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Si loin si proche

Si loin si proche

著者: RFI
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概要

Le rendez-vous des voyages de RFI produit par Céline Develay-Mazurelle et réalisé par Laure Allary. Récits radiophoniques et reportages au long cours, pour se faire la malle et voir le monde avec les oreilles. *** Diffusions le dimanche à 02h10 TU et à 13h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Sur les traces de Simona Kossak, sentinelle de la forêt
    2026/03/15

    Pour suivre les traces de cette polonaise radicale et passionnée qui a consacré sa vie à la forêt de Białowieża et aux animaux qui la peuplent, il faut s’armer de patience et de poésie…

    En forêt, on pratique le pistage : une quête attentive où les sens se doivent d’être en éveil pour déceler ici et là des empreintes dans la neige ou la terre humide, un bruissement d’ailes là-haut dans les arbres, une présence animale qu’on devine mais qui échappe à notre seule vision.

    Et en lisant « Le Souffle de la Forêt » paru en France, on se dit c’est un peu ce qu’a dû faire son autrice, l’écrivaine italienne Simonetta Greggio, lorsqu’elle a décidé de partir dans la dernière forêt dite « primaire» d’Europe, Białowieża, sur les traces de Simona Kossak…Ce nom ne vous dit peut-être rien mais en Pologne, son pays, Simona Kossak est une biologiste, zoopsychologue et écrivaine de renom, célèbre pour avoir passé plus de trente ans dans une cabane forestière, sans eau courante ni électricité, au fond des bois, au rythme de la nature et pour la défense du vivant.

    Ce qui a valu à Simona, bien sûr, le surnom de « sorcière ». Car dans sa « Dziedzinka », sa cabane, cette petite femme issue de l’aristocratie polonaise a choisi de vivre parmi une épatante famille : Żabka, la femelle sanglier qui dormait dans son lit, Agata un lynx souvent lové sur l’épaule, Korasek, le corbeau chapardeur à qui elle parlait…

    Adepte de l’éthologie, cette science du comportement des animaux, Simona Kossak va mener des études sur les ongulés (Białowieża concentre 90% des bisons d’Europe) mais aussi de féroces combats pour la défense de la faune sauvage et le respect de cette forêt mythique de Białowieża, située tout au sud de la Pologne, aux confins de la Biélorussie. Aujourd’hui parc national, cette forêt, dont le cœur est désormais une réserve intégrale d’arbres millénaires et de lichens, est depuis 2021 balafrée par une frontière anti-migrants…

    Décédée en 2007, Simona Kossak n’a pas connu cette dernière page récente de l’histoire de la forêt mais sur place, elle a marqué durablement les esprits par sa pensée et sa manière de vivre : libre, sauvage, insaisissable. Restent ses chroniques radios, quelques écrits et de stupéfiantes images d’une vie entière passée au contact des animaux.

    Dans son livre, Simonetta Greggio nous livre un récit choral où se superposent en collages éléments biographiques, impressions et paroles multiples d’ami.e.s, d’animaux, de familles ou de forestiers qui ont côtoyé Simona Kossak, afin de déceler l’empreinte profonde qu’elle a laissée derrière elle. Celle d’une femme pionnière qui avait compris et vécu dans sa chair, à quel point les frontières entre humains et non humains n’existent pas.

    En savoir plus :

    - Sur « Le Souffle de la forêt » de Simonetta Greggio. Éditions Arthaud. 2026

    - Sur les images de Lech Wilczek, photographe animalier polonais qui a partagé la vie de Simona et immortalisé ses instants de vie parmi ses animaux

    - Sur la forêt de Białowieża, dernière forêt dite primaire d’Europe et aujourd’hui parc national

    - Sur le film polonais de fiction « Simona Kossak » consacré à la scientifique et sorti en 2024

    - Sur notre voyage sonore « Białowieża: il était une forêt », un reportage de Sibylle d’Orgeval en 2024 pour Si loin si proche.

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  • Camopi, territoire sensible. Dans le Parc Amazonien de Guyane 3/3
    2026/03/01
    À l’occasion de notre série à la découverte des Parcs nationaux français, voyage au sein du plus grand Parc national d’Europe et de France: le Parc Amazonien de Guyane (PAG). Sur près de 3,4 millions d’hectares, ce trésor de biodiversité se déploie entre forêt tropicale humide et communes isolées du sud de la Guyane. Depuis sa création en 2007, le PAG cherche à allier protection de l’environnement, préservation des modes de vie et des cultures locales autochtones et développement durable : un équilibre fragile, complexe à maintenir sur un territoire immense, habité et particulièrement convoité par les orpailleurs. Deuxième étape: Camopi, en terre amérindienne. À l’extrême sud-est de la Guyane, à la frontière brésilienne, la commune de Camopi s’étire sur les rives du fleuve Oyapock, là où vivent les communautés amérindiennes Téko et Wayãpi. Pendant longtemps, la commune enclavée était uniquement accessible en pirogue depuis Saint-Georges. Récemment, le bourg de Camopi est sorti de la ZAR, ou zone d’accès réglementé, soumise à autorisation. Et à présent, tout le monde peut s’y rendre, qui plus est, par avion, depuis 2021. Cette ouverture récente voulue par la municipalité, l’arrivée de l’avion, mais aussi la création du Parc en 2007 qui a installé une délégation à Camopi sont venues bousculer le quotidien d’autochtones qui, par le passé, ont déjà connu les bouleversements violents de la colonisation qui cherchait à étendre son emprise jusque dans ces marges amazoniennes qui lui échappaient encore. Aller à Camopi aujourd’hui, c’est aller à la rencontre d’Amérindiens français pris entre deux mondes, fiers de leur culture et du génie autochtone que leur ont transmis les anciens, mais souvent oubliés, relégués aux confins de leur propre territoire. Sur place, la délégation du Parc et ses agents, en partie amérindiens, représentent l’une des rares instances nationales présentes à l’année sur le territoire et le Parc Amazonien de Guyane sert souvent de relais administratif et social auprès des populations locales. Les questions qu’une telle gestion soulève, entre lutte contre l’orpaillage illégale, reconnaissance des droits autochtones, émancipation et protection de l’environnement, demeurent particulièrement sensibles. Une série radiophonique en 3 épisodes dans le PAG de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary, initialement diffusée en 2023. En savoir plus: - Sur la Guyane, terre française d’Amazonie sur le site Guyane Amazonie - Sur le Parc Amazonien de Guyane, parc national français né en 2007 et les 11 Parcs nationaux de France - Sur le fléau environnemental et humain de l’orpaillage illégal en Guyane : un article du Fonds Mondial pour la Nature ou WWF - Sur le travail de l’artiste Teko et Wayana Ti’iwan Couchili, ici présenté sur la plateforme « La voix des femmes autochtones » développé par la journaliste française Anne Pastor - Sur le mouvement de la Jeunesse Autochtone de Guyane ou JAG - Sur la Fédération des organisations autochtones de Guyane - Sur la problématique des suicides au sein des communautés amérindiennes, le rapport dit Archambault remis en 2015 au Premier Ministre est ici disponible - Sur le scandale des pensionnats autochtones ou « homes »amérindiens, un article ici de Médiapart, en écho au livre et à l’enquête édifiante d’Hélène Ferrarini « Allons enfants de la Guyane. Éduquer, évangéliser, coloniser les Amérindiens dans la République », paru aux Éditions Anacharsis, 2022.
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    49 分
  • Femmes en voyage : la liberté en marche
    2026/03/08

    À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, on honore le legs que nous ont laissé nos aînées vagabondes. En feuilletant un album de famille sonore rempli de sacrées grands-mères, de super tantes, mères ou cousines intrépides, qui ont ouvert la voie du monde et du voyage ou continuent de le faire...

    De la voyageuse victorienne en jupons à la « backpackeuse » sportive et féministe, il en aura fallu des combats intimes ou collectifs pour que les femmes puissent user de leur droit, leur liberté élémentaire de mouvement : partir d’abord, bouger ensuite, vibrer forcément, écrire parfois, exister en somme !

    Aujourd’hui, dans les contrées occidentales, de plus en plus de femmes osent le voyage, qui plus est solo. Ainsi, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, en 2025, elles étaient plus de 40% à voyager seules, soit deux fois plus qu’il y a 15 ans, seulement.

    Cette audace- car elle en est encore une- a donc une histoire et un chemin, et nous allons écouter, réécouter ici la trajectoire de certaines de ces voyageuses, d’hier et d’aujourd’hui, qui peuplent nos imaginaires mais aussi cette émission depuis une décennie au moins. Des pionnières Ella Maillart ou Anita Conti au récit encabané de Gabrielle Filteau-Chiba, de l’alpiniste française Liv Sansoz au tour du monde à moto d’Anne-France Dautheville, en passant par les utopies féministes ou les villages bien réels exclusivement composés de femmes au Kenya avec la photographe Nadia Ferroukhi, ces femmes nous éclairent sur les mobilités conquises et la place des femmes dans l’espace public toujours à défendre.

    Avec l’écrivaine française Lucie Azéma, dont on suit la trajectoire depuis son premier essai féministe « Les femmes aussi sont du voyage, l’émancipation par le départ », publié en 2021 et toujours d’actualité.

    À lire :

    - « Une saison à Téhéran » de Lucie Azéma. Éditions Les corps conducteurs. 2026

    - « Les femmes aussi sont du voyage, l’émancipation par le départ » de Lucie Azéma. Éditions Points Poche. 2025

    - « Nous avons besoin d’un ailleurs qui n’existe pas » de Lucie Azéma. Éditions Champs Flammarion.

    À écouter :

    - Notre récit sonore « SF féministe : voyage au-delà des genres » en 2025

    - « Le monde est à elles : histoires d’aventurières » en 2019.

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    49 分
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