エピソード

  • À la Une: la «frappe embarrassante» de Goma, Lukwebo se rétracte et «Happy End» pour Gertler
    2026/03/14

    On ouvre cette revue de presse avec Infos27 qui titre : « Goma : derrière la frappe de drone, les incohérences du récit de l’AFC/M23 ».

    Le quotidien kinois rappelle qu’une frappe de drone survenue mercredi 11 mars à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a fait au moins trois morts, dont une humanitaire française travaillant pour l’Unicef.

    Pour ce tabloïd, « l’incident, immédiatement attribué au gouvernement congolais par la rébellion AFC/M23 qui occupe la ville depuis janvier 2025 avec l’appui du Rwanda, soulève toutefois de nombreuses interrogations tant sur les circonstances de l’attaque que sur la rapidité avec laquelle les rebelles ont désigné un responsable ».

    L’attaque a coûté la vie à Karine Buisset, employée française de l’Unicef. Mais à peine les explosions entendues, les responsables de l’AFC/M23 ont désigné Kinshasa comme responsable de l’attaque, alors qu’aucune enquête indépendante n’avait encore été menée.

    Une frappe « embarrassante »

    Congo Nouveau parle pour sa part d’une frappe « embarrassante ». Et de commenter : « Le hic, c’est que la mort, par erreur, d’une humanitaire étrangère des Nations unies, risque de mettre l’auteur de la frappe de drone dans l’embarras ».

    Le trihebdomadaire observe que les offensives répétées et cet incident grave « démontrent la mauvaise volonté des parties à ne rien céder dans les négociations qui sont aujourd’hui au point mort ».

    Chacun cherche à prendre le dessus pour sortir la tête haute des négociations. « Mais en jouant avec le feu », conclut Congo Nouveau, « les belligérants ne font que retarder la mise en place de l’accord de Washington et la conclusion des pourparlers de Doha, qui pourraient faire baisser la tension ».

    Lâché de toutes parts, le sénateur Modeste Bahati se rétracte

    C'est dans Econews : fragilisé après ses propos controversés du 4 mars sur la révision de la Constitution, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, présente publiquement ses excuses et réaffirme sa loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi.

    Le trihebdomadaire rappelle qu’au sein de l’union sacrée « la clémence n’est pas une valeur sûre ». Cette séquence rappelle, souligne ECONEWS : « À trop vouloir jouer perso, on finit par se faire siffler par son propre camp ».

    Forum des As consacre sa Une au « happy end » pour Dan Gertler

    Après huit années d’enquête, les autorités judiciaires néerlandaises ont décidé de clore le dossier visant la société Fleurette Properties Limited. L’entreprise a accepté une ordonnance pénale et versé 25,8 millions d’euros afin de mettre fin aux investigations.

    Le quotidien parle d’une autre « belle victoire après celle de l'Angleterre, de la Suisse, des USA, et d'Israël ».

    Bouclons avec Ouragan, qui parle en Une de « 12 personnes décédées dans un éboulement ». Un drame minier a endeuillé la cité de Kakanda, dans la province du Lualaba. Un éboulement survenu dans la carrière Safi, dans la concession de l’entreprise Boss Mining, a fait au moins douze morts parmi les creuseurs artisanaux.

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  • À la Une: Modeste Bahati, «l'électron libre» qui bouscule la majorité mais se «pourrit» la vie
    2026/03/07

    En une d’Econews, « L’électron libre qui bouscule l’union sacrée ». Le trihebdomadaire évoque « un véritable coup de tonnerre dans le ciel politique congolais » après la sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Deuxième vice-président du Sénat et figure majeure de l’Union sacrée de la nation, le leader de l’AFDC-A a publiquement mis en garde ses partenaires de la majorité contre toute initiative visant à modifier la Constitution du 18 février 2006. Alors que le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, plaide pour un changement « en profondeur » de la loi fondamentale, Modeste Bahati Lukwebo a opposé un refus catégorique. « Le pays n’a pas de problème de textes; le pays a un problème d’hommes », a-t-il déclaré, dénonçant l’influence de « flatteurs » qui pousseraient, selon lui, le président Félix Tshisekedi vers une impasse politique.

    Pour le sénateur, écrit le tabloïd, la loyauté envers le chef de l’État consiste avant tout à lui dire la vérité, a-t-il insisté, visant implicitement ceux qui, dans l’entourage présidentiel, évoqueraient des « missions prophétiques » pour justifier une prolongation du pouvoir au-delà de 2028.Cette prise de position, selon Econews, « redistribue les cartes au sein de l’Union sacrée et confirme l’image d’électron libre » que cultive le patron de l’AFDC-A dans le paysage politique congolais.

    « Le sort du frondeur Bahati est scellé »

    C'est ce qu'annonce en Une Ouragan, un autre trihebdomadaire de Kinshasa. À peine vingt-quatre heures après sa sortie médiatique, une motion de défiance a été initiée contre lui au Sénat par le sénateur Dany Kabongo. À l’origine de cette initiative, la position jugée inacceptable de Modeste Bahati sur la question constitutionnelle. Selon Dany Kabongo, cette prise de parole publique constitue un « manque de respect » envers le président de la République, autorité morale de l’Union sacrée. L’élu du Haut-Katanga estime que le deuxième vice-président du Sénat aurait dû consulter le chef de l’État avant de s’exprimer sur un sujet aussi sensible. D’après Ouragan, il lui reproche également d’avoir enfreint le règlement intérieur du Sénat et promet de présenter d’autres griefs concernant sa gestion. Le tabloïd conclut en estimant que « Bahati se pourrit la vie ».

    L'Américain James Swan à la tête de la Monusco

    Le quotidien Journal met en lumière la nomination du diplomate américain James Swan à la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Désigné par le secrétaire général de l’ONU António Guterres, il succède à la Guinéenne Bintou Keita. Ancien ambassadeur des États-Unis en RDC entre 2013 et 2016 et récemment chef de la mission onusienne en Somalie, James Swan est considéré comme un diplomate expérimenté dans les contextes africains marqués par des transitions politiques et sécuritaires complexes. Pour le Journal, sa nomination confirme la volonté de Washington de « rester un acteur central dans la stabilisation de la RDC », malgré les tentatives de la Chine d’influencer le choix du futur chef de mission.

    Plus de 200 morts lors d’un éboulement dans les mines de Rubaya

    L’hebdomadaire Grand Débat revient pour sa part sur un drame survenu à Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Selon le ministère des Mines, plus de 200 personnes ont trouvé la mort dans un éboulement sur un site minier provoqué par des pluies diluviennes ayant entraîné un glissement de terrain massif. La catastrophe s’est produite dans une zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23, compliquant fortement les opérations de secours.

    Enfin, Forum des As, évoque la décision de la justice de geler les comptes bancaires de plusieurs structures liées à la Fondation Mapon à Kindu, fondation associée à l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Université, écoles et hôpital sont concernés par cette mesure du parquet général près la cour constitutionnelle. Le quotidien affirme que les motifs juridiques restent encore flous, mais pourrait perturber le fonctionnement de ces établissements éducatifs et sanitaires. Dans l’opinion, note Forum des As, on lit cette décision a la récente prise de position de l’ex-Premier ministre en exil après avoir été condamné à 20 ans de travaux forcés dans une affaire de détournement de deniers publics.

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  • À la Une: «Le haut-parleur du M23 réduit au silence», Tshisekedi prend son temps avant le dialogue
    2026/02/28

    « L’aube qui a fait taire la voix du M23 », titre en Une Africanews. Le trihebdomadaire revient sur la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion, tué le 24 février vers 3 heures du matin dans une frappe de drone attribuée aux FARDC près de Rubaya. Selon le journal, l’annonce intervient « au cœur d’une nouvelle flambée de violences » dans une zone minière classée parmi les actifs « stratégiques » de Kinshasa, donnant à l’opération une portée à la fois militaire et géopolitique. « Figure médiatique du mouvement, visé par des sanctions européennes depuis 2022, Ngoma devient, écrit Africanews, un symbole de l’escalade ».

    Forum des As enchaîne avec : « Willy Ngoma, le "haut-parleur" de l’AFC/M23 réduit au silence à Rubaya. » Le quotidien estime que sa disparition « constituerait l’un des coups les plus significatifs et durs portés au commandement du mouvement depuis la reprise des hostilités ». Ancien des FARDC passé à la rébellion, il apparaissait casque sur la tête et arme en bandoulière dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux. Pendant des mois, « il a nargué les institutions de la République ». D’après le Conseil de sécurité des Nations unies, « il jouait un rôle opérationnel central au sein du mouvement », plusieurs rapports onusiens le décrivant comme influent dans la planification et la stratégie.

    Econews, lui, salue une réussite tactique : pour les FARDC et leurs alliés, « cette frappe est une bouffée d’oxygène et une preuve que leur capacité de renseignement et de frappe s’est améliorée ». Après des mois de « recul et de défaites humiliantes, l’armée congolaise montre les crocs ». Mais le trihebdo met en garde : « Cette victoire tactique ne doit pas masquer les fragilités structurelles. Les FARDC restent une armée en reconstitution, avec des problèmes de commandement et de cohésion. Et d’alerter : « En tuant Willy Ngoma, elle a porté un coup dur à l’ennemi, mais elle a aussi enflammé un baril de poudre. »

    Le Potentiel renchérit : « La mort d'un haut responsable peut enflammer les tensions. » Certains éléments du M23 pourraient lancer des représailles, tandis que l’armée chercherait à exploiter la désorganisation adverse. « Cette disparition n'est pas sans conséquence », conclut le quotidien, redoutant une intensification des combats et un risque de désorganisation interne pour l’AFC/M23.

    « Dialogue politique, Tshisekedi joue la montre »

    C'est à lire dans Congo Nouveau. Alors que l’opposition réclame un dialogue rapide, le président « temporise ». Pour ce trihebdomadaire, « derrière ce calendrier étiré se dessine une stratégie » : consolider les alliances militaires pour inverser le rapport de force à l’est. Le chef de l’État, « conscient que les revendications de l'AFC/M23 sont porteuses de germes de balkanisation », ne ferme pas la porte au dialogue mais « en profite pour réorganiser ses dispositifs ».

    En coulisses, dit encore ce tabloïd, « plusieurs acteurs politiques estiment que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, prend volontairement son temps ». Une lenteur qui irrite l’opposition, tandis que, selon le journal, « Félix Tshisekedi semble convaincu que la solution de la crise de l'Est est d'abord militaire ».

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  • À la Une: 20 ans après sa promulgation, la Constitution de la RDC «à la croisée des chemins»
    2026/02/21

    Ouvrons cette revue avec Le Potentiel, qui titre à sa Une : « La Constitution de 2006 divise, vingt ans après sa promulgation ». Promulguée le 18 février 2006 par Joseph Kabila, la loi fondamentale célèbre ses vingt ans dans un climat politique marqué par de fortes crispations.

    Le quotidien souligne que « certains cadres du régime en place plaident pour sa révision, voire son changement, estimant qu’elle ne répond plus aux réalités du pays ». À l’inverse, l’opposition y voit « une manœuvre visant à permettre au pouvoir de se maintenir durablement aux commandes de l’État ».

    Entre ces deux camps, Le Potentiel donne la parole au professeur Jo Sekimonyo, qui préconise « une correction complète du texte, afin de l’adapter aux défis économiques et sociaux actuels, sans toucher aux principes fondamentaux ».

    À la croisée des chemins

    Mais du côté de l’opposition, la méfiance reste totale. Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale « rejette fermement toute révision, y voyant une tentative politique visant à prolonger le règne des dirigeants en place ». Le quotidien Kinois de conclure : vingt ans après, la Constitution est « à la croisée des chemins ».

    Autre sujet largement commenté, la mine de Rubaya au Nord-Kivu. Le quotidien Le Journal titre sans détour : « Mine de Rubaya, le caillou de la RDC dans la chaussure de Washington ! ». Le tabloïd décrit Rubaya comme « un théâtre » où, en façade, les États-Unis cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, tandis qu’« en coulisses, le M23 contrôle le rideau, avec Kigali en régisseur officieux ».

    Pour Le Journal, Kinshasa propose « un joyau qu’elle ne possède pas pleinement », comparable à « une maison dont les clés sont gardées par le voisin ». La mine, riche en tantale, est actuellement sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources, rendant tout partenariat « hautement sensible », comme le souligne Congo Nouveau qui note que l’inclusion de Rubaya dans la liste des actifs stratégiques que Kinshasa propose à Washington est « un signal politique de Kinshasa, qui met Washington face à ses responsabilités », tout en soulignant qu’il est « peu probable que les États-Unis engagent un affrontement frontal avec Kigali ».

    « Plusieurs ex-miliciens Mobondo seront bientôt intégrés dans l’armée »

    C'est ce que révèle le tabloïd La Vraie Thématique. À la suite d'une vaste campagne de désarmement menée récemment par le ministère délégué près la Défense, Eliezer Ntambwe, plusieurs miliciens Mobondo ont accepté de servir sous le drapeau afin de défendre le territoire national.

    Un groupe de volontaires a été transféré à Kinshasa. Ils ont été installés dans un site d'hébergement situé dans la commune de N'Sele, en attendant leur intégration au sein des Forces armées ou d'autres services publics.

    Le tabloïd rappelle la trajectoire criminelle de la milice Mobondo « née d'un conflit foncier opposant les communautés dans le territoire de Kwamouth, au Mai-Ndombe » avant de se transformer en « crise sécuritaire d'ampleur ».

    Les affrontements ont causé de lourdes pertes en vies humaines, des pillages et d'importants déplacements de populations.

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  • À la Une: en RDC, la démolition du bidonville de Pakadjuma et un vol pour l'espoir à Goma
    2026/02/14

    D’abord ce titre sans détour dans Forum des As : « Pakadjuma… trois morts et plusieurs blessés après la démolition ». Le quotidien revient sur « la brusque démolition des logis de fortune » qui a provoqué la colère mardi dernier des habitants du bidonville Pakadjuma érigé sur la voie ferroviaire de l’Office national des transports, le long du quartier industriel de Kinshasa.

    Forum des As Parle des sinistrés « Révoltés » qui ont envahi la rue, certains allant jusqu’à saccager une station-service, un sous-commissariat et des commerces. Son récit fait état de « tirs à balles réelles, d’affrontements entre groupes de jeunes et d’actes de pillage », plongeant le quartier dans une forte instabilité. Le bilan provisoire évoque « au moins trois morts et plusieurs blessés », dont certains atteints par armes blanches. Le quotidien rapporte que les habitants dénoncent « une répression brutale » et réclament « relogement, indemnisation et dialogue ».

    Dans la même veine, Econews se montre sévère et estime que « ces émeutes de Pakadjuma mettent à nu une gouvernance à vue ». Le trihebdomadaire parle de « décisions improvisées » et d’« absence criante de planification ». Si le principe de déguerpissement peut se justifier, écrit-il, « le chaos qui a paralysé les avenues des Poids Lourds et de la Funa révèle les limites d’une gestion urbaine gouvernée au pifomètre ». Le journal y voit « un aveu d’échec pour l’exécutif provincial », incapable de rassurer une mégapole de plus de dix millions d’habitants.

    La cheffe de la Monusco à Goma

    Changement de registre avec le quotidien Le Potentiel qui braque les projecteurs sur l’Est du pays : « Vivian van de Perre, un atterrissage d’espoir à Goma ». Le journal décrit « le silence du tarmac de l’aéroport international de Goma, brisé » par le retour d’un appareil onusien après plus d’un an d’isolement aérien. Pour une ville longtemps « coupée du ciel » depuis la prise de la ville de Goma par les rebelles de l’AFC/M23, l’événement fait figure de bouffée d’oxygène humanitaire et économique.

    « Un moment historique », écrit le tabloïd parlant de la cheffe de la Monusco qui était « à bord du dernier avion à quitter » Goma avant sa chute et aujourd’hui « à bord du premier appareil à y atterrir de nouveau ».

    Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire parle d’un « atterrissage hautement symbolique » et affirme qu’il signifie d’une part que la Monusco « reprend possession de son terminal, ce qui va permettre une reprise des vols de l’ONU et potentiellement des vols humanitaires et que les Nations unies ont très certainement obtenu des garanties sécuritaires de la part de l’AFC/M23 ».

    Ces garanties, rappelle le confrère, « avaient été demandées il y a quelques jours par le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, afin d’utiliser cet aéroport pour effectuer des missions de reconnaissance aérienne, avant un déploiement de Casques bleus à Uvira, dans la province voisine du Sud-Kivu ».

    L'initiative diplomatique de l'Angola

    Enfin, Ouragan s’intéresse aux efforts diplomatiques régionaux et titre : « Luanda presse pour une trêve dès le 18 février ». Pour ce tabloïd, « l’Angola tente d’imposer un temps d’arrêt dans le conflit qui oppose les forces congolaises au M23 »

    À travers une initiative diplomatique rendue publique par sa présidence, Luanda a proposé un cessez-le-feu à compter du 18 février à midi.Une initiative qui nourrit autant d’espoirs que de prudence. Notre confrère est formel : mandaté récemment facilitateur africain, l’Angola se met désormais au centre du jeu régional.

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  • À la Une: les lignes rouges de Tshisekedi sur le dialogue, veto de l'opposition et attaque kamikaze à Kisangani
    2026/02/07

    La presse kinoise reste dominée par la question du dialogue national.

    En Une, Le Phare barre sa manchette sur « les lignes rouges de Tshisekedi ». Le quotidien rapporte que le chef de l’État a profité de l’échange de vœux avec le corps diplomatique pour « fixer l’opinion » sur ce forum jugé crucial. Félix Tshisekedi rappelle que le dialogue devra se tenir « sur le sol de nos ancêtres », sous la conduite des institutions légales. Pas question, insiste-t-il, d’y associer « ceux qui ont trahi la patrie » ni d’en faire une « blanchisserie » judiciaire. Le journal présente ainsi un président soucieux de la souveraineté et de la cohésion nationale face à « l’agression rwandaise ».

    Lecture plus sceptique dans Le Potentiel, qui se demande si Tshisekedi « joue la carte du passage en force ». Le quotidien décrit un climat de « méfiance palpable » où l’opposition redoute « un simulacre destiné à préserver l’illusion de la démocratie ». La posture de la Cenco et de l’ECC, dénonçant un déficit d’inclusivité, « pèse comme une épée de Damoclès » sur l’initiative. Pour le tabloïd, le risque est celui d’un « cycle infernal des dialogues infructueux » si les conditions politiques ne sont pas réunies.

    Même tonalité critique dans Africanews : « Pas de dialogue sans inclusivité ». Le trihebdomadaire évoque « une formule télécommandée » rejetée par plusieurs forces politiques.

    Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, dénonce un « dialogue de façade » et exige la « libération des prisonniers d’opinion » ainsi que la fin des « poursuites instrumentalisées ». L’opposition fustige aussi une diplomatie « à double vitesse », s’interrogeant sur des négociations extérieures avec des groupes armés pendant qu’un dialogue interne serait verrouillé. Tous réclament « l’intégrité du cadre » et des « garanties réelles », estimant qu’un dialogue sans ouverture serait « un leurre politique ».

    Attaque de drones à Kisangani

    Sur le front sécuritaire, Ouragan rapporte brièvement qu’une attaque de drones contre l’aéroport de Kisangani a été « repoussée par l’armée ». Selon les autorités, « huit drones ennemis ont été neutralisés avant d’atteindre leur cible », sans faire de victimes. Des « détonations jusqu’à 02h00 » ont toutefois semé la panique parmi les riverains. L’infrastructure, à la fois civile et militaire, reste stratégique dans la riposte contre le M23. Le tabloïd révèle que la piste sert notamment au décollage des drones d’attaque et des avions de chasse de l’armée congolaise, qui mènent régulièrement des frappes sur les positions du M23 et de l’armée rwandaise, à plus de 400 km de Kisangani.

    À lire aussiNord-Est de la RDC : l’UA « condamne avec la plus grande fermeté » l'attaque de drones de l’AFC/M23 à Kisangani

    Inondations à Kinshasa

    Enfin, Econews s’arrête sur Kinshasa « noyée » après la pluie du 4 février. Le journal décrit une capitale « à genoux », entre artères inondées et trafic paralysé. Il déplore « une ironie amère » : pendant que les eaux submergent la ville, « 3 000 agents » sont mobilisés pour le contrôle routier. Conclusion sévère : « Le véritable contrôle » attendu demeure celui de l’assainissement, devenu « intenable » pour les Kinois.

    À lire aussiRDC : Inquiétudes à Kinshasa après de nouvelles pluies et de nouvelles inondations

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  • À la Une: des facilitateurs africains à Kinshasa, verrou levé pour juger les généraux 4 étoiles
    2026/01/31

    On ouvre cette revue avec Geopolis qui parle de la relance des initiatives diplomatiques pour la paix dans l’est de la RDC. L’hebdomadaire a couvert la visite à Kinshasa du Panel des facilitateurs de l’Union africaine, reçu par le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, jeudi. Objectif : relancer les efforts de médiation dans la région des Grands Lacs. Les facilitateurs africains poursuivent une tournée régionale destinée à « écouter les uns et les autres », selon Sahle-Work Zewde, ancienne présidente éthiopienne, qui rappelle surtout la dimension humaine du conflit. Géopolis cite ses propos : « On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu’il faudrait arrêter ». Selon le confrère, le chef de l’État congolais a réaffirmé son engagement pour une paix « durable et vérifiable », tout en insistant sur le respect des engagements régionaux. La délégation doit poursuivre sa mission à Kigali, Bujumbura et Kampala.

    Même tonalité dans Africanews, qui souligne que cette rencontre intervient six mois après la désignation du panel des facilitateurs. Le trihebdomadaire insiste sur la volonté affichée de Kinshasa de vivre en paix avec ses voisins. Sur un tout autre registre, les journaux reviennent largement sur la réforme de la justice militaire congolaise. Econews parle de la « fin d’un blocage judiciaire » après l’adoption d’une ordonnance-loi assouplissant la composition des juridictions militaires. Une réforme qui ouvre désormais la voie au procès du général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef de l’armée aujourd’hui en détention. Jusqu’ici, rappelle le trihebdomadaire, l’absence de magistrats militaires de grade supérieur à la haute cour militaire et à l’auditorat général empêchait de juger certains hauts gradés. Le ministre de la justice estime que la réforme permet « d’adapter la justice aux réalités militaires ».

    Un « verrou de grade levé »

    Le trihebdomadaire Ouragan parle, lui, d’un « verrou de grade levé », estimant que Kinshasa franchit un seuil juridique longtemps jugé infranchissable. Pour ce tabloïd, cette réforme permettra désormais la comparution de généraux jusque-là protégés par les rigidités du système. Désormais, écrit le journal, « lorsqu’il est matériellement impossible de composer un siège avec des juges de grade supérieur ou plus ancien, un officier pourra désormais être jugé par des magistrats militaires de grade inférieur, pour autant qu’ils appartiennent à la même catégorie ».

    Près de 800 corps d’indigents abandonnés dans les morgues

    Bouclons avec le quotidien Le Potentiel qui révèle que près de 800 corps d’indigents restent abandonnés dans différentes morgues de la capitale Kinshasa. Steve Mulumba, président d’une commission parlementaire provinciale, explique dans les collines du Potentiel que « cette accumulation de corps constitue un véritable problème sanitaire et humain ». Il estime que ces dépouilles, non réclamées, encombrent les morgues et exposent la population à des risques liés à l’hygiène et à la salubrité publiques. Certaines dépouilles, conclut le quotidien, reposent dans des morgues depuis près de quatre ans, posant un grave problème sanitaire et humain.

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  • À la Une : Tshisekedi sous pression, chaos à Kinshasa et Seth Kikuni en exil
    2026/01/24

    Nous ouvrons cette revue avec Congo Nouveau, qui parle d’une montée des pressions diplomatiques sur le président Félix Tshisekedi pour un dialogue. En marge de la 56ᵉ réunion du Forum économique mondial de Davos, le tabloïd rapporte que le roi Philippe de Belgique a plaidé pour « la tenue d’un dialogue national inclusif » en République démocratique du Congo, lors d’un entretien avec le chef de l’État congolais.

    Appel pressant au dialogue national inclusif

    Pour le trihebdomadaire, cet appel s’inscrit dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement tendu, marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays. Congo Nouveau souligne que « même la France a appelé au dialogue national inclusif », renforçant l’idée d’une convergence de positions au sein de la communauté internationale.

    Le confrère ajoute que « Luanda conseille vivement le dialogue national en RDC », concluant que le chef de l’État est désormais « sous pression de la communauté internationale pour que la crise sécuritaire puisse trouver une issue pacifique ».

    Toujours selon Congo Nouveau, ces appels « résonnent comme une invitation à privilégier la concertation et le consensus », d’autant plus que l’idée d’un dialogue national « fait son chemin », notamment après les récentes consultations menées à Luanda avec la délégation CENCO-ECC et plusieurs leaders politiques.

    Départ en exil de l’opposant Seth Kikuni, président du parti Piste

    C'est dans Ouragan. Le trihebdomadaire écrit que l’homme politique a quitté la RDC « pour se mettre à l’abri face à de nouvelles menaces à caractère politique ». Selon Ouragan, Seth Kikuni « faisait l’objet d’une nouvelle procédure arbitraire », liée à une correspondance datée du 15 décembre 2025 de l’auditeur général près la Haute Cour militaire.

    Ouragan précise que cette procédure s’inscrit dans une série de pressions déjà exercées contre l’opposant. Pour l’entourage politique de Kikuni, son exil est à la fois un acte de protection personnelle et « le symbole d’une répression croissante des acteurs politiques qui contestent le régime ».

    Le trihebdomadaire estime que ces actions traduisent « une instrumentalisation récurrente de la justice à des fins d’intimidation ».

    Retour de l’armée congolaise à Uvira

    Forum des As y consacre sa Une. Le quotidien rapporte que les FARDC ont « repris le contrôle total de la ville » le 18 janvier, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses alliés de l’AFC/M23. Cette reprise, poursuit Forum des Ass, marque « une étape importante dans la restauration de l’autorité de l’État ».

    L’état-major indique que les forces loyalistes ont investi les axes stratégiques et les infrastructures clés, afin de « prévenir toute tentative de retour des groupes armés » et de sécuriser les populations.

    Enfin, le quotidien le Journal dresse un tableau sombre de la reprise des activités à Kinshasa. Sous le titre évocateur « Kinshasa prisonnière de ses routes », le journal décrit des embouteillages « monstres » transformant les grandes artères en « parkings géants ».

    Malgré le déploiement des militaires pour appuyer la police de circulation, la situation demeure, selon le quotidien, « chaotique et inefficace ». Pour Ouragan, ces échecs répétés illustrent « les failles béantes des autorités », faisant de la capitale « la reine incontestée des bouchons ».

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