Rentrée scolaire oblige, le quotidien Forum des ASS barre sa une avec ce titre : « Kinshasa : une reprise effective, mais encore timide ». Le quotidien confirme que « la rentrée scolaire a bel et bien eu lieu » mardi 1er septembre à Kinshasa. Dans plusieurs établissements de la capitale, les élèves ont repris le chemin de l’école, même si l’affluence reste faible dans certaines écoles, notamment dans le privé. Le constat du quotidien est donc nuancé : la rentrée est effective, mais elle reste « encore timide ».
Le Phare élargit la focale et parle d’une rentrée scolaire devant « deux feux rouges : Ebola et l’insécurité ». Le journal redoute des perturbations dans les provinces touchées par le virus. À Bunia, en Ituri, comme à Beni, au Nord-Kivu, des syndicats d’enseignants ont menacé de boycotter la rentrée, faute de garanties suffisantes sur les mesures de prévention, notamment les lave-mains, les gels antiseptiques et les thermomètres. Le projet de déclencher une grève illimitée aurait finalement été abandonné après des assurances de Kinshasa.
Pour Le Phare, « la grande inconnue reste l’insécurité ». Malgré le mécanisme de contrôle et de vérification du cessez-le-feu mis en place à Doha, le journal souligne que la paix est encore loin d’être revenue au Nord et au Sud-Kivu. Il cite notamment l’attaque de drone à Minembwe, survenue au début de l’opération de vérification, ainsi que les affrontements signalés à Minembwe et à Uvira. À ces deux urgences s’ajoutent, selon le quotidien, dans plusieurs territoires affectés par les combats, les incertitudes sur la mécanisation et le paiement des nouvelles unités d’enseignants, la fiabilisation du fichier des effectifs et la mise en œuvre de nouveaux programmes.
Sur le front sanitaire, Econews titre : une RDC « dépassée par le virus » Ebola qui « s’enracine ». Le trihebdomadaire évoque plus de 6 000 cas confirmés et près de 3 000 morts dans six provinces, estimant que l’épidémie est encore « loin d’être maîtrisée ». Pour Econews, « Ebola n’est plus seulement une menace sanitaire localisée » : le virus progresse et les chaînes de transmission se multiplient.
La Tempête des Tropiques relaie, elle, l’inquiétude de la CENCO. Les évêques catholiques appellent à renforcer la riposte et alertent sur la possibilité que les chiffres officiels ne reflètent pas toute l’ampleur de la circulation du virus. Ils dénoncent aussi le manque d’équipements de protection et les ruptures de stocks dans certains établissements de santé.
« La perpétuité requise contre le général Philémon Yav », ancien commandant de la troisième zone de défense, peut-on lire dans Ouragan. Le ministère public demande à la Haute cour militaire de retenir notamment les charges de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La défense conteste les accusations et estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits.
Enfin, pour clore cette revue de presse, Africanews revient aussi sur les emprunts contractés par l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour achever le Centre financier de Kinshasa. Le tabloid évoque une dette de 150 millions de dollars contractée à 11,5 %, et oppose ce financement au premier Eurobond congolais levé à 9 %.
« L’homme qui dénonçait, mercredi, le taux de 9 % du premier Eurobond congolais comme ‘insoutenable’, avait lui-même contracté une dette qui fait payer 11,5 % aux générations actuelles et futures. » Le parallèle est implacable, commente le confrère kinois : d’un côté, le gouvernement Suminwa II lève à 9 % sur dix ans pour du productif : la centrale de Katende qui attend depuis des décennies, des routes nationales, des aéroports. De l’autre, un emprunt à 11,5 % sur du court terme, à remboursement semestriel écrasant, pour du béton administratif.
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