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Revue de presse internationale

Revue de presse internationale

著者: RFI
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Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • À la Une: le pétrole, une ressource de plus en plus rare
    2026/09/15
    Fini le temps où l’or noir coulait à flots et alimentait sans retenue l’économie mondiale. Depuis le début de la guerre en Iran, les robinets de pétrole se sont peu à peu fermés. Et depuis ces derniers jours, les événements s’accélèrent. C’est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a suspendu vendredi le fonctionnement de son oléoduc Est-Ouest, attaqué la veille par des drones provenant d’Irak. La principale infrastructure permettant au royaume d’exporter son or noir malgré la guerre au Moyen-Orient qui bloque le détroit d’Ormuz se trouve donc hors service. « De leur côté, poursuit Le Monde, les rebelles houthistes pro-iraniens du Yémen ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un point de passage obligé pour les navires pétroliers sur la route la plus courte reliant l’Asie à l’Europe. Résultat : une hausse immédiate des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a frôlé 110 dollars hier en séance, un niveau bien supérieur à ceux atteints au début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Le pétrole coûte 45 % de plus qu’en janvier, constate encore Le Monde, sans perspective de repli fort et rapide, malgré les propos rassurants de Donald Trump. » Déstabilisation et mouvements de grogne « Lentement mais sûrement, la guerre lancée inconsidérément par Donald Trump et Benyamin Netanyahu en Iran est en train de déstabiliser, non seulement la région, mais aussi les États-Unis et l’Europe, commente Libération. (…) Les approvisionnements en pétrole sont de plus en plus difficiles et le cours du baril, qui faisait jusqu’à présent du yo-yo, se remet à flamber. Et l’on ne voit pas bien ce qui pourrait freiner cette hausse. » Conséquence, relève encore Libération, « aux États-Unis, l’électorat trumpiste commence à s’impatienter devant un prix moyen du diesel qui grimpe, pour la première fois de son histoire, au-delà des 6 dollars le gallon. Et ce, alors que le vote anticipé pour les midterms sera lancé dès la semaine prochaine dans certains États. Donald Trump sait qu’il est menacé d’une déroute dans les urnes (…). Il n’est pas le seul dirigeant occidental visé par la grogne populaire. En France, les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs et des appels à la mobilisation contre la vie chère dans plusieurs villes de France commencent à fleurir sur les réseaux sociaux. Certains appellent même à un retour des gilets jaunes en octobre. » Lutter contre les « malveillants » ? Alors que faire ? Comment rouvrir le robinet du pétrole ? Déjà, préconise le Times à Londres, « l’Occident devrait aider l’Arabie saoudite à combattre les Houthis. Les rebelles sont instrumentalisés par un Iran malveillant qui prend en otage le royaume désertique et contribue à saboter l’économie mondiale. Il est temps que la communauté internationale réagisse », estime le quotidien britannique qui précise : « L'Occident doit renforcer les défenses anti-drones et anti-missiles de l’Arabie saoudite. Il est impératif d'intensifier le partage de renseignements sur les sites de missiles et de drones houthis et de contribuer à enrayer le trafic de composants de missiles entre l’Iran et le Yémen. » Et il n’y a pas que l’Occident, s’exclame encore le Times : « la Chine et les autres consommateurs de pétrole du Moyen-Orient doivent s’impliquer dans la stabilisation du Yémen et la neutralisation de la menace que représentent les Houthis pour les voies maritimes. » « Consommer moins » ? En attendant, préconise le Süddeutsche Zeitung à Munich, « il n’y a qu’une seule solution à la pénurie mondiale de pétrole : consommer moins. C’est le message que nous transmettent les prix élevés. Les baisser artificiellement reviendrait à instaurer une normalité qui n’existe pas actuellement sur ce marché et qui ne reviendra peut-être pas de sitôt. Cela ne signifie pas pour autant (en Allemagne) que le gouvernement fédéral est impuissant : il peut développer les programmes d’incitation à l’achat de véhicules électriques – notamment pour les ménages à faibles revenus – et accélérer la construction des infrastructures de recharge. Mais s’il tente d’influer sur les prix à la pompe, cela ne peut que mal se terminer. »
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  • À la Une: en Suède, qui a gagné?
    2026/09/14
    Suspense après les législatives d’hier en Suède… « Le pays nordique a vécu une nuit électorale pleine de rebondissements », pointe Le Figaro à Paris avec cette question : « La Suède va-t-elle assister au come-back de "Magda" ou au maintien au pouvoir d’Ulf Kristersson, avec l’entrée de ministres d’extrême droite ? » « Les médias suédois donnaient hier soir une nette avance à Magdalena Andersson, 59 ans, qui rêve d’un retour à la tête du gouvernement depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2022, ainsi qu’un net recul de l’extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Mais cet écart a depuis fondu comme neige au soleil, pointe Le Figaro. (…) Les résultats préliminaires créditent son bloc de 175 mandats contre 174 mandats pour l’alliance entre la droite et l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Et son rival, l’actuel Premier ministre Ulf Kristersson, semble bien décidé à s'accrocher. » « La Suède ralentit la vague noire », s’exclame pour sa part La Repubblica à Rome. « C’était un référendum sur l’extrême droite. Et l’extrême droite n’a pas gagné, affirme le quotidien italien. Les Démocrates de Suède (le SD), le parti de Jimmie Akesson, fondé en 1988 par un groupe de néonazis et désormais allié à Giorgia Meloni à Strasbourg, les Démocrates de Suède n’ont pas réussi à percer. L’annonce des sondages de sortie des urnes a semé la consternation au sein du parti SD. Par rapport à 2022, ils ont glissé de la deuxième à la troisième place avec 17,7 % des voix. Ils peuvent néanmoins, tempère La Repubblica, continuer à rêver d’atteindre leur objectif ultime : entrer au gouvernement en Suède pour la première fois de l’histoire, après avoir soutenu la coalition de centre-droit pendant quatre ans. » À lire aussiLégislatives en Suède: l'extrême droite espère se faire une place dans le prochain gouvernement On en saura plus mercredi… En attendant, suspense donc… 175 sièges pour les partis d’opposition de gauche et 174 pour les partis de droite : « Le scrutin est trop serré pour prédire un vainqueur, pointe le Guardian à Londres, et il faudra peut-être plusieurs jours pour que le résultat soit clair, malgré les premiers sondages de sortie des urnes qui suggèrent une victoire du bloc de gauche. » « La composition définitive du gouvernement ne sera connue que mercredi, relève pour sa part Die Welt à Berlin, après le comptage des votes de l’étranger. Une chose est d’ores et déjà sûre : former un gouvernement sera extrêmement difficile. » Et Die Welt n’écarte pas l’hypothèse d’une victoire de la droite, au finish : « Une majorité pour le bloc de droite reste mathématiquement possible. Dans ce cas, les Démocrates de Suède entreraient probablement au gouvernement en tant que partenaires de coalition pour la première fois. Ce qui était jusque-là impensable deviendrait alors réalité. » À lire aussiSuède: incertitude totale sur l'issue des législatives, conservateurs et sociaux-démocrates au coude-à-coude En France, l’extrême droite en embuscade Et en France ? L’extrême-droite peut-elle, va-t-elle arriver au pouvoir l’année prochaine à l’issue de l’élection présidentielle ? D’après une enquête Ipsos-Bva publiée par Le Monde, « la France semble de plus en plus imprégnée de sentiments qui la prédisposent à une bascule populiste, mais elle n’est pas non plus inéluctable. (…) Une bascule populiste, précise le journal, intervient dans un pays lorsque ses habitants estiment qu’il s’enfonce dans le déclin, que la situation est catastrophique, que le peuple n’est pas bien représenté et que la responsabilité d’une telle situation incombe aux élites et à l’ensemble des responsables politiques qui se sont succédé depuis longtemps. Incontestablement, pointe Le Monde, la France coche, selon l’enquête Ipsos-Bva, de nombreuses cases qui la prédisposent à une bascule populiste. » Mais, pour autant, relève le journal, la bascule populiste ne veut pas forcément dire que l’extrême-droite va arriver au pouvoir. Et ce pour trois raisons : le populisme est aussi alimenté par l’extrême-gauche, avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. De plus, « la demande de radicalité, certes en hausse, est loin d’être toujours majoritaire. Enfin, Marine Le Pen oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, mais elle n’a encore subi aucune critique ou concurrence sérieuse au sein de son espace, venant soit de son propre parti, soit de ses concurrents nationalistes. » Des arguments qui ne semblent guère convaincre El Pais à Madrid, pour qui « jamais la possibilité d’une victoire de l’extrême-droite en France n’a été aussi concrète, avec, estime le quotidien espagnol, des conséquences désastreuses pour les Français et pour tous les Européens ». À lire...
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  • À la Une: le coup d'envoi du sommet des Brics+ à New Delhi
    2026/09/12
    C'est l'Inde qui accueille cette édition, regroupant une dizaine de pays au total : les pays fondateurs des Brics, et les membres du groupe élargi. Parmi les invités qui seront reçus par le Premier ministre indien, Narendra Modi, on compte le président russe, Vladimir Poutine, mais aussi le dirigeant chinois, Xi Jinping, et c'est tout sauf anecdotique. La dernière venue du président chinois en Inde remonte, en effet, à il y a sept ans, « quelques mois avant que l'affrontement militaire dans l'est du Ladakh ne porte les relations bilatérales à leur point le plus bas depuis des décennies », rappelle le journal indien Hindustan Times, qui se demande à cette occasion « où en sont les relations indo-chinoises aujourd'hui », car « bien que les deux parties aient depuis pris des mesures en vue d'une normalisation, le différend frontalier et un important déficit de confiance continuent de peser sur leurs relations. » Le journal poursuit en citant une analyse de Reuters, selon laquelle « les entreprises des deux pays continuent de se heurter à des obstacles liés aux autorisations d'investissement, aux visas et aux restrictions sur les équipements industriels. » Mais l'espoir d'un dégel final des liens entre les deux puissances « offrirait des opportunités pour mieux aligner les intérêts politiques et économiques », selon le quotidien, qui rappelle que « les deux pays sont confrontés aux pressions commerciales américaines. » Même son de cloche dans les pages du China Global Times, pour qui la rencontre entre Narendra Modi et Xi Jinping sera « au centre de l'attention » durant ce sommet. C'est le signe d'« une dynamique positive et stimulant leur développement continu », veut croire le journal, avant de citer les propos d'une chercheuse spécialiste des relations entre Pékin et New Delhi : « Si l'Inde et la Chine peuvent parler d'une seule voix, le monde sera obligé d'écouter. » Le début du marathon de concerts de Céline Dion à Paris L'incontournable diva québécoise fait son retour sur scène après six ans d'absence, et n'y va pas de main morte pour sa reprise : une série de 26 concerts au total programmés dans la capitale française qu'elle affectionne tant. Toutes les dates sont complètes depuis longtemps, et plus de 800 000 billets ont été vendus, ce qui devrait générer « environ 200 millions d'euros », estime Libération, qui s'intéresse aux concerts de la star, « un écosystème bien huilé qui rapporte gros », car il faut ajouter aux billets les sponsors et les produits dérivés de la résidence. Ce modèle de plusieurs concerts au même endroit, n’est d'ailleurs « pas seulement une bonne affaire pour la "résidente". La venue de Céline Dion à Paris devrait générer entre 500 millions et un milliard d’euros de retombées économiques en France ». « Ce sont d’abord les hôtels qui bénéficient de "l’effet Céline" », renchérit Le Monde : « aux dates des concerts, les taux d’occupation progressent de 10 à 15 points », et Libération a observé une hausse des tarifs jusqu'à 50 pour cent dans certains établissements. Autant dire que « les admirateurs de Céline Dion devraient mettre largement la main à la poche", prévoit Le Monde, ils viennent de nombreuses villes françaises et, pour 30 % d’entre eux, de l’étranger. » Parmi les fans internationaux, certains viennent du Québec, d'où la star est originaire Pas question de manquer cela même si il faut traverser l'océan, assure une journaliste québecoise dans les pages du Journal du Québec. Et ne lui parlez pas de la chasse aux billet pour Céline Dion, pour elle, « ça a commencé par un sprint. C’est devenu un marathon ». Dans une tribune elle fait le récit de sa recherche frénétique d'un précieux sésame, de l'échec des préventes et des courses aux loteries qui offraient un forfait de 25 000 dollars pour assister au show parisien. Après plusieurs échecs, elle s'est résolue à casser sa tirelire, et elle sera là « pour le retour de la reine. Et j’aurai des étoiles dans les yeux, confie-t-elle, comme des milliers de fans ». Une preuve de plus, s'il en manquait, que les fans de Céline iront où elle ira, qu'importe la place, qu'importe l'endroit.
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