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Politique, le choix de la semaine

Politique, le choix de la semaine

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, les reporters du service politique de RFI proposent une chronique de la vie politique détachée de l’actualité immédiate. Une chronique de reportage ou bien de décryptage, issue de leurs propres observations sur le terrain des leaders et de l’activité des partis qu’ils couvrent. La politique vue sous un angle original, pour éclairer parfois les coulisses, dresser des portraits ou bien approfondir un point d’actualité traité de manière plus factuelle à l’antenne.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • En France, le retour du casse-tête budgétaire
    2026/04/25

    La France va-t-elle avoir comme l’an dernier le plus grand mal à adopter son budget ? L’examen du projet de loi de finances 2027 est encore loin, mais déjà, des députés disent ne pas vouloir retomber dans la longue et difficile séquence de l’an dernier. D’autant plus que les regards seront tournés vers l’élection présidentielle.

    C’est une séquence qui avait duré environ sept mois. En juillet 2025, une première esquisse du budget était présentée par François Bayrou. Mais ce n’est qu'au début de février 2026 que le projet de loi de finances avait été définitivement adopté, via un 49.3. Entre-temps, il y a eu un nouveau Premier ministre, des débats jugés interminables dans l’hémicycle, sans compter les rendez-vous à Matignon entre Sébastien Lecornu et les partis politiques, le Parti socialiste en tête.

    « C’était affreux », résume un cadre socialiste. Et cela ne s’annonce pas vraiment plus facile cette fois : « À quelques mois de la présidentielle, chacun va vouloir pousser à son avantage ses marqueurs politiques », analyse un député Renaissance. Certains députés réfléchissent donc à la manière de procéder. Toujours selon cet élu Renaissance, le mieux serait de dégainer rapidement un 49.3. Ce dernier estime que, par stratégie, le PS ne voudra pas trouver de compromis avec le gouvernement, mais qu’en même temps, le parti d’Olivier Faure ne voudra pas appuyer sur le bouton de la censure, ce qui permettra à la France d’avoir un budget.

    Voter une loi spéciale ?

    Autre option, celle-là présentée par un député PS : voter une « loi spéciale » qui permettra à l’État de fonctionner jusqu’en mai ou juin. Beaucoup de députés se disent qu’une fois un nouveau président et une nouvelle Assemblée élus, la copie budgétaire pourra de toute façon être modifiée à travers ce qu’on appelle une loi de finances rectificative.

    Chez LFI, on compte bien batailler et critiquer fortement, comme l’an dernier, le budget qui sortira. Quant à la méthode : « Cela va finir en 49.3 car tout le monde s’en fout », tacle un député insoumis, qui estime qu’aucune force politique ne voudra se revendiquer de ce budget. Du côté du RN, on s’affiche quelque peu désintéressé : « Les magouilleurs vont s’arranger entre eux comme depuis cinq ans », dénonce un député du parti à la flamme.

    En revanche, chez Les Républicains, le rapporteur du budget Philippe Juvin tient un autre discours et se dit contre cette tentation « d’enjamber l’exercice ». « Le budget 2027 doit permettre aux forces politiques d’exposer leur projet dès l’automne », selon le député.

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  • Le bloc central exaspéré par Sébastien Lecornu
    2026/04/18

    Les relations sont de plus en plus compliquées entre le Premier ministre et le bloc central. Cette semaine un épisode a mis le feu aux poudres.

    Le Premier ministre a repoussé lundi soir sine die une proposition de loi permettant d’élargir le travail le 1er mai, largement promue par le chef du parti Renaissance, auquel le Premier ministre appartient également.

    À lire aussiLoi sur le travail le 1er-Mai: le Premier ministre français assure qu’il n’y aura «pas de passage en force»

    L’ensemble des syndicats et des partis de gauche étaient vent debout contre le texte, dont devaient bénéficier les boulangers et les fleuristes. Son passage en force la semaine dernière par une manœuvre parlementaire avait valu à l’exécutif des menaces de censure de la gauche, y compris du PS.

    En refusant de convoquer une commission mixte paritaire en début de semaine, le Premier ministre a donc mis le feu aux poudres dans son propre camp. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a, en début de semaine, mis en cause le manque de concertation du gouvernement, qui a eu plus d’un an pour négocier avec les organisations syndicales, a-t-elle déclaré.

    D’autres pointent un problème plus large de coordination au sein de l’exécutif. « Chacun parle dans son couloir », déplore un cadre du groupe, qui appelle à une communication « plus collective et plus politique ».

    Mais en interne, le malaise persiste : plusieurs élus redoutent que ce type de sortie ne fragilise davantage un bloc central déjà sous pression.

    À un an de l’élection présidentielle, les désaccords se multiplient entre le gouvernement et les partis censés soutenir Emmanuel Macron

    Après la colère qui a éclaté en début de semaine sur le texte relatif au travail le 1er mai c’est ensuite, le vote sur le projet de loi dit de simplification de la vie économique qui a agi comme un révélateur mardi soir. Le groupe Renaissance s’est divisé en deux. 25 ont voté pour, 30 contre. Les députés venaient de rejeter l’amendement du gouvernement réintroduisant les zones à faibles émissions et le zéro artificialisation nette. Les troupes de Gabriel Attal sont les seules à s’être ainsi coupées en deux. Il faut noter qu’il est très rare qu’un gouvernement n’ait pas le vote de son groupe. Car le texte était initialement porté par le gouvernement. Ce recul de l’exécutif révèle le fossé qui se creuse entre Gabriel Attal, qui se sert de l’Assemblée nationale comme d’une tribune pour installer sa candidature à la présidentielle, et Sébastien Lecornu, qui fait tout pour ne pas être renversé. Mais avec le Modem et Horizons, autres partis partenaires du gouvernement, l’ambiance n’est pas non plus au beau fixe.

    Certains dénoncent également la partition que joue Gabriel Attal

    L'ancien Premier ministre est candidat à la présidentielle de 2027. Il tente d’avancer ses pions et certains députés Renaissance déplorent discrètement les textes clivants que le chef du parti met à l’ordre du jour. Il est notamment accusé d'avoir sous-estimé la portée symbolique du 1er-Mai. « On ne peut pas ignorer la charge symbolique du 1er-Mai » glisse un élu Renaissance. Quand un autre explique qu’il faut qu’il arrête « de prendre en otage l'Assemblée avec des trucs très clivants ». Sous-entendu : le patron de Renaissance instrumentaliserait certains textes à des fins électorales.

    Quoi qu’il en soit, à mesure que les échéances politiques approchent, ce genre d’épisode met en lumière les lignes de fracture au sein du bloc central.

    En suspendant un processus législatif, Sébastien Lecornu a peut-être évité une crise ouverte avec les syndicats. Mais il en a déclenché une autre, à domicile. Dans un Parlement sans majorité absolue, où chaque texte se négocie au fil du rasoir, se faire des ennemis dans son propre camp reste la plus coûteuse des économies.

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  • Macron-Trump: des hauts et des bas
    2026/04/11

    Les relations entre Emmanuel Macron et Donald Trump se sont tendues dernièrement. Le président français a encore fait les frais il y a quelques jours des moqueries de son homologue américain. Emmanuel Macron et Donald Trump alternent des moments de grande cordialité et de bras de fer. Au fil des crises, il y a des hauts et des bas.

    Actuellement on est plutôt sur un bas, voire un très bas. La preuve, l'exaspération visible d'Emmanuel Macron lorsqu'il a dû répondre la semaine dernière aux propos de Donald Trump sur son couple. « Sa femme le traite extrêmement mal… Il se remet du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire », a déclaré le président américain en faisant référence à une vidéo devenue virale il y a environ un an, sur laquelle on voyait Brigitte Macron porter les mains au visage de son époux.

    « Inélégant et pas à la hauteur », a répondu blême et cinglant Emmanuel Macron qui était à ce moment-là en Corée et dont l'offensive diplomatique auprès de ses partenaires asiatiques était ainsi polluée par les provocations d'un Donald Trump remonté contre le refus de la France de soutenir la guerre en Iran, manifesté notamment par le refus de laisser les avions transportant du matériel militaire survoler le territoire français

    Mélange des genres

    La relation d'Emmanuel Macron et de Donald Trump est placée sous le signe du mélange des genres. C’est un exercice très difficile pour le chef de l'État français entre la diplomatie et la psychologie, les impératifs politiques et les humeurs personnelles. Et pourtant quand Donald Trump avait été réélu en 2024, Emmanuel Macron pouvait se targuer d'avoir un avantage sur bon nombre de dirigeants internationaux. Il avait déjà côtoyé le président américain lors de son premier mandat. Il connaissait son imprévisibilité, son maque de tact parfois. Par exemple lorsqu'il avait épousseté l'épaule de son invité français, comme pour ôter des pellicules, lors d'une visite à la Maison Blanche en 2018.

    Dès le départ, lorsqu'ils avaient échangé une poignée de main très musclée au sommet de l'OTAN en 2017, Emmanuel Macron avait compris qu'avec Donald Trump tout était rapport de force, qu'il ne fallait pas donner de signe de faiblesse et trouver le moyen de l'impressionner. Ce qu'il avait d'ailleurs fait en l'invitant à dîner sur la tour Eiffel ou au défilé du 14 juillet. C'était le bon temps, celui où Donald Trump parlait d'une « relation spéciale » avec son ami Emmanuel.

    Des désaccords profonds

    Mais récemment entre les deux présidents, il y a plus de tension que d'amitié. Les désaccords sont trop nombreux, trop profonds, sur la guerre en Ukraine, l'annexion du Groenland et maintenant la situation au Moyen-Orient. Emmanuel Macron, qui a longtemps essayé d'utiliser sa relation personnelle avec Donald Trump pour calmer le jeu, voit les limites de l'exercice et doit réagir aux outrances du président américain qui, elles, sont sans limites et auxquelles les Français apprécient qu'il réponde.

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