エピソード

  • Didier Gaglewski, de la plante à l’absolu: la poésie des parfums de Grasse
    2026/10/31
    Didier Gaglewski est un artisan de la parfumerie pas comme les autres. Ce parfumeur indépendant, passionné et profondément créatif, voit dans chaque parfum une œuvre d’art, une poésie à portée de nez. Didier Gaglewski, avec patience, passion, et beaucoup d’humour, nous rappelle que derrière chaque parfum, il y a une histoire, une âme, et beaucoup d’humain. Didier Gaglewski est né en Champagne, dans une région célèbre pour ses vignes, où il aurait pu suivre une trajectoire toute tracée. Mais son amour pour l'art, la photographie et la céramique l’emmène vers une autre aventure : celle de devenir « nez », un terme qui désigne celles et ceux qui composent les parfums. Formé à l’école de parfumerie de Grasse, il s’installe dans cette ville mythique, berceau du parfum, au début des années 2000. Il découvre alors un paysage contrasté : « On voit des parfumeries ancestrales et je trouvais qu'il n'y avait pas la petite parfumerie de niche, quelque chose d'un peu créatif, d'un peu original. Je me suis dit : "tiens, ça peut être plaisant de s'installer ici". » Accueilli et accompagné, il se sent rapidement « très, très à l'aise, porté par une espèce de facilité et de grand, grand plaisir ». Un artisan de la lenteur, entre liberté créative et éthique Didier Gaglewski revendique une liberté totale dans son travail : « On a besoin de la création. On a besoin de beauté. Et moi, j'ai beaucoup de chance. J'ai cette liberté de faire exactement ce que je veux. Ma seule contrainte, c’est de vendre le parfum. » Son processus créatif est lent, minutieux : « Quand je modifie la formule, c'est comme une recette de cuisine. Je change un ingrédient à la fois. C’est comme un bijou qu'on va tailler, on va le faire facette par facette. » Cette lenteur s’accompagne d’une exigence de maturation : un parfum doit évoluer, vivre, avant d’être ajusté à nouveau. Mais au-delà de la technique, il défend une véritable éthique de la parfumerie. Respect des fleurs, respect des personnes qui les cultivent, valorisation des matières premières bio : « Ce que je voulais mettre dans le parfum, c'était non seulement respecter l'odeur de la fleur, mais je voulais mettre de l'éthique… une espèce de vérité, de valeurs, de respect, de douceur, mais en même temps de droiture. » De la plante aux rencontres : une inspiration sans limite Pour Didier Gaglewski, la plante, la fleur, c’est le début de l’histoire. Ce parfumeur indépendant privilégie une relation authentique avec les producteurs de plantes à parfum. « Mon premier souhait, c'était de rencontrer les cultivateurs, les gens qui sont à l'origine du parfum. J'ai fait de très, très belles rencontres et ça, c'est une source d'inspiration : partir de la plante et des gens qui font ça avec leur cœur. » Grasse est pour lui une terre exceptionnelle, c’est la limite nord pour le jasmin et la tubéreuse. Il parle du jasmin comme d'« une fleur vraiment reine » et se dit « vraiment fan de la tubéreuse parce qu'elle est difficile à travailler. Elle a son caractère. » Il célèbre aussi la rose Centifolia, « une toute petite rose locale, rose pâle qui à l’odorat devient une explosion d’odeurs ». Didier Gaglewski maîtrise également l’enfleurage à froid, une technique ancienne permettant de capturer l’odeur des fleurs les plus fragiles : « On obtient au final une pommade parfumée avec l’odeur des plantes… un produit vraiment exceptionnel. » Même si cette méthode est aujourd’hui difficilement viable économiquement, il en garde le souvenir d’une expérience « extraordinaire ». Dans ce monde sans limite, son premier parfum, baptisé « Cambouis », était volontairement provocateur : un clin d’œil à l’univers mécanique et à la Formule 1. Comme pour rappeler que pour lui, le parfum est un terrain de jeu infini : « C'est un monde vraiment sans limite. C'est pour cela que ce métier est passionnant. » À lire aussiAlix Tramba-Rivat quand la mosaïque explore le végétal, l’eau et la matière Abonnez-vous à « 100% création » « 100% création » est disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast Castbox Deezer Google Podcast Podcast Addict Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram 100% Création Facebook 100% Création-RFI
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  • Macarena Hott Recondo, cocktail chilien de métal et de mémoire à Parcours Bijoux
    2026/10/17
    En octobre 2026, Paris fête la bijouterie contemporaine française et internationale avec Parcours Bijoux. Au cœur de cette démarche, Macarena Hott Recondo, une artisane atypique qui puise ses inspirations dans ses racines chiliennes tout en explorant avec passion le métal. À travers son œuvre, elle rappelle que la beauté naît souvent de la rencontre entre histoires, matières et savoir-faire. Une créatrice qui transcende le bijou pour en faire un véritable art de vivre. Originaire de la région des Lacs, près de la Patagonie, au sud du Chili, Macarena Hott Recondo grandit entourée de nature et de gestes artisanaux. Très tôt, le goût du fait-main, de l'artisanat, s'impose comme une évidence. Après le lycée français au Chili, elle rejoint la faculté de Montpellier pour des études d'arts plastiques. Mais la voie universitaire ne la comble pas : « C'était très théorique et je n'avais pas trop envie d'être dans les livres. Je voulais être plus dans le faire. » La découverte en France de véritables formations artisanales est un tournant. Elle se dirige vers la bijouterie, forte de quelques notions acquises au Chili lors de cours du soir, où elle commence déjà à acheter ses premiers outils. En 2001, elle se lance dans un CAP bijouterie, suivi d'un BMA art du bijou et du joyau à Marseille. C'est là qu'elle découvre un domaine où la rigueur technique se marie à la créativité. En 2007, elle crée une première marque de bijoux fantaisie, avec un positionnement très commercial. « Cela ne me ressemblait pas du tout, donc du coup, ça n'a pas fonctionné comme je voulais. Mais c'était une expérience aussi très enrichissante », se souvient-elle. Macarena Hott Recondo travaille ensuite pendant cinq ans dans un atelier de fabrication pour le luxe, à Toulouse. De cette immersion, elle retient des codes, une exigence, mais aussi l'envie de s'affranchir des cahiers des charges trop stricts. De retour en Provence, alors que les opportunités se font rares, une phrase entendue lors d'une rencontre va la décider : « Pourquoi tu cherches à faire autre chose ? Fais ce que tu sais faire. » Macarena Hott Recondo ouvre alors une petite boutique partagée avec d'autres créatrices. Elle s'accorde deux ans pour « essayer et tenter ». Et constate : « À partir du moment où j'ai commencé à faire vraiment ce que je voulais, ça a commencé à marcher. » Le métal et la beauté comme terrain de recherche Le travail de Macarena Hott Recondo repose sur un processus long et patient : « C'est du temps et de la persévérance et des tests. On teste tout le temps et on voit ce qui se passe. Parce que souvent, de l'erreur, on trouve aussi des choses intéressantes. » La recherche formelle et le droit à l'erreur sont au cœur de sa démarche. Au-delà de la matière, Macarena Hott Recondo réfléchit à ce que ses pièces peuvent apporter à ceux qui les portent : « J'aime bien l'idée de penser à la beauté et qu'il y a toujours des personnes qui vont trouver beau ce que vous faites, et que ça va leur apporter quelque chose, peut-être un petit peu de beauté dans le monde. C'est un petit peu mon grain de sable pour apporter quelque chose. » Entre bijoux et micro-sculptures, chaque création devient un fragment de paysage intérieur, un souvenir, un geste de transmission : « J'ai envie de surprendre ceux qui vont voir. J'espère que mes clientes qui reviennent vont toujours être aussi surprises et émerveillées par ce qu'elles voient. » Un cocktail chilien au cœur de Paris Avec Parcours Bijoux, Macarena Hott Recondo participe à un collectif de créatrices chiliennes qui investissent la galerie Artivistas, lieu de la culture sud-américaine à Paris. Ensemble, elles mêlent tradition chilienne et création contemporaine, en travaillant des matériaux inattendus comme le cuivre, la résine, la laine ou encore l'organza. Leurs œuvres, profondément liées à leur terre natale, composent un cocktail artistique audacieux. Et au milieu de cette vie d'atelier, de tests, de rencontres, reste l'essentiel : « J'adore ce que je fais, parce que ça m'envahit vraiment. Je me sens vraiment privilégiée. On a la chance de créer avec pas grand-chose, avec des matières pauvres, pas très coûteuses. On peut faire des choses incroyables. Je vis un peu pour ça, c'est dingue. » Abonnez-vous à 100% création : 100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram / Facebook
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  • Alix Tramba-Rivat quand la mosaïque explore le végétal, l’eau et la matière
    2026/10/24
    Alix Tramba-Rivat est mosaïste et fondatrice de l'Atelier d'Alix. Sa passion pour l'art, encouragée par ses parents, l'a conduite à un parcours académique en arts appliqués en fresque et mosaïque. Après une expérience dans l'événementiel, elle se consacre à la mosaïque tout en collaborant avec d'autres artisans. Ses œuvres, qui explorent le végétal et l'eau avec des matériaux hétérogènes, seront mises en avant avec son Mandala de Paix, au Salon international du patrimoine culturel, à Paris. Née à Neuilly-sur-Seine et ayant grandi à Paris, Alix Tramba-Rivat se passionne très tôt pour le dessin. Encouragée par ses parents, elle intègre le lycée Auguste-Renoir, l’une des grandes écoles d’art parisiennes. Elle se rêve alors scénographe, imagine des décors, poursuit avec un BTS design d’espace à Reims. Mais très vite, le besoin du geste et de la matière s’impose. Elle revient à Paris et rejoint l’école Olivier de Serres, où elle obtient un diplôme en fresque et mosaïque. Là, c’est la révélation. « Je découvre la mosaïque et c’est un véritable coup de cœur », raconte-t‑elle. À peine diplômée, en 2013, elle lance son propre atelier. « Ça a été évident de l’appeler l’Atelier d’Alix. » Pourtant, le chemin n’est pas linéaire. Se jugeant « peut-être trop jeune et bloquée par certaines croyances limitantes », elle se tourne un temps vers l’événementiel, où elle devient cheffe déco et conçoit des décors pour de grandes productions. Cinq années d’expérience durant lesquelles elle apprend à travailler le bois, le métal, les grands formats. Mais la mosaïque lui manque. Elle y revient, se forme dans différents ateliers de mosaïstes à Paris, puis rencontre la mosaïste Sika Viagbo, de l’Atelier Lilikpo. « Ça a été un coup de cœur professionnel. On a commencé à collaborer pendant plus de sept ans. » Grâce au dispositif Maître d’art / Élève, elle relance l’Atelier d’Alix à Malakoff, au sud de Paris. Une création méditative et profondément ancrée dans l’histoire Pour Alix Tramba-Rivat, la mosaïque est bien plus qu’un métier : c’est un espace intérieur. « Le temps de production en atelier m’apporte beaucoup parce que c’est très méditatif, c’est très lent », confie-t‑elle. Dans un quotidien « très rythmé, très dense », ces heures de découpe et de pose deviennent sa bulle, un temps où elle ne « pense à rien, juste créer ». Son processus commence toujours par le dessin. Lorsqu’il s’agit d’une commande, elle compose avec un brief souvent très précis, logos, typographies, voire dessins déjà existants. « On est toujours obligé d’adapter le motif à la mosaïque, parce qu’il y a certaines choses qui ne sont pas réalisables, trop fines, trop minutieuses. » C’est dans ce travail d’ajustement que se glisse sa signature : choix des rythmes, des coupes, des formes de tesselles. « L’identité de l’artisan mosaïste va surtout s’inscrire dans les choix qu’il va réussir à faire passer auprès de son client, mais on arrive toujours à y mettre un peu notre patte. » Elle affectionne particulièrement les projets chargés d’histoire comme la commande de cette famille qui rénove une maison transmise depuis 150 ans, où des plafonds peints ont été découverts. « Je leur ai demandé une collecte d’images et d’informations de leur histoire. Je me suis inspirée de certains éléments architecturaux de la maison. C’est ce genre de projet que j’aime bien, parce que je les trouve très riches de sens et chargés en histoire. » Entre matériaux, technologies et Mandala de paix Deux thèmes irriguent particulièrement son travail : le végétal et l’eau, souvent nourris par l’esthétique de l’art aborigène, dont elle aime les graphismes et les rythmes, « très adaptables à la mosaïque ». Son appétence pour la matière la pousse à hybrider les matériaux : « J’utilise du laiton, beaucoup de bois. J’associe le grès cérame, la pierre, le verre au bois et au laiton. » Chaque matériau implique un outil, une gestuelle, une difficulté propre. « J’adore les outils, donc j’adore travailler différentes matières. C’est plus contraignant sur de grands projets, mais très satisfaisant. » Loin de s’en tenir aux techniques traditionnelles, Alix Tramba-Rivat utilise également les nouvelles technologies. « Tous mes dessins sont faits sur ordinateur », explique-t‑elle. Elle utilise des traceurs grand format et une découpeuse laser pour préparer certaines pièces, notamment en bois, avant de reprendre la main à l’atelier et d’assembler l’œuvre tesselle par tesselle. Cette alliance du geste et de la technologie, du bois, du métal et de la pâte de verre, se retrouve dans son Mandala de Paix, présenté au Salon international du patrimoine culturel au Carrousel du Louvre à ...
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  • Paris Design Week: Maxime Castagnac, la laine sculptée grâce au tufting
    2026/09/12
    Pendant la Paris Design Week, Oh my laine met en lumière les arts textiles français. L’artiste-designer toulousain Maxime Castagnac y présente son atelier Casta et ses œuvres en laine sculptée par tufting, une technique où des fils sont insérés dans une toile à l’aide d’un pistolet. Il crée tapis et tableaux graphiques : des peintures de matière et de couleur, au relief textile marqué, qui s’intègrent dans les espaces de vie. Maxime Castagnac, né à Pau, a grandi à Toulouse. Après des études en design graphique à l’ESAD de Reims puis aux Beaux-Arts de Lyon, il démarre une carrière de graphiste indépendant, porté par « une notion d’illustration, de recherche à travers le caractère typographique et le dessin de la lettre ». Mais tout bascule lorsqu’il découvre le tufting : « Il y a quelque chose qui s’est passé comme une sorte de révélation avec la matière, le fait de pouvoir jouer avec la matière et de pouvoir laisser les formes évoluer. » Le travail manuel revient alors au cœur de sa pratique. Si Maxime Castagnac n’avait jamais travaillé le textile pendant ses études, la laine était pourtant déjà présente en filigrane : « J’ai toujours eu une appétence pour le textile, mais je n’ai jamais osé sauter le pas. » La rencontre avec la technique du tufting agit comme un déclic : « Quand je me suis plongé dans la diversité de la laine, comment elle est faite, comment on peut la colorer, tout de suite ça s’est révélé et c’était un peu comme une évidence pour moi. » Il apprend seul, grâce aux vidéos et aux réseaux sociaux, en revendiquant une pédagogie par l’erreur : « J’aime bien me tromper, ce qui me permet après de comprendre comment je peux améliorer, comment je peux trouver des solutions. » Le tufting, une peinture en laine Maxime Castagnac décrit le tufting comme « une forme de peinture en laine ». Sur un grand canevas tendu sur un métier, il projette son motif avant d’injecter la laine à l’aide du pistolet : « Le pistolet du tufting, je le vois comme un pinceau et la laine comme la peinture. » Une première phase de peinture est suivie d’un temps de sculpture : « Une fois que la laine est sortie du canevas, elle est brute, elle s’entremêle. Il faut venir séparer chaque fil, venir sculpter. » Au ciseau, il tond, nivelle, crée des épaisseurs, des angles, des reliefs : « Sur les tapis et tableaux que je fais, j’aime bien cette notion d’aplats bien réguliers. Et après, on vient vraiment sculpter au ciseau, faire des angles à 45° pour révéler les formes. » Il travaille en miroir, depuis l’envers de la toile, acceptant cette « petite gymnastique » où une forme trop dynamique vers la droite se révélera finalement à gauche. Atelier Casta, un univers graphique vibrant et libre Son atelier Casta tire son nom d’un diminutif de son patronyme Castagnac : « Casta, c’est devenu un diminutif de gens autour de moi qui m’apprécient bien. Cet atelier, c’est vraiment moi qui donne mes couleurs, mes formes. C’est Casta qui vous parle, c’est mon intime qui vous parle. » Maxime Castagnac assume créer d’abord pour lui : « Je n’avais pas le médium pour exprimer toutes ces formes, toutes ces couleurs, toutes ces interrogations que j’avais. Le tufting s’est posé pile entre les deux. » Il construit un univers non commandé, fait de pièces uniques, auquel viennent ensuite se greffer des projets sur mesure : « J’ai créé un univers visuel et graphique qui n’est pas la commande. J’aime aussi cette rencontre où les gens vont me dire : "J'aime ce détail, est-ce qu’il y a une possibilité d’une nouvelle pièce sur mesure ?" » Sa signature, il préfère la laisser aux autres : « Souvent le mot dynamisme revient. Il y a quelque chose de chaleureux, de très contrasté. » Attaché à une laine naturelle sourcée en France, il s’appuie sur des filatures expertes : « J’ai compris que je ne pouvais pas faire tous les métiers. D’avoir des professionnels qui filent la laine et font des teintures aussi magnifiques, c’est important. » Porté par une matrice de formes qui se réinvente sans cesse, Maxime Castagnac voit la création comme un moteur permanent : « La création occupe l’essentiel de ma vie. (…) Je pense que tous les jours, la création est avec moi. » Avec le tufting, ses glyphes quittent le papier pour devenir tapis, tableaux, volumes colorés qui apportent, chez lui comme chez les autres, « quelque chose de beau, de vibrant et de vivant ». Abonnez-vous à 100% création : 100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus ...
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  • Du passé vers demain: l’art de la gainerie selon David Rosenblum
    2026/09/19
    À Tonnerre, en Bourgogne, le maître artisan d’art David Rosenblum perpétue un métier rare : la gainerie, l’art d’envelopper meubles, coffrets et objets de cuir. Entre créations sur mesure, restauration et transmission d’un savoir-faire pluriséculaire, il fait vivre la mémoire des gestes et révèle l’âme de chaque pièce, célébrant ainsi la richesse du patrimoine français, en ce week-end des Journées européennes du patrimoine. Dans le tumulte discret de son atelier de Tonnerre, David Rosenblum pratique un métier que l’on confond souvent avec la maroquinerie : la gainerie. « À la base, on dit gainer parce que cela vient de la gaine d’épée, et c’est l’un des métiers qui s’inscrit encore dans les jurandes (ou corporations) il y a plus de 700 ans », rappelle-t-il. Cette spécialité française s’est ensuite diffusée dans toute l’Europe, portée notamment par le cuir de Cordoue, riche en couleurs et en motifs. La différence avec la maroquinerie est fondamentale : ici, les finitions ne se font pas par couture, mais par refente et parage, jusqu’à rendre les raccords de cuir parfaitement invisibles. « Tout le savoir-faire repose là-dedans : rendre ce côté complètement imperceptible qui donne l’illusion que l’objet est né dans la peau. Le bon gainier doit rendre, dans leur raccord, les deux peaux invisibles », affirme-t-il. Maîtriser les techniques du passé pour créer les objets de demain Né à Paris, faubourg Saint-Antoine, dans une lignée d’artisans, David Rosenblum ne peut pourtant pas reprendre l’atelier familial faute de moyens. Après 12 ans dans la police nationale, il revient à la gainerie en 2010. « Comme disait mon père, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas », confie-t-il. Il se remet à l’établi, dans un atelier qui cumule désormais quatre générations et 130 ans d’histoire. Sa philosophie tient en une phrase : « Maîtriser les techniques du passé pour créer les objets de demain. » Si les principes de colle ne se réinventent pas, l’atelier intègre les commandes numériques, la gravure et la découpe laser. « Ce ne sont pas des outils qui trahissent la tradition. Si vous les utilisez avec noblesse pour obtenir une qualité d’objet et pas dans une volonté de production, vous restez dans la tradition des artisans d’art : évoluer, s’adapter et créer. » Le cuir, matière vivante et palette infinie La gainerie exige une connaissance intime des supports : bois, carton, métal, ainsi que des cuirs, classiques ou exotiques. « On pourrait même gainer une fourchette ou gainer un mur. Tout est possible, mais à chaque fois c’est une approche technique », explique David Rosenblum. Le cuir lui-même impose ses contraintes : « Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est pas un matériau mort. Un cuir reste vivant, il va agir à toutes les conditions d’humidité, de chaleur. La peau va continuer de vivre. » Bovins, caprins, alligator, galuchat, parchemin… chaque matière demande une technique spécifique. Le gainier doit composer. « Chaque peau a ses particularités dans son travail. Même avec 20 peaux du même type, du même tannage, chacune reste unique », note l’artisan. De la conception à la coupe, de la refente au parage au scalpel, puis à l’encollage et aux patines, chaque étape vise la perfection du geste. Transmission, reconnaissance et avenir des métiers d’art Dans cet atelier reconnu EPV, Entreprise du patrimoine vivant, et titulaire du titre de maître artisan d’art, la question de la transmission est centrale. « Si vous ne formez pas, vous tuez le métier, c’est fini », explique-t-il. Stagiaires, apprentis, profils en reconversion… La formation est continue, avec une exigence claire : « On essaie de trouver une compétence de la main. La compétence de la main fonctionne avec le cerveau. Si la personne est curieuse, la main doit suivre. » Les titres et labels ne sont pas qu’une récompense personnelle : « C’est la reconnaissance de mon atelier, de l’équipe derrière. Ça fait plaisir, et je pense que ça peut rassurer le client. » À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite dans les ateliers, David Rosenblum reste prudent : « Pour l’instant, l’IA n’est pas encore en état de créer. Elle est en état de copier, de modifier. » L’avenir des métiers d’art repose donc toujours sur la main, le regard et le temps long : « Il faut au minimum cinq ans pour commencer à maîtriser, et facilement dix ans pour être solide dans son travail. » Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, la gainerie de David Rosenblum rappelle que le patrimoine vivant se joue autant dans les musées que dans ces ateliers où chaque geste, chaque peau, chaque objet raconte une histoire. Abonnez-vous à « 100% création » « 100% création » est disponible à l...
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    14 分
  • Beneïsha Paris: Sokona Sissoko sublime les femmes avec un glamour sur mesure
    2026/09/26
    Du salon familial du 20ᵉ arrondissement de Paris à sa boutique parisienne, Sokona Sissoko a bâti un univers couture où chaque essayage devient une célébration de la féminité. Fondatrice de Beneïsha Paris, elle présente ses robes de mariée et de cérémonie pendant la Fashion Week de Paris, à l’édition France du FIMO228, avec une idée fixe : sublimer des femmes déterminées grâce à des créations glamour et élégantes. « La mode, je ne me voyais pas dans autre chose, confie-t-elle. J’ai testé la restauration, ce n’était pas pour moi, mais la mode, ça fait partie de moi. » Née à Paris, où elle a grandi et fait ses études, Sokona Sissoko voit la mode entrer très tôt dans son quotidien. Enfant, elle transforme déjà le salon familial en podium improvisé. « Quand j’étais très jeune, il y a des moments où je restais toute seule chez moi. J’allais chercher des tenues qu’on n’avait pas forcément l’habitude de mettre tous les jours, qu’on réservait aux événements, et je défilais comme ça chez moi », raconte-t-elle. Son amour pour « tout ce qui est l’embellissement de la femme » la conduit naturellement vers la création, avec Beneïsha Paris. Après le baccalauréat, Sokona Sissoko quitte Paris pour suivre son mari à l’étranger : Valence en Espagne, Liverpool en Angleterre, puis Turin en Italie. « Je me suis plus focalisée sur ma vie de famille que sur moi-même », explique-t-elle. C’est à Turin qu’elle décide enfin de « faire quelque chose qu’elle aime ». De la restauration à la naissance de Beneïsha Paris En 2010, de retour à Paris, elle ouvre un restaurant asiatique halal, mêlant cuisine chinoise, japonaise et thaïlandaise. « Je voulais créer quelque chose. En 2010, j’ai créé un restaurant asiatique. Je l’ai gardé cinq ans et je l’ai revendu. Pour moi, ce n’était pas un échec, au contraire, ça m’a permis d’avancer et de voir réellement ce que j’ai envie de faire », souligne-t-elle. Ce détour lui apprend la gestion d’entreprise et confirme ce qui la passionne depuis « toute petite » : la mode. En 2015, elle lance Beneïsha Paris, modestement. Elle raconte : « J’ai commencé avec huit robes et c’est parti comme des petits pains. De là, j’ai refait quinze robes et il y avait de plus en plus de demandes. Et c’est là où je me suis dit : allez, c’est parti, on va ouvrir la boutique. » Un accompagnement sur mesure pour un jour unique Chez Beneïsha Paris, le travail repose sur l’écoute et l’échange. Sokona Sissoko conseille sans imposer, propose les textiles, les couleurs et co-crée parfois les modèles jusqu’aux moindres détails. « Le mariage, c’est un jour très spécial et pour moi, chaque femme est différente, avec un style différent, et moi j’aime les écouter », explique-t-elle. Les essayages deviennent de véritables rencontres : « Généralement, quand la clientèle vient, elle a déjà une idée approximative de ce qu’elle souhaite. Nous, on est là pour l’aider à bien déterminer. On fait différents essayages, même si on n’a pas ce qu’elle veut, on a quelque chose de similaire ou une forme qui lui correspond, et là, on choisit ensemble. » Ce qu’elle recherche avant tout, c’est l’émotion : « Ce qui me fait le plus plaisir quand je crée, c’est quand elles font leurs premiers essayages et qu’elles ont des étoiles plein les yeux. C’est ma plus belle satisfaction. » Dentelles perlées et « beau bling bling » Les robes de Sokona Sissoko sont très travaillées, parfois imposantes, et reconnaissables à leurs dentelles perlées. « Quand j’étais plus jeune, une amie aimait bien m’appeler “madame Bling Bling”. Elle me disait : attention, pas le bling bling cheap, vraiment un beau bling bling. » Perlage, pierres et ornements sont au cœur de son style. La plus spectaculaire de ses robes de mariée pesait près de 40 kilos, avec une traîne de sept mètres entièrement perlée. Sokona Sissoko ne coupe pas, elle dessine, et travaille avec trois couturières fidèles « depuis plus de dix ans ». « Moi, je donne le modèle, le style, et elles, elles cousent. Parfois, je crée les dentelles perlées », précise-t-elle. Les perles viennent du Pakistan, de l’Inde, de Turquie, parfois de Dubaï, et certaines pierres du Kosovo. Chaque robe est confiée à un seul atelier. Abonnez-vous à « 100% création » « 100% création » est disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast Castbox Deezer Google Podcast Podcast Addict Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté. Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram 100% Création Facebook 100% Création-RFI.
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  • Parcours Bijoux: l’atelier d’Anne Milbeau, où chaque bijou protège et raconte
    2026/10/03
    Jusqu’au 31 octobre 2026, Paris accueille une grande exposition de bijouterie contemporaine française et internationale, Parcours Bijoux. Cette édition met en valeur des œuvres d’art porteuses de sens, d’histoire et d’identité, créées par des artistes et artisans innovants. Anne Milbeau, fondatrice de l’atelier éponyme, y participe. Elle aime créer des bijoux doux au toucher, rassurants et chargés de sens. Son travail invite à la mémoire, la beauté simple et l’émotion partagée. À Paris, Parcours Bijoux met en lumière la bijouterie contemporaine française et internationale. Anne Milbeau expose des pièces qui sont autant d’objets de mémoire que de protection. « La création représente quelque chose de merveilleux. On part d'un bout de fil, d'un bout de plaque et on crée quelque chose qui n'existe pas », confie-t-elle. Née en Bretagne, Anne Milbeau grandit dans une petite ville marquée par la forge de son grand-père. « Mon grand-père était forgeron, alors peut-être que je l'ai entendu taper sur l'enclume et que ça m'a plu. Je me rappelle de sa forge, c'est un endroit où j’aimais bien traîner », raconte-t-elle. D’abord passionnée de musique, elle étudie la flûte traversière à Rennes, mais elle ressent vite le besoin de créer avec ses mains. En 1993, une formation en arts plastiques à Nîmes devient un tournant décisif. « Je me suis assise à l'établi et là, je me suis trouvée vraiment à ma place. C'était une évidence », se souvient-elle. Sculpture, bijouterie, peinture, histoire de l’art : ces semaines « très très denses » lui ouvrent un champ de possibles. Elle s’installe ensuite à Nîmes, travaille chez elle, expérimente la résine et l’argent, et commence à exposer. Un vocabulaire de formes, de mouvement et d’harmonie Installée à Paris pour apprendre la soudure et la mise en forme du métal, Anne Milbeau affine son langage formel. « J'ai appris à limer, à souder vraiment précisément. C'est un métier très précis et très exigeant. Le travail du métal, c’est quelque chose de particulier, on ne peut pas improviser », explique-t-elle. Elle se construit « un petit vocabulaire » de lignes tendues et de volumes harmonieux, pensés pour être portés au quotidien. Ce qui l’intéresse avant tout, c’est le mouvement et le confort : « J'ai toujours aimé les bijoux qui se portent vraiment et des choses qui bougent. Il y avait des petites pièces qui tournent, et c’est encore là aujourd’hui. Il faut un peu de technique pour que le bijou se porte : des bijoux solides, confortables et avec un mouvement. » Dans ses collections, la maison, le foyer, les ex-voto et amulettes forment un univers symbolique. Elle évoque l’exposition « L’Envers du corps », où elle mettait en parallèle le corps et la maison, puis « Foyers », série de six pièces autour de l’abri et du feu : « L'abri, la sécurité, la destruction et aussi le renouveau. » Co-création et liens humains au cœur de l’atelier Son atelier parisien est autant un espace de création qu’un lieu de rencontre. Anne Milbeau travaille avec des sertisseurs, des fondeurs, des créateurs, des paruriers. Dix années passées aux côtés du créateur Jean Grisoni l’ont profondément marqué : « C’était très formateur. Il y avait une liberté extraordinaire. Travailler avec des gens différents, ça me nourrit vraiment beaucoup. » Elle aime aussi la co-création avec ses clients. « On a construit presque ensemble. Après, c'est moi qui ai fait les maquettes, mais on a fait des gros rendez-vous pour aboutir le bijou et c'était super. » Son approche reste résolument sur mesure, ancrée dans l’écoute et le récit de chacun. Des bijoux doux, porteurs d’émotions et de mémoire Le bijou est, selon Anne Milbeau, un objet intime : « Le bijou doit être doux. C'est comme un cadeau qu'on se fabrique ou qu'on offre. Il faut que ce soit équilibré, un peu douillet et rassurant. Le fait de toucher son bijou est quelque chose de rassurant. » Elle refuse la production de masse et privilégie la rencontre à l’atelier. À l’heure des achats en ligne, elle revendique ce lien direct : « Il y a plein de gens qui se rendent compte que c'est précieux de savoir quelles mains ont fabriqué cet objet. C'est rassurant pour les deux. » Entre mémoire, architecture et mouvement, ses créations témoignent d’une conviction : « Dès qu'on porte quelque chose sur son corps, ça veut dire quelque chose pour la personne qui le porte. » Parcours Bijoux offre l’occasion de découvrir cet univers, où chaque pièce raconte une histoire singulière, à fleur de peau. À lire aussiBeneïsha Paris: Sokona Sissoko sublime les femmes avec un glamour sur mesure Abonnez-vous à 100% création 100% création est disponible à l’...
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  • Paris célèbre la bijouterie contemporaine martiniquaise avec Adeline Chapin
    2026/10/10
    En octobre, Parcours Bijoux célèbre la bijouterie contemporaine. Expositions, conférences et ateliers donnent à découvrir un bijou à la croisée de l'art, du design et de l'artisanat. Plus de 200 artistes et artisans innovants investissent une trentaine de lieux parisiens. Parmi eux, Adeline Chapin, documentaliste et artisane bijoutière martiniquaise, se distingue par un parcours mêlant passion créative, engagement patrimonial et transmission culturelle. J'ai toujours créé, donc c'est quelque chose qui fait partie de moi. J'y ai trouvé un accomplissement. Ça me permet d'exprimer ce que je ressens, de faire passer des messages. Documentaliste, artisane bijoutière et fondatrice de la marque Calendé, Adeline Chapin fait dialoguer deux savoir-faire que l'on associe rarement. « C'est un projet qui fait se rejoindre la bijouterie et la documentation », explique-t-elle. Née à Schœlcher, en Martinique, elle grandit au contact direct de la nature : les fourmilières observées pendant de longues minutes, les parfums fabriqués avec les roses de sa grand-mère, les jeux avec sa sœur et ses cousins nourrissent son imaginaire. Après des études en géographie puis en documentation à Toulouse, puis un master en gestion de l'information à Paris, elle exerce comme documentaliste dans le secteur du luxe et de la mode. Parallèlement, elle se forme à la bijouterie à Paris Atelier puis à Atelier Elemento : « Plus je pratiquais et plus je me rendais compte que c'était quelque chose qui me correspondait, qui me permettait d'exprimer ce que je voulais faire comme pièces et ce que je voulais porter comme bijoux. » Un patrimoine bijoutier martiniquais à préserver Animée par le désir de préserver le savoir-faire traditionnel martiniquais, elle fonde Calendé en 2015 et crée une association dédiée à la valorisation du bijou traditionnel de son île. Son processus créatif est ancré dans la mémoire : une photo, un dessin, un souvenir peuvent déclencher la naissance d'une pièce. Elle esquisse, cherche la forme, travaille directement le métal, puis teste ses bijoux « au porté » pour comprendre comment ils vivent et quel dialogue ils instaurent avec celles et ceux qui les découvrent. Adeline Chapin utilise principalement le laiton, mais aussi l'argent et l'or, pour créer des pièces habitées par des histoires : dahlias, nids de guêpes, boucles d'oreilles chenille, colliers grain chou, mailles concombre ou fermoirs barillet... Chacun de ces bijoux renvoie à des formes concrètes, à la flore, aux objets du quotidien, à des gestes anciens. « Je me rends bien compte que le patrimoine que je connais mérite d'être valorisé », dit-elle, rappelant combien la culture orale martiniquaise et les catastrophes passées, comme l'éruption de la Montagne Pelée, ont fragilisé la transmission des savoirs. Totems de mémoire et transmission aux générations futures Au fil de résidences artistiques et de rencontres avec des bijoutiers et collectionneurs, Adeline Chapin enquête, documente et reconstitue la mémoire de pièces emblématiques. « C'est là toute la beauté des petites enquêtes que je mène, c'est de pouvoir mettre des histoires sur ces pièces », confie-t-elle. Ses bijoux deviennent de véritables totems : ainsi, ce bijou en hommage à la flûte des mornes, instrument emblématique de la musique martiniquaise. « Pour moi, le son de la flûte des mornes, c'est le son martiniquais. Dès que je l'entends, me ramène à chez moi », dit-elle. Au-delà de la création et des expositions comme « Zannoclou », présentée dans le cadre de Parcours Bijoux, Adeline Chapin s'engage dans la transmission. Elle anime des ateliers où l'on apprend à reconnaître, nommer et représenter le bijou traditionnel. Elle constate que beaucoup ignorent la forme ou le nom de ces pièces, parfois absentes de la chaîne familiale de transmission. Son objectif est atteint « quand les enfants me disent qu'ils vont demander à leurs parents de voir leur bijou », quand le bijou recrée la discussion au sein des familles. Ainsi, le travail d'Adeline Chapin dépasse largement l'ornement : « C'est important pour valoriser ce qu'on est, de savoir d'où l'on vient et ce qui nous a amené là où on est. » Ses créations, entre mémoire, enquête et poésie, font de la bijouterie martiniquaise un patrimoine vivant, appelé à rayonner bien au-delà des frontières de l'île. Abonnez-vous à « 100% création » « 100% création » est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast Castbox Deezer Google Podcast Podcast Addict Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS. Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram 100% Création Facebook ...
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