エピソード

  • Afrique du Sud: au Cap, les pompiers bénévoles se préparent pour une saison placée sous le signe d’El Niño
    2026/09/15

    Le retour du phénomène climatique El Niño, qui s’annonce très intense, inquiète particulièrement en Afrique australe où certaines zones pourraient être touchées par de grandes sécheresses. La ville et la région du Cap, en Afrique du Sud, anticipent déjà un été très chaud et sec, favorable au déclenchement d’incendies. Une organisation de pompiers bénévoles spécialisés en feux de forêt et collabore avec les autorités dans la zone.

    De notre envoyée spéciale au Cap,

    Le mois de novembre approche, et avec lui le début de la saison des feux. C’est l’heure de vérifier le matériel pour les pompiers bénévoles du Cap, tels que Rouvanne van den Berg, qui compte 13 ans d’expérience : « Voici ce qui se trouve à l’arrière de notre véhicule. Avec cette pompe, on peut attaquer des incendies à proximité des routes. Nous avons aussi ces outils que nous emportons avec nous jusqu’à la ligne de feu ».

    La ville est particulièrement exposée aux feux de végétation puisqu’elle est bâtie au pied de la montagne de la Table, comme l’explique Thane Masureik : « À partir de cette clôture, là-haut, à environ 50 mètres de nous, c’est le début de forêt. Et là en-bas, à une centaine de mètres, se trouve une grande autoroute et une zone résidentielle très peuplée ».

    En 2021 déjà, un grand incendie s’était déclaré non loin de cette base, ainsi que s'en souvient Rouvanne van den Berg : « Il a dévasté la grande bibliothèque de l’université du Cap. Des conditions météorologiques extrêmes ont contribué à son embrasement et à sa propagation très rapide. Nous avons passé la journée à le combattre, là-bas, puis je suis rentré chez moi. Le lendemain matin, vers 7h, le feu avait franchi la montagne jusqu'à atteindre mon propre jardin ! On combat des incendies dans des espaces naturels, mais ils peuvent immédiatement menacer les quartiers résidentiels qui entourent la montagne ».

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    Les services météorologiques prévoient que le phénomène El Niño devrait fortement toucher l’Afrique du Sud cette année, de quoi renforcer le niveau de vigilance.

    Lee Kleynhans est en charge de la communication de ce groupe de pompiers bénévoles : « Bien sûr, je crains que la saison soit difficile. Et ce n’est pas seulement à cause d’El Niño : le dérèglement climatique a globalement changé la donne pour nous. On ne sait jamais vraiment ce qui peut arriver au cours d’une saison. La réalité, c’est qu’il existe toujours un risque que les équipes soient fatiguées et se retrouvent débordées », regrette-t-il.

    Pour se préparer au mieux, il faut aussi étudier la végétation très particulière de la zone : « Nous avons beaucoup de plantes fynbos dans la région, et c’est une végétation qui a naturellement besoin du feu afin de pouvoir germer. Dans le cadre des préparatifs menés en collaboration avec les autorités, nous recueillons donc des données pour savoir quand une zone a brûlé pour la dernière fois et à quel moment elle pourrait être amenée à brûler de nouveau », précise Lee Kleynhans.

    Les quelque 350 bénévoles, répartis sur quatre bases, vont aussi profiter des dernières semaines pour parfaire leur entraînement et se tenir prêts à intervenir dès les premiers départs de feu.

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  • Au Cameroun, la commune d'Esse privée d'électricité depuis 12 ans
    2026/09/13

    À Esse, une petite localité à environ 80 km de Yaoundé, les habitants n’ont plus accès à l'électricité depuis 12 ans à cause de factures impayées. En 2018, le gouvernement avait installé une centrale solaire qui alimentait le centre-ville et ses environs. Aujourd’hui cette centrale laissée à l'abandon ne fonctionne plus. Une situation qui divise. Certains critiquent même l'équipe communale en place depuis 2020 de ne pas vouloir entretenir la centrale solaire.

    De notre correspondant à Yaoundé,

    Assis sur la véranda de son domicile, Emmanuel Tsala aperçoit à une centaine mètres la centrale solaire aujourd’hui à l’abandon. Inconditionnel de la radio, ce sexagénaire a dû acheter un petit poste récepteur qu’il recharge au soleil, comme ce matin : « Quand il y avait l’énergie solaire, nous étions comme à Yaoundé, c’était comme l’énergie électrique, il y avait les poteaux électriques et les compteurs et on payait les factures chaque mois. Quand ça s’est gâté, on aurait dû arranger la situation. »

    Depuis, les herbes ont poussé tout autour des installations. Plusieurs panneaux ont été dérobés. Dans les rues et quartiers du centre-ville d’Esse, les poteaux sont toujours debout. Mais les câbles qui reliaient la centrale aux ménages ont été sectionnés.

    « J'ai mal, j’ai vraiment mal. » Ambroise Evina a été maire de la commune d’Esse entre 2018 et 2020. C’est lui qui est à l’origine du projet de construction de la centrale solaire, sur financement du ministère de l’Eau et de l’Energie. Le projet a couté 200 millions de FCFA (environ 305 000 euros). « On a fonctionné avec ça durant pratiquement 4 ans et pour l’entretien, c’est la commune qui payait et faisait venir les techniciens après deux ou trois mois. Malheureusement quand je suis parti en 2020, le projet a été saboté, je ne voudrais attribuer le tort à qui que ce soit, mais vous pouvez constater qu’il n’y a plus de panneaux, il n’y a plus rien pratiquement, ce qui me fait tellement mal. »

    Depuis 2020, une nouvelle équipe dirige la commune et n’a plus assuré l’entretien. Martin Ndongo Bouné, le maire d’Esse : « Dans le cadre de ce projet, la commune n’était ni de près, ni de loin associée à la gestion, tant sur le suivi des équipements, la maintenance, le gardiennage et autres, mais dans le cadre de la maintenance qui est annoncée, la commune fera désormais partie du suivi et tout ce qu’on peut imaginer. »

    En attendant, tout Esse s’éclaire au groupe électrogène ou avec de petits panneaux solaires. Le retour de l’énergie solaire et du courant électrique, c’est pour bientôt, grâce à un nouveau financement du gouvernement, indique le maire.

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  • Kenya: une biennale panafricaine d'architecture à Nairobi pour réfléchir aux villes de demain
    2026/09/12

    Penser l’architecture de demain pour le continent africain, c'est tout l’objectif de la Biennale panafricaine qui s’est tenue du 7 au 11 septembre à Nairobi, au Kenya. Cinq jours durant lesquels les architectes et urbanistes du continent ont pu confronter leurs idées et présenter leurs projets. C’était la première fois qu’un tel évènement était organisé sur le continent. Alors que l’Afrique connait la croissance urbaine la plus rapide au monde, les architectes et urbanistes réunis à Nairobi se sont penchés sur une question : à quoi pourrait ressembler l’habitat, la ville de demain ?

    Un village culturel pour valoriser le patrimoine des Pygmées Aka en Centrafrique ou un arbre à palabres fait de bambous en Guinée : à Nairobi, des architectes de l'ensemble du continent sont venus présenter leurs projets. De quoi inspirer les participants pour penser la ville de demain, où les idées ont fusé.

    Christian Benimana, qui travaille pour un studio d’architecture et de design basé à Kigali, au Rwanda, imagine des villes résolument tournées vers le partage et la nature. « Si cela ne tenait qu’à moi, il y aurait, je ne sais pas, des voitures volantes et de belles plantes partout. Il y aurait de nombreux espaces partagés qui rapprochent les gens, plutôt que de continuer à nous isoler dans nos habitations individuelles, qui ne nous permettent pas vraiment de créer du lien. »

    Timothy Abong’o, architecte à Nairobi, partage cette vision, mais avec une touche de réalisme teinté d’espoir. « Ce que je vois arriver malheureusement, c’est davantage de ce que nous avons aujourd’hui : des constructions en dur, des bâtiments plus hauts, moins d’espaces verts. Mais ce que j’espère, c’est de voir des villes avec moins de bâtiments, plus piétonnes, avec plus d’espaces communs, où la nature est omniprésente. Et la nature, ce n’est pas nécessairement un arbre planté. C’est aussi utiliser des matériaux issus des arbres. » Il cite en exemple le chaume, traditionnellement utilisé pour les toitures sur la côte kényane.

    Aboubacar Sidiki Komara, venu de Guinée, met quant à lui en avant les atouts du bambou. « La Guinée est considérée comme le château d’eau d’Afrique de l’Ouest. Cela veut dire que nous avons assez de rivières. Le bambou aime les rivières, donc nous avons assez de bambous. C’est l’un des matériaux de construction les plus renouvelables. Cela prend environ 3 à 5 ans pour que le bambou puisse grandir et être prêt à être utilisé comme structure dans un bâtiment. La majeure partie des arbres prennent plus de 10 ans. Le bambou représente vraiment une opportunité. Cela nous permet aussi de créer des espaces futuristiques intéressants, on peut créer des innovations qui sont un peu différentes de ce qu’on a aujourd’hui. »

    Utiliser les matériaux disponibles localement est également un principe défendu par Chadrac Agbodjogbe, architecte béninois. « La manière de construire à Nairobi peut être différente de la manière de construire au Mali, parce que ce ne sont pas les mêmes climats. Il faut adapter la construction en fonction de l’environnement et des matériaux qui sont disponibles. Nous avons besoin de décoloniser les mentalités parce que, malheureusement, beaucoup de cadres de nos sociétés pensent que la modernité que l'on construit, c’est copier ce qui vient de l’extérieur. Ce qui n’est pas adapté à leur milieu. Donc ils sont amenés à avoir des bâtiments énergivores où la clim doit être allumée tout le temps. »

    Une exposition, organisée durant toute la semaine à Nairobi, a mis en lumière des projets d’architecture issus de différents pays du continent africain, illustrant cette quête d’innovation ancrée dans les réalités locales.

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  • Au Cameroun, la passion Céline Dion traverse les générations
    2026/09/11

    Étudiantes, chanteuses en herbe, élèves... Au Cameroun, les titres de Céline Dion sont de véritables hymnes. Ses fans les écoutent dans leur maison, certaines les ont interprétés lors des concerts scolaires, d’autres les reprennent lors des karaokés. Une passion qui traverse les âges et les générations, alors que Céline Dion s’apprête à retrouver la scène en France.

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  • Centrafrique: la cinquième édition de la Causerie éducative pour aider les jeunes à construire leur avenir
    2026/09/10

    À Bangui, plusieurs centaines de jeunes filles et garçons, âgés de 15 à 30 ans, prennent part à la 5e édition de la Causerie éducative. Une initiative de l’association Jeunes Filles, Lumière pour un Monde d’Avenir, JEFLUMA, placée cette année sous le thème : « Jeunesse sans limites : brisons les stéréotypes, développons le leadership, innovons pour l’avenir ». Jusqu’au 15 septembre, les participants échangent avec des leaders, des formateurs et des personnalités issues des milieux socio-économique et politique. Objectif : partager des expériences, susciter l’engagement et renforcer le leadership d’une nouvelle génération de Centrafricains.

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  • En RDC, les poissons fuient le fleuve Congo à cause des déchets plastique
    2026/09/09

    Plus de 60 000 tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le fleuve Congo, selon les autorités de République démocratique du Congo (RDC). Grâce à la pêche, ce sont des millions de personnes qui vivent du fleuve. Mais aux abords de Kinshasa, les pêcheurs constatent une raréfaction du poisson et dans leurs filets, ils retrouvent désormais de plus en plus de plastique. À tel point que certains ont délaissé la pêche pour récupérer ces déchets et les revendre à des entreprises locales de recyclage.

    De notre correspondante à Kinshasa,

    Le jour se lève à peine sur le fleuve Congo. À bord de sa pirogue en bois défraîchi, Jilby Mwanufioti longe les rives de Kinshasa. Le pêcheur relève ses filets. Cela fait 40 ans qu'il effectue les mêmes gestes et, au fil des années, un constat alarmant : les prises sont de plus en plus maigres. « Il n’y a que du fretin, des petits poissons... Avant, je pêchais des gros poissons, mais les poissons ont fui à cause du plastique, déplore-t-il, excédé. Il y a plus de plastique que de poissons dans l’eau maintenant, il y a des couches de bébés usagées, des bouteilles de jus... C’est triste », conclut le pêcheur.

    Selon des experts environnementaux, la capitale congolaise produit au moins 15 tonnes de déchets plastiques chaque jour. « Moins de 20 % de ces déchets sont traités correctement et le reste est déversé dans le fleuve Congo, ce fleuve qui est la colonne vertébrale de notre pays, alerte Vincent Kunda, directeur de l’ONG Kongo River. Il y a beaucoup à faire, mais sans prise de conscience, on risque quand même de perdre tout ce patrimoine. »

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    150 kg de plastique pêchés par semaine

    À Kinshasa, la pêche artisanale fait vivre plus de 600 familles, mais cette pollution a aussi un impact sur les revenus des pêcheurs qui s’amenuisent : à peine une vingtaine de dollars par semaine contre 100 dollars il y a quelques années.

    Pour s’en sortir, certains pêcheurs ne pêchent plus seulement du poisson, mais aussi du plastique, plus rentable. Pagaie en main, Charles Moluwa, 60 années de pêche à son actif, détaille sa prise du jour : « Regarde ce plastique, j'en pêche énormément. Je stocke tout à la maison jusqu'à 150 kilos, précise le pêcheur, puis je le vends à des entreprises de recyclage. Je gagne à peu près 80 dollars par semaine. »

    Mais derrière cette activité qui lui permet de survivre se cache une autre réalité : celle d’un savoir-faire artisanal aujourd’hui menacé de disparaître.

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  • En Tanzanie, Okota recycle des déchets sur la route des safaris
    2026/09/08

    C’est une route iconique en Tanzanie, l’autoroute du Ngorongoro mène aux parcs nationaux les plus beaux et peuplés de vie sauvage. Un axe incontournable pour les amoureux de safari avec un bémol tout de même : ses alentours jonchés de déchets en tout genre. Un problème que la société de recyclage Okota, en partenariat avec des professionnels du tourisme, ont décidé de combattre sur les trois prochaines années, notamment grâce à l’aide des communautés locales.

    À Muriet, dans le sud d’Arusha, la gigantesque décharge à ciel ouvert est visible de loin, mais certains camions poubelles empruntent un autre chemin : celui de l’usine de recyclage Okota. « Le camion arrive ici, ensuite les déchets doivent être pesés, et ensuite le camion est vidé et les déchets vont sur les tapis roulants », précise Béatrice Ngunjiri, responsable des opérations dans la société. Le but : donner une seconde vie aux produits jetés. « Je dirais qu’on arrive à recycler 70 à 90 % des déchets que nous récoltons. Mais la quantité de déchets ne cesse d’augmenter. Nous traitons six fois plus de déchets qu’au début », affirme-t-elle.

    Chaque année, la Tanzanie produit plus de 14 millions de tonnes de déchets et le nombre augmente au fur et à mesure que la population croit. Des détritus qui se retrouvent jusque dans les moindres recoins du pays, y compris autour de la route qui mène aux parcs du Ngorongoro et du Serengeti, célèbres pour leurs safaris.

    Un objectif à long terme : responsabiliser la population

    Ce jour-là, Andrew Wallace, fondateur et directeur d’Okota, va à la rencontre de celles et ceux qui vont l’aider à nettoyer la route de 150 km, une fois le projet lancé au cours du mois de septembre. « L’objectif sur le long terme, c’est que les gens se débarrassent de leurs déchets de façon responsable. C'est peut-être bête de commencer juste en ramassant les ordures au bord de la route pendant trois ans, mais il faut bien commencer quelque part », explique-t-il.

    Okota a découpé cet axe en 13 tronçons avec un point de dépôt dans chacun d’entre eux. Parmi les participants, l’école secondaire Tumaini qui recevra un budget mensuel d’environ 300€ pour embaucher et gérer trois personnes pour le ramassage des ordures. Un projet qui enthousiasme Selina Leyan, professeur dans l’établissement : « En tant que professeur, je veux que mes étudiants apprennent que quand on jette les déchets par terre, on n’impacte pas seulement l’environnement, mais mère Nature n’est pas contente. Sur le long terme ça provoquera des dérèglements qui vont tous nous affecter ».

    Les élèves seront sensibilisés à ces problématiques et l’école, qui doit aujourd’hui brûler ses déchets faute de collecte, pourra les donner à Okota lors du ramassage hebdomadaire. Le projet est financé principalement par des professionnels du tourisme dans la région ; le gouvernement n’ayant pas voulu s’impliquer pour l’instant. En reprenant la route du Ngorongoro, une file de voitures de safari s’arrête soudainement sur le côté. Un éléphant mâle majestueux pause le trafic pour traverser la route. Un rappel que la pollution de cet axe impacte bien plus que les êtres humains qui le traversent.

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  • Afrique du Sud: le succès des challenges de danse amapiano en ligne
    2026/09/07

    En musique, l’amapiano sud-africain, qui a déjà conquis le monde, continue d’évoluer et de se réinventer. Et de nouveaux artistes émergent sans cesse, parfois mis en lumière grâce à des « dance challenges », de petites chorégraphies mises en ligne sur les réseaux sociaux qui deviennent virales et que tout le monde s’amuse à reproduire. À tel point que ces vidéos sont devenues des outils pour les artistes émergents qui souhaitent gagner en visibilité.

    De notre correspondante à Johannesburg,

    Dans les rues du township d’Alexandra, des rythmes d’amapiano s’échappent de partout : d’un salon de coiffure, des enceintes d’une voiture, et de la petite pièce dans laquelle vit, avec toute sa famille, Olanna, 15 ans, qui se filme en train de danser : « Moi, un challenge, ça me demande juste 2 minutes pour l’apprendre, et ensuite je filme. C’est facile, et des fois, j’invente même mes propres pas. Ça me rend heureuse de danser, et ça me détend, même quand je suis triste », explique-t-elle.

    La vidéo est ensuite directement postée sur les réseaux. Il n’y a donc pas besoin de grand-chose pour participer, et c’est ce qui plait aussi à Angie, qui, à quelques rues de là, reproduit également des chorégraphies vues en ligne. « À l’école, dans la cour de la maison, à l’intérieur : je danse partout. Même dans les centres commerciaux. Et des fois, des gens me rejoignent. J’aime ces défis, la variété des danses qui existent. Et ça permet de découvrir de nouveaux artistes, de nouvelles musiques et des genres que je ne connaissais pas », raconte-t-elle.

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    Même si ces chorégraphies naissent souvent sans qu’on s’y attende, ceux qui produisent de l’amapiano s’y intéressent de près, comme DJ Nastor, artiste installé à Johannesburg. « J’ai récemment publié un nouveau morceau, et j’ai encouragé les gens sur TikTok à créer des challenges autour. Donc ça fait partie des stratégies pour promouvoir notre musique, et ce format est aussi très courant chez nous. Et puis de voir des gens danser sur ma musique, ça montre qu’elle est bien reçue et qu’elle fait plaisir », se réjouit-il.

    Et régulièrement, un « dance challenge » partagé au-delà des frontières permet au monde entier de s’enthousiasmer pour la musique sud-africaine. Boniswa Sidwaba est conseillère en stratégie digitale et ancienne responsable de contenu pour la plateforme TikTok en Afrique du Sud : « La raison pour laquelle ces vidéos voyagent autant et sont devenues des phénomènes en ligne, c’est grâce aux algorithmes qui permettent aux contenus d’émerger en fonction des centres d’intérêt, et non de la localisation. Ça a joué un grand rôle dans la distribution, afin que des gens, partout dans le monde, puissent être exposés à de tels contenus ».

    La fin de l’année et l’approche de l’été austral promettent en tout cas d’être un terrain fertile pour voir émerger de nouveaux sons et leurs chorégraphies.

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