidien détaille les étapes du processus et relève la distinction faite entre le dialogue national et les discussions de Doha avec l’AFC/M23. Pour Félix Tshisekedi, les questions militaires doivent être traitées à Doha, tandis que le dialogue national doit s’occuper de la refondation politique et institutionnelle. Forum des As rappelle toutefois que le président n’a pas encore fixé de date précise pour le début des consultations provinciales.

    Suspension d'activités académiques dans des établissements publics

    Le Journal s’intéresse à un autre front : La « Bataille pour le contrôle des universités de Goma et Bukavu ». Kinshasa a suspendu les activités académiques dans onze établissements publics des deux villes contrôlées par l’AFC/M23. Une décision justifiée par des impératifs sécuritaires et la nécessité de préserver la légalité des diplômes.

    Le mouvement rebelle annonce, de son côté, un mécanisme de substitution pour maintenir les études. Au-delà de l’éducation, Le Journal y voit une bataille pour le contrôle institutionnel de ces territoires. EcoNews, un autre quotidien souligne justement que cette décision « ravive les craintes de balkanisation ». L’opposition, la société civile et plusieurs personnalités dénoncent une mesure qui risque de pénaliser des milliers d’étudiants. Le gouvernement défend, lui, la préservation de l’intégrité de l’État et des titres académiques.

    Et pour boucler cette revue de presse, La Tempête des Tropiques revient sur la condamnation de Rebo Tchulo. La chanteuse a écopé de douze mois de servitude pénale avec sursis de 24 mois, sans amende, pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et à la discipline. Une décision qui lui permet cependant de rester libre et de reprendre ses activités artistiques.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: Constant Mutamba risque 15 ans de prison supplémentaires, des «chiens de chasse» contre les dérives sur internet
    2026/08/22

    Ouvrons cette revue de presse avec le quotidien Forum des As qui revient sur le procès Frivao, du nom de ce fonds chargé d’indemniser les victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC. À la Cour de cassation, le ministère public a requis 15 ans de travaux forcés contre l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, et Chançard Bolukola, ancien coordonnateur intérimaire du Frivao. Les deux hommes sont poursuivis pour détournement présumé de deniers publics en participation criminelle directe. L’accusation porte notamment sur plusieurs décaissements : 14 millions de dollars remis à Congo Énergie, 200 000 dollars à l’Assemblée provinciale de la Tshopo, 2 millions à Global Assurance et 1,24 million à Divo SARL. D’autres fonds auraient également été affectés à Tropique Architecture.

    Le quotidien Le Journal précise que le parquet réclame aussi, pour chacun, cinq ans d’interdiction de vote et d’éligibilité après la peine, ainsi que l’interdiction d’exercer des fonctions publiques ou parapubliques. La Cour rendra sa décision le 2 septembre, conclut-il, après plusieurs audiences marquées par les contestations de la défense et les absences de Constant Mutamba.

    « À Washington, Kabila ouvre le front judiciaire »

    Changement de décor avec cette Une d’Ouragan. L’ancien président congolais conteste devant la justice américaine les sanctions financières prises contre lui par le Trésor des États-Unis. Selon le journal, son avocat, Erich Ferrari, a saisi le 4 août un tribunal fédéral du district de Columbia pour contester sa désignation par l’OFAC, l’organisme américain chargé de l’application des sanctions. Washington accuse Joseph Kabila de soutenir la rébellion de l’AFC-M23. Sa défense juge ces accusations trop générales et estime que les autorités américaines ne démontrent pas l’existence d’un soutien matériel, financier ou opérationnel à cette rébellion.

    Le Potentiel, un autre quotidien estime que l’ancien président cherche à déplacer le débat : il ne s’agit plus seulement de savoir ce que Kinshasa lui reproche, mais ce que Washington est capable de démontrer.

    Le bihebdomadaire Exclusif-RDC insiste qu’au-delà de la réputation, l’enjeu est financier : les sanctions américaines peuvent entraîner le gel de certains avoirs de Kabila et compliquer ses opérations bancaires avec des acteurs relevant de la juridiction américaine.

    Des « chiens de chasse » contre les dérives sur internet

    La Prospérité s’intéresse aux dérives sur les réseaux sociaux. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a appelé cette semaine à une mobilisation générale d’Officiers de police judiciaire pour réprimer rigoureusement les infractions prévues par le Code du numérique. Désormais, commente le confrère kinois, les OPJ sont appelés à s’autosaisir, agir comme de véritables « chiens de chasse », dès qu’ils constatent une infraction, sans attendre nécessairement une plainte. Le parquet veut ainsi renforcer la lutte contre les abus en ligne, tout en affirmant vouloir préserver la liberté d’expression.

    Une note d’espoir dans la lutte contre Ebola

    Enfin, Econews apporte une note d’espoir dans la lutte contre Ebola avec cette annonce d’un déploiement de 70 000 doses du vaccin Ervebo dans l’est de la RDC par l’OMS. Alors que l'épidémie la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays continue de semer la terreur avec 2500 morts pour plus de 5000 cas, le tabloïd parle d’une « bouffée d'oxygène » qui « vient percer le voile du deuil » : Car ce vaccin, homologué contre la souche Zaïre, fait actuellement l’objet d’un essai contre la souche Bundibugyo qui circule dans le pays et qui est, rappelle Econews, « loin d’être maîtrisée ».

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: la riposte à Ebola «s’essouffle», le texte sur le référendum renvoyé au Parlement
    2026/08/15

    Le quotidien Le Journal ouvre cette revue de presse avec son titre : « Référendum, le texte revient devant le Parlement ». Le Bureau de l’Assemblée nationale annonce une nouvelle délibération de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum au cours de la session parlementaire de septembre 2026. Cette décision fait suite à une correspondance adressée le 10 août par le président Félix Tshisekedi aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le chef de l’État a sollicité une nouvelle délibération du texte.

    Sur le même sujet, Forum des As rappelle que cette démarche intervient quelques jours après l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle qui avait déclaré le texte conforme à la Constitution, tout en formulant plusieurs réserves concernant certaines de ses dispositions, notamment en matière de suppression, de substitution et de réécriture. Pour le quotidien, la demande présidentielle ouvre ainsi une nouvelle étape dans le parcours législatif de la loi référendaire. Forum des As précise : « Il ne s’agit donc pas, à ce stade, d’un abandon du texte, mais d’une volonté de tenir compte des observations formulées par le juge constitutionnel avant son éventuelle promulgation ».

    Autre sujet à la Une de la presse : l’épidémie d’Ebola. la RDC franchit la barre de plus de 4 000 cas confirmés et plus de 2 000 décès. C’est dans Le Potentiel. Le pays compte maintenant de 2 185 morts parmi 4 665 cas confirmés. Le taux de létalité approche 50 %. L’épidémie touche 6 provinces, à savoir le Haut-Uélé, Bas -Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo.

    La Tempête des tropiques, un autre quotidien rapporte « que 60 à 79 % des morts sont enregistrés dans les communautés, loin des centres de traitement ».

    Le trihebdomadaire Ouragan rapporte que quatre décennies après avoir contribué à mettre au jour Ebola, Jean-Jacques Muyembe observe avec inquiétude une flambée dont l’ampleur et la célérité l’alarment. Le virologue congolais, déplore une riposte lente et inefficace.

    « Ebola : des morts s’accumulent, la riposte s’essouffle »

    C'est à lire dans Econews. Ce tabloid affirme que « le virus progresse à une vitesse inédite ». Et pointe une « machine administrative [ qui ] tourne à vide, entraînant la riposte dans une zone d’essoufflement ». Pour Econews, cette épidémie d’Ebola « n’est pas une simple crise sanitaire. C’est un scandale d’État. ». Alors que le virus Bundibugyo, cette souche rare contre laquelle il n’existe ni vaccin approuvé ni traitement spécifique, continue de faucher des vies à un rythme jamais observé, la riposte s’enlise dans les couloirs de la capitale, estime le journal. Qui précise qu’en très peu de temps, « nous sommes passés de trois zones de santé à 53 aujourd’hui, et de trois à 6 provinces affectées ».

    Econews pointe « des centres de décision prisonniers de débats philosophiques » et déplore que « Des médecins de l’Est congolais soignent les suspects sans protection adéquate, faute de systèmes d’évacuation et d’isolement fiables. Des laboratoires manquent d’intrants pour travailler, tandis que des dépôts à Kinshasa regorgent de matériel jamais déployé ».

    Econews déplore donc un « paradoxe insoutenable qui privilégie les réunions institutionnelles à l’action concrète sur le terrain ».

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: Fwamba sonne la fin de la fraude à la TVA, Shadary et Minaku livrés à la justice militaire
    2026/08/08
    Notre revue part de ce titre dans Econews : « Le bilan d’Ebola approche les 2 000 morts, pendant que Kinshasa audite les fonds, Africa CDC sonne l’alarme. » Le trihebdomadaire souligne le contraste entre les préoccupations des autorités congolaises et celles des partenaires internationaux engagés dans la riposte. À Kinshasa, écrit le journal, les interrogations portent principalement sur la gestion des ressources financières mobilisées pour lutter contre l’épidémie. Pendant ce temps, sur le terrain, notamment à Bunia en Ituri, la progression du virus se poursuit. C’est dans ce contexte que le directeur général d’Africa CDC Jean Kaseya est arrivé mardi à Bunia, accompagné des équipes de l’Organisation mondiale de la santé et des autres partenaires de la riposte, afin d’évaluer les stratégies en cours et d’identifier les actions prioritaires. Sur le même sujet, Le Potentiel affirme que le président Félix Tshisekedi a repris le contrôle de la coordination stratégique de la riposte en associant l’OMS et Africa CDC. Une première réunion avec les responsables des deux institutions s’est tenue mercredi à Kinshasa autour du chef de l’État. Mais le quotidien prévient : « La véritable victoire ne se mesurera pas au nombre de réunions organisées, mais au nombre de vies sauvées. » Et d'ajouter : « Face à Ebola, le temps des discours est toujours plus court que celui de la contagion. C’est sur le terrain, et non dans les salles de conférence, que se joue la crédibilité de la stratégie présidentielle. » À lire aussiRDC: au cœur de la riposte contre Ebola, la difficile coordination des financements « Shadary et Minaku livrés à la justice militaire » Sur un autre registre, Ouragan affiche en Une : « Plus de 200 jours après, Shadary et Minaku livrés à la justice militaire. » Le trihebdomadaire rapporte que le Conseil national de cyberdéfense a transféré Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku à l’auditorat militaire. Ce tabloïd estime que la justice a désormais l’occasion de cerner les contours du dossier et d’apprécier la portée des accusations visant les deux proches de l’ancien président Joseph Kabila. Leur audition, initialement prévue jeudi, a été reportée à vendredi 15 août. Le dossier a officiellement quitté les services du Conseil national de cyberdéfense pour le parquet militaire. Ouragan relève également que, pour les partisans du PPRD, il s’agit d’une vengeance politique, tandis que le pouvoir évoque une nécessité sécuritaire. De son côté, Congo Nouveau évoque des accusations politiques sensibles. L’hebdomadaire révèle qu’Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku sont soupçonnés d’« atteinte à la sûreté de l’État » et de liens présumés avec les activités de l’ancien chef de l’État. Leur camp politique rejette ces accusations et les qualifie de « montages » destinés à neutraliser l’opposition. Le journal rappelle que leurs avocats dénonçaient jusqu’ici des conditions de détention opaques et réclamaient leur comparution devant une juridiction indépendante. Congo Nouveau estime que l’évolution de ce dossier sera observée de près par la classe politique et la société civile, qui y voient un test pour l’indépendance de la justice et l’État de droit. À lire aussiRDC: Emmanuel Ramazani Shadary, opposant et haut cadre du parti de Joseph Kabila, arrêté Fraude à la TVA : les entreprises frauduleuses dans le viseur des autorités Enfin dans Africanews : Doudou Fwamba sonne la fin de la fraude à la TVA. En clôturant jeudi les cliniques fiscales, le ministre des Finances Doudou Fwamba a sonné la fin de la récréation pour les récalcitrants à la réforme de la facture normalisée. Cette réforme devenue obligatoire le 1ᵉʳ décembre 2025 pour toutes les entreprises assujetties à la TVA a connu deux prolongations pour sa mise en œuvre obligatoire, Africanews note que « c’est fini ». Pour le ministre des Finances, « grâce au système informatisé, le Trésor peut désormais détecter les écarts entre la TVA collectée et la TVA effectivement déclarée par chaque opérateur économique ». Le ministre a instruit la direction générale des impôts de procéder à des sanctions ciblées contre les entreprises frauduleuses, mais aussi contre les agents du fisc coupables d’abstention. « Ne soyez pas surpris demain si des relances, des mises en demeure et des saisies sont opérées », a prévenu l’Argentier national. Selon lui, les premiers résultats sont déjà visibles. Au cours des trois derniers mois, la mobilisation de la TVA est passée d’une moyenne de 280-290 milliards de francs congolais à 340 milliards. Pour Doudou Fwamba qui veut doubler le niveau de mobilisation de la TVA, cet impôt est « le premier qui aide le Gouvernement à financer les politiques publiques ». Et Africanews de conclure : « Le temps ...
    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: Ebola prend des proportions apocalyptiques, la passe de la Cour constitutionnelle à Tshisekedi
    2026/08/01
    Le Potentiel titre : « Ebola : enfin la riposte scientifique à la variante Bundibugyo ». Le quotidien salue une avancée majeure avec l’essai du traitement Ebopep en Ituri et le lancement, à l’université d’Oxford, du vaccin ChAdOx1 BDBV. Après des années sans solution spécifique contre cette souche, le journal estime que « la communauté scientifique attaque simultanément la maladie sur deux fronts : sauver les patients et empêcher les nouvelles infections ». Mais Le Potentiel appelle à la prudence. « L’histoire d’Ebola enseigne la prudence », écrit-il, rappelant que les essais n’en sont qu’à leurs débuts et qu’il faudra démontrer leur efficacité, leur innocuité et leur accessibilité. Le quotidien souligne aussi que « la RDC n’est plus seulement le théâtre des épidémies d’Ebola ; elle devient le terrain où s’invente la réponse mondiale contre la variante Bundibugyo ». Optimisme prudent Il sait aussi que le véritable défi commence même après les découvertes scientifiques. « Car un vaccin ne protège personne s’il reste dans un laboratoire. Un traitement ne sauve aucune vie s’il n’atteint pas les centres de santé des zones enclavées de l’Ituri, du Nord-Kivu ou d’ailleurs. » Et de conclure : « Les ruptures d’approvisionnement, le sous-financement chronique des systèmes de santé et les hésitations des partenaires internationaux peuvent rapidement transformer une avancée scientifique en occasion manquée. » Le trihebdomadaire Africanews partage cet optimisme prudent et résume l’enjeu en une formule : « Si Ebopep prouve son efficacité, la riposte contre Ebola change de nature. On ne court plus derrière l’épidémie. On la coupe à la source. » À l’inverse, Econews s’inquiète sous le titre : « Ebola, pendant que l’Ouganda tourne la page, la RDC s’enfonce dans une spirale inquiétante, plus de 1 500 décès déjà ! ». Cet autre trihebdomadaire oppose la fin officielle de l’épidémie en Ouganda, avec vingt cas confirmés et deux décès importés de RDC, à la situation congolaise, où 1 521 décès sont recensés. Et de commenter : « Lorsque l’Ouganda exhale un soupir de soulagement, la RDC, elle, retient son souffle, étouffée par une hécatombe silencieuse mais dévastatrice. Un drame qui prend des proportions apocalyptiques. » « Comment expliquer un tel écart ? », s’interroge ce tabloïd qui estime que les raisons sont connues : « infrastructures sanitaires défaillantes, zones d’accès difficile, défiance des populations et manque de moyens logistiques. » Ceci alors que le virus « ne fait pas de politique. Il frappe là où le terrain est le plus vulnérable. » Il cite encore l’OMS qui rappelle que « l’ennemi ne connaît pas de frontières et que la menace reste intacte pour les pays voisins ». Un troisième mandat pour Tshisekedi ? Le quotidien Afrikarabia titre : « RDC : feu vert pour un changement de Constitution et un possible 3e mandat de Tshisekedi ». Il revient sur la validation par la Cour constitutionnelle de la loi organisant le référendum. Selon le journal, cette décision permet désormais au président Félix Tshisekedi de consulter la population sur une nouvelle Constitution. L’opposition, réunie au sein de la Coalition C64, juge toutefois l’arrêt de la Cour « nul et non avenu » et appelle à une manifestation le 15 août contre « le changement de la Constitution » et « le troisième mandat ». Le trihebdomadaire Congo Nouveau titre : « Loi sur le référendum validée : 3ᵉ mandat, la Cour fait-elle une passe à Tshisekedi ? » Sa réponse est nuancée. Le journal estime qu’« il n’est pas du tout facile de l’affirmer », la Cour ayant imposé plusieurs garde-fous, dont l’exigence d’une pétition de 250 000 signatures avant toute initiative référendaire. Enfin, Forum des As titre : « Entre deux rives, la Cour constitutionnelle choisit l’équilibre ». Pour le quotidien, la haute juridiction a privilégié « ni validation aveugle, ni rejet frontal, mais une voie médiane, prudente et calculée », en validant la loi tout en l’assortissant de réserves substantielles.
    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: en RDC, l'épidémie d'Ebola «progresse à un rythme presque insaisissable»
    2026/07/25
    La presse kinoise revient largement sur l’épidémie d’Ebola. Forum des As titre sur le seuil des mille morts franchis en République démocratique du Congo, un chiffre qui « fait froid dans le dos », « un seuil symbolique, mais surtout dramatique ». Le quotidien estime que « derrière ces chiffres, une réalité inquiétante : la maladie progresse à un rythme presque insaisissable ». Avec plus de 2 500 cas confirmés, l’épidémie figure déjà parmi les plus rapides jamais enregistrées. Le journal revient aussi sur la situation en Ituri, où se concentrent près de 90% des cas, les difficultés du traçage des contacts, le manque de financement, l’insécurité, la défiance d’une partie de la population et des estimations selon lesquelles le nombre réel de cas pourrait dépasser les chiffres officiels. Ouragan enchaîne avec ce titre : « Ebola, la cheffe du gouvernement au front ». Judith Suminwa s’est rendue à Kisangani puis à Bunia pour évaluer la situation, accompagnée notamment de représentants des États-Unis, du système des Nations unies et de plusieurs partenaires internationaux. Econews estime quant à lui que l’annonce de 50 millions de dollars par la Première ministre « résonne moins comme un signal d’espoir que comme le symptôme d’un mal plus profond ». Le journal dénonce le contraste entre le cap des 1 000 morts, les soignants confrontés aux impayés et à la sous-rémunération, et les « ballets diplomatiques » accompagnés de budgets importants. Il s’interroge sur l’efficacité des financements et affirme que « l’épidémie à virus Ebola est devenue une rente », alimentant « une chaîne de complicités où l’urgence permanente sert de prétexte à l’opacité budgétaire ». À lire aussiRDC : l'épidémie d'Ebola franchit le seuil symbolique des 1000 morts Divergences avec l'opposition avant le dialogue national inclusif Sur le front politique, Le Potentiel estime que les divisions de l’opposition s’accentuent avant le dialogue national inclusif. Le quotidien juge que le report des marches de la Coalition Article 64 et de l’Union sacrée a évité une confrontation à Kinshasa, tout en révélant les divergences autour du dialogue annoncé par Félix Tshisekedi. Même lecture dans Le Phare, qui évoque des « lignes rouges » et un « terrible fossé » entre la volonté affichée par le chef de l’État et la perception d’une partie de l’opposition. Le journal estime que les exclusions rappelées par Patrick Muyaya risquent de réduire le cercle des participants. Le Journal, quant à lui, titre : « La justice congolaise, une caisse noire de la République ! ». Le quotidien rapporte les propos de l’avocat Carlos Ngwapitshi, selon lesquels « 80 à 90 % des procès se gagnent par la corruption des juges ». Il décrit un système où « le droit s’achète au kilo de billets », faisant de la justice « une bourse de verdicts ». Les juges sont accusés de s’être « transformés en caissiers qui distribuent des décisions judiciaires au plus offrant. Les pauvres, eux, n’ont que leurs larmes pour plaider ». Le journal parle alors d’un écart entre le droit écrit et la pratique réelle. À lire aussiRDC : dans l'attente du dialogue national, la discrète implication de l'ex-président guinéen Alpha Condé
    続きを読む 一部表示
    3 分