エピソード

  • À la Une: en RDC, «Ni Tshisekedi, ni Kabila: la carte de l’équilibre de C64»
    2026/10/31
    On ouvre cette revue avec cette Une d'Econews : « Ni Tshisekedi, ni Kabila : la carte de l’équilibre de C64 ». Les cinq leaders d’opposition réunis à Rome refusent de choisir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga proposent leurs bons offices pour faciliter un dialogue national et trouver une « issue congolaise à la crise ». Le trihebdomadaire relève toutefois que la coalition ne se prononce pas explicitement sur l’agression rwandaise, malgré les enjeux sécuritaires dans l’Est. À lire aussiÀ la Une: l’opposition donne de la voix en RDC Les lignes rouges de la coalition étant : pas de révision constitutionnelle, pas de troisième mandat, ni de report des élections de 2028. La coalition de l’article 64 affirme qu’« il n’y a pas d’issue militaire à la crise ». Forum des As rebondit sur le même sujet et s’interroge sur le mandat et la légitimité de cette médiation. Kabila et Tshisekedi ont-ils accepté de recevoir les opposants ? Pour ce quotidien, « une médiation ne se décrète pas » : elle exige la reconnaissance des protagonistes et un cadre précis. Forum des AS souligne les difficultés d’un rapprochement avec Joseph Kabila aujourd’hui maitre de l’ex – AFC/M23. Congo Nouveau revient sur la controverse constitutionnelle Le journal rapporte les propos du président, Félix Tshisekedi, devant sa majorité dite Union sacrée : « Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez. La modifier ou y toucher, c’est votre responsabilité. » Le journal rapporte les propos du chef de l'État et les inquiétudes de l’opposition sur un troisième mandat. Emery Okundji interroge : « Depuis quand le goût personnel du président de la République est-il devenu un critère d’application de la Constitution ? » Claudel Lubaya rappelle l’obligation de respecter et de défendre la loi fondamentale. Le trihebdomadaire rappelle que l’article 220 interdit la révision des dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Le Potentiel s’intéresse sur les préparatifs du dialogue national Félix Tshisekedi veut accélérer le processus sans attendre une décrispation avec Joseph Kabila et Corneille Nangaa. Le quotidien rapporte qu’une équipe préparatoire doit être mise en place, avec des coordinations nationales et provinciales. Deux co facilitateurs désignés par l’Union africaine accompagneront les travaux. Le Potentiel estime que la représentativité des participants sera déterminante pour la crédibilité du dialogue. À lire aussiRDC: dialogue, guerre et élections, les positions divergentes de Kabila et Tshisekedi Enfin, Africanews et Tempête des tropiques détaillent le budget 2027 présenté mercredi par la Première ministre, Judith Suminwa. Africanews titre : « Suminwa défend son troisième budget, le plus ambitieux de l’ère Tshisekedi ». L’enveloppe atteint 56 930 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars, en hausse de près de 12 %. Les services sociaux de base et la protection du territoire sont prioritaires. La Première ministre souligne la nécessité de transformer la croissance en recettes publiques pour les services et infrastructures. Tempête des tropiques retient une croissance attendue de 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026, et une inflation moyenne de 6,4 %. Le gouvernement prévoit de financer 82 % du budget général par les ressources intérieures. Reste à mobiliser les recettes annoncées et à concrétiser les investissements prévus, conclut le quotidien kinois. À lire aussiRDC: une «croissance économique résiliente en 2025», selon un rapport de la Banque mondiale
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  • À la Une: Joseph Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif en RDC
    2026/10/24

    À la Une du quotidien Le Potentiel : « Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif » En prenant la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), Joseph Kabila rebat les cartes du jeu politique congolais et complique les perspectives du dialogue national inclusif réclamé par une partie de l’opposition.

    Pour le quotidien, alors que certains acteurs plaidaient pour sa participation à ces assises, son positionnement soulève des interrogations sur sa place dans le dialogue. Cette évolution, constate Le Potentiel, place les opposants qui plaidaient sa cause devant un dilemme. Et de conclure : « L'ancien chef de l’État pourrait bien s’être tiré une balle dans le pied. »

    Même analyse dans l’hebdomadaire Le Maximum, qui titre : « Kabila complique sa propre cause ». La proclamation de Joseph Kabila à la tête du FRN, le 12 octobre à Goma, réduit ses chances de retour dans le jeu institutionnel. Pour Le Maximum, il « s’est lui-même fermé la porte des discussions qu’il disait réclamer ». L’hebdomadaire estime toutefois que « réclamer une place pour un homme n’est pas approuver ses choix », mais prévient que l’opposition devra désormais s’expliquer publiquement, sous peine d’être confondue avec lui.

    « Opposition bousculée »

    « L’opposition est bousculée par le duel Kabila-Tshisekedi » : c'est ce qu'affirme le quotidien Le Journal sur sa manchette. En prenant la tête de la rébellion, Joseph Kabila « jette également le trouble au sein de l’opposition politique congolaise », réunie depuis mai 2026 au sein de la Coalition 64 (C64).

    Depuis l’annonce du FRN, relève le confrère, les principaux leaders de cette plateforme, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Augustin Matata Ponyo, gardent le silence.

    Le Journal souligne que les opposants doivent désormais choisir entre condamner ouvertement Joseph Kabila et constater simplement sa nouvelle stratégie, tout en poursuivant leur combat contre le président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Un exercice politique délicat, alors que les cinq leaders de la plateforme sont annoncés à Rome, le 25 octobre, pour un conclave.

    « Non » de Kinshasa au transfert des eaux du Congo

    « À la biennale de Luanda, Félix Tshisekedi refuse de transiger sur l’eau du fleuve Congo », indique Forum des As. Jeudi 22 octobre, le président congolais a rejeté toute perspective de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins africains au détriment des intérêts nationaux. Il a affirmé que ceux-ci « ne sauraient être sacrifiés au nom d’une quelconque coopération régionale ». Pour Kinshasa, résume le quotidien, le fleuve Congo demeure une richesse stratégique dont l’avenir doit avant tout se décider avec les Congolais.

    Bouclons avec Ouragan, qui titre : « Muhindo Nzangi risque la déchéance ». Une motion de défiance menace désormais le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire. La députée nationale Hermione Bolumbe l’accuse d’opacité dans la gestion de 57 millions de dollars de la Banque africaine de développement destinés à des projets agricoles en faveur des jeunes. Estimant que ses questions sur l’utilisation de ces fonds sont restées sans réponse, l’élue de Mont-Amba affirme avoir déjà recueilli des signatures pour soutenir son initiative. La pression monte donc sur le ministre.

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  • À la Une: la mort de Kalev Mutond, la guerre de 20 milliards de dollars du nouveau gendarme Ted
    2026/10/10
    Commençons avec Le Maximum. « Décès de Kalev Mutond à Paris, la fin de l’homme de l’ombre de Kabila », titre l’hebdomadaire. L’ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements est mort le 5 octobre, à l’âge de 69 ans, dans un hôpital de la capitale française, où il séjournait depuis près d’un an pour des soins médicaux. Nommé en octobre 2011, Kalev Mutond l’homme que l’on surnommait le « super flic » a dirigé l’ANR jusqu’en 2019, huit ans de règne sans partage. Il ne rendait de comptes qu'à Joseph Kabila. Le Maximum rappelle les huit années durant lesquelles cet homme de confiance de l'ancien président exerçait un pouvoir considérable, sur fond d’accusations d’arrestations arbitraires, de détentions illégales, de tortures et d’enlèvements. Des accusations qui lui ont valu des sanctions américaines en 2016 et des mesures restrictives européennes en 2017. Le Maximum résume cette disparition par une formule : « Kalev Mutond a eu le pouvoir de faire trembler tout un pays, mais devant la mort, tous les dossiers de l’ANR, tous les réseaux, toutes les protections n’ont rien pu faire ». Sur le même sujet, Le Potentiel rapporte que le décès de l’ancien patron des renseignements a suscité de nombreux commentaires hostiles sur les réseaux sociaux. Le quotidien souligne que son nom reste associé aux tensions politiques de la période Kabila. Entre symbole d’un appareil sécuritaire accusé d’abus et responsable ayant occupé une fonction stratégique, Kalev Mutond laisse une image profondément controversée. Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé Changement de registre avec Ouragan. « Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé », titre le le trihebdomadaire. À Lubumbashi, le 3 octobre, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Mgr Fulgence Muteba, a rappelé aux émissaires de Félix Tshisekedi que les évêques restent disponibles pour contribuer à la recherche de la paix. Mais ils réclament un processus inclusif, crédible et assorti de garanties. Aux côtés de l’Église protestante, la Cenco défend son « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Pour les confessions religieuses, écrit Ouragan, le futur dialogue doit rassembler largement les forces vives et s’attaquer aux causes profondes de la crise congolaise. La RDC part à la conquête de son sous-sol Autre dossier, celui des ressources naturelles à lire dans le quotidien Le Journal. Le confrère parle d’une « révolution silencieuse qui vient de commencer » avec le lancement par le gouvernement cette semaine du Programme de cartographie géophysique aéroportée et géologique, destiné à améliorer la connaissance du sous-sol congolais. Pendant trente-six mois, huit aéronefs équipés de technologies de pointe doivent recueillir des données sur les richesses minières du pays. Les premières opérations concerneront notamment les provinces du Kongo-Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga. Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire commente : « La RDC ne se contente plus d’être un réservoir de matières premières. Elle devient un pays qui connaît, qui maîtrise et qui décide de l’avenir de ses ressources ». La guerre des 20 milliards de dollars Enfin, Africanews annonce « la guerre des 20 milliards de dollars » lancée par la nouvelle direction de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Le tabloïd relaie l’alerte de Juan Ted Beleshayi Kasanda, directeur général de l’ARSP. Selon lui, la RDC perd chaque année près de vingt milliards de dollars dans ce secteur. Les contrôles ont notamment épinglé six entreprises jugées non éligibles chez Sicomines et 140 contrats chez Ivanhoe Mines. L’ARSP, poursuit cet autre trihebdomadaire, exige le respect de la loi réservant la sous-traitance aux entreprises majoritairement détenues par des Congolais. Son patron résume la règle pour les opérateurs étrangers dans le secteur de la sous-traitance : « C’est 49 % pour vous, 51 % pour les Congolais ». L’objectif affiché : « créer des millionnaires congolais ». Un résultat retardé selon lui, lit-on, par des fraudes au règlement et à travers certains congolais qui acceptent d’être utilisés comme des « prêtes noms ».
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  • À la Une: un crash de trop en RDC
    2026/10/03

    Deux sujets dominent la Une de la presse kinoise cette semaine : le crash aérien de Kenge, qui a coûté la vie à 17 personnes, dont les deux plus hauts responsables de la justice militaire, et le nouveau projet de loi contre la corruption présenté à l’Assemblée nationale.

    « Le crash de Kenge, une tragédie nationale ! », titre Le Journal. Le quotidien revient sur la disparition du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC.

    Le journal souligne que leur disparition simultanée laisse « un vide béant » au sein de la justice militaire. Il s’interroge aussi sur les conséquences pour les procès sensibles et les dossiers de trahison dans l’armée.

    Le Journal insiste surtout sur l’enquête annoncée après le drame. « L’enquête sur les causes du crash devient, dans ces circonstances, un test de transparence », écrit-il, avant de prévenir que si elle est « bâclée », la confiance dans les institutions risque de s’éroder davantage.

    Le drame de trop

    Le trihebdomadaire Ouragan multiplie les interrogations : « Comment les deux plus hauts responsables de la justice militaire congolaise ont-ils trouvé la mort ? » Et surtout : « Que s’est-il réellement passé à bord du Let 410 de Tracep Congo Aviation ? »

    Le confrère s’attarde sur l’absence de piste opérationnelle à Kenge. Il rappelle que la ville disposait autrefois d’un aérodrome, aujourd’hui non fonctionnel, et pose cette question : « Si Kenge avait conservé une piste viable, l’équipage aurait-il pu y effectuer un atterrissage d’urgence ? » Ouragan prend toutefois soin de préciser que « rien ne permet de l’affirmer aujourd’hui ».

    Autre élément nouveau relevé par Tempête des tropiques : « la boîte noire retrouvée ». L’enregistreur de vol a été transféré à Kinshasa pour analyse. « L’exploitation de cet enregistreur de vol devrait permettre aux enquêteurs de recueillir des éléments déterminants », écrit le quotidien.

    Le Potentiel, lui, met l’accent sur le deuil national. « La RDC met ses drapeaux en berne », titre le journal, qui rapporte que le gouvernement appelle la population au « recueillement, à la retenue et à la dignité ». Mais le quotidien souligne aussi que « l’hommage national devra se conjuguer avec l’exigence de vérité ».

    C’est cependant Congo Nouveau qui élargit le débat à la sécurité aérienne. Son titre est sans détour : « 20 ans de crashes, le prix d’un ciel sans infrastructures ». Le tabloïd affirme que « cette constance accuse l’infrastructure et non la fatalité », dénonçant des pistes dégradées, un manque d’équipements et un système de contrôle aérien jugé insuffisant.

    « Fermer la porte des élections aux condamnés »

    Au sujet de la corruption, Forum des As titre : « Le gouvernement veut fermer la porte des élections aux condamnés ». Le projet de loi présenté à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice Guillaume Ngefa repose sur quatre piliers : « la prévention, la détection, la répression et le recouvrement des avoirs illicites ».

    Econews relève de son côté que le texte, composé de 144 articles, entend « ne plus seulement condamner, mais récupérer les avoirs ». Une nouvelle étape parlementaire commence donc, avec l’examen du projet en commission.

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  • À la Une: Mutamba dénonce un complot «politico-judiciaire», la rue ouverte à la majorité mais interdite à l'opposition
    2026/09/26

    À la Une d’Infos27, le débat politique se déplace dans la rue. Sous le titre « La rue change de visage », le quotidien estime que ceux qui en avaient fait « leur principal levier de pression découvrent que le terrain n’est plus leur chasse gardée ». Une référence à la mobilisation de l’opposition du 15 septembre contre le changement de constitution, jugée limitée par ce confrère, puis à celle du parti présidentiel UDPS et de ses alliés, le 23 septembre, à Kinshasa et dans plusieurs provinces. Pour Infos27, le parti présidentiel qui manifestait en faveur d’un changement de constitution entend ainsi démontrer que « l’opposition ne détient pas le monopole de la rue ».

    Dans Vraie Thématique, autre lecture du même épisode. Le bihebdomadaire relaie les accusations de l’opposition et de la société civile contre une politique de « deux poids, deux mesures » dans l’encadrement des manifestations. L’opposant Delly Sesanga dénonce notamment une manifestation du pouvoir bénéficiant, selon lui, « d’un itinéraire concerté et d’un encadrement sécuritaire », contrairement à celle de l’opposition qui avait été réprimée, faisant un mort. Jean-Marc Kabund, un autre opposant, parle, lui, d’une « démocratie à géométrie variable où la rue est libre pour les partisans du régime et interdite à l’opposition ».

    Procès du Frivao

    Dans Forum des as, changement de registre avec l’affaire Constant Mutamba. Quelques jours après sa condamnation par la Cour de cassation à dix ans de travaux forcés dans le dossier du Frivao, l’ancien ministre de la Justice conteste le verdict et dénonce un « complot politico-judiciaire ». La Cour l’a condamné pour détournement de deniers publics du Frivao, le Fonds spécial de répartition de l'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda. Mutamba, lui, conteste notamment la procédure et l’absence, selon lui, de preuves matérielles suffisantes. Il accuse l’entourage du président de la République d'avoir initié ce procès après lui avoir attribué des ambitions présidentielles qu'il dit ne pas avoir exprimées.

    Les Kinois pleurent Miguel Masaisai

    Econews rend hommage au cycliste Miguel Masaisai, avec ce titre : « Un jeune qui portait l’espoir et la paix ». Le jeune athlète, mort accidentellement au Congo-Brazzaville, est présenté comme un espoir du cyclisme congolais et comme un sportif engagé dans le projet « Pedals for Peace », destiné à porter un message de paix de Goma à Rabat. La Tempête des Tropiques, un autre quotidien, rapporte que c’est sur leurs vélos que les cyclistes kinois et de Goma ont choisi de pleurer ce dimanche 20 septembre Miguel Masaisai. À Goma, sa ville natale, la course a réuni les cyclistes de différentes générations, les professionnels comme les amateurs.

    Levée de sanctions

    Bouclons avec L’Avenir : « Washington lève les sanctions contre Olenga et Safari Beach ». Neuf ans après leur inscription sur la liste noire du Trésor américain, le général François Olenga et le complexe Safari Beach ont été retirés du dispositif américain le 23 septembre. L’Ofac ne précise toutefois pas les raisons de cette décision. Le quotidien rappelle que les sanctions avaient été prises en 2017 et entraînaient notamment le gel des avoirs sous juridiction américaine et des restrictions sur les transactions. Leur levée met fin à ces restrictions, mais, souligne le texte, « il serait prématuré d’y voir une approbation de l’ancien rôle du général ou un changement global de la politique américaine envers Kinshasa ».

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  • À la Une: la mobilisation de l’opposition tourne aux heurts, 15 millions de dollars jetés dans la mer
    2026/09/19
    En Une du quotidien Le Journal : « La mobilisation de l’opposition tourne aux heurts dans plusieurs villes ». La journée nationale de mobilisation lancée mardi par la coalition C64 pour dire « non » au projet de modification ou de changement de la Constitution, a été marquée par des tensions à Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et Mbandaka, avec des affrontements, des dispersions au gaz lacrymogène et plusieurs interpellations. À Kinshasa, où la manifestation avait été autorisée, note Le Journal, quelques centaines de militants de l’opposition ont participé au cortège, des heurts les ont rapidement opposés à des groupes présentés comme pro-régime. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogène. Un mort a été signalé en fin de journée. Pour ce quotidien kinois, « Cette journée de mobilisation met ainsi en évidence la montée des tensions autour de la question constitutionnelle, alors que l’opposition cherche à transformer son refus d’un éventuel troisième mandat en rapport de force politique avec le pouvoir ». Ouragan enchaîne sur le même sujet et rapporte qu’au lendemain de cette manifestation, le Secrétaire général du parti présidentiel Augustin Kabuya, s’est moqué de la faible capacité de mobilisation de l’opposition. Face à ses partisans, il affirme que l’influence de l’opposition repose davantage sur les réseaux sociaux que sur une implantation populaire. La Terre n'a pas tremblé le 15 septembre Le Maximum affirme en Une que « La Terre n'a pas tremblé le 15 septembre ». La mobilisation n’a, selon l’hebdomadaire, pas produit « l’apocalypse prédit ». Les forces de l’ordre ont contenu les incidents provoqués sans que la journée ne se transforme en drame national. Pour Africanews, un autre trihebdo, si plusieurs proches du régime se réjouissent de ce qu’ils qualifient de « faible mobilisation », le débat a viré ailleurs. Au terme de la journée, le nombre de manifestants n’est plus au centre des discussions. « Personne ne parlera du nombre de manifestants, tout ce qui va intéresser, ce sera le bilan en termes d’incidents désormais », explique Africanews. Le chef de l’Africa CDC recadre Kinshasa : l’épidémie "n’est pas sous contrôle" Concernant l’épidémie d’Ebola. Econews titre : « Le chef de l’Africa CDC recadre Kinshasa : l’épidémie "n’est pas sous contrôle" », a déclaré jeudi le directeur général de l’agence sanitaire de l’Union africaine, Jean Kaseya publiquement. Le journal évoque une « mise au point cinglante » qui vient écorner l’optimisme affiché par Kinshasa. Avec « 3 577 morts pour 7 404 cas recensés au 15 septembre », Jean Kaseya estime que l’heure est à une « mobilisation urgente ». Le confrère s’interroge : « Comment prétendre avoir dompté le virus alors même que le suivi des cas contacts s’avère "pas du tout encourageant" et que les infrastructures sanitaires dans les sept provinces touchées de l’Est se trouvent dépassées par la flambée des contagions ? » Econews dénonce une « autosatisfaction prématurée », une « communication politique hâtive » et « l’une des erreurs stratégiques les plus périlleuses qui soient ». Conclusion du journal : « L’optimisme de façade affiché par Kinshasa risque d’engourdir la vigilance collective, de démobiliser les acteurs du terrain et de briser la chaîne de prévention ». 15 millions de dollars américains jetés dans la mer Autre dossier évoqué dans la presse : des bateaux commandés et livrés, mais inadaptés aux eaux de la RDC. C’est dans Forum des As qui pointe une « colossale somme de 15 millions de dollars américains jetés dans la mer ». Le ministre de la Pêche et de l’Élevage affirme que ces bateaux ne correspondent pas aux besoins techniques de la pêche maritime congolaise. Pour Forum des As, « gaspiller une énorme somme de 15 millions de dollars américains sans que le pays ne puisse en tirer aucun dividende, constitue un crime économique qui ne doit pas rester impuni ». Enfin, Congo Nouveau titre sur « le budget record de 24,8 milliards de dollars US pour 2027 ». La Première ministre Judith Suminwa a déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances 2027, présenté comme un budget « d’action et de souveraineté », avec trois priorités : sécurité, pouvoir d’achat et investissements. Des crédits sont prévus pour les élections, l’identification de la population et le dialogue national.
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  • À la Une: les flammes dévorent des élèves à Bukavu, une pègre emporte deux engins stratégiques à Kinshasa
    2026/09/12
    On ouvre avec Tempête de tropiques qui barre sa Une avec ce titre : « Un incendie fait au moins 27 morts parmi des élèves à Kadutu ». Le quotidien rapporte qu’un drame d’une grande ampleur s’est produit sur l’avenue Kasheke, dans le quartier Cimpunda, commune de Kadutu, à Bukavu. Un incendie, dont l’origine reste inconnue, s’est déclaré soudainement, ravageant plusieurs habitations ainsi que des infrastructures scolaires riveraines. Le bilan s’est alourdi au fil des heures : 27 élèves ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessés. Le journal évoque pour sa part une « RDC face à la loi du feu : après Kinshasa, Bukavu pleure ses enfants ». Le quotidien parle d’une « spirale infernale et meurtrière » qui semble s’être emparée du pays. Le confrère souligne un « deuil avec un bilan effroyable qui ne cesse de s'alourdir, touchant la chair de sa jeunesse. » Alors que la RDC n’a pas encore fini de sécher ses larmes après l’incendie meurtrier de la salle de fêtes Panacée à Kinshasa, samedi dernier, le feu a de nouveau frappé jeudi. Selon le confrère, le drame a provoqué une panique générale dans les écoles voisines Ujamaa et Furaha. Pris de court par la rapidité du brasier, les élèves ont tenté de fuir dans le chaos. La plupart des victimes auraient été « piétinées ou étouffées lors d’une bousculade mortelle ». Plusieurs autres enfants, grièvement brûlés ou victimes d’une sévère asphyxie, ont été conduits vers les structures sanitaires de Bukavu. À lire aussiRDC: l'incendie d'une salle des fêtes à Kinshasa fait au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés De la capitale aux provinces, les alertes et les départs de feu se succèdent à un rythme effrayant, traduisant une vulnérabilité critique face aux risques d'incendie, à l'absence de normes de sécurité strictes et à la faiblesse des moyens de secours d'urgence. Le Potentiel titre : « Quand le feu devient un défi de gouvernance ». Pour ce quotidien, les drames de Kinshasa et Bukavu « doivent être regardés comme un signal d’alarme national ». La répétition des incendies, la destruction des maisons et des écoles et surtout la mort d’enfants dans des établissements censés les protéger posent, selon lui, la question de la prévention et de la sécurité civile. Et de conclure : « À Kinshasa et à Bukavu, les flammes ne brûlent pas seulement des maisons et des écoles. Elles mettent à nu les failles de la prévention, de la sécurité civile et de l'aménagement urbain en RDC. Et après ce drame, gouverner par anticipation n'est plus un choix : c'est une obligation ». Sur le volet politique, Econews titre : « Rentrée parlementaire, marche de l’opposition… Kinshasa en sursis : 15 septembre, le jour où tout peut basculer ». Le quotidien souligne la coïncidence entre l’ouverture de la session parlementaire et la manifestation annoncée par la coalition C64 contre un changement de la Constitution. À cinq jours de l’échéance, l’incertitude demeure sur l’autorisation de la marche, le maintien de la rentrée parlementaire et les conditions de sécurité. D'ici mardi, les regards resteront braqués sur le Parlement, mais aussi sur les autorités chargées d'encadrer la manifestation. La rentrée sera-t-elle reportée ? La marche sera-t-elle autorisée ? Les deux événements pourront-ils se dérouler sans heurts. Ouragan estime que « le pouvoir évite l’affrontement ». Le journal rapporte que le chef du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a proposé au président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, de reporter à 18 heures la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire pour des raisons « sécuritaires et préventives ». « La peur a-t-elle gagné les hauts étages de la République ? », s’interroge Ouragan qui pense que « le parti au pouvoir est encore traumatisé par les troubles de la dernière marche de l'opposition à Kinshasa et redoute un bain de sang qui souillerait irrémédiablement l'image internationale du régime. » De scènes de violences devant le Palais du Peuple, temple de la démocratie congolaise, serait une catastrophe diplomatique. À l'heure où Félix Tshisekedi tente de se poser en garant du dialogue national et de la stabilité. Des images de répression sanglante réduiraient donc en cendres sa crédibilité internationale. Au cœur de cette mobilisation : la hantise d'un troisième mandat de l'actuel chef de l'État. La C64 accuse l'Union sacrée de vouloir exploiter la crise sécuritaire pour préparer le terrain à une modification de la loi fondamentale. Le 15 septembre 2026, conclut Ouragan, « s'annonce donc comme un rendez-vous à haut risque. » Et l'Avenir boucle cette revue avec le vol de « Deux machines de capture des passeports ». Deux appareils servant à la capture des données nécessaires à la délivrance des passeports biométriques ont ...
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  • À la Une: une rentrée scolaire sous «deux feux rouges», Ebola s’enracine
    2026/09/05

    Rentrée scolaire oblige, le quotidien Forum des ASS barre sa une avec ce titre : « Kinshasa : une reprise effective, mais encore timide ». Le quotidien confirme que « la rentrée scolaire a bel et bien eu lieu » mardi 1er septembre à Kinshasa. Dans plusieurs établissements de la capitale, les élèves ont repris le chemin de l’école, même si l’affluence reste faible dans certaines écoles, notamment dans le privé. Le constat du quotidien est donc nuancé : la rentrée est effective, mais elle reste « encore timide ».

    Le Phare élargit la focale et parle d’une rentrée scolaire devant « deux feux rouges : Ebola et l’insécurité ». Le journal redoute des perturbations dans les provinces touchées par le virus. À Bunia, en Ituri, comme à Beni, au Nord-Kivu, des syndicats d’enseignants ont menacé de boycotter la rentrée, faute de garanties suffisantes sur les mesures de prévention, notamment les lave-mains, les gels antiseptiques et les thermomètres. Le projet de déclencher une grève illimitée aurait finalement été abandonné après des assurances de Kinshasa.

    Pour Le Phare, « la grande inconnue reste l’insécurité ». Malgré le mécanisme de contrôle et de vérification du cessez-le-feu mis en place à Doha, le journal souligne que la paix est encore loin d’être revenue au Nord et au Sud-Kivu. Il cite notamment l’attaque de drone à Minembwe, survenue au début de l’opération de vérification, ainsi que les affrontements signalés à Minembwe et à Uvira. À ces deux urgences s’ajoutent, selon le quotidien, dans plusieurs territoires affectés par les combats, les incertitudes sur la mécanisation et le paiement des nouvelles unités d’enseignants, la fiabilisation du fichier des effectifs et la mise en œuvre de nouveaux programmes.

    Sur le front sanitaire, Econews titre : une RDC « dépassée par le virus » Ebola qui « s’enracine ». Le trihebdomadaire évoque plus de 6 000 cas confirmés et près de 3 000 morts dans six provinces, estimant que l’épidémie est encore « loin d’être maîtrisée ». Pour Econews, « Ebola n’est plus seulement une menace sanitaire localisée » : le virus progresse et les chaînes de transmission se multiplient.

    La Tempête des Tropiques relaie, elle, l’inquiétude de la CENCO. Les évêques catholiques appellent à renforcer la riposte et alertent sur la possibilité que les chiffres officiels ne reflètent pas toute l’ampleur de la circulation du virus. Ils dénoncent aussi le manque d’équipements de protection et les ruptures de stocks dans certains établissements de santé.

    « La perpétuité requise contre le général Philémon Yav », ancien commandant de la troisième zone de défense, peut-on lire dans Ouragan. Le ministère public demande à la Haute cour militaire de retenir notamment les charges de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La défense conteste les accusations et estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits.

    Enfin, pour clore cette revue de presse, Africanews revient aussi sur les emprunts contractés par l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour achever le Centre financier de Kinshasa. Le tabloid évoque une dette de 150 millions de dollars contractée à 11,5 %, et oppose ce financement au premier Eurobond congolais levé à 9 %.

    « L’homme qui dénonçait, mercredi, le taux de 9 % du premier Eurobond congolais comme ‘insoutenable’, avait lui-même contracté une dette qui fait payer 11,5 % aux générations actuelles et futures. » Le parallèle est implacable, commente le confrère kinois : d’un côté, le gouvernement Suminwa II lève à 9 % sur dix ans pour du productif : la centrale de Katende qui attend depuis des décennies, des routes nationales, des aéroports. De l’autre, un emprunt à 11,5 % sur du court terme, à remboursement semestriel écrasant, pour du béton administratif.

    À lire aussiRDC: au moins 45 professionnels de santé morts d’Ebola depuis le début de l’épidémie

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