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À la Une: en Suède, qui a gagné?

À la Une: en Suède, qui a gagné?

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Suspense après les législatives d’hier en Suède… « Le pays nordique a vécu une nuit électorale pleine de rebondissements », pointe Le Figaro à Paris avec cette question : « La Suède va-t-elle assister au come-back de "Magda" ou au maintien au pouvoir d’Ulf Kristersson, avec l’entrée de ministres d’extrême droite ? » « Les médias suédois donnaient hier soir une nette avance à Magdalena Andersson, 59 ans, qui rêve d’un retour à la tête du gouvernement depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2022, ainsi qu’un net recul de l’extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Mais cet écart a depuis fondu comme neige au soleil, pointe Le Figaro. (…) Les résultats préliminaires créditent son bloc de 175 mandats contre 174 mandats pour l’alliance entre la droite et l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Et son rival, l’actuel Premier ministre Ulf Kristersson, semble bien décidé à s'accrocher. » « La Suède ralentit la vague noire », s’exclame pour sa part La Repubblica à Rome. « C’était un référendum sur l’extrême droite. Et l’extrême droite n’a pas gagné, affirme le quotidien italien. Les Démocrates de Suède (le SD), le parti de Jimmie Akesson, fondé en 1988 par un groupe de néonazis et désormais allié à Giorgia Meloni à Strasbourg, les Démocrates de Suède n’ont pas réussi à percer. L’annonce des sondages de sortie des urnes a semé la consternation au sein du parti SD. Par rapport à 2022, ils ont glissé de la deuxième à la troisième place avec 17,7 % des voix. Ils peuvent néanmoins, tempère La Repubblica, continuer à rêver d’atteindre leur objectif ultime : entrer au gouvernement en Suède pour la première fois de l’histoire, après avoir soutenu la coalition de centre-droit pendant quatre ans. » À lire aussiLégislatives en Suède: l'extrême droite espère se faire une place dans le prochain gouvernement On en saura plus mercredi… En attendant, suspense donc… 175 sièges pour les partis d’opposition de gauche et 174 pour les partis de droite : « Le scrutin est trop serré pour prédire un vainqueur, pointe le Guardian à Londres, et il faudra peut-être plusieurs jours pour que le résultat soit clair, malgré les premiers sondages de sortie des urnes qui suggèrent une victoire du bloc de gauche. » « La composition définitive du gouvernement ne sera connue que mercredi, relève pour sa part Die Welt à Berlin, après le comptage des votes de l’étranger. Une chose est d’ores et déjà sûre : former un gouvernement sera extrêmement difficile. » Et Die Welt n’écarte pas l’hypothèse d’une victoire de la droite, au finish : « Une majorité pour le bloc de droite reste mathématiquement possible. Dans ce cas, les Démocrates de Suède entreraient probablement au gouvernement en tant que partenaires de coalition pour la première fois. Ce qui était jusque-là impensable deviendrait alors réalité. » À lire aussiSuède: incertitude totale sur l'issue des législatives, conservateurs et sociaux-démocrates au coude-à-coude En France, l’extrême droite en embuscade Et en France ? L’extrême-droite peut-elle, va-t-elle arriver au pouvoir l’année prochaine à l’issue de l’élection présidentielle ? D’après une enquête Ipsos-Bva publiée par Le Monde, « la France semble de plus en plus imprégnée de sentiments qui la prédisposent à une bascule populiste, mais elle n’est pas non plus inéluctable. (…) Une bascule populiste, précise le journal, intervient dans un pays lorsque ses habitants estiment qu’il s’enfonce dans le déclin, que la situation est catastrophique, que le peuple n’est pas bien représenté et que la responsabilité d’une telle situation incombe aux élites et à l’ensemble des responsables politiques qui se sont succédé depuis longtemps. Incontestablement, pointe Le Monde, la France coche, selon l’enquête Ipsos-Bva, de nombreuses cases qui la prédisposent à une bascule populiste. » Mais, pour autant, relève le journal, la bascule populiste ne veut pas forcément dire que l’extrême-droite va arriver au pouvoir. Et ce pour trois raisons : le populisme est aussi alimenté par l’extrême-gauche, avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. De plus, « la demande de radicalité, certes en hausse, est loin d’être toujours majoritaire. Enfin, Marine Le Pen oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, mais elle n’a encore subi aucune critique ou concurrence sérieuse au sein de son espace, venant soit de son propre parti, soit de ses concurrents nationalistes. » Des arguments qui ne semblent guère convaincre El Pais à Madrid, pour qui « jamais la possibilité d’une victoire de l’extrême-droite en France n’a été aussi concrète, avec, estime le quotidien espagnol, des conséquences désastreuses pour les Français et pour tous les Européens ». À lire...
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