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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

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エピソード
  • Comment se protéger de la chaleur en ville?
    2026/06/17
    Deux semaines après une canicule d'une ampleur inédite pour un mois de mai, l'Europe est frappée par une nouvelle vague de chaleur précoce, avec des pointes à 40 degrés possibles. L'air chaud qui remonte par l'Espagne devrait atteindre les pays scandinaves et les Balkans d'ici quelques jours. De quoi alimenter le phénomène « d'îlot de chaleur urbain » qui peut être dangereux pour la santé. Heureusement des solutions existent. Vous l'avez sans doute déjà ressenti si vous habitez en ville : la chaleur semble parfois irradier du sol et des bâtiments qui nous entourent. C’est un îlot de chaleur urbain, une sorte de dôme d’air chaud en ville, qui se fait ressentir essentiellement pendant la nuit, surtout entre quatre et six heures du matin. Météo France a étudié le phénomène dans 42 villes françaises, toutes sont touchées, Paris en premier. Il fait en moyenne 4 à 5 degrés de plus en ville par rapport à la campagne environnante et dans certains quartiers cela peut aller jusqu'à 10 degrés de plus selon cette étude. La ville absorbe la chaleur des rayons du soleil pendant la journée ainsi que la chaleur des moteurs de voitures ou des industries, etc., et une fois la nuit venue, elle ne se refroidit pas. « C’est vraiment une question de matériaux, explique Sylvain Mondon, directeur de Météo France pour l’Île-de-France. Ce sont les matériaux minéraux : les pierres, le béton, le bitume, … qui montent en température et qui restent chauds longtemps, contrairement à des arbres, qui eux sont chauds au moment où ils sont éclairés par le soleil, mais dès que le soleil s’arrête, la température du bois ou des végétaux baisse rapidement. » À lire aussiFace au réchauffement climatique, Paris se végétalise Alors que l’Inde subit également des températures records depuis plusieurs semaines, mardi dernier, le Service météorologique indien (IMD) a enregistré une température maximale de 43,5 °C dans la capitale. Pourtant, lorsque Greenpeace Inde a déployé une caméra thermique pour mesurer la température à la surface des rues de New Delhi, le thermomètre a ainsi grimpé jusqu’à 64 °C à certains endroits, relève la BBC. À lire aussiInde: face aux vagues de chaleur fréquentes, les habitants des bidonvilles luttent pour leur survie « L’organisme ne récupère plus » Au-delà d'une certaine température, environ 20 °C la nuit, on parle de nuit tropicale. Si on peut être plus ou moins sensible, acclimaté, à ces nuits tropicales, elles n’en demeurent pas moins dangereuses pour la santé. « L’organisme ne récupère plus et avec l’accumulation de nuits chaudes, favorisées par ces îlots de chaleur urbain, les organismes se fatiguent, voire s’épuisent, voire conduisent à des passages aux urgences », alerte Sylvain Mondon. La chaleur peut directement causer des malaises ou favoriser des pathologies. En Europe, plus de 200 000 personnes sont ainsi décédées des suites de la chaleur au cours de ces quatre dernières années seulement, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). À lire aussiLes arbres: une solution pour refroidir les villes? Il est nécessaire de s'adapter car les vagues de chaleur vont devenir plus nombreuses et plus intenses avec le réchauffement climatique. La climatisation n’est pas une solution, en tout cas pas partout. Les climatiseurs rejettent en effet de la chaleur à l'extérieur. Ils augmentent donc encore cet effet d'îlot de chaleur urbain. À Paris, selon une étude, l'utilisation de climatiseurs pendant l'été serait responsable d’une augmentation allant jusqu’à 2 °C de la température dans certains quartiers. Des solutions variées, dépendant des climats et des villes, existent cependant. Il est possible de déminéraliser, dédensifier et végétaliser ou d'ajouter des points d’eau. « Sur une place, on peut retirer le bitume ou les dalles en pierre du sol, et planter des arbres » pour l'ombre et l'humidité rafraichissante qu'ils génèrent, « on peut comme ça gagner cinq à six degrés », estime Sylvain Mondon de Météo France. S'inspirer des constructions traditionnelles Une autre solution consiste à jouer sur la forme urbaine, à réfléchir au positionnement des bâtiments les uns par rapport aux autres pour favoriser la circulation de l'air ou pour qu'un immeuble fasse de l'ombre à son voisin. Ces travaux coûtent cher, il est nécessaire d’y penser dès la conception des quartiers et de profiter de toute rénovation urbaine pour les mettre en place. Enfin, il est possible de construire différemment, en prenant en compte le climat futur tout en s’inspirant des méthodes passées. C’est ce que fait l’architecte nigérienne Mariam Issoufou, qui a été nommée « Championne de la Terre » par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) en 2025. Dans une vidéo sur le site du PNUE, elle fait remarquer que « le 20ᵉ...
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  • Les pays du G7 fuient-ils leur responsabilité historique dans la crise climatique?
    2026/06/15
    Les pays occidentaux, les premiers à se développer avec la Révolution industrielle, ont émis le plus de gaz à effet de serre depuis un siècle et demi. Ils sont censés payer. Les sommes en jeu sont gigantesques, alors que la Chine, premier pollueur aujourd'hui, refuse de prendre sa part. C'est l'apothéose d'une présidence française quelque peu éclipsée par une lourde actualité internationale. La tenue du sommet du G7 du lundi 15 au mercredi 17 juin à Évian est ici l'occasion d'évoquer la responsabilité historique des pays les plus industrialisés dans la crise climatique. Les pays occidentaux, l'Europe et les États-Unis, les premiers à se développer, sont ceux qui ont émis le plus de gaz à effet de serre depuis 1850 et la Révolution industrielle. Les pays du G7, qui regroupent également le Japon et le Canada, ont ainsi cumulé environ un tiers des émissions de CO2. À lire aussiG7 à Évian: un sommet sous haute sécurité dont la tenue est contestée 1 300 milliards de dollars Puisqu'ils sont les premiers responsables, c'est à eux de payer la facture, c'est-à-dire d'aider les pays en développement à affronter la crise climatique et ses conséquences (ce qu'on appelle les préjudices et l'adaptation). À ce niveau-là, on parle en centaines de milliards de dollars. Les revendications des pays en développement, les pays les plus pauvres, qui ne sont pas responsables de la crise climatique, ont reçu ces dernières années le soutien de l'axe fossile, les pays producteurs de pétrole, qui ont notamment organisé les COP, les sommets mondiaux pour le climat, à Dubaï et à Bakou. « De 100 milliards de dollars par an, on est brusquement passé en deux ans à l'exigence de 1 300 milliards par an à donner aux pays en développement, rappelle Amy Dahan, spécialiste des négociations climatiques, et auteure, avec Stephan Haykut, de La Mutation climatique (éditions Les Presses de Science-Po). Et à Belém, on l'a vu cette année au Brésil, on a eu une certaine coalition qui concentrait tous les efforts de la négociation climatique sur cela et refusait d'aller plus loin dans la sortie des fossiles, en considérant que ce n'était pas à l'ordre du jour. » Une coalition portée d'ailleurs par un fort courant anti-occident. L'Europe isolée Cette question de la dette climatique ne figure pas à l'ordre du jour du G7 d'Évian, car les États-Unis, climato-négationnistes, ont obtenu de la présidence française de ce G7 que les questions climatiques soient écartées. Les États-Unis ayant d'ailleurs déserté toutes les instances climatiques, l'Europe se retrouverait toute seule à devoir assumer cette responsabilité historique, alors qu'elle est le meilleur élève aujourd'hui, la seule à baisser ses émissions de CO2. « Les ONG ont tendance à développer ce discours : c'est aux pays riches, historiquement développés, de payer, et si les États-Unis ne sont pas là, tant pis, c'est à l'Europe de le faire. Ce n'est pas très raisonnable et ce n'est pas très vraisemblable. Donc ça bloque tout, constate Amy Dahan. Les pays historiquement développés doivent prendre leur part importante, mais ils ne peuvent pas payer pour l'ensemble du monde. C'est impossible. C'est invraisemblable et cela n'aura jamais lieu. » À lire aussiLes ministres du G7 se réunissent à Paris pour parler d’environnement, mais écartent le climat des discussions La Chine, néo-pollueur Les pays du G7 sont certes les premiers responsables de la crise climatique, mais ils ne sont plus les seuls. Il y a certes les émissions historiques, mais il y a aussi les émissions actuelles. Et aujourd'hui, le plus gros pollueur, c'est la Chine, avec un tiers des émissions annuelles de gaz à effet de serre, très loin devant les États-Unis. Mais pour Pékin, il n'est pas question de payer. « La Chine a produit autant de ciment en trois ans que l'Amérique en un siècle, c'est absolument énorme, souligne Amy Dahan. Elle avait besoin d'utiliser son charbon, elle l'utilise. Elle fait passer avant tout ses propres intérêts. Elle a fourni au monde un certain nombre de technologies qui ne vont pas sauver le monde mais qui permettent quand même d'envisager des énergies non carbonées, donc c'est important. Mais elle ne veut pas payer pour les autres, c'est sûr. » Ce serait comme au restaurant, quand arrive l'addition : les gros riches refusent de payer, alors que les plus pauvres n'ont rien mangé ou n'ont presque rien dans leur assiette. À lire aussiEnvironnement: la Chine manque un objectif-clé sur les émissions de CO2 en 2024
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  • Pourquoi le Mondial de foot 2026 sera le plus polluant (et pourquoi la Fifa a tort de l'ignorer)?
    2026/06/10
    Le bilan carbone de la Coupe du monde de football organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada devrait atteindre les 9 millions de tonnes de CO2, un record. La démesure orchestrée par Gianni Infantino, le patron de la Fifa, est un mauvais coup porté à la planète... et au football. On pensait avoir touché le fond avec le dernier Mondial de foot organisé au Qatar, il y a quatre ans, avec des stades climatisés… Mais la Coupe du monde 2026, aux États-Unis, au Mexique et au Canada, qui démarre ce 11 juin, et durera 39 jours, du jamais-vu, s’annonce comme l’événement sportif le plus gros émetteur de gaz à effet de serre de l’histoire de l’humanité. Pour paraphraser la devise de l’olympisme, le foot mondial aujourd’hui c’est toujours plus haut, toujours plus fort et toujours plus polluant. Le bilan carbone de ce Mondial devrait être deux fois plus élevé qu’au Qatar. Ce qui n’est finalement pas étonnant quand on fait passer la compétition à 48 équipes, avec une centaine de matches (presque deux fois plus qu’avant) et quand les stades sont répartis aux quatre coins du continent nord-américain, de Boston à Vancouver, et de Toronto à Mexico. Le Mondial, c’est comme les SUV : plus c’est gros plus ça pollue. Gigantisme anti-climatique « La Fifa prend une orientation qui, fatalement, augmente le bilan carbone des événements. On va vers un gigantisme et un nombre de déplacements des spectateurs, des équipes, qui est à l'opposé de ce qu'il faudrait faire pour maintenir un climat à peu près vivable sur la planète », constate Maël Besson, spécialiste de la transition écologique du sport et fondateur de l’agence Sport 1.5. Dans ce genre d’événement, ce qui pèse le plus dans les émissions de CO2, c’est le transport, à 85%, et on est certain que personne ne prendra le train pour aller par exemple de Philadelphie à San Francisco. Résultat, le bilan carbone estimé de ce mondial pourrait atteindre les 9 millions de tonnes de CO2 – comme si on faisait un million de fois le tour de la Terre en voiture, et c’est absurde de faire un million de fois le tour de la planète, personne ne fait ça ! Contre son temps, contre son camp Ce bilan carbone estimé ne tient d’ailleurs pas compte des « coûts cachés » du Mondial, tous les produits dérivés et la frénésie consumériste qui s’emballe pendant plus d’un mois. « On ne prend pas en compte l'impact de la surconsommation adoptée par effet d'imitation ou par la publicité. Et s'il y a autant de sponsoring, c'est bien que cela a un effet sur nos comportements de consommation, qui ne sont pas compatibles avec les limites planétaires », relève Maël Besson. Cette année, il y a encore plus de publicités à la télé grâce, ou à cause, des pauses fraîcheur imposées pendant les matches, parce qu’on sait déjà que la quasi-totalité des rencontres se jouera à une température supérieure à 28°C, sans parler de l’humidité. Tout se passe comme si planète foot vivait sur une autre planète et comme si la Fifa, la fédération internationale de foot, n’avait rien compris de l’enjeu du réchauffement climatique. La Fifa, sous la direction de Gianni Infantino, est plus que jamais devenue une machine à cash, alors que le foot, comme n’importe qui sur la Terre, est confronté à la crise climatique. « Le football, malheureusement, va subir les conséquences du dérèglement climatique, que ce soit des fortes chaleurs mais aussi des sécheresses pour les pelouses, des phénomènes météorologiques extrêmes, orages, tempêtes qui vont dégrader les infrastructures. Malheureusement, dans les moments de crise, sur des sécheresses par exemple, ce n'est pas forcément le sport qui est priorisé mais les hôpitaux, les écoles, etc. Donc la Fifa aurait tout intérêt pour la propre survie du football à être le premier défenseur du climat. » À fois victime et acteur de la crise climatique, le foot mondial, à contre-temps, risque bien le plus beau but contre son camp de l’histoire. À lire aussiBilan carbone désastreux, chaleurs extrêmes: le Mondial de football, symbole puissant du dérèglement climatique
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