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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • «Bugs matter», un programme français pour que les automobilistes mesurent l'effondrement du nombre d'insectes
    2026/04/30
    Un programme de sciences participatives, « Bugs matter, les insectes ça compte », invite les automobilistes à mesurer l'effondrement des populations d'insectes. Leur rôle est essentiel dans l'alimentation des humains et des autres animaux. C’est le syndrome du pare-brise. Il y a plusieurs dizaines d’années, quand on prenait la route, en voiture, pour un long trajet, il fallait à l'arrivée nettoyer son pare-brise maculé par de nombreux insectes collés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui tant les insectes disparaissent. C’est pour mieux connaitre le déclin des insectes que Vigie Nature lance en France un nouveau programme de sciences participatives intitulé « Bugs matter, les insectes ça compte », où le pare-brise est remplacé par la plaque d’immatriculation. « Il s'agit en fait, avant un voyage, de nettoyer sa plaque d'immatriculation, de lancer une application qui nous géolocalise et puis à la fin du trajet, prendre une photo de sa plaque d'immatriculation. Le comptage des insectes est fait automatiquement », explique Colin Fontaine, le directeur scientifique de Vigie Nature, et chercheur CNRS au Centre d'écologie et des sciences de la conservation du Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Oui, en prenant sa voiture, on aide la science. Oui, en roulant, on espère tuer le plus d’insectes. Même si ce programme se déroule en France, on peut télécharger l’application partout dans le monde, et où qu’on soit, ses données seront enregistrées. Chute spectaculaire Il s’agit ici de mesurer de manière plus précise le déclin des insectes déjà documenté de manière spectaculaire. Deux études réalisées en Allemagne ont montré que la biomasse des insectes (le poids que représentent tous les insectes) a baissé de 75% en moins de 30 ans. C'est considérable, alors que les insectes totalisent 80% de toutes les espèces animales. Quand on parle de biodiversité, on parle surtout d’insectes ! « En termes de biomasse, il y a plus d'insectes que d'humains. En termes de biomasse, il y a à peu près autant d'humains que de fourmis », relève Colin Fontaine. Et pourtant, à part quand ils nous piquent, le sort des insectes nous indiffèrent un peu, à la différence des espèces charismatiques. « Des études montrent que l'humain a tendance à préférer des espèces qui sont relativement proches de lui. On est fasciné par les grands singes, et moi aussi, reconnait le directeur scientifique de Vigie Nature. Plus des espèces sont éloignées de l'humain, moins on s’en préoccupe. » Et on a tort. Dans la chaîne alimentaire Les insectes rendent en effet de nombreux services, d’abord à la nature. Ils sont détritivores, de vrais agents de nettoyage. Ils sont surtout à la base de la chaîne alimentaire pour d'autres animaux, un peu comme le plancton dans l'océan. « Dans les milieux aquatiques, les larves d’insectes sont extrêmement utilisées par les poissons et par les amphibiens, souligne Emmanuel Desouhant, enseignant-chercheur à l'université Lyon-I. Les insectes nourrissent aussi « les chauves-souris, les oiseaux. Et bien entendu, quand on a dit oiseaux, on parle prédateurs d'oiseaux, etc. Donc oui, c'est un élément essentiel. », poursuit le chercheur au Laboratoire de biométrie et biologie évolutive. Les insectes sont aussi utiles à notre alimentation, à nous humains. On peut s'en nourrir directement. Et puis, outre la pollinisation, les insectes sont des alliés de l'agriculture, et de la qualité de sols. « Toutes les petites bêtes que l'on trouve dans le sol vont creuser des galeries qui vont participer à l'aération du sol et à sa fertilisation parce qu'ils enterrent de la matière organique. Les bousiers vont aussi enterrer des graines, donc ils participent aussi à la revégétalisation, explique Emmanuel Desouhant. Il y a aussi la lutte biologique des insectes parasitoïdes, des insectes qui vont pondre dans d'autres arthropodes, et ça les tue. Ils sont donc utilisés en lutte biologique pour éviter l'utilisation de pesticides. » L'agriculture tue les insectes Les produits chimiques utilisés en agriculture et l’ensemble de nos activités humaines sont responsables de la disparition des insectes. La pollution lumineuse est mortifère : en France, l’éclairage publics tuerait près de 2 000 milliards d’insectes par an, selon Emmanuel Desouhant. Le réchauffement climatique, également d’origine anthropique, risque aussi de nuire aux insectes, notamment les abeilles. « Plus il fait chaud souvent, plus les espèces d'abeilles sont actives plus tôt dans la saison. Mais ce décalage n'est pas le même pour les plantes. Un des risques du changement climatique, c'est de se retrouver avec des abeilles qui n'ont plus leurs plantes en floraison en même temps », explique Colin Fontaine. Et c'est un problème pour l'abeille, qui ne peut plus se nourrir, et pour la plante qui ne peut plus se ...
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  • Malgré la pollution, pourquoi le charbon continue de battre des records ?
    2026/04/29
    Le charbon première énergie fossile utilisée à grande échelle a permis la Révolution industrielle. Sa consommation reste en augmentation constante aujourd'hui, malgré la pollution et les problèmes de santé. Un enterrement en grande pompe ? Au sommet pour la sortie des énergies fossiles, qui se termine aujourd’hui à Santa Marta en Colombie, la France vient d’annoncer sa volonté d’en finir avec le charbon dès 2030. Une position très minoritaire dans un paysage mondial toujours plus carboné. Jamais on n’a consommé autant de charbon sur la planète : près de 9 milliards de tonnes en 2025. La Chine, à elle seule, représente plus de la moitié de la consommation mondiale. Le charbon bat tous les records d'années en années. Pas mal pour une énergie... très XIXe siècle. C'est avec la Révolution industrielle que le charbon explose et s’impose comme une énergie révolutionnaire, un siècle avant le pétrole. Le charbon alimente d'abord la machine à vapeur et permet un bouleversement majeur de l'économie. Les grandes cheminées qui recrachent dans le ciel une fumée noire sont alors le symbole d'un progrès inédit. Le charbon est partout Un succès jamais démenti. En Europe par exemple, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est créée la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), l'ancêtre de l'Union européenne. Il faut du charbon pour faire de l’acier. La reconstruction d'un continent ravagé par la guerre passe par le charbon. « La découverte de nouvelles sources d’énergie ne saurait arrêter l’exploitation de cette richesse, affirmaient les actualités françaises de l'époque, en 1953, en noir et blanc, et même très noir, sur un ton à peine dithyrambique. Il convient donc de poursuivre et de développer encore les efforts entrepris pour moderniser les mines françaises. » Le succès du charbon est planétaire, parce qu'il n'est pas cher, facile à stocker et plus facile à extraire que le pétrole. Le charbon est aussi à l'abri des guerres et des aléas géopolitiques. La production de charbon n'est pas concentrée dans quelques pays comme le pétrole ; il y en a partout. Il connait même un regain d'intérêt avec le blocage du détroit d'Ormuz. Le charbon reste la première source d'électricité dans le monde, et on continue de construire de nouvelles centrales, en Ethiopie par exemple. Seule l’Europe fait aujourd’hui exception pour sa production électrique : en 2025, le charbon a été pour la première fois détrôné par les énergies renouvelables. Mais partout ailleurs, il va être aussi difficile d'en finir avec le charbon qu'avec le pétrole. L'énergie la plus polluante Les effets du charbon sur la santé humaine sont pourtant particulièrement graves. En Afrique du Sud, par exemple, où le charbon représente 80% de l'électricité, des ONG viennent de sonner l'alarme alors que le gouvernement a prolongé la durée de vie des centrales à charbon jusqu'en 2050 ; le pays risque 32 000 décès prématurés. Et ce n'est pas nouveau. « Notre terre est contaminée, notre eau est contaminée, il n’y a rien de bon ou sain dans notre environnement, témoignait Promise Mabilo, de l’ONG Vejma, au micro de Romain Chanson en 2021, à l'ombre d'une des plus grandes centrales à charbon du monde. J’ai vu tellement d’enfants souffrir... Quand je parle de ce problème, je deviens émotive, je n’arrive pas vraiment à encaisser. » Le charbon est l'énergie la plus polluante, celle qui émet le plus de particules fines et de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Charbon, carbone, c'est la même racine. Le charbon représente près de la moitié des émissions de CO2 du secteur énergétique, contre « seulement » un tiers pour le pétrole. La pollution du charbon est légendaire - comme dans le film Qu'elle était verte ma vallée de John Huston. Pendant la révolution industrielle britannique, une espèce de papillon a même changé de couleur pour se camoufler. Ses ailes sont devenues noires pour se confondre avec l'écorce des bouleaux qui était noire de suie. Il y a malgré tout une mythologie du charbon, de la mine et de ses gueules noires, vies cassées, vies sacrifiées, pour le confort de tous les autres. Et ce n'est pas près de s'arrêter.
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  • Existe-t-il vraiment une planète B sur laquelle l'humain peut s'installer?
    2026/04/28
    Vivre ailleurs : c'est l'enjeu du jeu-vidéo Aphelion sorti aujourd'hui dans le monde. Mais le déménagement de l'humanité provoqué par le réchauffement climatique se heurte à des réalités physiques, techniques, voire spirituelles. Nous sommes en 2060, et la Terre est devenue invivable. C’est le point de départ, à peine pessimiste, du jeu vidéo Aphelion, sorti aujourd’hui dans le monde entier. Après la découverte d'une neuvième planète aux confins du système solaire, une femme et un homme partent dans l’espace à la recherche d’un plan B pour sauver l'humanité. La bande-annonce promotionnelle résume ainsi l'enjeu de ce jeu : « Notre mission était claire : savoir si cette planète peut abriter la vie et sauver l'humanité d'une Terre ravagée ». L’humain est bien en train de ravager la planète (et ce n'est pas de la science-fiction), mais pas encore au point où elle serait inhabitable. Ce scénario n'arriverait que dans 250 millions d'années, selon une étude publiée dans Nature. Ce qui nous laisse encore un peu de temps… Mais sans même imaginer une guerre thermo-nucléaire, le réchauffement climatique va rendre certaines régions du monde invivables dès 2050, selon la Nasa, notamment en Asie du Sud et dans le Golfe persique. Lointaine Proxima La seule planète connue aujourd'hui qui pourrait offrir des conditions de vie similaires à la Terre, où l'humanité pourrait s'expatrier, serait Proxima Centauri B, qui se trouve à 4,2 années-lumière (40 000 milliards de kilomètres, une paille) de notre petite Terre perdue dans l'univers. Il faudrait des dizaines de milliers d'années pour s’y rendre – on peut donc oublier cette option. Plus près de nous, il y a bien la planète Mars qu’on pourrait « coloniser ». C’est la grande lubie d'Elon Musk, et de quelques autres. Ce ne serait pas une planète B mais une planète bis réservée à quelques happy fews. Un projet irréaliste. « Physiquement, pour l'instant, l'être humain n'est pas du tout capable de faire un voyage de six mois, précise Faustine Cantalloube, astrophysicienne au CNRS, à l'Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble. Les personnes qui vont arriver ne vont plus avoir de muscles, alors qu’il faut être capable de marcher. Elles vont avoir des vomissements très graves, etc. Il y a donc l'aspect physique, mais il y a un autre aspect qu'on ne connaît pas trop, l'aspect psychologique, santé mentale, de ne pas voir la Terre. Quand on est sur Mars, évidemment la Terre est un tout petit point lumineux dans le ciel nocturne. » On appellerait cela le mal de Terre. Déménager l'humanité Il paraît compliqué de vivre dans un autre écosystème. Humains, nous ne sommes pas les seuls à vivre sur la Terre : il y a d'autres animaux, des plantes, des microbes. Déménager l'humanité n’a pas de sens. « On est un peu autocentré vu qu'on est des humains, mais les ingrédients qui sont nécessaires à l'épanouissement de la vie des humains sur Terre doivent être pris dans un ensemble. Si on n'a pas les bactéries dans nos intestins, si on n'a pas de la nourriture, si on n'a pas tout un cycle autour, il est complètement illusoire d'imaginer les humains hors de cet écosystème qu'est la Terre », souligne Faustine Cantalloube. Il n'y a donc ni plan B, ni planète B. On peut toujours rêver, mais la Terre est notre unique bien commun. « C'est très poétique de savoir qu’il y a peut-être une planète qui est habitable dans notre univers plus ou moins proche, mais ce n'est pas une question réalisable au niveau technique, physique, psychologique, résume Faustine Cantalloube. Je pense qu'on devrait plutôt se recentrer sur ce qu'on a. La planète Terre inhabitable ? C'est terrible de s'imaginer que c'est quelque chose qui est en cours. » « Il n'y a pas de planète B » : le slogan était apparu pour la première fois à la COP15, le sommet mondial pour le climat organisé à Copenhague en 2009, synonyme d'un échec retentissant dans la lutte climatique. Depuis, on continue de l'entendre chaque année. Parce qu'on a visiblement du mal à l'entendre.
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