エピソード

  • [MOMENT] Les effets de la canicule sur nos corps avec Alice Desbioles
    2026/06/25
    Alice Desbioles est médecin, je l'avais reçu en 2021 sur le sujet de l'anco-anxiété sur lequel elle a écrit un livre dans lequel elle documente, preuves scientifiques à l'appui, les effets de notre environnement sur notre santé physique et mentale.Je l'ai connu à travers ce livre et j'ai adoré cette conversation, pas sur les chiffres de la crise écologique comme la canicule que l'on traverse, mais sur ce qu'elle nous fait, à nous, en tant qu'êtres humains. Ce qu'elle révèle de nos contradictions. Et de notre incapacité collective à nous fixer des limites — alors que ces limites sont, littéralement, la condition de notre survie.Dans cet épisode, nous parlons de l'effet rebond technologique (plus de routes, plus de voitures ; plus de 5G, plus de temps sur l'écran), du sens des limites en médecine, de la métaphore des 24 heures de la Terre, de la liberté mal posée comme argument, de l'éco-anxiété comme signe de solidité psychique, du stress aigu versus chronique, et de la manière de repeindre nos villes en vert plutôt que de les fuir. J'ai aussi questionné Alice sur ce que la science documente sur les effets des forêts sur la santé. La réponse est vertigineuse.CITATIONS MARQUANTES"On est aussi, finalement, des grands enfants. Et là, il n'y a plus personne pour nous fixer de limites. Mais pourtant, ces limites, elles sont indispensables à notre survie."— Alice Desbioles"Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom."— Alice Desbioles"Le progrès, pour moi, c'est maximiser le bien-être. Et le bien-être, ce n'est pas que l'accumulation de technologies et de biens."— Alice Desbioles"L'éco-anxiété traduit déjà un certain courage, une certaine force de caractère, une certaine solidité qui nous permet d'avancer malgré toutes ces informations."— Alice Desbioles"Si on reprend à l'échelle des 24 heures, l'espace des 150 dernières années, c'est même pas un clignement d'œil. On a tout cramé, comme des ados."— Gregory PouyIDÉES CENTRALES (BIG IDEAS)1. L'effet rebond : la technologie ne résout jamais le problème qu'elle prétend résoudre (00:21)Plus tu rajoutes des routes, plus il y a de voitures. Plus la 5G est rapide, plus les gens passent de temps sur leur téléphone. L'innovation réplique la demande au lieu de la satisfaire. C'est une des lois les moins enseignées de notre rapport à la technique.2. Le sens des limites comme condition de survie collective (01:03)Alice le constate en réanimation : on va toujours plus loin, parfois contre la volonté des patients eux-mêmes. La même logique du "toujours plus" s'applique à la société entière. Les limites ne sont pas une contrainte : elles sont ce qui rend la vie possible. Les 9 limites planétaires existent pour cette raison.3. La métaphore des 24 heures : on a brûlé en un clin d'œil ce qui s'est construit en presque toute l'histoire de la Terre (02:53)Si l'existence de la planète = 24h, l'humain est arrivé à la dernière minute et demie. Les énergies fossiles se sont formées pendant les 23h58 où on n'était pas là. Et on les a consommées en quelques secondes à peine. Tout est là.4. La liberté comme argument mal posé (03:22)La liberté de rouler à 130 km/h sur autoroute opposée à la liberté d'un enfant de grandir sans asthme chronique. Ce n'est pas la même liberté. Et quand on ne le dit pas clairement, le débat est perdu d'avance.5. L'éco-anxiété comme signe de bonne santé mentale (07:26)C'est une question que je pose et qui mérite d'être posée : est-ce que ne pas être éco-anxieux en 2021, c'est pas un peu inquiétant ? Alice confirme : l'éco-anxiété traduit une solidité psychique, pas une fragilité. C'est le déni qui devrait inquiéter.6. Stress aigu vs. stress chronique : ce que le corps absorbe et ce qu'il ne peut pas absorber (08:20)Le stress aigu est physiologique, il sert à agir. Le stress chronique, lui, détruit. Et notre société — vitesse, notifications, bruit, pollution — est une machine à fabriquer du stress chronique.7. Repeindre les villes en vert plutôt que les fuir (12:51)La dichotomie ville-campagne est un faux débat. La vraie question, c'est comment faire entrer la nature dans les espaces urbains : cours d'école végétalisées, mobilités actives, espaces verts. L'OMS et la science le documentent. Les effets sont cardiaques, mentaux, immunitaires.QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWEst-ce que l'innovation technologique résout vraiment les problèmes qu'elle prétend résoudre ?Comment as-tu constaté, en médecine, cette incapacité collective à se fixer des limites ?Qu'est-ce que les 9 limites planétaires nous disent de notre rapport au monde ?En quoi l'argument de la liberté est-il souvent mal posé dans les débats environnementaux ?Comment réinventer les récits collectifs pour donner envie de changer ?Est-ce que l'éco-anxiété n'est pas, finalement, un signe de bonne santé mentale ?Peux-tu nous expliquer comment ...
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    14 分
  • 📣 Vlan! présente Mlle Pitch ON AIR - S3 - #12 Phenix : Faire de l’anti-gaspi un réflexe collectif
    2026/06/25

    Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Mlle Pitch ON AIR de Agence Mlle Pitch ici

    S3 - #12 Phenix : Faire de l’anti-gaspi un réflexe collectif

    Dans cet épisode de Mlle Pitch On Air, Magali Faget reçoit Hélène Draoulec, directrice marketing de Phénix, une entreprise française qui a fait de la lutte contre le gaspillage alimentaire une mission à grande échelle.

    Ensemble, elles explorent la manière de transformer les invendus en opportunités économiques, sociales et environnementales, et de concilier performance et impact pour en faire une norme plutôt qu’une exception.

    Ancienne cadre dans des entreprises technologiques internationales, Hélène Draoulec a rejoint Phénix après une expérience marquante en tant que bénévole aux Restos du Cœur. C’est en voyant l’ampleur des besoins et des invendus qu’elle a décidé de mettre ses compétences au service d’une mission vitale : sauver plus de 500 millions de repas du gaspillage depuis 2014.

    Au micro de Magali, Hélène partage les coulisses de Phénix et son approche pragmatique pour rendre l’anti-gaspi accessible à tous. Elle explique comment l’entreprise agit comme un filet de sécurité pour les invendus, en proposant des solutions adaptées à chaque étape. Grâce à ces initiatives, Phénix couvre toute la chaîne de lutte contre le gaspillage, tout en créant un cercle vertueux pour les magasins, les consommateurs et la planète.

    Un épisode qui parlera à celles et ceux qui veulent comprendre comment l’économie circulaire peut devenir une évidence, et comment une entreprise peut allier ambition, impact et pragmatisme.

    Mlle Pitch On Air, le podcast où Magali Faget donne la parole à ceux qui font bouger les lignes.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    29 分
  • #400 Et si aimer était notre mission? Avec Harry Roselmack
    2026/06/23
    Harry Roselmack, journaliste et philosophe. Son dernier essai, L'amour malgré la peur, est une enquête métaphysique sur ce qui constitue vraiment la nature humaine et sur l'amour. Et il m'a semblé que pour un épisode 400 ca faisait vraiment du sens :)J'ai rencontré Harry une première fois et il y a quelque chose que j'aime dans notre façon de parler ensemble : on ne se ménage pas et on s'apprécie vraiment. On a eu une vraie conversation sur ce qui coince dans le monde aujourd'hui à commencer par la peur, l'économie comme fiction collective, la technologie sans sagesse, et puis cette idée que j'ai trouvé centrale qui est que l'on a tous du libre arbitre mais personne ne l'utilise vraiment.Dans cet épisode, nous parlons de métaphysique comme outil pratique et pas comme matière à thèse. J'ai questionné Harry sur ses propres peurs, sur ce qu'il pense de Dieu, sur la mort vue comme changement d'état, et sur son pari un peu fou : dans trois ou quatre générations, la sagesse sera la norme.CITATIONS MARQUANTES"Le courage, c'est pas de ne pas avoir peur. C'est d'affronter ses peurs — voire d'aimer les affronter.""On revendique le libre arbitre mais en vérité on ne l'utilise pas. On ne fait que réagir.""L'économie, c'est un imaginaire. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie concrètement. Et pourtant cet imaginaire est plus fort que le réel.""La mort, c'est un changement d'état. Ce n'est pas une chute dans le néant.""Dieu n'est pas amour. Dieu a choisi l'amour pour faire l'espace-temps."BIG IDEASLa peur n'est pas l'opposé de l'amour — elle en est l'obstacle (~00:26:20)L'amour est transcendant : on ne demande jamais à quelqu'un pourquoi il est amoureux. La peur, elle, est un produit de l'évolution gravé dans nos gènes via l'épigénétique. Elle masque cet amour et l'empêche de rayonner. Diminuer la peur, c'est laisser l'amour exister. C'est la thèse centrale du livre.Le libre arbitre qu'on revendique mais qu'on n'exerce pas (~00:38:53)À chaque stimulus, on réagit instinctivement au lieu de choisir. Harry appelle ça "le grand djihad" des sages musulmans : la guerre qu'on mène dans sa tête avant de la mener dans le monde. C'est là que tout se joue.L'économie est un imaginaire devenu plus puissant que le réel (~00:34:51)On savait depuis 70 ans ce qui allait se passer avec le climat. On a rien fait "à cause de l'économie." Mais l'économie n'existe pas concrètement — c'est une convention. Ce qui est vertigineux, c'est qu'une fiction soit devenue plus forte que la physique du monde.L'humanité est en émergence, pas aboutie (~00:37:00)Harry pense que l'anthropologie génèse n'est pas terminée. L'être humain guidé par la sagesse n'est pas encore là. On n'est plus préhistoriques, mais on n'est pas arrivés. Cette idée change tout : nos comportements actuels ne sont pas notre nature définitive.La mort comme changement d'état (~01:04:00)Les atomes de carbone qui nous composent ont une durée de vie de plusieurs milliards d'années. Ce qui s'arrête à la mort, c'est leur cohérence en tant que "nous." L'information qui fait notre esprit n'a, métaphysiquement, aucune raison de disparaître. On sait pas ce que ça devient — mais ça continue, autrement.Dieu n'est pas amour — il a choisi l'amour (~01:20:59)La distinction la plus radicale de l'épisode. Dire "Dieu est amour" en fait une propriété automatique. Dire "Dieu a choisi l'amour" en fait un acte libre — exactement ce qu'Harry nous demande de faire nous-mêmes chaque jour.QUESTIONS POSÉES DANS L'INTERVIEWPourquoi "l'amour malgré la peur" — de quelle peur s'agit-il précisément ?Toi, tu as peur de quoi ?Comment convaincre des gens d'aller vers ces valeurs dans une société qui valorise la performance ?Est-ce que tu ne crois pas que nos comportements sont basés sur des imaginaires plutôt que sur le réel ?Comment on développe la sagesse collective — faut-il toucher le fond d'abord ?Comment tu redéfinis le succès, et à quel moment la philosophie est entrée dans ta vie ?Comment tu distingues harmonie et équilibre — tu utilises les deux mots ?Est-ce que la mort ne serait pas la plus belle des frictions — celle qui donne le sens à la vie ?Comment dialogue en toi la partie animale qui a peur et le fragment du divin ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur ?RÉFÉRENCES CITÉESLivresL'amour malgré la peur — Harry Roselmack — tout au longIl n'est pas trop tard pour naître — Harry Roselmack (premier essai métaphysique) — ~01:17:30La Simulation — Loïc H. (s'appuie sur la physique quantique) — ~00:49:15Philosophes / penseursPlaton et Socrate — la cité gouvernée par des principes — ~00:33:46Lao-Tseu / Tao Te Ching — "d'une justesse hallucinante" — ~01:16:12Hegel — la peur de la mort comme moteur de nos vies — ~01:10:13Copernic / Galilée — l'héliocentrisme, les vérités cachées renversées par la pensée — ~00:52:14Rousseau — "malheur à celui ...
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  • [Solo ] 3 idées essentielles et 3 conseils de vie d'Edgar Morin
    2026/06/18
    Edgar Morin, philosophe, sociologue, épistémologue, résistant, cinéphile, centenaire. Il est mort le 29 mai 2026 à 104 ans. Son dernier livre s'appelait Leçons d'un siècle de vie.J'avais son contact depuis le début de VLAN. On a des gens en commun. Et je n'ai jamais osé décrocher le téléphone, par peur de déranger. Chaque année, je me disais : non, cette fois c'est trop. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard. C'est la leçon la plus bête et la plus douloureuse que je retienne de sa disparition.Cet épisode solo est un hommage. Je me suis plongé dans ses dernières conférences et dans Leçons d'un siècle de vie pour en tirer trois idées fondamentales et trois leçons de vie. Pas des recettes, pas des listes à appliquer. Edgar Morin lui-même aurait détesté ça. Plutôt ce que sa pensée a changé dans ma façon de regarder le monde, l'IA, la complexité, l'amour, et ce qu'on appelle l'avenir.Dans cet épisode, je parle de la pensée complexe, de l'homo demens, de la transfiguration, de la poly-identité, de la navigation dans l'incertitude, et de ce qu'il appelait l'état poétique. J'aborde aussi ce que ça dit de l'intelligence artificielle, de la mondialisation ratée, et du mouvement des Gilets Jaunes.CITATIONS MARQUANTES"Toute vie est une navigation dans un océan d'incertitude à travers quelques îles ou archipels de certitude où on peut se ravitailler." — Edgar Morin"Je sens que j'approche des limites de la vie, mais je crois que le sentiment d'essayer d'être utile et de continuer à vivre dans les ferveurs de la poésie, de la vie, tout ceci m'entretient bien." — Edgar Morin"Ceux qui croient comprendre tous les problèmes humains uniquement à partir de l'économie oublient la religion, la foi, l'amour, qui ne relèvent absolument pas du calcul économique." — Edgar Morin"La poésie de la vie, suprêmement, c'est l'amour." — Edgar Morin"En sachant que vous êtes un moment dans cette aventure et que vous y participez. Alors essayez d'y participer de la meilleure façon." — Edgar Morin (à ses ~100 ans, sur comment garder confiance)IDÉES CENTRALES 1. L'erreur n'est pas un bug, c'est le moteur de la pensée (~07:19)Morin défend que toute connaissance est une traduction suivie d'une reconstruction. Il n'y a pas de différence fondamentale entre une perception et une hallucination. L'erreur a trois sources : le malentendu, la partialité et l'idéalisme. Ce troisième type est le plus redoutable : les idées qui finissent par nous gouverner non pas parce qu'on nous les impose, mais parce qu'on y croit sincèrement. Le solutionnisme technologique, la croissance comme valeur absolue, l'économie elle-même sont des exemples de cette servitude volontaire. Ce qui est frappant chez Morin, c'est qu'il distingue les erreurs fructueuses des erreurs stériles, et qu'il les analyse au lieu de les nier.2. L'humain est un oxymore sur pattes (~11:28)Morin refuse la flatterie envers l'espèce humaine. Il ne parle pas seulement d'homo sapiens mais d'homo demens, homo faber, homo mythologicus, homo economicus, homo ludens. Nous sommes tout ça en même temps, et c'est précisément cette contradiction qui nous permet d'aimer, de créer et d'espérer. Vouloir "optimiser" l'humain pour en retirer la part irrationnelle, comme le promettent certains projets d'IA ou de transhumanisme, c'est aussi retirer ce qui donne envie du futur.3. La dialogique : deux vérités opposées peuvent être simultanément vraies (~13:15)La mondialisation est la meilleure et la pire chose arrivée à l'humanité. Pour la première fois, tous les êtres humains partagent une communauté de destin. Et ce même processus conduit à des catastrophes écologiques, économiques et démographiques. Tenir cette tension sans la résoudre artificiellement, c'est ce que Morin appelle la dialogique. Dans un monde où les réseaux sociaux récompensent les positions tranchées, refuser de simplifier ce qui ne peut pas l'être est un acte de résistance.4. La transfiguration : le changement vient de l'intérieur des systèmes (~15:03)Juan Carlos élevé dans le franquisme qui devient garant de la démocratie espagnole. Gorbatchev apparatchik qui se transforme en humaniste planétaire. Le pape François, évêque conformiste qui renoue avec le message évangélique. Morin appelle ça la transfiguration : un travail souterrain de la conscience qui peut surgir brusquement. Dans une époque où l'on a l'impression de ne rien pouvoir faire face à Trump ou Musk, cette idée donne de l'espoir concret.5. L'état poétique comme hygiène de vie (~24:35)Survivre, c'est respirer et se nourrir. Vivre, c'est conduire sa vie avec ses risques et ses possibilités de jouissance. L'état poétique, c'est cet état second que l'on obtient dans un échange de sourire, devant un paysage, à l'écoute d'une symphonie ou lors d'une conversation qui dure trop longtemps sur une terrasse. Morin disait qu'à 99 ans, il entrait encore en trance ...
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    34 分
  • #399 Face face à la réalité de l'inceste avec Romain Lemire (partie 2)
    2026/06/16
    C’est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j’ai reçu c’était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d’inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m’a boulversé. J’ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j’étais enfant mais vu les chiffres ca n’a rien d’étonnant. Ce qui est tabou ce n’est pas l’inceste, c’est d’en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village ...
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    37 分
  • #399 Faire face à la réalité de l’inceste avec Romain Lemire (partie 1)
    2026/06/16
    C’est la 2ème fois que je reçois un “Lemire” et chaque fois ce sont des épisodes fondamentaux pour Vlan!Le 1er frère que j’ai reçu c’était Vincent pour parler du conflit Israélo-Palestinien, 1 an après le 7 octobre. Un double épisode qui a beaucoup marqué. Cette fois, je reçois Romain, un de ses frères pour parler d’inceste.Romain a gagné le prix Goncourt du 1er roman pour “Clément”, une autobiographie romancée et ce livre m’a boulversé. J’ai moi même été en contact proche avec un pédophile lorsque j’étais enfant mais vu les chiffres ca n’a rien d’étonnant. Ce qui est tabou ce n’est pas l’inceste, c’est d’en parler….Avec ce livre, on rentre dans le Paris des années 80, dans la vie d'une famille bourgeoise intellectuelle, avec un père adoré, super prof de français, poétique, drôle, plein d'amis et qui violait ses fils depuis leurs 7 ans.Dans cet épisode, j'ai questionné Romain sur la mécanique du silence, sur ce que ça fait dans la tête d'un enfant qui ne sait même pas ce qu'est un pénis, sur la dissociation qui peut durer des décennies, sur les sabotages amoureux, sur la reconstruction. Nous parlons aussi des chiffres qui donnent le vertige, 160 000 enfants par an, 9 milliards d'euros de coût annuel en France. Et du courage de parler. Parce que, spoiler alerte, ça finit bien.Citations marquantes1. "Il faut un village pour violer un enfant. Il faut un violeur, et puis il faut tous les gens autour qui perçoivent des choses et qui se taisent."2. "Le silence ne protège pas. Il détruit."3. "C'est dans le narcissisme qu'il y a de la violence. Dans l'amour, il n'y en a pas."4. "Quand on parle de l'inceste comme d'un tabou, effectivement le dire est tabou. Et donc ça, il faut en sortir. Parce que le faire n'est pas tabou. 160 000 enfants par an — on ne voit pas très bien où est le tabou."5. "Moi, pendant des décennies, je me disais: je suis condamné. Il n'y a aucune raison que j'en sorte. Et en fait, on n'est pas condamné à ça."Idées centrales discutéesL'inceste raconté à hauteur d'enfantRomain a fait un choix littéraire qui change tout: raconter l'inceste depuis la perspective de l'enfant, en temps réel. À 7 ans, Clément ne sait pas ce qu'est un pénis en érection. Il appelle ça "de l'huile." Il ne sait rien. C'est précisément pour ça qu'il ne peut ni nommer ni dénoncer. Ça retourne complètement la question "pourquoi il n'a rien dit?" — parce qu'un enfant n'a tout simplement pas les mots ni les cadres pour le faire.Timestamp: P1 ~00:10:30Le prédateur n'est pas le monstre qu'on imagineOn a tous en tête l'image du violeur dans le parking. La réalité statistique est autre: les incesteurs et violeurs sont représentatifs de l'ensemble de la société. Sympas, drôles, avec une vie épanouie et plein d'amis. Le père de Romain était adulé de ses élèves, un grand prof de littérature. Et on connaît tous, sans le savoir, au moins un violeur. Et on l'aime. C'est vertigineux.Timestamp: P1 ~00:06:48Le silence est une condition, pas un accidentLe silence ne vient pas que des victimes. Il vient de l'entourage entier — du frère qui voit et part se coucher, des amis du père qui savaient dans les années 60-70, des mutations silencieuses d'établissement. Le silence ne protège pas, il détruit. Et c'est la condition absolument nécessaire, voire suffisante, pour que les prédateurs agissent pendant des années.Timestamp: P1 ~00:25:00La dissociation: vivre en se regardant vivreLes victimes de traumatismes infantiles développent souvent un état de dissociation: on se regarde vivre depuis les gradins, on n'est pas vraiment là où on est. Romain l'a vécu pendant des décennies. Cet état sabote les relations amoureuses, génère une fatigue constante, empêche de se projeter. "Vivre en existant" — trouver cette phrase dans un livre d'une amie a été pour lui une révélation: c'est exactement ce qu'il cherchait à atteindre.Timestamp: P1 ~00:42:15La reconstruction est une errance, pas un programmeRomain ne s'est pas reconstruit par une thérapie structurée. Il s'est reconstruit par les autres, par les amours, par les limites trouvées à tâtons. À 45 ans, il s'est rendu compte qu'il était résilient sans savoir par où il était passé. Comme quelqu'un qui arrive à l'étape suivante après une journée de brouillard complet. C'est de là que vient le livre: essayer de comprendre rétrospectivement son propre chemin.Timestamp: P2 ~00:05:53L'onde de choc va bien au-delà de la victime directe9 milliards d'euros par an en France. C'est le coût chiffré des agressions sexuelles sur mineurs: soins, justice, addictions, arrêts maladie, dépressions, suicides. Et humainement: la mère qui réalise en lisant le livre qu'elle s'est plantée à chaque fois pendant des décennies, la sœur bipolaire qui meurt à 47 ans, les partenaires amoureux qui subissent les ruptures sans comprendre. Il y a le village ...
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    54 分
  • [Moment] Découvrez votre style d'attachement avec Gwenaelle Persiaux
    2026/06/11
    Gwenaelle Persiaux, psychologue. Dans ce moment extrait d'un épisode très écouté, je l'ai invitée à décortiquer quelque chose qu'on croit comprendre mais qu'on applique rarement à soi-même : la théorie de l'attachement.Dans cet épisode, nous parlons des quatre styles d'attachement, de pourquoi les évitants ont les zones aveugles les plus épaisses, et de pourquoi on peut être parfaitement compétent au travail tout en étant un désastre dans l'intimité. J'ai questionné Gwenaelle sur comment identifier son propre style sans se raconter d'histoires, et sur ce que le genre a encore à voir là-dedans.Citations marquantes"Si je suis dans un couple mais je ne l'investis pas vraiment, j'y suis sans y être, au moins je risque moins d'être blessée.""Plus on est insécure, plus il y a des défenses, donc moins on a accès à la connaissance de soi.""Ça ressurgit quand on devient parent. Ça ressurgit dans les grosses crises de couple. C'est là où on est beaucoup plus poreux.""On peut être sécure au boulot et puis, quand tu t'intéresses à leur vie amoureuse, c'est beaucoup moins sécure.""Plutôt que de le prendre avec la tête, je préfère toujours laisser parler le corps et la résonance du cœur."Big Ideas1. Les quatre styles ne sont pas des cases, mais des boussoles Sécure, évitant, anxieux, désorganisé : chacun correspond à une stratégie construite inconsciemment pour survivre à ses blessures d'enfance. Ce ne sont pas des étiquettes, ce sont des cartes de navigation intérieure. Pourquoi c'est important : comprendre le cadre avant de se chercher dedans évite les auto-diagnostics bâclés. Timestamp : 00:35 - 06:18*2. On peut être compétent là où on s'est sécurisé, blessé là où on ne l'a pas fait Un bon soignant peut être complètement dépassé dans son couple. L'expérience professionnelle construit une sécurité fonctionnelle, mais les noyaux traumatiques non résolus ressurgissent dans l'intimité. Pourquoi c'est important : le succès visible masque souvent une fragilité invisible. Timestamp : 06:40 - 08:53*3. Les évitants sont les champions du déni de leur propre profil Par définition, ceux qui évitent les émotions évitent aussi l'introspection. Leur zone aveugle est la plus épaisse. C'est souvent le regard de l'autre, conjoint ou ami proche, qui crée la fissure dans l'image qu'ils ont d'eux-mêmes. Pourquoi c'est important : l'auto-évaluation seule ne suffit pas. Timestamp : 10:47 - 11:56*4. Le genre n'est pas neutre dans le style d'attachement Culturellement, les hommes sont encore orientés vers l'inhibition émotionnelle (évitants), les femmes vers l'expression et la demande (anxieuses). Les études restent nuancées, mais l'observation clinique le confirme largement. Pourquoi c'est important : les conflits de couple rejoignent souvent ce croisement évitant/anxieux. Timestamp : 11:56 - 12:08*Questions posées dans l'interviewPeux-tu nous définir les différentes typologies d'attachement ?Est-ce que le style d'attachement est propre à la personne ou à la relation dans laquelle on se trouve ?Est-ce qu'on a le même style d'attachement dans toutes nos relations, professionnelles, amicales, amoureuses ?Comment identifier son propre style d'attachement quand on manque de recul sur soi-même ?Pourquoi a-t-on tendance à projeter le style de l'autre avant de regarder le sien ?Comment les défenses psychologiques bloquent-elles la connaissance de soi ?Quels outils concrets peut-on utiliser pour commencer à identifier son style ?Quel rôle jouent les personnes proches (conjoint, amis) dans ce travail d'identification ?Y a-t-il une différence de genre dans la répartition des styles d'attachement ?Dans quelle mesure la culture influence-t-elle l'expression ou l'inhibition émotionnelle ?Références citéesThéories et conceptsThéorie de l'attachement (cadre général) - mentionnée dès [00:35]Psychanalyse et notion d'inconscient, défenses psychologiques - [09:23]Concept de "noyaux traumatiques non résolus" (terminologie clinique) - [08:05]Notion de "persona" (étymologie grecque, masque) - [07:27]Ressources mentionnéesVidéos et livres sur l'attachement (non nommés explicitement) - [10:09]Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 - Introduction au "moment" Présentation du format et mise en contexte.00:35 - Les 4 styles d'attachement Gwenaelle pose les bases : sécure, évitant, anxieux, désorganisé. Une personne sur deux serait sécure. Les trois autres styles correspondent à des stratégies de survie psychologique construites face aux blessures d'enfance.02:06 - L'évitant : se protéger en ne sentant plus Profil détaillé du style évitant. Ces personnes ont appris que montrer leurs émotions était soit inutile (personne ne répondait), soit mal venu. Résultat : inhibition émotionnelle et distance relationnelle.03:39 - L'anxieux : seul, je n'y arrive pas Le style anxieux naît d'un environnement où les émotions débordaient ...
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  • #398 Peut-on manipuler avec élégance? avec Marwan Mery (partie 2)
    2026/06/09
    Merwan Mery a été négociateur au sein des forces spéciales françaises, fondateur de l'agence ADN et son dernier livre se nomme "L'élégance de la manipulation." Tout un programme :)Je me suis dit depuis longtemps que la négociation, c'était une compétence pour les autres, je me défini moi même comme "nul" dans le domaine, aussi parce que je n'aime pas le conflit. Et puis en lisant le livre puis en discutant avec Merwan je me suis rendu compte que j'avais tout faux. Il est né au Liban en 1975, son père a sauvé sa famille d'un peloton d'exécution par les seuls mots. Et depuis, Marwan a fait de ça une vie entière.Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi éviter le conflit, c'est se condamner à perdre, des vrais leviers pour débloquer une négociation, de ce que Trump révèle d'un négociateur piégé par sa propre rhétorique, et de comment sortir quelqu'un d'une emprise sans jamais casser le lien.J'ai questionné Marwan sur les 6 mécanismes universels qui nous rendent tous perméables à la manipulation, sur la différence entre gain réel et gain perçu, sur la technique d'inoculation psychologique pour protéger quelqu'un qu'on aime et évidemment sur la manipulation.Citations marquantes"Je préfère gérer 100 psychopathes, 200 sociopathes, 400 pervers qu'un passif agressif. C'est pas une blague.""La clôture d'une négociation ne se fait que sur de la perception. Il n'y a rien de rationnel.""L'absence de résistance de ta part ne fera qu'augmenter le niveau d'exigence de l'autre.""On est tous manipulés, on est tous manipulateurs et on est tous manipulables.""Si vous ne décidez pas pour vous, les gens décideront pour vous. C'est le principe de l'indécision."Idées centrales Idée 1 — La manipulation n'est pas un défaut moral, c'est une nécessité humaine Marwan distingue l'influence de la manipulation par un seul critère : l'intention. Pas l'acte. On manipule tous dès l'enfance, avant même de savoir parler — dès qu'on oriente la réalité pour obtenir quelque chose. Ne pas exercer d'influence sur l'autre, c'est se soumettre à lui. Refuser cette réalité ne protège pas, ça fragilise. C'est pourquoi se réconcilier avec la manipulation, c'est le début de la liberté. Timestamp : 02:17 – 20:30Idée 2 — Distinguer position et enjeu : la clé de 100% des conflits Derrière chaque position affichée se cache un enjeu réel qui n'a, dans la quasi-totalité des cas, rien à voir avec elle. La prise d'otage de Munich en 1972 ? La position, c'est la libération de prisonniers. L'enjeu, c'est la cause palestinienne. Tant qu'on répond à la position, on ne résout rien. La seule voie, c'est de comprendre ce qu'il y a en dessous — et c'est toujours caché. Timestamp : 09:47 – 11:00Idée 3 — L'ICP, intérêt commun partagé : transcender le conflit plutôt que l'affronter Quand tout oppose deux parties, le seul levier est de trouver la chose sur laquelle les deux peuvent dire oui. En grande distribution, face à l'hyperinflation : le distributeur et le fournisseur s'opposent sur tout — sauf sur une chose, faire revenir le consommateur en magasin. Ça suffit à créer un espace de négociation là où il n'y en avait plus. Timestamp : 11:00 – 16:00Idée 4 — Les 6 mécanismes universels de perméabilité Marwan en a identifié six qui s'appliquent à tous, quelle que soit la culture : la mortalité (on agit pour ne pas mourir), l'émotion (qui prend souvent le pas sur la raison), le besoin de croire (donner du sens à ce qu'on ne comprend pas), la dissonance cognitive (les histoires qu'on se raconte pour éviter l'inconfort), le bénéfice supérieur (toutes nos actions sont guidées par lui), et l'économie des ressources (on choisit toujours le chemin le plus court). Ces six leviers font de chacun de nous une cible permanente. Timestamp : 23:39 – 27:08Idée 5 — Ce qui compte, c'est le gain perçu, pas le gain réel Une négociation ne se clôture jamais sur des faits — seulement sur un sentiment. Quelqu'un qui se bat quatre heures pour obtenir 1% sera plus satisfait que celui qui obtient 20% en claquant des doigts. Le travail du négociateur, c'est de provoquer chez l'autre le sentiment de satiété — lui donner l'impression qu'il a tout arraché, même s'il a tout perdu. Timestamp : 38:02 – 40:41Idée 6 — L'inoculation psychologique comme outil contre l'emprise Dire à quelqu'un "ton partenaire te manipule, regarde ce qu'il fait" ne sert à rien — le manipulateur l'a préparé à entendre exactement ça. En revanche, si on liste à l'avance les méthodes que le manipulateur va utiliser, sans cibler personne, la personne sous emprise fait elle-même le lien quand ces méthodes apparaissent. C'est l'électrochoc qui ouvre la fenêtre. Timestamp : 1:02:50 – 1:04:36Idée 7 — L'IA et la société sans friction : ce qu'on est en train de perdre Plus une technologie promet de réduire l'effort, plus on l'adopte silencieusement. GPS, ascenseurs,...
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    34 分