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4. Occitània groove à Toulouse

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À Toulouse, Jack Souvant arrive dans la ville où tout semble avoir commencé, et s'attend à enfin résoudre ce mystère. Mais la ville rose l'embarque dans un itinéraire qu'il n'avait pas prévu, des géants mécaniques de François Delarozière aux chants de lutte de Zebda, jusqu'aux coulisses de l'Opéra national du Capitole. Jack s'immerge dans la ville mais s'interroge : lui remettra-t-on une nouvelle enveloppe au terme de son séjour à Toulouse ? Lila Fraysse et les Cocanha : la langue occitane comme tremplin vers le présent Toulouse revêt une saveur particulière pour Jack, celle de l'espoir. La croix occitane orne en effet les enveloppes anonymes qu'il reçoit depuis quelque temps. À l'affût du moindre indice, Jack scrute la ville rose, là où semblent se situer les racines de toute cette histoire. Pour mettre toutes les chances de son côté, Jack pousse les portes du Conservatoire occitan des musiques et danses traditionnelles, où il rencontre Lila Fraysse, chanteuse du groupe Cocanha. Si Toulouse est sans nul doute un carrefour culturel, la culture occitane, dit-elle, ne se referme pas sur elle-même : être ancré, c'est surtout savoir accueillir. La cantèra, chanter en chœur, c'est une des spécificités puissantes qui permet de se retrouver, de partager. Ça vient de "Canta", de chanter. Ça parle de l'impulsion, du besoin de chanter. Tu poses ta tonalité, et le collectif te suit. - Lila Fraysse, chanteuse du groupe Cocanha. À la recherche d'un lien entre les douze pommes d'or qui entourent la croix occitane et sa quête obsédante, la réflexion de Jack est interrompue par l'apparition, au loin, d'une immense tête de taureau dont les narines crachent de la fumée. Il avance dans sa direction... François Delarozière et Mino Malan : les instruments-sculptures qui font entrer les géants dans la ville Non loin de la station Montaudran, Jack entre dans un hangar habité par un bestiaire mécanique improbable. Le Minotaure Astérion, un dragon, un varan : les créatures géantes de la compagnie La Machine et de son créateur François Delarozière voisinent avec les inventions de Mino Malan, fabricant d'instruments-sculptures. Ces machines ont été conçues pour la Symphonie mécanique, un spectacle mêlant musiciens classiques et engins manipulés par des ouvriers. La règle est simple et guide l'ensemble des créations : ici, le son doit être visible. Zebda, Origines Contrôlées : Toulouse, carrefour de la créolisation du son français Dans la rue, Jack rencontre une ville où les générations musicales se croisent et se nourrissent. Mustapha Amokrane, chanteur du groupe Zebda, lui raconte la naissance de "Motivés" en 1997, recueil de chants de lutte pensé pour animer les manifestations, et évoque la créolisation de la culture, concept théorisé par Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau. Celui qui se fait surnommer "Mouss" résume sa pensée ainsi : « L'identité est en mouvement depuis la nuit des temps. On s'invente ensemble. C'est bien plus fort que de simplement vivre ensemble. On grandit avec les autres. » - "Mouss", du groupe Zebda. Chez le disquaire Le Laboratoire, Jack pense enfin trouver des réponses... Mais preuve que la musique est au cœur de l'identité du lieu et de la ville, les nombreuses rencontres (musiciens, acteurs associatifs ou chanteurs...) viennent interrompre ses réflexions, et enrichir sa compréhension du pouvoir culturel et musical au sein de la ville rose. Don Giovanni au Capitole : dans les coulisses de l'opéra, le chant comme mystère Sur le chemin de l'Opéra national du Capitole, Jack traverse la station de métro portant le nom de Claude Nougaro, enfant de Toulouse et fils d'un chanteur de l'Opéra de Paris. La légende toulousaine voyait dans le chant « un mystère dont on est le détenteur ». Mais pour Jack, le mystère perdure bel et bien... À l'Opéra national du Capitole, Jack est accueilli par le soliste Vincenzo Taormina, qui l'initie aux échauffements vocaux - labiaux, bouches fermées, vocalises en douceur... avant d'assister à la représentation. Mais à l'issue de celle-ci, et alors que l'un de ses amis semble avoir une piste sérieuse à partager à Jack, une nouvelle enveloppe l'attend à la sortie. Le nom de la ville ? Bohicon. Le mot associé ? Bomiwô. Jack se fait une raison : dans quelques jours, il devra se rendre au Bénin pour y découvrir les secrets de cette recette traditionnelle vodou. Et il l'espère, enfin résoudre ce mystère... Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de Toulouse pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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