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Politique, le choix de la semaine

Politique, le choix de la semaine

著者: RFI
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Chaque semaine, les reporters du service politique de RFI proposent une chronique de la vie politique détachée de l’actualité immédiate. Une chronique de reportage ou bien de décryptage, issue de leurs propres observations sur le terrain des leaders et de l’activité des partis qu’ils couvrent. La politique vue sous un angle original, pour éclairer parfois les coulisses, dresser des portraits ou bien approfondir un point d’actualité traité de manière plus factuelle à l’antenne.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • France: embouteillage à gauche pour l'élection présidentielle de 2027
    2026/06/13

    La liste des prétendants à la présidence de la République ne cesse de s'allonger depuis quelques semaines. L'élection a lieu dans un an. Et l'incertitude et les divisions au sein de la gauche hors mélenchoniste favorisent la multiplication de ces candidatures, à l'instar de celle annoncée cette semaine par le maire socialiste de Saint-Ouen en région parisienne, Karim Bouamrane.

    Sur France Inter, Karim Bouamrane s’est présenté comme un candidat capable de rassembler la gauche non mélenchoniste. Il rejoint une liste déjà fournie de prétendants, dont Raphaël Glucksmann, considéré comme l’un des favoris après son score de 14 % aux européennes.

    Tous s’accordent sur la nécessité d’un candidat unique pour permettre à la gauche de se qualifier au second tour face au RN. Mais l’absence de leader naturel multiplie les ambitions.

    François Hollande et Bernard Cazeneuve se préparent. Jérôme Guedj est officiellement candidat. Tandis qu'Olivier Faure et Boris Vallaud pourraient être tentés d'y aller, ainsi que plusieurs responsables de gauche comme Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin, qui sont déjà sur la ligne de départ pour participer à une primaire programmée le 11 octobre.

    Cette multiplication des candidatures et les hésitations du PS alimentent une impression de dispersion et de confusion à gauche.

    Le rejet de la stratégie d’une double primaire

    Pour Olivier Faure, une primaire, dispositif souhaité par une majorité d'électeurs de gauche, est le meilleur moyen de désigner un candidat unique. « Si on sait que le jour J on a un mode de départage pour qu’il n’y en ait plus qu’un à la fin et que tout le monde se pliera à la décision, ça me va », explique-t-il. Mais cette stratégie est rejetée par ses principaux opposants, notamment Raphaël Glucksmann, qui mise plutôt sur sa dynamique dans les sondages.

    Si sa dernière proposition d’une double primaire, d’abord interne aux sociaux-démocrates puis ouverte au reste de la gauche hors LFI, n’a pas suscité l'adhésion, les militants socialistes sont quand même invités à se prononcer le 9 juillet.

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    Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon se frotte les mains ?

    Déjà lancé dans sa quatrième campagne présidentielle et avec des sondages qui le placent déjà autour de 14 %, il met la pression sur les écologistes et les communistes pour qu’ils se rangent derrière lui. « Nous, c’est carré », aime-t-il à répéter, par opposition au chaos du reste de la gauche.

    Un chaos dont se gausse aussi l’extrême droite : « Le PS, c’est un peu le calendrier de l’Avent, tous les jours on ouvre une case, il y a un nouveau candidat », ironise le vice-président du RN Sébastien Chenu, jugeant qu’à la fin ils « se rangeront derrière Mélenchon ». Même le patron du Parti radical de gauche, Guillaume Lacroix, y est allé de son commentaire, s’étonnant de ne pas avoir été invité sur France Inter pour annoncer sa « non-candidature ».

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  • «Nouvelle France» de LFI: Jean-Luc Mélenchon assume un «concept hameçon»
    2026/06/06
    À la veille du meeting de Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Saint-Denis, RFI s'intéresse au concept de « Nouvelle France » mis en avant par La France insoumise (LFI) depuis plusieurs mois. Un concept « clivant » et « identitaire » pour une partie de la classe politique. Le leader insoumis lui assume un « concept hameçon ». Déjà porté pendant les municipales, il sera sans doute un marqueur de la campagne présidentielle. Dans la lettre où il annonce sa candidature, Jean-Luc Mélenchon fait directement référence au concept de « Nouvelle France ». « L’heure du grand changement est venue, écrit-il. Faisons vivre une nouvelle France [...]. » Ce n’est ni la première fois que Jean-Luc Mélenchon ou un Insoumis prononce ces mots, ni la première fois qu’un homme politique les prononce. On pourrait citer Valérie Pécresse, Arnaud Montebourg ou même Jacques Chirac. Mais dernièrement, les Insoumis ont été interrogés sur le sens précis de cette expression. « C’est la France telle qu’elle est aujourd’hui », défendent sur les plateaux télé les cadres insoumis. LFI explique parler de l’immigration et du fait que de nombreux Français aujourd’hui ont un grand-parent qui était immigré. Mais le parti précise que cette « nouvelle France » englobe aussi le renouvellement des générations, le bouleversement de la condition des femmes — avec les familles monoparentales de plus en plus nombreuses — ou encore la généralisation, pour les travailleurs, du statut d’auto-entrepreneur. Un concept pour « cliver et mobiliser un électorat qui se sent délaissé » Des explications loin de convaincre les adversaires et rivaux politiques, qui, pour beaucoup, voient là du communautarisme de la part de LFI. « Ce concept de nouvelle France est fondé sur l’origine étrangère et constitue la quintessence du racisme », s’indigne la cheffe de file du RN, Marine Le Pen. Un sénateur Les Républicains voit là une stratégie pour draguer un « électorat communautaire ». Et à gauche non plus, on n’est pas tendre. « Ce concept contribue à fracturer le pays entre une nouvelle France et une vieille France pas belle qu’il faudrait écarter », analyse le communiste Fabien Roussel, qui estime que LFI propose un concept « identitaire » et fait du communautarisme. « Jean-Luc Mélenchon fait exprès de cliver et mobilise un électorat jeune et racisé qui se sent délaissé », analyse de son côté un cadre du Parti socialiste. Du scepticisme aussi, de façon plus surprenante, chez une députée écologiste : « Oui, la France évolue, mais vu l’élan conservateur qu’on observe aujourd’hui, au lieu de radicalement imposer l’étiquette “nouvelle”, il faut expliquer, rassurer, rassembler. » « La Nouvelle France, c'est celle qui ne laisse personne sur le côté » Chez LFI, on se défend de tout clivage. Les Insoumis dénoncent une mauvaise compréhension. « Il n’y a pas d’explication racialiste. La nouvelle France, c’est celle qui ne laisse personne sur le côté et ne trie pas ses enfants », dit un député LFI. Interrogé sur le sujet récemment, Jean-Luc Mélenchon assume, lui, ce qu’il appelle un « concept hameçon » pour faire surréagir. Et un proche du leader LFI l’affirme : « Ce concept ne fait que commencer à vivre. » À lire aussiPrésidentielle 2027: Raphaël Glucksmann peut-il être le candidat de la gauche?
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  • Édouard Philippe-Gabriel Attal, un fauteuil pour deux
    2026/05/23

    Ils sont désormais deux en compétition pour porter les couleurs du bloc central en 2027 : Édouard Philippe et Gabriel Attal. Deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron qui ont la même ambition : lui succéder à l'Élysée. Mais à la fin, il faudra qu'il n'en reste qu'un.

    Édouard Philippe et Gabriel Attal le savent, ils ne pourront pas être deux sur la ligne de départ pour le premier tour de la présidentielle. D'ici le début de l'année prochaine, il faudra donc qu'ils se départagent, à coup de sondages vraisemblablement. Dans l'entourage du maire du Havre, on estime qu'à un moment « la pièce ne restera pas sur la tranche », traduire qu'une dynamique se dégagera, que des ralliements auront lieu et que l'un prendra indiscutablement l'avantage, sous-entendu pour eux Edouard Philippe.

    Dans l'entourage de Gabriel Attal, on affirme ne pas se tromper d'enjeu : « Le combat c'est avec le RN, pas avec les candidats du même espace politique » et s'il y a un « risque avéré » de second tour RN-LFI, on s'engage à être responsable. En espérant que ce n'est pas Gabriel Attal qui devra se retirer de la course. Des deux côtés, on prend donc soin de rester fair-play. « Ils ne se haïssent pas », affirme un proche d'Edouard Philippe. « Ils sont tous les deux bien élevés », confirme l'entourage de Gabriel Attal.

    Est-ce la promesse d'une campagne où tous les coups ne seront pas permis ?

    Aucun des deux n'a intérêt à sortir le bazooka car à la fin, pour rassembler et avoir une chance de gagner, il ne faut pas franchir certaines lignes rouges. De là à dire que l'affrontement se fera à fleuret moucheté, certainement pas. Propositions, style, la bataille Philippe-Attal aura bien lieu, elle a déjà commencé. Quand autour de Gabriel Attal on tente la comparaison avec le duel Chirac-Balladur en 1995, Attal dans le rôle du challenger Chirac, Édouard Philippe dans celui de Balladur gagnant au début-perdant à la fin, on rétorque fermement autour du maire du Havre en disant les « Chiraquiens », c'est nous et on promet de « cogner » si nécessaire, par exemple sur l'absence de bilan de Gabriel Attal à Matignon.

    Et d'ici l'été, la bataille va aussi se jouer dans les meetings, le 30 mai avec Gabriel Attal, le 5 juillet avec Édouard Philippe : concours de muscles et démonstrations de force.

    Emmanuel Macron peut-il les départager ?

    C'est toute la question sur l'influence potentielle d'Emmanuel Macron. Aucun des candidats ne croit que le président restera silencieux. Et à entendre les proches du chef de l'État, c'est Édouard Philippe qui a plutôt ses faveurs. Reste à savoir si être le « préféré » d'Emmanuel Macron sera un avantage ou un inconvénient pour creuser l'écart.

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