エピソード

  • Macron: le début de la fin
    2026/05/02

    Le compte à rebours a commencé pour Emmanuel Macron. C’est le début de la fin pour le président de la République. Dans un an, il devra quitter l’Élysée. Une échéance que le chef de l’État doit désormais accepter.

    Quand on fait attention aux signaux faibles, les expressions, l’attitude, les petits mots par-ci, par-là, on se rend compte que ça n'est plus un tabou pour Emmanuel Macron qui semble avoir fait sa « révolution » intérieure pour accepter l’inéluctable sortie de l’Élysée.

    Il est entré dans la phase du bilan où chaque parole vise à valoriser son action sur les sujets importants pour lui, réseaux sociaux, souveraineté militaire, industrielle... Ceux sur lesquels il veut laisser une trace et si possible faire encore avancer les choses.

    Il se permet aussi des tacles à ses adversaires. Par exemple récemment en s’en prenant à « ces mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie », avec un retour à ce vocabulaire décomplexé qui lui avait valu tant de critiques dans ses premiers pas à l’Élysée mais qui lui permet de lâcher ses coups. Cette fois-ci contre son ancien ministre de l’Intérieur de droite Bruno Retailleau, avec au passage une saillie dans le débat présidentiel à venir. Histoire de continuer à exister.

    À lire aussiFrance: passe d'armes sur l'Algérie entre Emmanuel Macron et Bruno Retailleau, patron des Républicains

    Une tournée d’adieu ?

    Emmanuel Macron est-il en tournée d’adieu? Officiellement certainement pas. Le président dit vouloir agir jusqu'au « dernier quart d'heure ». Mais en fait oui par la force des choses même si le mot « adieu » est peut-être trop définitif. C’est plutôt « au revoir » car rien ne dit que les Français n’entendront plus parler de lui. Ses conseillers le jurent, Emmanuel Macron n’évoque jamais ses projets post-Élysée. Enfin il a quand même glissé récemment en répondant à la question d’un lycéen lors d’un déplacement qu’il ne ferait « plus de politique après ». Une manière encore d’accepter que l’après c’est bientôt et de ménager le suspense sur cette nouvelle vie qui l’attend à moins de cinquante ans.

    Politique, le choix de la semaineMacron-Trump: des hauts et des bas

    Sur l’international, « il va nous manquer »

    Et en même temps, Emmanuel Macron est toujours actif sur les dossiers internationaux. C’est son domaine réservé et celui sur lequel les Français lui reconnaissent le plus de valeur ajoutée. Son entourage veut croire d’ailleurs qu’on le regrettera : « Le jour où il partira, il va nous manquer », prédit une ministre. L’International, la diplomatie, tous les candidats en sont conscients ça sera l’un des sujets de la campagne présidentielle et vraisemblablement l’un des critères de sélection des candidats en 2027. Pour un proche du chef de l’État, « il va y avoir un effet de contraste avec le président qui a dix ans dans les pattes. Pas facile pour eux ». De quoi, espère-t-il, donner à Emmanuel Macron une influence dans la campagne, avant de passer les clefs de l’Élysée à son successeur.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • En France, le retour du casse-tête budgétaire
    2026/04/25

    La France va-t-elle avoir comme l’an dernier le plus grand mal à adopter son budget ? L’examen du projet de loi de finances 2027 est encore loin, mais déjà, des députés disent ne pas vouloir retomber dans la longue et difficile séquence de l’an dernier. D’autant plus que les regards seront tournés vers l’élection présidentielle.

    C’est une séquence qui avait duré environ sept mois. En juillet 2025, une première esquisse du budget était présentée par François Bayrou. Mais ce n’est qu'au début de février 2026 que le projet de loi de finances avait été définitivement adopté, via un 49.3. Entre-temps, il y a eu un nouveau Premier ministre, des débats jugés interminables dans l’hémicycle, sans compter les rendez-vous à Matignon entre Sébastien Lecornu et les partis politiques, le Parti socialiste en tête.

    « C’était affreux », résume un cadre socialiste. Et cela ne s’annonce pas vraiment plus facile cette fois : « À quelques mois de la présidentielle, chacun va vouloir pousser à son avantage ses marqueurs politiques », analyse un député Renaissance. Certains députés réfléchissent donc à la manière de procéder. Toujours selon cet élu Renaissance, le mieux serait de dégainer rapidement un 49.3. Ce dernier estime que, par stratégie, le PS ne voudra pas trouver de compromis avec le gouvernement, mais qu’en même temps, le parti d’Olivier Faure ne voudra pas appuyer sur le bouton de la censure, ce qui permettra à la France d’avoir un budget.

    Voter une loi spéciale ?

    Autre option, celle-là présentée par un député PS : voter une « loi spéciale » qui permettra à l’État de fonctionner jusqu’en mai ou juin. Beaucoup de députés se disent qu’une fois un nouveau président et une nouvelle Assemblée élus, la copie budgétaire pourra de toute façon être modifiée à travers ce qu’on appelle une loi de finances rectificative.

    Chez LFI, on compte bien batailler et critiquer fortement, comme l’an dernier, le budget qui sortira. Quant à la méthode : « Cela va finir en 49.3 car tout le monde s’en fout », tacle un député insoumis, qui estime qu’aucune force politique ne voudra se revendiquer de ce budget. Du côté du RN, on s’affiche quelque peu désintéressé : « Les magouilleurs vont s’arranger entre eux comme depuis cinq ans », dénonce un député du parti à la flamme.

    En revanche, chez Les Républicains, le rapporteur du budget Philippe Juvin tient un autre discours et se dit contre cette tentation « d’enjamber l’exercice ». « Le budget 2027 doit permettre aux forces politiques d’exposer leur projet dès l’automne », selon le député.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Le bloc central exaspéré par Sébastien Lecornu
    2026/04/18

    Les relations sont de plus en plus compliquées entre le Premier ministre et le bloc central. Cette semaine un épisode a mis le feu aux poudres.

    Le Premier ministre a repoussé lundi soir sine die une proposition de loi permettant d’élargir le travail le 1er mai, largement promue par le chef du parti Renaissance, auquel le Premier ministre appartient également.

    À lire aussiLoi sur le travail le 1er-Mai: le Premier ministre français assure qu’il n’y aura «pas de passage en force»

    L’ensemble des syndicats et des partis de gauche étaient vent debout contre le texte, dont devaient bénéficier les boulangers et les fleuristes. Son passage en force la semaine dernière par une manœuvre parlementaire avait valu à l’exécutif des menaces de censure de la gauche, y compris du PS.

    En refusant de convoquer une commission mixte paritaire en début de semaine, le Premier ministre a donc mis le feu aux poudres dans son propre camp. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a, en début de semaine, mis en cause le manque de concertation du gouvernement, qui a eu plus d’un an pour négocier avec les organisations syndicales, a-t-elle déclaré.

    D’autres pointent un problème plus large de coordination au sein de l’exécutif. « Chacun parle dans son couloir », déplore un cadre du groupe, qui appelle à une communication « plus collective et plus politique ».

    Mais en interne, le malaise persiste : plusieurs élus redoutent que ce type de sortie ne fragilise davantage un bloc central déjà sous pression.

    À un an de l’élection présidentielle, les désaccords se multiplient entre le gouvernement et les partis censés soutenir Emmanuel Macron

    Après la colère qui a éclaté en début de semaine sur le texte relatif au travail le 1er mai c’est ensuite, le vote sur le projet de loi dit de simplification de la vie économique qui a agi comme un révélateur mardi soir. Le groupe Renaissance s’est divisé en deux. 25 ont voté pour, 30 contre. Les députés venaient de rejeter l’amendement du gouvernement réintroduisant les zones à faibles émissions et le zéro artificialisation nette. Les troupes de Gabriel Attal sont les seules à s’être ainsi coupées en deux. Il faut noter qu’il est très rare qu’un gouvernement n’ait pas le vote de son groupe. Car le texte était initialement porté par le gouvernement. Ce recul de l’exécutif révèle le fossé qui se creuse entre Gabriel Attal, qui se sert de l’Assemblée nationale comme d’une tribune pour installer sa candidature à la présidentielle, et Sébastien Lecornu, qui fait tout pour ne pas être renversé. Mais avec le Modem et Horizons, autres partis partenaires du gouvernement, l’ambiance n’est pas non plus au beau fixe.

    Certains dénoncent également la partition que joue Gabriel Attal

    L'ancien Premier ministre est candidat à la présidentielle de 2027. Il tente d’avancer ses pions et certains députés Renaissance déplorent discrètement les textes clivants que le chef du parti met à l’ordre du jour. Il est notamment accusé d'avoir sous-estimé la portée symbolique du 1er-Mai. « On ne peut pas ignorer la charge symbolique du 1er-Mai » glisse un élu Renaissance. Quand un autre explique qu’il faut qu’il arrête « de prendre en otage l'Assemblée avec des trucs très clivants ». Sous-entendu : le patron de Renaissance instrumentaliserait certains textes à des fins électorales.

    Quoi qu’il en soit, à mesure que les échéances politiques approchent, ce genre d’épisode met en lumière les lignes de fracture au sein du bloc central.

    En suspendant un processus législatif, Sébastien Lecornu a peut-être évité une crise ouverte avec les syndicats. Mais il en a déclenché une autre, à domicile. Dans un Parlement sans majorité absolue, où chaque texte se négocie au fil du rasoir, se faire des ennemis dans son propre camp reste la plus coûteuse des économies.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Macron-Trump: des hauts et des bas
    2026/04/11

    Les relations entre Emmanuel Macron et Donald Trump se sont tendues dernièrement. Le président français a encore fait les frais il y a quelques jours des moqueries de son homologue américain. Emmanuel Macron et Donald Trump alternent des moments de grande cordialité et de bras de fer. Au fil des crises, il y a des hauts et des bas.

    Actuellement on est plutôt sur un bas, voire un très bas. La preuve, l'exaspération visible d'Emmanuel Macron lorsqu'il a dû répondre la semaine dernière aux propos de Donald Trump sur son couple. « Sa femme le traite extrêmement mal… Il se remet du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire », a déclaré le président américain en faisant référence à une vidéo devenue virale il y a environ un an, sur laquelle on voyait Brigitte Macron porter les mains au visage de son époux.

    « Inélégant et pas à la hauteur », a répondu blême et cinglant Emmanuel Macron qui était à ce moment-là en Corée et dont l'offensive diplomatique auprès de ses partenaires asiatiques était ainsi polluée par les provocations d'un Donald Trump remonté contre le refus de la France de soutenir la guerre en Iran, manifesté notamment par le refus de laisser les avions transportant du matériel militaire survoler le territoire français

    Mélange des genres

    La relation d'Emmanuel Macron et de Donald Trump est placée sous le signe du mélange des genres. C’est un exercice très difficile pour le chef de l'État français entre la diplomatie et la psychologie, les impératifs politiques et les humeurs personnelles. Et pourtant quand Donald Trump avait été réélu en 2024, Emmanuel Macron pouvait se targuer d'avoir un avantage sur bon nombre de dirigeants internationaux. Il avait déjà côtoyé le président américain lors de son premier mandat. Il connaissait son imprévisibilité, son maque de tact parfois. Par exemple lorsqu'il avait épousseté l'épaule de son invité français, comme pour ôter des pellicules, lors d'une visite à la Maison Blanche en 2018.

    Dès le départ, lorsqu'ils avaient échangé une poignée de main très musclée au sommet de l'OTAN en 2017, Emmanuel Macron avait compris qu'avec Donald Trump tout était rapport de force, qu'il ne fallait pas donner de signe de faiblesse et trouver le moyen de l'impressionner. Ce qu'il avait d'ailleurs fait en l'invitant à dîner sur la tour Eiffel ou au défilé du 14 juillet. C'était le bon temps, celui où Donald Trump parlait d'une « relation spéciale » avec son ami Emmanuel.

    Des désaccords profonds

    Mais récemment entre les deux présidents, il y a plus de tension que d'amitié. Les désaccords sont trop nombreux, trop profonds, sur la guerre en Ukraine, l'annexion du Groenland et maintenant la situation au Moyen-Orient. Emmanuel Macron, qui a longtemps essayé d'utiliser sa relation personnelle avec Donald Trump pour calmer le jeu, voit les limites de l'exercice et doit réagir aux outrances du président américain qui, elles, sont sans limites et auxquelles les Français apprécient qu'il réponde.

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • «Chacun peut faire un petit effort»: le gouvernement face à la hausse des prix du carburant
    2026/04/04

    En France, face à la forte hausse des prix à la pompe, le gouvernement est mis sous pression par la gauche et l’extrême droite, mais aussi par les professionnels touchés de plein fouet comme les agriculteurs. Mais le gouvernement essaie de temporiser en proposant jusqu’à maintenant des aides financières dédiées uniquement à certains secteurs, dans un contexte budgétaire dégradé.

    Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement français est mis sous pression. Une pression qui vient d’une part des partis d’opposition, qui martèlent que la réponse du gouvernement est insuffisante et qu'il faut bloquer les prix du carburant - idée défendue par la gauche - ou baisser les taxes - idée défendue par l’extrême droite -. Mais elle émane aussi des professionnels touchés de plein fouet : pêcheurs, agriculteurs, transporteurs routiers prévoient ou ont organisé -ici ou là - des mouvements de grève ou des blocages, d’ampleur jusqu’ici limitée.

    Une situation qui tombe bien mal pour le gouvernement, qui se dit toujours très préoccupé par le contexte budgétaire et plus précisément par le déficit public qu’il souhaite maintenir à 5 % du PIB. Sébastien Lecornu et son équipe se gardent donc bien d’ouvrir les vannes et d’annoncer des mesures d’aide généralisées. Le maître mot, c’est « ciblé ». Concrètement, les mesures d’aide sont fléchées pour le moment uniquement vers les secteurs les plus en difficulté : pêche, agriculture, transport par exemple. 70 millions d’euros ont été débloqués pour ces trois secteurs récemment.

    Et ce vendredi un prêt « flash carburant » pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix a été dévoilé. Des sommes de 5.000 à 50.000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE et PME des secteurs éligibles: transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d'affaires », a précisé Bercy.

    « On ne peut pas faire des chèques à tout le monde »

    Mais l'exécutif le répète comme pour convaincre : il n’y a pas d’argent magique. « On ne peut pas faire des chèques à tout le monde, chacun peut faire un petit effort », confiait cette semaine une source au sein de l’exécutif. Ce dernier admet qu'il faut aider les Français qui en ont le plus besoin, mais se montre agacé par la tonalité du débat : « Si certains font de la politique, nous, dit-il, on assume nos responsabilités ».

    Une critique directe aux oppositions. Pour le gouvernement en effet, ceux qui demandent aujourd’hui dans l'Hémicycle des aides financières seront les premiers, en octobre prochain, à la reprise des débats budgétaires pour le budget 2027, à dénoncer l’aggravation des déficits. Et puis il y a cet autre argument pour dire non à la baisse de taxe sur les carburants : ce serait faire un cadeau aux puissances étrangères qui produisent du pétrole, comme les États-Unis et les pays du Moyen-Orient.

    Des arguments qui pourraient devenir de plus en plus fragiles si la situation venait à durer. Le gouvernement doit aussi avoir en tête que l’une des dernières grandes crises sociales en France, celle des «gilets jaunes» en 2018, avait éclaté dans un contexte de hausse des prix du carburant.

    À lire aussiCarburant en France: mobilisation des routiers face à des mesures gouvernementales jugées insuffisantes

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Le Rassemblement national, grand vainqueur des municipales, vraiment?
    2026/03/28

    Ce week-end, les quelque 1 600 maires élus au second tour des municipales la semaine dernière débutent leur mandat. Parmi eux, une cinquantaine d’édiles du Rassemblement national. Le parti d’extrême droite est perçu dans les enquêtes d’opinion comme le grand vainqueur des dernières grandes élections avant la présidentielle. Mais est-ce vraiment la vérité ?

    Indéniablement, le RN enregistre d’importants succès. Le premier d’entre eux est évidemment le bond spectaculaire du nombre de mairies contrôlées. Avant ces élections, le parti n’en détenait que 13. Il en possède désormais près de 70, dont la grande majorité compte plus de 3500 habitants. Ces victoires se concentrent beaucoup dans le sud-est et dans l’ex-bassin minier du nord, mais on note aussi des prises inédites dans des territoires peu habitués à voter RN pour les municipales : l’ouest, le centre, l’est et la région de Bordeaux.

    Une marque qui se renforce

    La marque RN gagne également en crédibilité. À l’issue du seul premier tour, le parti est parvenu à faire réélire tous ses sortants avec une moyenne impressionnante de 66 % des voix. Un bon coup de pub pour une formation dont beaucoup de Français doutent encore de la capacité à gouverner. « Historique », selon Jordan Bardella. « Une bonne surprise », pour Marine Le Pen.

    De (grosses) ombres au tableau

    Toutefois, des zones d’ombre persistent. Très clairement, les grandes villes restent un écueil majeur pour le Rassemblement national. Certes, son allié Éric Ciotti a conquis Nice et Franck Allisio a réalisé une percée historique à Marseille avec plus de 40 % des voix. Mais Laure Lavalette, figure du mouvement, a échoué à Toulon, tout comme Bruno Clavet à Lens. Les scores restent faibles à Bordeaux, Lille et surtout à Paris. Rien de très nouveau, mais cela marque les limites que le RN peine encore à franchir, d’autant qu’il n’est parvenu à sceller que très peu d’alliances avec le reste de la droite entre les deux tours.

    Victoire alors ?

    Alors, le RN a-t-il vraiment gagné ? Tout est une question d’échelle. Comparé aux grands partis historiques que sont LR et le PS, le RN reste encore très loin. Mais à son échelle – celle d’une formation en quête d’implantation et de renforcement de son maillage territorial –, il perce très nettement. Deux nouveautés majeures à venir car deux évolutions importantes se profilent :

    • En comptabilisant un nombre record de plus de 3 000 élus locaux, le parti de Marine Le Pen devrait obtenir un groupe au Sénat. Une première historique.
    • Il devrait aussi voir partir durablement « un sérieux caillou dans sa chaussure » : la quête des 500 parrainages obligatoires pour présenter un candidat à la présidentielle.

    Pour la prochaine élection présidentielle, on le rappelle, le RN ne connaît pas encore son candidat. Il faudra attendre le 7 juillet pour savoir s’il s’agira de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Et sur ce point, les municipales n’y ont rien changé.

    À lire aussiFrance: le Rassemblement national teste sa dédiabolisation aux élections municipales

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Au Moyen-Orient, Emmanuel Macron sur la ligne de crête
    2026/03/21

    Trois semaines après le début de la guerre engagée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, les opérations militaires ne baissent pas en intensité. La France a déployé des forces navales pour défendre ses intérêts dans la région. Dans ce conflit, Emmanuel Macron prône la désescalade et ne veut pas se laisser entraîner dans une intervention militaire. Maîtres-mots : prudence et vigilance.

    Emmanuel Macron suit l'évolution du conflit au Moyen-Orient avec une très grande attention. Parmi les pays européens, la France est celui qui est traditionnellement et historiquement le plus impliqué dans la région. C'est ce qui a poussé Emmanuel Macron à donner l'ordre de déployer le porte-avions Charles-de-Gaulle et d'autres navires en Méditerranée orientale très rapidement après le déclenchement des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran.

    Emmanuel Macron s'est d'ailleurs rendu lui-même à Chypre puis à bord du Charles-de-Gaulle pour afficher sa volonté d'être en capacité de protéger les ressortissants et les intérêts français, notamment les bases militaires, mais aussi d'honorer les accords de défense que Paris a signés avec les États dans la région, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis, eux-mêmes cibles de missiles et de drones iraniens.

    Dans l'entourage du chef de l'État, on explique la démarche : « On met des moyens inédits, on veut faire face aux imprévus. On se met en situation d'anticiper, de manœuvrer pour ne pas subir une situation. » Mais pas question pour autant de laisser la moindre ambiguïté sur les intentions de la France. Emmanuel Macron a été très clair : la France adopte une « posture défensive ». Autrement dit : elle ne veut pas entrer dans la guerre.

    La mort d'un soldat français en Irak, la semaine dernière, change-t-elle la donne ?

    Emmanuel Macron a réagi au décès du major Arnaud Frion après une attaque de drones iraniens, en réaffirmant sa position et en affichant « calme et sang-froid ». Ce que redoute Paris, c'est d'être entraîné dans un engrenage militaire et d'entrer dans un conflit que la France n'a pas voulu. Emmanuel Macron prend soin de garder une distance dans le discours et dans les actes, notamment par rapport à la position américaine. Le chef de l'État est particulièrement soucieux des risques d'embrasement et de l'impact du conflit sur l'économie française en raison du blocage du détroit d'Ormuz par lequel passent 20 % des hydrocarbures mondiaux.

    Selon une source diplomatique, la France envisage une « opération au long cours qui va dérégler le commerce durablement » car « on ne met pas à terre un régime comme le régime iranien avec des bombardements ». La pire des configurations serait une situation de laquelle l'Iran sortirait affaibli mais avec une revanche à prendre. Sous-entendu, il ne faut pas sous-estimer les ressources de la fierté nationale des Iraniens. Un diagnostic qui ne peut qu'inciter Emmanuel Macron à la prudence et à peser pour le retour de la diplomatie.

    À lire aussiLe futur porte-avions français portera le nom de «France libre», annonce Emmanuel Macron

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Centres de retour, détentions plus longues : l'Union européenne veut durcir sa politique migratoire
    2026/03/14

    Alors que moins d'un quart des décisions d'expulsions sont suivies d'effets au sein de l'Union européenne, le Vieux Continent tente de durcir sa politique migratoire. Les eurodéputés viennent d'approuver un texte à l'occasion d'un premier vote.

    Du changement dans l’air en ce qui concerne la politique migratoire du Vieux Continent. Aujourd’hui, 20 % des décisions d’expulsion de migrants sont suivies d’effet. À tort ou à raison, une majorité des pays membres de l’UE souhaitent désormais un durcissement de la politique migratoire. Et il y a pile un an, la Commission européenne avait donc présenté un texte qui visait à augmenter le nombre d’expulsions des migrants en situation irrégulière.

    À lire aussiMigrations: plongée au cœur de la rétention administrative en Europe

    Lundi dernier, en début de semaine, nouvelle étape : les eurodéputés ont validé ce texte lors d’un premier vote, et l’ont même durci davantage, à la faveur d'une alliance entre droite et extrême droite.

    Centres de retour, détentions plus longues, coordination renforcée

    Concrètement, au nom d’une meilleure coordination, les pays de l’UE devront reconnaître et appliquer entre eux les décisions de retour. Aujourd’hui, si une personne en situation irrégulière reçoit un ordre de quitter l’Italie, par exemple, et qu’elle se rend ensuite dans un autre pays comme la France, les autorités françaises doivent souvent recommencer toute la procédure.

    Les sans-papiers déboutés de l’asile et qui refusent de quitter le territoire pourront aussi être détenus plus longtemps, jusqu’à deux ans, et être interdits de territoire plus longtemps une fois expulsés. Enfin, autre mesure prévue par le texte — et qui fait beaucoup parler va permettre aux États membres de conclure des accords avec des pays situés en dehors de l’UE pour y renvoyer certains migrants expulsés. Les Pays-Bas souhaitent par exemple ouvrir un centre de retour en Ouganda.

    Un texte fragile juridiquement ?

    Mais ces changements vont-ils réellement entrer en vigueur ? Il reste plusieurs étapes avant que ce texte soit éventuellement adopté définitivement. Des négociations à huis clos devraient commencer le mois prochain entre le Parlement européen, les États membres et la Commission pour trouver un compromis final. Une fois ce compromis trouvé, le texte devra être à nouveau voté par le Parlement européen. Et enfin seulement, la loi sera publiée au Journal officiel.

    Prudence, toutefois : selon une élue européenne, ce texte est en réalité fragile juridiquement, et pourrait entrer en conflit avec le droit européen et le droit international. Surtout à cause de ce projet de « centres de retour » dans des pays tiers, où des migrants seraient envoyés.

    Concrètement, si la Cour de justice de l’UE est saisie par un État membre, l’application de la loi pourrait être suspendue. Un scénario qui n’est pas pour déplaire à notre interlocutrice. La député est favorable à ce que les expulsions soient facilitées, mais « pas au mépris des droits fondamentaux ».

    続きを読む 一部表示
    2 分