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La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

著者: RFI
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概要

Toutes les semaines, RFI vous propose de feuilleter les journaux congolais de la semaine écoulée. Notre correspondant Pascal Mulegwa revient sur les grands titres et les petites histoires qui ont raconté la République démocratique du Congo au quotidien.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • À la Une: la «frappe embarrassante» de Goma, Lukwebo se rétracte et «Happy End» pour Gertler
    2026/03/14

    On ouvre cette revue de presse avec Infos27 qui titre : « Goma : derrière la frappe de drone, les incohérences du récit de l’AFC/M23 ».

    Le quotidien kinois rappelle qu’une frappe de drone survenue mercredi 11 mars à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a fait au moins trois morts, dont une humanitaire française travaillant pour l’Unicef.

    Pour ce tabloïd, « l’incident, immédiatement attribué au gouvernement congolais par la rébellion AFC/M23 qui occupe la ville depuis janvier 2025 avec l’appui du Rwanda, soulève toutefois de nombreuses interrogations tant sur les circonstances de l’attaque que sur la rapidité avec laquelle les rebelles ont désigné un responsable ».

    L’attaque a coûté la vie à Karine Buisset, employée française de l’Unicef. Mais à peine les explosions entendues, les responsables de l’AFC/M23 ont désigné Kinshasa comme responsable de l’attaque, alors qu’aucune enquête indépendante n’avait encore été menée.

    Une frappe « embarrassante »

    Congo Nouveau parle pour sa part d’une frappe « embarrassante ». Et de commenter : « Le hic, c’est que la mort, par erreur, d’une humanitaire étrangère des Nations unies, risque de mettre l’auteur de la frappe de drone dans l’embarras ».

    Le trihebdomadaire observe que les offensives répétées et cet incident grave « démontrent la mauvaise volonté des parties à ne rien céder dans les négociations qui sont aujourd’hui au point mort ».

    Chacun cherche à prendre le dessus pour sortir la tête haute des négociations. « Mais en jouant avec le feu », conclut Congo Nouveau, « les belligérants ne font que retarder la mise en place de l’accord de Washington et la conclusion des pourparlers de Doha, qui pourraient faire baisser la tension ».

    Lâché de toutes parts, le sénateur Modeste Bahati se rétracte

    C'est dans Econews : fragilisé après ses propos controversés du 4 mars sur la révision de la Constitution, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, présente publiquement ses excuses et réaffirme sa loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi.

    Le trihebdomadaire rappelle qu’au sein de l’union sacrée « la clémence n’est pas une valeur sûre ». Cette séquence rappelle, souligne ECONEWS : « À trop vouloir jouer perso, on finit par se faire siffler par son propre camp ».

    Forum des As consacre sa Une au « happy end » pour Dan Gertler

    Après huit années d’enquête, les autorités judiciaires néerlandaises ont décidé de clore le dossier visant la société Fleurette Properties Limited. L’entreprise a accepté une ordonnance pénale et versé 25,8 millions d’euros afin de mettre fin aux investigations.

    Le quotidien parle d’une autre « belle victoire après celle de l'Angleterre, de la Suisse, des USA, et d'Israël ».

    Bouclons avec Ouragan, qui parle en Une de « 12 personnes décédées dans un éboulement ». Un drame minier a endeuillé la cité de Kakanda, dans la province du Lualaba. Un éboulement survenu dans la carrière Safi, dans la concession de l’entreprise Boss Mining, a fait au moins douze morts parmi les creuseurs artisanaux.

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  • À la Une: Modeste Bahati, «l'électron libre» qui bouscule la majorité mais se «pourrit» la vie
    2026/03/07

    En une d’Econews, « L’électron libre qui bouscule l’union sacrée ». Le trihebdomadaire évoque « un véritable coup de tonnerre dans le ciel politique congolais » après la sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo. Deuxième vice-président du Sénat et figure majeure de l’Union sacrée de la nation, le leader de l’AFDC-A a publiquement mis en garde ses partenaires de la majorité contre toute initiative visant à modifier la Constitution du 18 février 2006. Alors que le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, plaide pour un changement « en profondeur » de la loi fondamentale, Modeste Bahati Lukwebo a opposé un refus catégorique. « Le pays n’a pas de problème de textes; le pays a un problème d’hommes », a-t-il déclaré, dénonçant l’influence de « flatteurs » qui pousseraient, selon lui, le président Félix Tshisekedi vers une impasse politique.

    Pour le sénateur, écrit le tabloïd, la loyauté envers le chef de l’État consiste avant tout à lui dire la vérité, a-t-il insisté, visant implicitement ceux qui, dans l’entourage présidentiel, évoqueraient des « missions prophétiques » pour justifier une prolongation du pouvoir au-delà de 2028.Cette prise de position, selon Econews, « redistribue les cartes au sein de l’Union sacrée et confirme l’image d’électron libre » que cultive le patron de l’AFDC-A dans le paysage politique congolais.

    « Le sort du frondeur Bahati est scellé »

    C'est ce qu'annonce en Une Ouragan, un autre trihebdomadaire de Kinshasa. À peine vingt-quatre heures après sa sortie médiatique, une motion de défiance a été initiée contre lui au Sénat par le sénateur Dany Kabongo. À l’origine de cette initiative, la position jugée inacceptable de Modeste Bahati sur la question constitutionnelle. Selon Dany Kabongo, cette prise de parole publique constitue un « manque de respect » envers le président de la République, autorité morale de l’Union sacrée. L’élu du Haut-Katanga estime que le deuxième vice-président du Sénat aurait dû consulter le chef de l’État avant de s’exprimer sur un sujet aussi sensible. D’après Ouragan, il lui reproche également d’avoir enfreint le règlement intérieur du Sénat et promet de présenter d’autres griefs concernant sa gestion. Le tabloïd conclut en estimant que « Bahati se pourrit la vie ».

    L'Américain James Swan à la tête de la Monusco

    Le quotidien Journal met en lumière la nomination du diplomate américain James Swan à la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Désigné par le secrétaire général de l’ONU António Guterres, il succède à la Guinéenne Bintou Keita. Ancien ambassadeur des États-Unis en RDC entre 2013 et 2016 et récemment chef de la mission onusienne en Somalie, James Swan est considéré comme un diplomate expérimenté dans les contextes africains marqués par des transitions politiques et sécuritaires complexes. Pour le Journal, sa nomination confirme la volonté de Washington de « rester un acteur central dans la stabilisation de la RDC », malgré les tentatives de la Chine d’influencer le choix du futur chef de mission.

    Plus de 200 morts lors d’un éboulement dans les mines de Rubaya

    L’hebdomadaire Grand Débat revient pour sa part sur un drame survenu à Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Selon le ministère des Mines, plus de 200 personnes ont trouvé la mort dans un éboulement sur un site minier provoqué par des pluies diluviennes ayant entraîné un glissement de terrain massif. La catastrophe s’est produite dans une zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23, compliquant fortement les opérations de secours.

    Enfin, Forum des As, évoque la décision de la justice de geler les comptes bancaires de plusieurs structures liées à la Fondation Mapon à Kindu, fondation associée à l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Université, écoles et hôpital sont concernés par cette mesure du parquet général près la cour constitutionnelle. Le quotidien affirme que les motifs juridiques restent encore flous, mais pourrait perturber le fonctionnement de ces établissements éducatifs et sanitaires. Dans l’opinion, note Forum des As, on lit cette décision a la récente prise de position de l’ex-Premier ministre en exil après avoir été condamné à 20 ans de travaux forcés dans une affaire de détournement de deniers publics.

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  • À la Une: «Le haut-parleur du M23 réduit au silence», Tshisekedi prend son temps avant le dialogue
    2026/02/28

    « L’aube qui a fait taire la voix du M23 », titre en Une Africanews. Le trihebdomadaire revient sur la mort de Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion, tué le 24 février vers 3 heures du matin dans une frappe de drone attribuée aux FARDC près de Rubaya. Selon le journal, l’annonce intervient « au cœur d’une nouvelle flambée de violences » dans une zone minière classée parmi les actifs « stratégiques » de Kinshasa, donnant à l’opération une portée à la fois militaire et géopolitique. « Figure médiatique du mouvement, visé par des sanctions européennes depuis 2022, Ngoma devient, écrit Africanews, un symbole de l’escalade ».

    Forum des As enchaîne avec : « Willy Ngoma, le "haut-parleur" de l’AFC/M23 réduit au silence à Rubaya. » Le quotidien estime que sa disparition « constituerait l’un des coups les plus significatifs et durs portés au commandement du mouvement depuis la reprise des hostilités ». Ancien des FARDC passé à la rébellion, il apparaissait casque sur la tête et arme en bandoulière dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux. Pendant des mois, « il a nargué les institutions de la République ». D’après le Conseil de sécurité des Nations unies, « il jouait un rôle opérationnel central au sein du mouvement », plusieurs rapports onusiens le décrivant comme influent dans la planification et la stratégie.

    Econews, lui, salue une réussite tactique : pour les FARDC et leurs alliés, « cette frappe est une bouffée d’oxygène et une preuve que leur capacité de renseignement et de frappe s’est améliorée ». Après des mois de « recul et de défaites humiliantes, l’armée congolaise montre les crocs ». Mais le trihebdo met en garde : « Cette victoire tactique ne doit pas masquer les fragilités structurelles. Les FARDC restent une armée en reconstitution, avec des problèmes de commandement et de cohésion. Et d’alerter : « En tuant Willy Ngoma, elle a porté un coup dur à l’ennemi, mais elle a aussi enflammé un baril de poudre. »

    Le Potentiel renchérit : « La mort d'un haut responsable peut enflammer les tensions. » Certains éléments du M23 pourraient lancer des représailles, tandis que l’armée chercherait à exploiter la désorganisation adverse. « Cette disparition n'est pas sans conséquence », conclut le quotidien, redoutant une intensification des combats et un risque de désorganisation interne pour l’AFC/M23.

    « Dialogue politique, Tshisekedi joue la montre »

    C'est à lire dans Congo Nouveau. Alors que l’opposition réclame un dialogue rapide, le président « temporise ». Pour ce trihebdomadaire, « derrière ce calendrier étiré se dessine une stratégie » : consolider les alliances militaires pour inverser le rapport de force à l’est. Le chef de l’État, « conscient que les revendications de l'AFC/M23 sont porteuses de germes de balkanisation », ne ferme pas la porte au dialogue mais « en profite pour réorganiser ses dispositifs ».

    En coulisses, dit encore ce tabloïd, « plusieurs acteurs politiques estiment que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, prend volontairement son temps ». Une lenteur qui irrite l’opposition, tandis que, selon le journal, « Félix Tshisekedi semble convaincu que la solution de la crise de l'Est est d'abord militaire ».

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