エピソード

  • 5. Vaudou & Bomiwô à Bohicon
    2026/07/29

    À Bohicon, au Bénin, Jack Souvant plonge dans les secrets d'un plat rituel né dans les couvents vaudou. Entre un prêtre du Fâ consulté par les puissants, une cheffe qui dévoile les codes d'un mets sacré et une vieille maison qui cache des lettres inquiétantes, chaque rencontre brouille un peu plus la quête de Jack. Jusqu'où est-il prêt à aller pour comprendre ce qui dirige son voyage ?

    Le bomiwô à Bohicon : un plat de communion vaudou rebaptisé « plat du grigri »

    Le plat que Jack est venu chercher à Bohicon a un nom que peu de visiteurs prononcent correctement. Né dans les couvents vaudou, ce mets de pâte de maïs et de poulet entier servait à sceller la communion après les rituels et les libations - chacun se partageant le même poulet pour symboliser l'union. Mais avec l'arrivée de nouvelles religions, la recette a été rebaptisée avec mépris « plat du grigri » ou « plat du fétiche ». Un glissement de sens que Socrate, jeune habitant de Bohicon baptisé comme le philosophe grec, tient à corriger : à l'origine, ce plat n'avait rien de maléfique, seulement l'ambition de réunir les vivants autour d'une même assiette.

    Quand vous tuez le poulet, le vaudou ne consomme que le sang de la viande. C'est dans le sang que réside l'énergie qui permet de traverser l'espace pour aller vers l'être suprême. Le sang constitue ce câble. - Socrate, habitant de Bohicon.

    Mais c'est suite à cette rencontre que la quête de Jack vient percuter de plein fouet son immersion dans la culture vaudou. Son ami Gaël lui laisse un message vocal qui remet en question toute son approche de ce périple...

    Diana Johnson dévoile à Jack la recette du bomiwô

    C'est dans son restaurant, au bord de la route de Bohicon, que la cheffe Diana Johnson prépare le bomiwô sous les yeux de Jack : farine de maïs, gingembre, ail, graines de fenouil, feuilles de laurier et petites noix de muscade africaines viennent parfumer un bouillon de poulet longuement mijoté.

    Bohicon : le prêtre du Fâ qui conseille les présidents

    Après avoir savouré ce plat traditionnel, Jack reprend sa route, et se rend chez un Bokonon - un devin, gardien de la tradition et de l'oracle du Fâ. Cet homme reçoit tellement de monde qu'il faut parfois attendre de longues minutes avant qu'il ne libère un instant pour ses invités. Il se présente aussi comme un « bokor », celui qui autrefois conseillait les rois et qui, dit-il, conseille aujourd'hui les présidents.

    J'ai démarré l'oracle en 1986, quand mon père est décédé. C'est comme un signe divin, j'ai réussi à m'imposer et poursuivre ce qu'il avait entrepris. - Bokonon de Bohicon

    Sa consultation repose sur 256 signes, issus de seize figures fondatrices, qu'il interprète à travers des proverbes et des contes transmis depuis son grand-père. Un système de divination qui, précise-t-il, permet de guider ceux qui s'apprêtent à franchir une nouvelle étape de leur vie.

    Bohicon, 1904 : dans une maison promise à l'art contemporain, une lettre relance le mystère de Jack

    Mais ce séjour à Bohicon va connaître un second bouleversement. Dans une bâtisse centenaire de Bohicon, construite en 1904 par un riche commerçant, Jack tombe sur des malles oubliées. Il y trouve notamment des photographies de la fête de l'indépendance. Il met également la main sur une lettre inquiétante, griffonnée à la main. Son auteur menace quiconque tenterait de « sortir » sans respecter un sacrifice, et incite à « garder les enregistrements ». Refroidi par sa lecture, Jack glisse son regard au fond de cette malle... Cette trouvaille est sans doute la plus importante de ce séjour. Une nouvelle lettre comportant le nom de la ville de Montreux, et un seul mot : Musique.

    Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon.

    Musique originale de Benjamin Moussay.

    En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.

    Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse.

    Un merci tout particulier à la ville de Bohicon pour son aide.

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    49 分
  • 4. Occitània groove à Toulouse
    2026/07/22
    À Toulouse, Jack Souvant arrive dans la ville où tout semble avoir commencé, et s'attend à enfin résoudre ce mystère. Mais la ville rose l'embarque dans un itinéraire qu'il n'avait pas prévu, des géants mécaniques de François Delarozière aux chants de lutte de Zebda, jusqu'aux coulisses de l'Opéra national du Capitole. Jack s'immerge dans la ville mais s'interroge : lui remettra-t-on une nouvelle enveloppe au terme de son séjour à Toulouse ? Lila Fraysse et les Cocanha : la langue occitane comme tremplin vers le présent Toulouse revêt une saveur particulière pour Jack, celle de l'espoir. La croix occitane orne en effet les enveloppes anonymes qu'il reçoit depuis quelque temps. À l'affût du moindre indice, Jack scrute la ville rose, là où semblent se situer les racines de toute cette histoire. Pour mettre toutes les chances de son côté, Jack pousse les portes du Conservatoire occitan des musiques et danses traditionnelles, où il rencontre Lila Fraysse, chanteuse du groupe Cocanha. Si Toulouse est sans nul doute un carrefour culturel, la culture occitane, dit-elle, ne se referme pas sur elle-même : être ancré, c'est surtout savoir accueillir. La cantèra, chanter en chœur, c'est une des spécificités puissantes qui permet de se retrouver, de partager. Ça vient de "Canta", de chanter. Ça parle de l'impulsion, du besoin de chanter. Tu poses ta tonalité, et le collectif te suit. - Lila Fraysse, chanteuse du groupe Cocanha. À la recherche d'un lien entre les douze pommes d'or qui entourent la croix occitane et sa quête obsédante, la réflexion de Jack est interrompue par l'apparition, au loin, d'une immense tête de taureau dont les narines crachent de la fumée. Il avance dans sa direction... François Delarozière et Mino Malan : les instruments-sculptures qui font entrer les géants dans la ville Non loin de la station Montaudran, Jack entre dans un hangar habité par un bestiaire mécanique improbable. Le Minotaure Astérion, un dragon, un varan : les créatures géantes de la compagnie La Machine et de son créateur François Delarozière voisinent avec les inventions de Mino Malan, fabricant d'instruments-sculptures. Ces machines ont été conçues pour la Symphonie mécanique, un spectacle mêlant musiciens classiques et engins manipulés par des ouvriers. La règle est simple et guide l'ensemble des créations : ici, le son doit être visible. Zebda, Origines Contrôlées : Toulouse, carrefour de la créolisation du son français Dans la rue, Jack rencontre une ville où les générations musicales se croisent et se nourrissent. Mustapha Amokrane, chanteur du groupe Zebda, lui raconte la naissance de "Motivés" en 1997, recueil de chants de lutte pensé pour animer les manifestations, et évoque la créolisation de la culture, concept théorisé par Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau. Celui qui se fait surnommer "Mouss" résume sa pensée ainsi : « L'identité est en mouvement depuis la nuit des temps. On s'invente ensemble. C'est bien plus fort que de simplement vivre ensemble. On grandit avec les autres. » - "Mouss", du groupe Zebda. Chez le disquaire Le Laboratoire, Jack pense enfin trouver des réponses... Mais preuve que la musique est au cœur de l'identité du lieu et de la ville, les nombreuses rencontres (musiciens, acteurs associatifs ou chanteurs...) viennent interrompre ses réflexions, et enrichir sa compréhension du pouvoir culturel et musical au sein de la ville rose. Don Giovanni au Capitole : dans les coulisses de l'opéra, le chant comme mystère Sur le chemin de l'Opéra national du Capitole, Jack traverse la station de métro portant le nom de Claude Nougaro, enfant de Toulouse et fils d'un chanteur de l'Opéra de Paris. La légende toulousaine voyait dans le chant « un mystère dont on est le détenteur ». Mais pour Jack, le mystère perdure bel et bien... À l'Opéra national du Capitole, Jack est accueilli par le soliste Vincenzo Taormina, qui l'initie aux échauffements vocaux - labiaux, bouches fermées, vocalises en douceur... avant d'assister à la représentation. Mais à l'issue de celle-ci, et alors que l'un de ses amis semble avoir une piste sérieuse à partager à Jack, une nouvelle enveloppe l'attend à la sortie. Le nom de la ville ? Bohicon. Le mot associé ? Bomiwô. Jack se fait une raison : dans quelques jours, il devra se rendre au Bénin pour y découvrir les secrets de cette recette traditionnelle vodou. Et il l'espère, enfin résoudre ce mystère... Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de Toulouse pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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    50 分
  • Bande annonce – Jack dans les rues du globe
    2026/06/22

    Qui envoie ces enveloppes anonymes ? Pourquoi Jack Souvant les reçoit-il ? À l’intérieur : un billet d’avion, une ville et un mot. Sans connaître l’auteur de ces messages ni leur but, il suit cette piste mystérieuse à travers le monde, à la rencontre de personnalités passionnées et de talents singuliers.

    Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon.

    Musique originale de Benjamin Moussay.

    En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.

    Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse.

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    1 分
  • 3. Québec, l'Autre qui bat en nous
    2026/07/15
    À Québec, la littérature s'affiche sur les murs en graffitis ou en banderoles poétiques. Elle se distribue dans les boîtes aux lettres et se retrouve entre les murs d'une ancienne église, bref, elle est partout. Dans les rues de Québec, Jack Souvant rencontre une écrivaine qui a changé son rapport au monde en observant des abeilles de cinq millimètres, des postiers qui livrent des poèmes à la place des factures et, au bord du fleuve Saint-Laurent, un inconnu qui lui délivre un mystérieux message... La Maison de la littérature : à Québec, la poésie s'affiche partout C'est une banderole tendue entre deux immeubles qui lance l'immersion littéraire de Jack dans les rues de Québec : « Ouvrons les yeux, nous sommes l'éclaircie ». Une phrase qui change chaque semaine sur les artères commerciales de la ville, signée d'auteurs invités à écrire un fragment autour du thème du festival Québec en toutes lettres : « L'Autre qui bat en nous », d'après la poète Denise Desautels. Pour suivre l'indication contenue dans la dernière enveloppe reçue à la Nouvelle-Orléans, Jack décide de se rendre à la Maison de la littérature, installée dans une ancienne église transformée bibliothèque. Les arts littéraires, c'est l'idée de sortir la littérature du livre, d'aller au-devant des publics [...], par des affiches, des cartes, des bonbons à lire comme on trouverait un distributeur de confiseries [...]. La littérature, c'est une porte d'entrée pour rêver, pour réfléchir, pour échanger. – Tania Massault, Responsable partenariats de la Maison de la Littérature. C'est en se baladant dans les rues de la ville, que Jack identifie un lien entre ses premières destinations. Les trois villes qu'il a eu l'occasion de visiter sont toutes traversées par un fleuve important : le Congo, le Mississippi et le Saint-Laurent. Mais quel lien tisser avec ces mystérieux indices, "Musique" et "Littérature" ? L'issue semble toujours aussi insaisissable. Geneviève Boudreault : l'émerveillement à hauteur d'abeille Alors Jack approfondit la piste de son seul indice, la Littérature. Dans une librairie, il avait feuilleté Une abeille suffit, le carnet d'observation d'un jardin urbain signé Geneviève Boudreau. Il la rencontre pour comprendre sa méthode d'écriture, devenue une véritable façon de vivre. Peut-être un peu aussi pour, sait-on jamais, prendre un peu de sa faculté à s'arrêter pour observer ce qui échappe à l'œil pressé. Avant d'écrire mon livre, j'avais la volonté de montrer mon propre émerveillement et de permettre aux autres de s'émerveiller à leur tour. Voir que cette abeille, à laquelle on n'a pas prêté attention, est éclatante. Sous la lentille d'un appareil photo performant, elle est très spectaculaire. – Geneviève Boudreau, autrice québécoise. Puis, dans le quartier de La Cité-Limoilou, des postiers littéraires – Mohamed le conteur, Rose l'artiste – distribuent des poèmes aux passants, ceux d'Ariane Tapp notamment. Un véritable facteur croise ces imposteurs avec émerveillement. Mais Jack n'avance pas dans sa quête. Peut-être que quelques indices émergeront de son immersion au sein des peuples dits autochtones... Louis-Karl Picard-Sioui à Wendake : la littérature dite « autochtone » n'a plus à se justifier La dernière étape mène Jack à Wendake, réserve de la communauté wendat près de Québec. Au restaurant La Traite, il rencontre Louis-Karl Picard-Sioui, auteur, artiste pluridisciplinaire et co-organisateur du Salon du livre des Premières Nations. Depuis dix ans, la littérature des Premières Nations a explosé. L'auteure innue JD Kurtness en est un très bon exemple, se libérant des attentes, ses œuvres trouvent désormais une place parmi les ouvrages grand public. Au bord du fleuve Saint-Laurent, un message qui n'était pas prévu Au port, un inconnu s'approche de Jack pour lui emprunter un stylo. L'homme ne semble pas en pleine possession de ses moyens. Ce dernier lui montre alors un mur vert à quelques mètres de là. Il est recouvert d'une peinture blanche dessinant les mots : « La musique. 5 000 ans d'histoire de la paix. Rendez-vous à Toulouse ». Kinshasa, la Nouvelle-Orléans, Québec, et maintenant Toulouse... C'est de là que partent toutes les enveloppes reçues jusqu'alors. Est-ce enfin le moment pour Jack de boucler la boucle ? Rien n'est moins sûr. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de Québec pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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    50 分
  • 2. En seconde ligne avec les Black Indians à la Nouvelle-Orléans
    2026/07/08
    À la recherche du secret de ces mystérieuses enveloppes, Jack suit les rares indications que contient celle qui lui a été remise à Kinshasa. Il s'envole donc pour la Nouvelle-Orléans, et s'apprête à s'immerger dans la frénésie musicale de celle que l'on surnomme NOLA. Dans le quartier de Tremé, berceau de la musique afro-américaine, il remonte jusqu'à Congo Square, rencontre les Lost Bayou Ramblers et se retrouve embarqué dans la parade des Black Indians du Downtown Super Sunday... Dans le French Quarter, tout est matière à célébration Soixante heures après Kinshasa, Jack Souvant poursuit sa quête dans le French Quarter de la Nouvelle-Orléans. Balcons en fer forgé, architectures créoles et trompettes accrochées aux grilles dessinent le décor de cette deuxième étape du périple de Jack. Ville de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Fats Domino ou Trombone Shorty, la musique est ici bien plus qu'un art. Et pour le comprendre, il part en quête de locuteurs français. Isabelle Jacopin, artiste peintre française installée à Royal Street depuis trente ans, lui explique les quelques spécificités de la ville. Car ici la liberté, la musique et les individus de tous horizons cohabitent et communiquent sans aucune restriction. "La musique est partout, jour et nuit [...], c'est une ville qui est très musicale. Tout est matière à célébration ici - y compris les enterrements." – Isabelle Jacopin, artiste peintre française. Congo Square, quartier Tremé : là où est née la musique afro-américaine Jack pourrait bien dénicher un indice en remontant l'histoire du Congo Square, jardin intégré au parc Louis Armstrong, dans le quartier Tremé, où conteurs et musiciens se chargent de le renseigner. Car au XVIIIe siècle, c'est à Congo Square que les esclaves bénéficiaient chaque dimanche de six heures de liberté. Ils en profitaient pour se rencontrer, chanter et danser... jusqu'à la vente par la France de la Louisiane aux Américains en 1803. Ensuite ? Silence forcé jusqu'à la libération des esclaves par Abraham Lincoln en 1863. De quoi considérer que c'est ici, à Congo Square, que la musique afro-américaine est née. "Cette musique de Nouvelle-Orléans, c'est le truc le plus démocratique au monde. C'est la démocratie pure. Tu es obligé de communiquer avec les autres, tu es obligé de faire avec les autres." – Jérôme, membre d'un brass band. Plus loin, Jack est interpellé par la mélodie entraînante d'un violon cajun. Au bout de l'archet ? Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers, deux fois récompensé aux Grammy Awards et défenseur de la langue française en Louisiane. "Notre musique fait du bien parce que la vie n'est pas facile. Les mélodies nous font du bien. Mais les paroles sont tristes." – Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers. Mais alors que Jack poursuit son immersion, il tombe par hasard sur une rue au nom évocateur : la Toulouse Street. Simple hasard ou clin d'œil de l'expéditeur des lettres anonymes ? Jack s'interroge. C'est alors qu'une poète de rue surgit de nulle part, et lui soumet quelques vers... Downtown Super Sunday : les Black Indians mènent leur guerre avec le fil et l'aiguille Dépourvu d'indices, Jack se contente de se laisser diriger par la musique. C'est là qu'intervient la parade du Downtown Super Sunday, réunissant les Black Indians. Ces Afro-Américains rendent hommage depuis l'époque coloniale aux tribus amérindiennes qui ont offert un refuge à leurs ancêtres en fuite. Ici, chaque costume est cousu à la main, tout au long de l'année. Et depuis Tootie Montana (légendaire chef de la tribu Yellow Pocahontas) la règle est simple : entre les tribus, la guerre se fait désormais avec le fil et l'aiguille, pas avec la violence. Mais pendant que tout le monde chante à l'unisson, que la fumée et les costumes des cavaliers urbains inondent les rues de la ville, Jack s'extirpe et se dirige vers l'aéroport... C'est en salle d'embarquement qu'il se rend compte que l'enveloppe censée contenir le poème concocté plus tôt dans la journée, abritait finalement un billet d'avion pour Québec. Et un mot : Littérature. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de la Nouvelle-Orléans pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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    49 分
  • 1. Booster le monde à Kinshasa
    2026/07/01
    Depuis Toulouse, un inconnu envoie une enveloppe anonyme à Jack Souvant. Celle-ci contient un billet d'avion pour Kinshasa, et un mot : "Musique". Pour cette première étape du périple, les rencontres s'enchaînent rapidement dans les rues de Matonge et de Lemba. Ici, la musique résonne partout : des airs de guitares fabriquées avec des câbles de frein, à l'atelier du luthier légendaire de Papa Wemba, Jack s'immisce sans trop savoir pourquoi dans l'effervescence musicale de la capitale de la République démocratique du Congo. À Matonge, Héros le taxi lui explique Kinshasa en quinze minutes Pas de pancarte, pas de guide. Jack Souvant débarque seul à l'aéroport de Kinshasa en quête de réponse. Héros, chauffeur de taxi, le dépose à Matonge – commune de Molokaï, quartier mythique de la capitale congolaise – en lui dressant sur le chemin le portrait de la ville. À Kinshasa, la philosophie tient en deux mots : "même moral". On sort les poches vides, on sait que l'on rentrera avec quelque chose. Et ce "quelque chose", le secret qu'abrite cette enveloppe, Jack ne l'a pas encore identifié... Ngwaka Son Système : des guitares fabriquées à partir des déchets de Kinshasa Alors Jack se concentre sur son seul indice, "Musique", lorsqu’un homme recouvert de canettes d'aluminium bruyantes traverse les rues de Matonge. Intrigué, Jack le suit jusqu'à une cour intérieure. C'est là qu'il rencontre le groupe Ngwaka Son Système. Love Lokombe, directeur du groupe, fabrique tous ses instruments à partir de ce qu'il récupère dans la rue : filtres à air, tuyaux PVC, câbles de frein en guise de cordes. Leur musique, Love Lokombe l'appelle "graffiti", improvisée et jamais répétée à l’identique. À Lemba, Sonor et le luthier Socklo C'est dans le quartier de Lemba – celui des intellectuels – que Jack poursuit sa route. Après tout, sa quête est guidée par la musique, et c'est dans ce quartier que Koffi Olomidé, Rosny Kayiba ou encore Jean Goubald Kalala, star de la rumba avec "Bombe anatomique", ont fait leurs premiers pas. Jack y rencontre Sonor, leader du groupe Ba Nkosi et inventeur du Malinga-rock, fusion entre rumba congolaise et rock. Ce qui le pousse à créer ? Sa volonté de "booster le monde". La musique à Kinshasa c'est un peu comme le football au Brésil ou le cinéma à Hollywood, c'est tellement vaste. – Jack Souvant. Mais Jack n'en oublie pas pour autant sa quête. Et lorsqu'il partage ce mystère à ses interlocuteurs, ils lui proposent de rencontrer l'un des piliers de l'ombre de la musique congolaise. Celui que l'on surnomme "le génie" : Socklo. Ce luthier est à l'œuvre depuis 1978, et a notamment fabriqué les guitares de Papa Wemba, Koffi Olomidé ou encore Jupiter Bokondji. Si Jack devait rencontrer quelqu'un à Kinshasa, c'est bien lui... Au Grand Tambour, l'Orchestre symphonique kimbanguiste et le mausolée de Lumumba Un soir, Jack assiste à un concert de l'Orchestre symphonique kimbanguiste au Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale, surnommé le Grand Tambour. La rencontre avec son directeur, le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda, est l'occasion pour Jack de mieux comprendre le pouvoir de la musique congolaise, sa diversité et ses vertus. On est au cœur d'une ville qui est d'abord perçue comme un lieu de musique, mais qui est aussi une ville de bruits. Est-ce que le bruit c'est de la musique, est-ce que la musique c'est du bruit ? C'est la question que Kinshasa pose. – Balufu Bakupa-Kanyinda, directeur du Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale. Lorsque Jack évoque sa mystérieuse quête à Balufu Bakupa-Kanyinda, l'intellectuel congolais l'oriente tout naturellement vers le père de l’indépendance congolaise : Patrice Lumumba. Balufu Bakupa-Kanyinda a dirigé le rapatriement de ses restes et accueilli en 2022 la restitution par la Belgique de la dent du Premier ministre congolais assassiné en 1961. Selon lui, la solution se situe du côté de son mausolée... C'est là que le mystère s'épaissit encore un peu plus : alors que Jack pense enfin tenir une piste sérieuse en se rendant au pied du mausolée du héros national, place de la Reconstruction, un inconnu surgit, et lui remet une nouvelle enveloppe. À l'intérieur : un billet d'avion pour la Nouvelle-Orléans. Et un seul mot : Musique. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Un merci tout particulier à la ville de Kinshasa pour son aide.
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    49 分