『100 % création』のカバーアート

100 % création

100 % création

著者: RFI
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Mode, accessoires, décoration, stylisme, design. Dans la chronique 100 % création de Maria Afonso, RFI vous fait découvrir l’univers de créateurs. Venez écouter leur histoire, leur parcours, leurs influences, leur idée de la mode chaque dimanche à 04h53, 6h55 et 12h54 TU vers toutes cibles.

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アート
エピソード
  • Didier Gaglewski, de la plante à l’absolu: la poésie des parfums de Grasse
    2026/10/31
    Didier Gaglewski est un artisan de la parfumerie pas comme les autres. Ce parfumeur indépendant, passionné et profondément créatif, voit dans chaque parfum une œuvre d’art, une poésie à portée de nez. Didier Gaglewski, avec patience, passion, et beaucoup d’humour, nous rappelle que derrière chaque parfum, il y a une histoire, une âme, et beaucoup d’humain. Didier Gaglewski est né en Champagne, dans une région célèbre pour ses vignes, où il aurait pu suivre une trajectoire toute tracée. Mais son amour pour l'art, la photographie et la céramique l’emmène vers une autre aventure : celle de devenir « nez », un terme qui désigne celles et ceux qui composent les parfums. Formé à l’école de parfumerie de Grasse, il s’installe dans cette ville mythique, berceau du parfum, au début des années 2000. Il découvre alors un paysage contrasté : « On voit des parfumeries ancestrales et je trouvais qu'il n'y avait pas la petite parfumerie de niche, quelque chose d'un peu créatif, d'un peu original. Je me suis dit : "tiens, ça peut être plaisant de s'installer ici". » Accueilli et accompagné, il se sent rapidement « très, très à l'aise, porté par une espèce de facilité et de grand, grand plaisir ». Un artisan de la lenteur, entre liberté créative et éthique Didier Gaglewski revendique une liberté totale dans son travail : « On a besoin de la création. On a besoin de beauté. Et moi, j'ai beaucoup de chance. J'ai cette liberté de faire exactement ce que je veux. Ma seule contrainte, c’est de vendre le parfum. » Son processus créatif est lent, minutieux : « Quand je modifie la formule, c'est comme une recette de cuisine. Je change un ingrédient à la fois. C’est comme un bijou qu'on va tailler, on va le faire facette par facette. » Cette lenteur s’accompagne d’une exigence de maturation : un parfum doit évoluer, vivre, avant d’être ajusté à nouveau. Mais au-delà de la technique, il défend une véritable éthique de la parfumerie. Respect des fleurs, respect des personnes qui les cultivent, valorisation des matières premières bio : « Ce que je voulais mettre dans le parfum, c'était non seulement respecter l'odeur de la fleur, mais je voulais mettre de l'éthique… une espèce de vérité, de valeurs, de respect, de douceur, mais en même temps de droiture. » De la plante aux rencontres : une inspiration sans limite Pour Didier Gaglewski, la plante, la fleur, c’est le début de l’histoire. Ce parfumeur indépendant privilégie une relation authentique avec les producteurs de plantes à parfum. « Mon premier souhait, c'était de rencontrer les cultivateurs, les gens qui sont à l'origine du parfum. J'ai fait de très, très belles rencontres et ça, c'est une source d'inspiration : partir de la plante et des gens qui font ça avec leur cœur. » Grasse est pour lui une terre exceptionnelle, c’est la limite nord pour le jasmin et la tubéreuse. Il parle du jasmin comme d'« une fleur vraiment reine » et se dit « vraiment fan de la tubéreuse parce qu'elle est difficile à travailler. Elle a son caractère. » Il célèbre aussi la rose Centifolia, « une toute petite rose locale, rose pâle qui à l’odorat devient une explosion d’odeurs ». Didier Gaglewski maîtrise également l’enfleurage à froid, une technique ancienne permettant de capturer l’odeur des fleurs les plus fragiles : « On obtient au final une pommade parfumée avec l’odeur des plantes… un produit vraiment exceptionnel. » Même si cette méthode est aujourd’hui difficilement viable économiquement, il en garde le souvenir d’une expérience « extraordinaire ». Dans ce monde sans limite, son premier parfum, baptisé « Cambouis », était volontairement provocateur : un clin d’œil à l’univers mécanique et à la Formule 1. Comme pour rappeler que pour lui, le parfum est un terrain de jeu infini : « C'est un monde vraiment sans limite. C'est pour cela que ce métier est passionnant. » À lire aussiAlix Tramba-Rivat quand la mosaïque explore le végétal, l’eau et la matière Abonnez-vous à « 100% création » « 100% création » est disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast Castbox Deezer Google Podcast Podcast Addict Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram 100% Création Facebook 100% Création-RFI
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    11 分
  • Macarena Hott Recondo, cocktail chilien de métal et de mémoire à Parcours Bijoux
    2026/10/17
    En octobre 2026, Paris fête la bijouterie contemporaine française et internationale avec Parcours Bijoux. Au cœur de cette démarche, Macarena Hott Recondo, une artisane atypique qui puise ses inspirations dans ses racines chiliennes tout en explorant avec passion le métal. À travers son œuvre, elle rappelle que la beauté naît souvent de la rencontre entre histoires, matières et savoir-faire. Une créatrice qui transcende le bijou pour en faire un véritable art de vivre. Originaire de la région des Lacs, près de la Patagonie, au sud du Chili, Macarena Hott Recondo grandit entourée de nature et de gestes artisanaux. Très tôt, le goût du fait-main, de l'artisanat, s'impose comme une évidence. Après le lycée français au Chili, elle rejoint la faculté de Montpellier pour des études d'arts plastiques. Mais la voie universitaire ne la comble pas : « C'était très théorique et je n'avais pas trop envie d'être dans les livres. Je voulais être plus dans le faire. » La découverte en France de véritables formations artisanales est un tournant. Elle se dirige vers la bijouterie, forte de quelques notions acquises au Chili lors de cours du soir, où elle commence déjà à acheter ses premiers outils. En 2001, elle se lance dans un CAP bijouterie, suivi d'un BMA art du bijou et du joyau à Marseille. C'est là qu'elle découvre un domaine où la rigueur technique se marie à la créativité. En 2007, elle crée une première marque de bijoux fantaisie, avec un positionnement très commercial. « Cela ne me ressemblait pas du tout, donc du coup, ça n'a pas fonctionné comme je voulais. Mais c'était une expérience aussi très enrichissante », se souvient-elle. Macarena Hott Recondo travaille ensuite pendant cinq ans dans un atelier de fabrication pour le luxe, à Toulouse. De cette immersion, elle retient des codes, une exigence, mais aussi l'envie de s'affranchir des cahiers des charges trop stricts. De retour en Provence, alors que les opportunités se font rares, une phrase entendue lors d'une rencontre va la décider : « Pourquoi tu cherches à faire autre chose ? Fais ce que tu sais faire. » Macarena Hott Recondo ouvre alors une petite boutique partagée avec d'autres créatrices. Elle s'accorde deux ans pour « essayer et tenter ». Et constate : « À partir du moment où j'ai commencé à faire vraiment ce que je voulais, ça a commencé à marcher. » Le métal et la beauté comme terrain de recherche Le travail de Macarena Hott Recondo repose sur un processus long et patient : « C'est du temps et de la persévérance et des tests. On teste tout le temps et on voit ce qui se passe. Parce que souvent, de l'erreur, on trouve aussi des choses intéressantes. » La recherche formelle et le droit à l'erreur sont au cœur de sa démarche. Au-delà de la matière, Macarena Hott Recondo réfléchit à ce que ses pièces peuvent apporter à ceux qui les portent : « J'aime bien l'idée de penser à la beauté et qu'il y a toujours des personnes qui vont trouver beau ce que vous faites, et que ça va leur apporter quelque chose, peut-être un petit peu de beauté dans le monde. C'est un petit peu mon grain de sable pour apporter quelque chose. » Entre bijoux et micro-sculptures, chaque création devient un fragment de paysage intérieur, un souvenir, un geste de transmission : « J'ai envie de surprendre ceux qui vont voir. J'espère que mes clientes qui reviennent vont toujours être aussi surprises et émerveillées par ce qu'elles voient. » Un cocktail chilien au cœur de Paris Avec Parcours Bijoux, Macarena Hott Recondo participe à un collectif de créatrices chiliennes qui investissent la galerie Artivistas, lieu de la culture sud-américaine à Paris. Ensemble, elles mêlent tradition chilienne et création contemporaine, en travaillant des matériaux inattendus comme le cuivre, la résine, la laine ou encore l'organza. Leurs œuvres, profondément liées à leur terre natale, composent un cocktail artistique audacieux. Et au milieu de cette vie d'atelier, de tests, de rencontres, reste l'essentiel : « J'adore ce que je fais, parce que ça m'envahit vraiment. Je me sens vraiment privilégiée. On a la chance de créer avec pas grand-chose, avec des matières pauvres, pas très coûteuses. On peut faire des choses incroyables. Je vis un peu pour ça, c'est dingue. » Abonnez-vous à 100% création : 100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram / Facebook
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    8 分
  • Alix Tramba-Rivat quand la mosaïque explore le végétal, l’eau et la matière
    2026/10/24
    Alix Tramba-Rivat est mosaïste et fondatrice de l'Atelier d'Alix. Sa passion pour l'art, encouragée par ses parents, l'a conduite à un parcours académique en arts appliqués en fresque et mosaïque. Après une expérience dans l'événementiel, elle se consacre à la mosaïque tout en collaborant avec d'autres artisans. Ses œuvres, qui explorent le végétal et l'eau avec des matériaux hétérogènes, seront mises en avant avec son Mandala de Paix, au Salon international du patrimoine culturel, à Paris. Née à Neuilly-sur-Seine et ayant grandi à Paris, Alix Tramba-Rivat se passionne très tôt pour le dessin. Encouragée par ses parents, elle intègre le lycée Auguste-Renoir, l’une des grandes écoles d’art parisiennes. Elle se rêve alors scénographe, imagine des décors, poursuit avec un BTS design d’espace à Reims. Mais très vite, le besoin du geste et de la matière s’impose. Elle revient à Paris et rejoint l’école Olivier de Serres, où elle obtient un diplôme en fresque et mosaïque. Là, c’est la révélation. « Je découvre la mosaïque et c’est un véritable coup de cœur », raconte-t‑elle. À peine diplômée, en 2013, elle lance son propre atelier. « Ça a été évident de l’appeler l’Atelier d’Alix. » Pourtant, le chemin n’est pas linéaire. Se jugeant « peut-être trop jeune et bloquée par certaines croyances limitantes », elle se tourne un temps vers l’événementiel, où elle devient cheffe déco et conçoit des décors pour de grandes productions. Cinq années d’expérience durant lesquelles elle apprend à travailler le bois, le métal, les grands formats. Mais la mosaïque lui manque. Elle y revient, se forme dans différents ateliers de mosaïstes à Paris, puis rencontre la mosaïste Sika Viagbo, de l’Atelier Lilikpo. « Ça a été un coup de cœur professionnel. On a commencé à collaborer pendant plus de sept ans. » Grâce au dispositif Maître d’art / Élève, elle relance l’Atelier d’Alix à Malakoff, au sud de Paris. Une création méditative et profondément ancrée dans l’histoire Pour Alix Tramba-Rivat, la mosaïque est bien plus qu’un métier : c’est un espace intérieur. « Le temps de production en atelier m’apporte beaucoup parce que c’est très méditatif, c’est très lent », confie-t‑elle. Dans un quotidien « très rythmé, très dense », ces heures de découpe et de pose deviennent sa bulle, un temps où elle ne « pense à rien, juste créer ». Son processus commence toujours par le dessin. Lorsqu’il s’agit d’une commande, elle compose avec un brief souvent très précis, logos, typographies, voire dessins déjà existants. « On est toujours obligé d’adapter le motif à la mosaïque, parce qu’il y a certaines choses qui ne sont pas réalisables, trop fines, trop minutieuses. » C’est dans ce travail d’ajustement que se glisse sa signature : choix des rythmes, des coupes, des formes de tesselles. « L’identité de l’artisan mosaïste va surtout s’inscrire dans les choix qu’il va réussir à faire passer auprès de son client, mais on arrive toujours à y mettre un peu notre patte. » Elle affectionne particulièrement les projets chargés d’histoire comme la commande de cette famille qui rénove une maison transmise depuis 150 ans, où des plafonds peints ont été découverts. « Je leur ai demandé une collecte d’images et d’informations de leur histoire. Je me suis inspirée de certains éléments architecturaux de la maison. C’est ce genre de projet que j’aime bien, parce que je les trouve très riches de sens et chargés en histoire. » Entre matériaux, technologies et Mandala de paix Deux thèmes irriguent particulièrement son travail : le végétal et l’eau, souvent nourris par l’esthétique de l’art aborigène, dont elle aime les graphismes et les rythmes, « très adaptables à la mosaïque ». Son appétence pour la matière la pousse à hybrider les matériaux : « J’utilise du laiton, beaucoup de bois. J’associe le grès cérame, la pierre, le verre au bois et au laiton. » Chaque matériau implique un outil, une gestuelle, une difficulté propre. « J’adore les outils, donc j’adore travailler différentes matières. C’est plus contraignant sur de grands projets, mais très satisfaisant. » Loin de s’en tenir aux techniques traditionnelles, Alix Tramba-Rivat utilise également les nouvelles technologies. « Tous mes dessins sont faits sur ordinateur », explique-t‑elle. Elle utilise des traceurs grand format et une découpeuse laser pour préparer certaines pièces, notamment en bois, avant de reprendre la main à l’atelier et d’assembler l’œuvre tesselle par tesselle. Cette alliance du geste et de la technologie, du bois, du métal et de la pâte de verre, se retrouve dans son Mandala de Paix, présenté au Salon international du patrimoine culturel au Carrousel du Louvre à ...
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    11 分
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