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Politique, le choix de la semaine

Politique, le choix de la semaine

著者: RFI
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Chaque semaine, les reporters du service politique de RFI proposent une chronique de la vie politique détachée de l’actualité immédiate. Une chronique de reportage ou bien de décryptage, issue de leurs propres observations sur le terrain des leaders et de l’activité des partis qu’ils couvrent. La politique vue sous un angle original, pour éclairer parfois les coulisses, dresser des portraits ou bien approfondir un point d’actualité traité de manière plus factuelle à l’antenne.

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政治・政府
エピソード
  • Présidentielle 2027: au Parti socialiste, la bataille des règles avant celle des candidats
    2026/07/04

    Drôle d'ambiance au Parti socialiste. À un peu moins d'un an de la présidentielle de 2027, les socialistes n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les moyens pour désigner le candidat d'une potentielle primaire. Mardi 30 juin au soir, le Conseil national du parti aurait dû permettre de trouver une position commune, mais après plusieurs heures de débat, impossible de dégager une majorité.

    Qui pourra voter à la primaire ? Les seuls militants ? Ou bien les sympathisants de gauche ? C'est cette question, en apparence technique, qui divise aujourd'hui le PS.

    Deux courants s'affrontent au sein du parti. Celui d'Olivier Faure prônant pour une primaire élargie à la gauche hors-LFI et celui de Boris Vallaud, souhaitant une primaire réservée aux candidats du PS ou issus des rangs socialistes comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve. Derrière ce débat se joue en réalité une bataille politique : une primaire ouverte pourrait avantager des figures comme Raphaël Glucksmann, tandis qu’un vote interne renforcerait les équilibres et réseaux du PS.

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    Et alors que les socialistes se divisent, les candidatures à gauche se multiplient

    Les ambitions se font jour. Elles s'expriment encore avec prudence, mais elles sont bien là. Olivier Faure n'exclut pas une candidature. Boris Vallaud est régulièrement cité. Raphaël Glucksmann voudrait y aller. François Hollande se prépare. Jérôme Guedj, Philippe Brun ou encore Karim Bouamrane se sont déclarés.

    Les militants devront désormais trancher le 9 juillet, mais ils ne choisiront pas encore leur candidat. Ils choisiront la façon de le choisir. Le choix du candidat, ce sera pour plus tard, au mois d'octobre vraisemblablement.

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    Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon fait campagne avec un parti en ordre de marche derrière lui, quand le PS est éparpillé

    À 75 ans, Jean-Luc Mélenchon se lance pour une quatrième candidature à l’Élysée et appelle la gauche à se rallier derrière lui.

    Son meeting à Saint-Denis a relancé sa dynamique : le NPA le soutient désormais, tandis qu’il tente aussi de séduire une partie des écologistes autour de Sandrine Rousseau et certains élus communistes comme Stéphane Peu. Les divisions des socialistes pourraient ainsi jouer en sa faveur.

    Face à lui, le PS et ses alliés doivent trouver un candidat unique capable de rassembler la gauche et une partie du centre contre l’extrême droite. Mais avant même de choisir un nom, le parti se déchire déjà sur les modalités. Au PS, la campagne a déjà commencé, mais elle se joue d'abord sur les règles du match.

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  • LFI en campagne: la stratégie du contournement des médias traditionnels?
    2026/07/11

    En France, alors que le PS commence tout juste à y voir un peu plus clair sur sa stratégie, Jean-Luc Mélenchon, lui, poursuit sa campagne pour la présidentielle. Le leader insoumis était au Festival d'Avignon cette semaine. Une campagne en grande partie diffusée en ligne, ce qui illustre à la fois la maîtrise des outils numériques par LFI et sa volonté de ne pas dépendre des médias traditionnels, pour lesquels il affiche une forte défiance.

    LFI est l'un des partis les mieux implantés sur Internet. Là où le PS peinait encore, il y a quelques semaines, à diffuser une conférence de presse sur son programme avec une bonne qualité audio, les conférences des Insoumis sont diffusées en direct, et sans accroc, sur les réseaux sociaux. Les comptes des députés sont alimentés quasiment en temps réel, avec de courtes vidéos et des visuels.

    Et si les autres forces politiques, à gauche comme à droite, utilisent elles aussi ces armes de communication, LFI le fait de façon intense, et parfois originale. Un mini-jeu vidéo sur la France insoumise et une émission viennent par exemple d'être lancés.

    Côté chiffres, le compte X de Jean-Luc Mélenchon est suivi par 2,5 millions d'abonnés. À titre de comparaison, c'est 940 000 abonnés pour Édouard Philippe, 286 000 pour Gabriel Attal. La seule qui rivalise vraiment, c'est Marine Le Pen, qui avoisine les 3 millions d'abonnés. Le fondateur de LFI est aussi beaucoup suivi sur YouTube, il a été l'un des premiers à investir massivement la plateforme. Il alimente aussi régulièrement un blog. Plus récemment, LFI a lancé des conférences de presse diffusées en direct avec ce que Jean-Luc Mélenchon appelle « les nouveaux médias ». Des créateurs de contenus souvent favorables au programme des Insoumis.

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    Un rapport ambivalent avec les médias traditionnels

    Autant d'énergie qui n'est pas dépensée pour les médias dits « traditionnels ». C'est une façon, pour Jean-Luc Mélenchon, à la fois de parler directement à ses sympathisants, mais aussi de contourner, en partie, des médias dont il a globalement une très mauvaise opinion. « Aucun intérêt d'aller sur TF1 dix minutes et de se prendre des polémiques », me confiait récemment un cadre du parti. « Journalisme de préfecture », « chiens de garde », « garde à vue médiatique » : la gauche radicale ne manque pas d'expressions fleuries pour exprimer une forte défiance envers la profession. « LFI ne subit pas le même traitement que les autres partis », m'affirmait un élu.

    Mais dans le même temps, le parti n'est pas du tout absent des médias traditionnels. Comme toutes les forces politiques, LFI est très régulièrement invitée. Mais le mouvement insoumis répartit, en quelque sorte, le travail. Les principaux lieutenants vont défendre la ligne sur tous les médias, et, pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon se fait bien plus rare. « On va faire des plateaux télé, et Jean-Luc Mélenchon, lui, se place en hauteur », résume un proche.

    Si le parti estime « ne rien devoir aux médias traditionnels », il joue donc sur les deux tableaux, sans doute conscient que ces médias sont toujours regardés et lus par une grande partie des Français.

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  • Pour l'ex-Premier ministre Gabriel Attal, l'occasion manquée d'un duel avec Jordan Bardella
    2026/07/18

    On le sait maintenant, c'est Marine Le Pen qui va porter les couleurs du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, Jordan Bardella reprenant son rôle de numéro 2 dans la campagne. Et ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour Gabriel Attal, qui espérait un duel avec le trentenaire du RN.

    La veille de l'annonce de la décision de justice qui a permis à Marine Le Pen de finalement se lancer dans la course pour la présidentielle, Gabriel Attal appelait Jordan Bardella à entrer dans la campagne et lui proposait un débat, comme une incantation.

    Le plan B du RN, une candidature de Jordan Bardella, était à ce moment-là le scénario le plus probable mais aussi le plus favorable pour le patron de Renaissance. Face à Jordan Bardella, Gabriel Attal pensait avoir des atouts à faire valoir. Un député centriste estimait ainsi que si Jordan Bardella était finalement le candidat du RN, cela pouvait « relancer Attal » face à Édouard Philippe, son concurrent pour devenir le candidat du bloc central en 2027.

    Une manière de dire que l'hypothèse d'un retour sur le devant de la scène de Marine Le Pen était de fait une moins bonne option pour le macroniste.

    Pourquoi un match avec Jordan Bardelle était-il plus favorable ?

    C’est une question de génération. Le profil de Jordan Bardella, présenté comme jeune et sans expérience, permettait à Gabriel Attal, ancien Premier ministre de quelques années son aîné, d'apparaitre plus solide, lui qui souffre d'un déficit de stature présidentielle par rapport au maire du Havre Édouard Philippe. Tout en jouant dans la même cour que Jordan Bardella en matière de communication, celle des réseaux sociaux, un terrain sur lequel Édouard Philippe est nettement moins à l'aise. Un autre atout de Gabriel Attal pour essayer de ringardiser son adversaire havrais.

    Et puis Gabriel Attal avait l'avantage d'avoir déjà affronté Jordan Bardella lors de débats télévisés, notamment, et en avait tiré les enseignements. En résumé, il estimait savoir comment le prendre.

    Marine Le Pen candidate

    Avec la figure historique de l'extrême droite française, on change de génération et donc de scénario. Alors Gabriel Attal a choisi de cogner tout de suite en l'accusant de mener « une guérilla judiciaire » et de « prendre la campagne en otage » puisqu'elle a choisi de se lancer malgré sa condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires des députés européens du Front national.

    Gabriel Attal a choisi l'angle de la morale pour discréditer la candidature de Marine Le Pen et lui recoller les casseroles de son passé dans l'espoir d'incarner le renouvellement. Car c’est lui qui est maintenant le plus jeune postulant dans la course présidentielle. Reste à savoir si les Français, qui avaient choisi la jeunesse avec Emmanuel Macron, ont envie de récidiver.

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