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Politique, le choix de la semaine

Politique, le choix de la semaine

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, les reporters du service politique de RFI proposent une chronique de la vie politique détachée de l’actualité immédiate. Une chronique de reportage ou bien de décryptage, issue de leurs propres observations sur le terrain des leaders et de l’activité des partis qu’ils couvrent. La politique vue sous un angle original, pour éclairer parfois les coulisses, dresser des portraits ou bien approfondir un point d’actualité traité de manière plus factuelle à l’antenne.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Centres de retour, détentions plus longues : l'Union européenne veut durcir sa politique migratoire
    2026/03/14

    Alors que moins d'un quart des décisions d'expulsions sont suivies d'effets au sein de l'Union européenne, le Vieux Continent tente de durcir sa politique migratoire. Les eurodéputés viennent d'approuver un texte à l'occasion d'un premier vote.

    Du changement dans l’air en ce qui concerne la politique migratoire du Vieux Continent. Aujourd’hui, 20 % des décisions d’expulsion de migrants sont suivies d’effet. À tort ou à raison, une majorité des pays membres de l’UE souhaitent désormais un durcissement de la politique migratoire. Et il y a pile un an, la Commission européenne avait donc présenté un texte qui visait à augmenter le nombre d’expulsions des migrants en situation irrégulière.

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    Lundi dernier, en début de semaine, nouvelle étape : les eurodéputés ont validé ce texte lors d’un premier vote, et l’ont même durci davantage, à la faveur d'une alliance entre droite et extrême droite.

    Centres de retour, détentions plus longues, coordination renforcée

    Concrètement, au nom d’une meilleure coordination, les pays de l’UE devront reconnaître et appliquer entre eux les décisions de retour. Aujourd’hui, si une personne en situation irrégulière reçoit un ordre de quitter l’Italie, par exemple, et qu’elle se rend ensuite dans un autre pays comme la France, les autorités françaises doivent souvent recommencer toute la procédure.

    Les sans-papiers déboutés de l’asile et qui refusent de quitter le territoire pourront aussi être détenus plus longtemps, jusqu’à deux ans, et être interdits de territoire plus longtemps une fois expulsés. Enfin, autre mesure prévue par le texte — et qui fait beaucoup parler va permettre aux États membres de conclure des accords avec des pays situés en dehors de l’UE pour y renvoyer certains migrants expulsés. Les Pays-Bas souhaitent par exemple ouvrir un centre de retour en Ouganda.

    Un texte fragile juridiquement ?

    Mais ces changements vont-ils réellement entrer en vigueur ? Il reste plusieurs étapes avant que ce texte soit éventuellement adopté définitivement. Des négociations à huis clos devraient commencer le mois prochain entre le Parlement européen, les États membres et la Commission pour trouver un compromis final. Une fois ce compromis trouvé, le texte devra être à nouveau voté par le Parlement européen. Et enfin seulement, la loi sera publiée au Journal officiel.

    Prudence, toutefois : selon une élue européenne, ce texte est en réalité fragile juridiquement, et pourrait entrer en conflit avec le droit européen et le droit international. Surtout à cause de ce projet de « centres de retour » dans des pays tiers, où des migrants seraient envoyés.

    Concrètement, si la Cour de justice de l’UE est saisie par un État membre, l’application de la loi pourrait être suspendue. Un scénario qui n’est pas pour déplaire à notre interlocutrice. La député est favorable à ce que les expulsions soient facilitées, mais « pas au mépris des droits fondamentaux ».

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  • La gauche et Jean-Luc Mélenchon, sparadrap et gymkhana
    2026/03/07

    Pas une semaine sans nouvelle polémique autour de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France insoumise (LFI) est cette fois accusé d'antisémitisme après avoir déformé le nom de l'un de ses rivaux à gauche, Raphaël Glucksmann. Si Jean-Luc Mélenchon a esquissé de timides excuses, le Parti socialiste a annoncé rompre avec les Insoumis, mais de façon ambigüe. Le parti de gauche radicale a en effet beau être radioactif, il reste malgré tout incontournable à une semaine des municipales

    En politique seules les urnes font loi, à gauche comme ailleurs. Jean-Luc Mélenchon et ses proches peuvent ainsi multiplier les outrances, des socialistes aux communistes en passant par les écologistes, la porte reste toujours entrouverte à des accords avec la France insoumise (LFI). Un paradoxe alors que, mardi, le PS a affirmé dans un communiqué de son bureau national que le leader insoumis est désormais ouvertement complotiste et antisémite, et donc infréquentable.

    Mais la réalité du terrain contraint les élans séparatistes : les Insoumis ont beau être vilipendés de toutes parts, les intentions de vote en leur faveur ne bougent guère. Résultat, leur électorat s'annonce décisif lors du second tour dans les plus grandes villes du pays, convoitées par la droite et l'extrême droite, comme Paris, Marseille ou Nantes côté socialiste, Lyon ou Bordeaux côté écologiste. Les Insoumis devraient même être les arbitres du duel entre PS et Verts à Lille.

    Des alliances au cas par cas et en catimini

    Le Parti socialiste a donc dû se contorsionner : pas d'accord national, clame son communiqué, mais en effet pas un mot sur les alliances locales déjà créées, une soixantaine, ni sur les fusions possibles dans l'entre-deux tours. En réalité c'est un rapport de force qui est enclenché plus qu'une séparation. Le PS tente de profiter d'une certaine grogne que les dernières sorties de Jean-Luc Mélenchon ont provoqué chez les Insoumis.

    Un cadre de la FI, pourtant très proche du triple candidate à la présidentielle, estime ainsi que la plaisanterie sur Raphaël Glucksmann était « une connerie ». Les socialistes espèrent capitaliser sur cette grogne pour pousser certains candidats Insoumis aux municipales à se désolidariser voire à reprendre leur liberté. L'objectif est double : s'assurer un apport de voix pour le second tour et accentuer la crise interne à la FI.

    La présidentielle en ligne de mire

    Deux ans après la purge qui avait provoqué le départ de plusieurs cadres historiques de la France insoumise (LFI), jouer sur les éventuelles dissensions internes permettrait en effet d'affaiblir Jean-Luc Mélenchon et de dégager la voie pour un autre candidat de gauche à la présidentielle 2027.

    Sauf que les Insoumis n'ont évidemment pas la même analyse : « ce que font les autres formations de gauche est suicidaire », juge ainsi un député de la FI. Selon lui, l'électorat insoumis est très fidèle : si Jean-Luc Mélenchon venait à être disqualifié pour la présidentielle, ses électeurs partiraient dans l'abstention, poursuit-il. « Un scénario perdant perdant » dont le seul résultat serait de faciliter la victoire de l'extrême droite, conclut-on côté Insoumis.

    La vision est évidemment radicalement différente côté socialiste, écologiste et communiste où l'on estime que l'éventuelle quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon est en elle-même la promesse de l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national (RN).

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  • Sébastien Lecornu a-t-il Matignon pour seul horizon?
    2026/02/28

    Dans un débat politique particulièrement animé entre les élections municipales et la multiplication des candidatures à la présidentielle, dernière en date celle de Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu se tient à l'écart de la course pour 2027 et creuse le sillon du moine-soldat au service des Français. Une carte inhabituelle pour un locataire de Matignon.

    Jouer l'humilité à tout prix, ça n'est pas en effet le premier réflexe pour un Premier ministre. Édouard Philippe, Gabriel Attal et même Michel Barnier ou François Bayrou ont essayé de prendre la lumière, d'utiliser Matignon comme une tribune ou un tremplin.

    Sébastien Lecornu lui, ne cesse d'affirmer qu'il ne pense à rien d'autre qu'à sa tâche de Premier ministre. Un membre de l'équipe gouvernementale confirme que la consigne sur la présidentielle est claire : « Il nous répète qu'on n'est pas là pour ça ». Et à l'entendre, cette stratégie politique correspond à la personnalité de Sébastien Lecornu : « Il est comme ça, très discret, réservé, gros travailleur, avec son chien et son pull, ça n'est pas joué », mais il ajoute ensuite : « Il se dit peut-être aussi que les Français en ce moment apprécient quelqu'un qui ne la ramène pas trop ». Ce serait ici la stratégie de Sébastien Lecornu, la conjugaison d'un tempérament et d'un calcul politique.

    Sébastien Lecornu est-il totalement dépourvu d'ambitions présidentielles ?

    À l'instant T, il ne joue pas cette carte vis-à-vis des Français. Il affirme même ne pas y penser pour se construire l'image d'un serviteur de l'intérêt général, pas de ses intérêts personnels, une manière de se différencier. Son objectif affiché, c'est d'essayer d'assurer la stabilité gouvernementale.

    Son calendrier est celui de la session parlementaire et de la préparation du prochain budget, qui risque d'être un moment encore difficile à gérer quelques mois avant l'élection présidentielle. Mais quand cette étape sera passée, les choses seront différentes, comme l'explique un ministre selon lequel : « Après, il pourra y aller plus franchement. Il fait partie d'un camp, il serait curieux qu'à un moment il ne s'engage pas ». Reste à savoir comment : pour lui ou pour soutenir le candidat le mieux placé ?

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    Quelles conséquences à cette incertitude ?

    Cela met une inconnue de plus dans l'équation pour les candidats du bloc central, Édouard Philippe ou Gabriel Attal, car selon une ministre : « Tant que le Premier ministre existe, ça freine leur campagne. C'est une concurrence d'une façon ou d'une autre. » En essayant de rendre les derniers mois du quinquennat utiles, Sébastien Lecornu ménage donc aussi un débouché, un horizon, pour ses potentielles ambitions de l'après-Matignon.

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