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Reportage Afrique

Reportage Afrique

著者: RFI
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概要

Nos correspondants et envoyés spéciaux sur le continent africain vous proposent, chaque jour, en deux minutes une photographie sonore d'un évènement d'actualité ou de la vie de tous les jours. Ils vous emmènent dans les quartiers ou dans les campagnes pour vous faire découvrir l'Afrique au jour le jour.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Somalie: au Puntland, le changement climatique crée des déplacés de la sécheresse [1/4]
    2026/04/26

    Au nord de la Somalie, la région autonome dénommée Puntland fait face à une sécheresse jamais vue. À cause du changement climatique, ces épisodes extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses dans la région. Conséquences : des milliers de personnes doivent fuir pour trouver de l'aide ailleurs, dans des villages qui eux-mêmes peinent à survivre.

    Vu du ciel, le Puntland, au Somalie, n'est que sable et cailloux à perte de vue. Une fois sur terre, on aperçoit des chèvres et chameaux morts au bord de la route. C'est la troisième année sans pluie dans la région. « Venez, je vous emmène au point d'eau », glisse Abshir Ali, le chef du village d'Usguure. Devant lui, se tient un bassin de récupération d'eau de pluie qui alimente environ 100 familles. Il est vide depuis un an. « On n'a jamais vu une sécheresse pareille. Les années précédentes, on avait un soutien financier, notamment d'associations comme Save the Children, mais c'est différent cette fois-ci », relève Abshir Ali.

    À cause des coupes budgétaires dans l'aide humanitaire internationale, il est désormais plus difficile de faire face au changement climatique. Les conséquences sont très concrètes comme l'explique Mohamed Ismael, un habitant d'Usguure de 80 ans : « Ici, les gens vivent grâce aux animaux. Dieu leur donne la pluie, le bétail donne du lait et de la viande. Et aujourd'hui, il n'y a plus rien. »

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    Les habitants sont les victimes du changement climatique

    À une dizaine de kilomètres d'Usguure, les villageois, déjà très démunis, doivent désormais faire face à l'arrivée d'éleveurs nomades en quête d'aide. C'est le cas d'Abdi Farah, 70 ans. Avec ses deux épouses et leurs 22 enfants, ils vivent dans un abri fait de branches et de nattes. Autour d'eux, des buissons secs et épineux et des plaines rocailleuses à perte de vue. « La solidarité du village diminue car chacun doit assurer sa propre survie », constate Abdi Farah. Il montre l'endroit où il entasse les carcasses de ses chèvres mortes de maladies ou de malnutrition. Sur les près de 700 bêtes qu'il possédait, seule une centaine a survécu à la sécheresse. Une situation dont témoigne Fatima, sa fille de 11 ans : « Les animaux ne sont pas en bonne santé. Ils sont souvent malades et très maigres. C'est à cause du manque de pluie. »

    Près de Fatima, se tient sa mère Abshira, avec son bébé de trois semaines dans les bras. Malgré le déplacement de la famille près d'un village, les besoins de base ne sont pas assurés : « C'est très difficile car nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture et très peu de nutriments pour le bébé et moi. »

    Les habitants de cette partie du Puntland sont les victimes d'une guerre sans armes et sans issue : celle contre le changement climatique. La Somalie n'est pourtant responsable que de 0,03% des émissions de CO2 de la planète.

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  • Du cauchemar à la reconstruction: en RDC, un soutien psychologique assuré après l'attaque du parc Upemba
    2026/04/25

    Plus d'un mois après l'attaque menée par des miliciens contre le quartier général du parc Upemba à Lusinga, en République démocratique du Congo, l'heure est à la reconstruction progressive pour les éco-gardes et le personnel civil de cette aire protégée. Les responsables du parc ont organisé un soutien psychologique sur plusieurs semaines, tant pour le personnel évacué vers Lubumbashi que pour celui resté sur place au parc. L'attaque du 3 mars a coûté la vie à sept employés du parc Upemba. Retour sur les lieux, à la rencontre de quelques-uns de ces employés.

    De notre correspondante à Lubumbashi,

    Au cabinet du psychologue, Naomie Luhembwe, une jeune employée du parc Upemba en RDC, affiche un air détendu. Mais derrière son sourire, le souvenir de l'attaque est encore vif. « C'était un mardi 3 mars, vers 5h40. Ma colocataire s'était déjà réveillée. Elle avait ouvert la porte et mis la musique. Après, j'ai entendu les premiers coups de feu. Après un moment, ils ont pris le contrôle total du camp. Il y a eu des coups de feu en rafale », se rappelle-t-elle.

    Cette jeune dame d'une vingtaine d'années se rappelle de tous les moments de peur, et parfois de découragement, comme si c'était hier : « J'ai eu trop peur... Je me sentais hors de moi-même. Je m'imaginais plein de choses. Et ma plus grande peur a commencé lorsque les rebelles m'avaient fait sortir de la maison. C'est là que j'ai vécu mon pire cauchemar : voir mes collègues couchés au sol sans vie. »

    À lire aussiRDC: retour au calme au parc de l'Upemba après l'attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï

    Une prise en charge pour une reconstruction

    Beaucoup d'autres employés du parc Upemba, dont des éco-gardes, ont été confrontés à cette violence brutale, mais à des degrés différents. Ebenezer Kamangu est le psychologue qui les a suivis. « Dans un premier temps, nous avons reçu ceux-là qui ont été victimes de l'attaque. On les écoute. Ensuite, on procède aux évaluations. Il y en a qui, malgré tout ce qu'ils ont vu et vécu, n'étaient pas traumatisés. D'autres étaient extrêmement traumatisés et ont manifesté plusieurs troubles pour lesquels on a planifié la prise en charge », explique-t-il.

    Une prise en charge qui ouvre la voie vers la reconstruction, reconnaît Naomie Luhembwe : « À chaque fois que je sens la peur se réveiller en moi, je pratique les exercices que le psy m'avait recommandés. Il y a de la musique douce, des exercices de respiration. Et ça m'aide beaucoup à me sentir mieux. »

    Malgré les quelques progrès enregistrés par les employés, la fragilité demeure. Marie est l'infirmière au parc Upemba qui a tout organisé : « L'accompagnement psychologique est toujours en cours. On fait tout ce qui est possible pour remonter le moral des employés afin que le travail reprenne normalement. » Pour l'heure, certains agents du parc ne sont pas encore prêts à y retourner.

    À lire aussiAttaque contre le parc de l'Upemba en RDC: l'heure de la reconstruction psychologique

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  • Paludisme: en Côte d'Ivoire, la science à l'œuvre face aux moustiques résistants aux insecticides
    2026/04/24
    À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, samedi 25 avril, nous allons en Côte d'Ivoire, où cette maladie représente 30% des causes de consultations dans les centres de santé et les hôpitaux. Face au paludisme, l'une des sources de préoccupation est la résistance des moustiques aux insecticides. C'est le cas dans cette localité agricole située à une centaine de kilomètres au nord d'Abidjan : Tiassalé, où pullule un moustique réputé être le plus résistant au monde, et qui suscite l'intérêt de la communauté scientifique. De notre correspondant de retour de Tiassalé, Des rizières vertes à perte de vue : Tiassalé est l'un des greniers d'Abidjan. Félix y cultive le grain blanc depuis des décennies. La saison des pluies arrive en Côte d'Ivoire et l'agriculteur en redoute les conséquences : « Nous sommes entourés de bas-fonds, et les moustiques sont tellement énormes qu'à partir de 19 heures, on a du mal à tenir. On ne sait pas comment faire pour repousser ces moustiques. Il y a beaucoup de paludisme, les enfants sont souvent malades. » À lire aussiMoustique : l'animal le plus dangereux au monde Des « multirésistances » aux insecticides de plus en plus fréquentes Le champ de Félix est déjà bordé d'eau stagnante. Louche à la main, des scientifiques sont venus remplir des seaux. « On a des larves de moustiques qui se développent. Nous devons faire des prélèvements de ces larves-là, les envoyer au laboratoire et puis les étudier », explique le docteur Émile Tchicaya, entomologiste au Centre suisse de recherche scientifique (CSRS). Il y a une quinzaine d'années, le chercheur a identifié dans la zone un moustique mutant, unique au monde : « On avait quatre familles d'insecticides utilisées en santé publique. Pour la première fois, on découvrait qu'un moustique pouvait être résistant aux quatre classes simultanément. De plus en plus, on voit que ces multirésistances se développent dans d'autres régions de la zone. » L'une des hypothèses pour expliquer ces multirésistances : les pesticides utilisés dans les plantations alentours. Ils auraient pu faciliter une sélection naturelle, selon le chercheur. À Tiassalé, les larves récoltées sont transportées à l'insectarium du CSRS – des centaines d'anophèles, vecteurs du paludisme, se développent dans une demi-douzaine de cages à papillon. Ils doivent servir de cobayes. L'idée est d'observer leur réaction face à de nouveaux insecticides : « L'insectarium sert de lieu pour pouvoir réaliser ces tests-là. Si on a un insecticide qui est testé et qui montre une efficacité contre le moustique de Tiassalé, ça veut dire forcément que ce produit-là est efficace. » Des tests grandeur nature Ces produits sont ensuite testés grandeur nature. Le centre suisse dispose d'une trentaine de cases, certaines en béton, d'autres en banco. Des cases placées près des rizières, là où les moustiques prolifèrent. Des volontaires y passent la nuit sous les moustiquaires, à l'image d'Oba. « Quand on rentre dans la case, on fait descendre la moustiquaire, on se glisse à l'intérieur… et puis, quand on finit, on regarde en bas, sur le sol, s'il y a des moustiques morts. Quand il y a les moustiques morts, on les attrape et on les met dans des tubes. » Les volontaires peuvent aussi être piqués – un traitement antipaludéen leur est fourni. Samira Gouro est l'une des responsables de cette expérimentation du centre suisse. Elle résume l'objectif de cette installation : « Ça permet de simuler nos habitations. Quand on met les volontaires dans les cases, c'est comme si c'étaient les populations qui habitaient dedans, et elles utilisent les moustiquaires pour voir si ça réduit l'incidence du paludisme. Donc ça nous permet de mesurer l'efficacité des moustiquaires imprégnées que nous testons. » Une recherche capitale, car le gouvernement ivoirien continue de distribuer des moustiquaires imprégnées d'insecticides afin de prévenir les contaminations. En moyenne, le taux d'incidence du paludisme était de 233 cas pour 1 000 habitants en Côte d'Ivoire en 2025. À lire aussiÀ La Réunion, la révolution du moustique stérile pour lutter contre les épidémies
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