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La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

著者: RFI
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概要

Toutes les semaines, RFI vous propose de feuilleter les journaux congolais de la semaine écoulée. Notre correspondant Pascal Mulegwa revient sur les grands titres et les petites histoires qui ont raconté la République démocratique du Congo au quotidien.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • À la Une: en RDC, «Ni Tshisekedi, ni Kabila: la carte de l’équilibre de C64»
    2026/10/31
    On ouvre cette revue avec cette Une d'Econews : « Ni Tshisekedi, ni Kabila : la carte de l’équilibre de C64 ». Les cinq leaders d’opposition réunis à Rome refusent de choisir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga proposent leurs bons offices pour faciliter un dialogue national et trouver une « issue congolaise à la crise ». Le trihebdomadaire relève toutefois que la coalition ne se prononce pas explicitement sur l’agression rwandaise, malgré les enjeux sécuritaires dans l’Est. À lire aussiÀ la Une: l’opposition donne de la voix en RDC Les lignes rouges de la coalition étant : pas de révision constitutionnelle, pas de troisième mandat, ni de report des élections de 2028. La coalition de l’article 64 affirme qu’« il n’y a pas d’issue militaire à la crise ». Forum des As rebondit sur le même sujet et s’interroge sur le mandat et la légitimité de cette médiation. Kabila et Tshisekedi ont-ils accepté de recevoir les opposants ? Pour ce quotidien, « une médiation ne se décrète pas » : elle exige la reconnaissance des protagonistes et un cadre précis. Forum des AS souligne les difficultés d’un rapprochement avec Joseph Kabila aujourd’hui maitre de l’ex – AFC/M23. Congo Nouveau revient sur la controverse constitutionnelle Le journal rapporte les propos du président, Félix Tshisekedi, devant sa majorité dite Union sacrée : « Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez. La modifier ou y toucher, c’est votre responsabilité. » Le journal rapporte les propos du chef de l'État et les inquiétudes de l’opposition sur un troisième mandat. Emery Okundji interroge : « Depuis quand le goût personnel du président de la République est-il devenu un critère d’application de la Constitution ? » Claudel Lubaya rappelle l’obligation de respecter et de défendre la loi fondamentale. Le trihebdomadaire rappelle que l’article 220 interdit la révision des dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats présidentiels. Le Potentiel s’intéresse sur les préparatifs du dialogue national Félix Tshisekedi veut accélérer le processus sans attendre une décrispation avec Joseph Kabila et Corneille Nangaa. Le quotidien rapporte qu’une équipe préparatoire doit être mise en place, avec des coordinations nationales et provinciales. Deux co facilitateurs désignés par l’Union africaine accompagneront les travaux. Le Potentiel estime que la représentativité des participants sera déterminante pour la crédibilité du dialogue. À lire aussiRDC: dialogue, guerre et élections, les positions divergentes de Kabila et Tshisekedi Enfin, Africanews et Tempête des tropiques détaillent le budget 2027 présenté mercredi par la Première ministre, Judith Suminwa. Africanews titre : « Suminwa défend son troisième budget, le plus ambitieux de l’ère Tshisekedi ». L’enveloppe atteint 56 930 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars, en hausse de près de 12 %. Les services sociaux de base et la protection du territoire sont prioritaires. La Première ministre souligne la nécessité de transformer la croissance en recettes publiques pour les services et infrastructures. Tempête des tropiques retient une croissance attendue de 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026, et une inflation moyenne de 6,4 %. Le gouvernement prévoit de financer 82 % du budget général par les ressources intérieures. Reste à mobiliser les recettes annoncées et à concrétiser les investissements prévus, conclut le quotidien kinois. À lire aussiRDC: une «croissance économique résiliente en 2025», selon un rapport de la Banque mondiale
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  • À la Une: Joseph Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif en RDC
    2026/10/24

    À la Une du quotidien Le Potentiel : « Kabila brouille les cartes du dialogue national inclusif » En prenant la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), Joseph Kabila rebat les cartes du jeu politique congolais et complique les perspectives du dialogue national inclusif réclamé par une partie de l’opposition.

    Pour le quotidien, alors que certains acteurs plaidaient pour sa participation à ces assises, son positionnement soulève des interrogations sur sa place dans le dialogue. Cette évolution, constate Le Potentiel, place les opposants qui plaidaient sa cause devant un dilemme. Et de conclure : « L'ancien chef de l’État pourrait bien s’être tiré une balle dans le pied. »

    Même analyse dans l’hebdomadaire Le Maximum, qui titre : « Kabila complique sa propre cause ». La proclamation de Joseph Kabila à la tête du FRN, le 12 octobre à Goma, réduit ses chances de retour dans le jeu institutionnel. Pour Le Maximum, il « s’est lui-même fermé la porte des discussions qu’il disait réclamer ». L’hebdomadaire estime toutefois que « réclamer une place pour un homme n’est pas approuver ses choix », mais prévient que l’opposition devra désormais s’expliquer publiquement, sous peine d’être confondue avec lui.

    « Opposition bousculée »

    « L’opposition est bousculée par le duel Kabila-Tshisekedi » : c'est ce qu'affirme le quotidien Le Journal sur sa manchette. En prenant la tête de la rébellion, Joseph Kabila « jette également le trouble au sein de l’opposition politique congolaise », réunie depuis mai 2026 au sein de la Coalition 64 (C64).

    Depuis l’annonce du FRN, relève le confrère, les principaux leaders de cette plateforme, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Augustin Matata Ponyo, gardent le silence.

    Le Journal souligne que les opposants doivent désormais choisir entre condamner ouvertement Joseph Kabila et constater simplement sa nouvelle stratégie, tout en poursuivant leur combat contre le président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Un exercice politique délicat, alors que les cinq leaders de la plateforme sont annoncés à Rome, le 25 octobre, pour un conclave.

    « Non » de Kinshasa au transfert des eaux du Congo

    « À la biennale de Luanda, Félix Tshisekedi refuse de transiger sur l’eau du fleuve Congo », indique Forum des As. Jeudi 22 octobre, le président congolais a rejeté toute perspective de transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins africains au détriment des intérêts nationaux. Il a affirmé que ceux-ci « ne sauraient être sacrifiés au nom d’une quelconque coopération régionale ». Pour Kinshasa, résume le quotidien, le fleuve Congo demeure une richesse stratégique dont l’avenir doit avant tout se décider avec les Congolais.

    Bouclons avec Ouragan, qui titre : « Muhindo Nzangi risque la déchéance ». Une motion de défiance menace désormais le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire. La députée nationale Hermione Bolumbe l’accuse d’opacité dans la gestion de 57 millions de dollars de la Banque africaine de développement destinés à des projets agricoles en faveur des jeunes. Estimant que ses questions sur l’utilisation de ces fonds sont restées sans réponse, l’élue de Mont-Amba affirme avoir déjà recueilli des signatures pour soutenir son initiative. La pression monte donc sur le ministre.

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  • À la Une: la mort de Kalev Mutond, la guerre de 20 milliards de dollars du nouveau gendarme Ted
    2026/10/10
    Commençons avec Le Maximum. « Décès de Kalev Mutond à Paris, la fin de l’homme de l’ombre de Kabila », titre l’hebdomadaire. L’ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignements est mort le 5 octobre, à l’âge de 69 ans, dans un hôpital de la capitale française, où il séjournait depuis près d’un an pour des soins médicaux. Nommé en octobre 2011, Kalev Mutond l’homme que l’on surnommait le « super flic » a dirigé l’ANR jusqu’en 2019, huit ans de règne sans partage. Il ne rendait de comptes qu'à Joseph Kabila. Le Maximum rappelle les huit années durant lesquelles cet homme de confiance de l'ancien président exerçait un pouvoir considérable, sur fond d’accusations d’arrestations arbitraires, de détentions illégales, de tortures et d’enlèvements. Des accusations qui lui ont valu des sanctions américaines en 2016 et des mesures restrictives européennes en 2017. Le Maximum résume cette disparition par une formule : « Kalev Mutond a eu le pouvoir de faire trembler tout un pays, mais devant la mort, tous les dossiers de l’ANR, tous les réseaux, toutes les protections n’ont rien pu faire ». Sur le même sujet, Le Potentiel rapporte que le décès de l’ancien patron des renseignements a suscité de nombreux commentaires hostiles sur les réseaux sociaux. Le quotidien souligne que son nom reste associé aux tensions politiques de la période Kabila. Entre symbole d’un appareil sécuritaire accusé d’abus et responsable ayant occupé une fonction stratégique, Kalev Mutond laisse une image profondément controversée. Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé Changement de registre avec Ouragan. « Dialogue, l’Église catholique refuse un processus fermé », titre le le trihebdomadaire. À Lubumbashi, le 3 octobre, le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Mgr Fulgence Muteba, a rappelé aux émissaires de Félix Tshisekedi que les évêques restent disponibles pour contribuer à la recherche de la paix. Mais ils réclament un processus inclusif, crédible et assorti de garanties. Aux côtés de l’Église protestante, la Cenco défend son « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs ». Pour les confessions religieuses, écrit Ouragan, le futur dialogue doit rassembler largement les forces vives et s’attaquer aux causes profondes de la crise congolaise. La RDC part à la conquête de son sous-sol Autre dossier, celui des ressources naturelles à lire dans le quotidien Le Journal. Le confrère parle d’une « révolution silencieuse qui vient de commencer » avec le lancement par le gouvernement cette semaine du Programme de cartographie géophysique aéroportée et géologique, destiné à améliorer la connaissance du sous-sol congolais. Pendant trente-six mois, huit aéronefs équipés de technologies de pointe doivent recueillir des données sur les richesses minières du pays. Les premières opérations concerneront notamment les provinces du Kongo-Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga. Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire commente : « La RDC ne se contente plus d’être un réservoir de matières premières. Elle devient un pays qui connaît, qui maîtrise et qui décide de l’avenir de ses ressources ». La guerre des 20 milliards de dollars Enfin, Africanews annonce « la guerre des 20 milliards de dollars » lancée par la nouvelle direction de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. Le tabloïd relaie l’alerte de Juan Ted Beleshayi Kasanda, directeur général de l’ARSP. Selon lui, la RDC perd chaque année près de vingt milliards de dollars dans ce secteur. Les contrôles ont notamment épinglé six entreprises jugées non éligibles chez Sicomines et 140 contrats chez Ivanhoe Mines. L’ARSP, poursuit cet autre trihebdomadaire, exige le respect de la loi réservant la sous-traitance aux entreprises majoritairement détenues par des Congolais. Son patron résume la règle pour les opérateurs étrangers dans le secteur de la sous-traitance : « C’est 49 % pour vous, 51 % pour les Congolais ». L’objectif affiché : « créer des millionnaires congolais ». Un résultat retardé selon lui, lit-on, par des fraudes au règlement et à travers certains congolais qui acceptent d’être utilisés comme des « prêtes noms ».
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