エピソード

  • Iran’s Historic Transition: Why Women Must Lead the New Republic
    2026/03/08

    In this episode of the NCRI Women’s Committee Podcast, we explore the unprecedented developments unfolding in Iran following the January 2026 uprising and the collapse of decades of religious dictatorship.

    As the Iranian people move toward a new political future, two powerful themes stand at the center of this historic moment: the demand for complete national self-determination and the crucial role of women in shaping Iran’s democratic future.

    We examine the immense sacrifices made during the uprising, the international consequences that followed, and the formation of a provisional government by the National Council of Resistance of Iran (NCRI). Most importantly, we take a deep dive into why women’s leadership has become the defining force of Iran’s resistance movement.

    For decades, Iranian women have stood at the forefront of the struggle for freedom, equality, and democracy. From organizing resistance networks to shaping political strategy, their leadership has become the benchmark for a truly democratic alternative.

    This episode also explores the NCRI’s long-standing vision for gender equality, including a comprehensive charter supporting women’s rights, equal pay, freedom of choice, and the separation of religion and state.

    As Iran stands at a historic crossroads, we ask a critical question:
    If democracy is measured by the power entrusted to women, what lessons can the world learn from the Iranian women leading this movement?

    Learn more and support the movement for freedom:
    wncri.org

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    10 分
  • Du quarantième jour de commémoration au mouvement : quand le deuil devient défiance (français)
    2026/02/23

    Bienvenue pour un nouvel épisode de podcast de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. C'est toujours un plaisir d'être là. Et aujourd'hui, on plonge au coeur d'une série de documents de rapports vraiment intenses. Très intenses, oui. Ces sources se concentrent sur les événements de la mi-février deux-mille-vingt-six en Iran.

    Voilà la période des commémorations. Exactement. Cette édition coïncide d'ailleurs avec les cérémonies du quarantième jour, le shelom, pour les âmes courageuses qui ont lutté pour la liberté de l'Iran. Et des personnes qui ont perdu la vie lors de la répression sanglante du soulèvement de janvier deux-mille-vingt-six. Et la mission de notre exploration aujourd'hui, c'est de comprendre comment ces rituels de deuil, bien loin de n'être que de simples actes de recueillement.

    C'est bien plus que ça en effet. Comment ils se sont métamorphosés en de puissantes démonstrations de défis politiques avec une colère publique vraiment soutenue. Absolument et avec un point central qui ressort de toutes nos sources, le rôle prédominant très visible des femmes. Tout au long de ce mouvement.

    Alors pour bien comprendre l'ampleur de ce qui s'est passé en février, nos rapports nous ramènent un peu en arrière fin deux-mille-vingt-cinq. Le vingt-huit décembre deux-mille-vingt-cinq très précisément. Ouais et ce qui est fou c'est que tout ça n'a pas commencé par une revendication purement politique. Non, au départ c'est une crise économique. Une grève, les commerçants du grand bazar au centre de Téhéran.

    Acculés par la chute vertigineuse du rial et une inflation incontrôlable. Ils ont juste baissé le rideau parce que la survie au quotidien devenait impossible. Et le bazar, tu sais, ce n'est pas n'importe quoi en Iran, c'est un pilier traditionnellement conservateur. Donc si la fracture commence là, c'est que le contrat social est vraiment rompu. Totalement brisé.

    Et l'escalade est fulgurante. En quelques jours à peine, on passe de revendications sur le coût de la vie à. À une demande directe de changement de régime. C'est ça. Ça s'étend à des dizaines de provinces, ça touche les universités.

    Mais la réponse en face, la répression a été d'une brutalité glaçante. Les rapports parlent de milliers de civils tués en janvier. Dont plus d'une centaine d'enfants. C'est une statistique qui revêt en boucle dans les documents. C'est ce traumatisme collectif immense qui plante le décor pour février.

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    9 分
  • From 40th Day Memorial to Movement: When Grief Becomes Defiance
    2026/02/21

    Welcome to another episode of the NCRI Women's Committee Podcast. I am your host and I am thrilled to have our resident expert sitting across the table from me today. Hey everyone, it is great to be back. I am really looking forward to getting into our source material today. Yeah, And we've got quite a deep dive ahead of us.

    We are looking at a very specific, a very specific window of time, mid February 2026. Right. Specifically, the sixteenth, seventeenth, eighteenth, eighteenth, and twentieth. And, you know, to anyone just glancing at a calendar, those are just normal days in a month. But based on the sources we have in the context of the Iranian uprising, these dates represent a well, it's essentially a collision course. They absolutely do.

    The Power of 40th Day Memorial: When Mourning Is Mandatory

    And to really understand why these dates matter so much, we have to look back at the tragedy that set them in motion. We were talking about the fortieth day memorial ceremonies. The Exactly. The Chehellom (40th Day memorial) for the victims of the bloody crackdown that happened in January 2026.

    Right. And for our listeners who might not be fully versed in the cultural nuances of this because it's so central to our deep dive today, can you explain the mechanics of Chehellom (40th Day memorial)? It really seems like the regime is caught in a loop that they just can't break. It is a massive paradox and arguably it's the regime's biggest strategic nightmare right now because in Iranian culture and Shia tradition specifically the fortieth day after a death isn't just a suggestion it is a mandatory time of mourning. You visit the grave site, you pay your respects.

    Right. It is a deeply ingrained religious and cultural obligation. So, the regime is in a serious bind here. I mean, they can ban street protests, they can tear down banners, but they can't legally or culturally ban a family from visiting a grave without declaring war on the culture itself. Precisely.

    And that is exactly the mission of our deep dive today. Okay.

    From Tears to Tactical Resistance

    We're going to look at how these quiet, traditional mourning rituals have been completely transformed. Yeah. Because they aren't just about passive grief anymore.

    The sources make that very clear. They do. One of the reports explicitly states that these memorials have evolved into operational battlegrounds and vibrant political rallies. The traditional tears have basically turned into sparks. And the fuel for those sparks?

    Sustained public anger. And crucially, and this is really the focal point we are exploring today, the leadership of women in all of this. This isn't just a general leaderless crowd. The sources highlight that this is a movement where women are the visible tactical leaders. Let's step back for just a second before we get into the specific stories.

    We have some incredible profiles of these women to cover, but how did we get to February? Because this didn't just happen in a vacuum. No, it really didn't. You have to trace the fuse back a bit. Yeah.

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    16 分
  • De Téhéran à Berlin : femmes et résistance au tournant de l’histoire (français)
    2026/02/11

    Bienvenue à un nouvel épisode des podcasts de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. Aujourd'hui, on se penche sur la situation en Iran. Et ce qui frappe tout de suite, c'est que c'est une histoire à double visage. Vraiment une dynamique à 2 facettes. C'est exactement ça.

    D'un côté, on a une répression d'une brutalité inouïe qui continue après le soulèvement de janvier, et de l'autre, on voit une mobilisation internationale qui elle grandit et qui semble marquer un vrai tournant. C'est cette tension qu'on va explorer. Alors commençons par ce qui se passe sur le terrain. Les grandes manifestations sont peut-être moins visibles, mais la répression elle n'a pas cessé. Non loin de là.

    En fait la stratégie du régime a changé. Il ne s'agit plus seulement de disperser des foules, maintenant c'est une sorte de chasse à l'homme méthodique et a posteriori. C'est-à-dire Comment ils procèdent Ils utilisent toutes les technologies à leur disposition, la vidéosurveillance, la reconnaissance faciale, Ils identifient les gens qui ont participé aux manifestations et ensuite ils vont les chercher un par un chez eux au travail. Et ces arrestations sont violentes, les sources donnent des exemples qui sont vraiment glaçants. Je pense notamment au cas de Saghar Seifollahi.

    Oui Saghar Seifollahi, une écrivaine diplômée en génie mécanique. D'après les rapports, elle a été pourchassée en rentrant chez elle par des agents en civil, ils l'ont accusée d'avoir manifesté et la poursuite s'est terminée de la pire des manières, ils l'ont battu à mort. Frapper à la tête avec des matraques, c'est bien ça C'est terrible. C'est ça et ce qui rend l'affaire encore plus sinistre, c'est ce qui s'est passé après, c'est une tactique bien rodé du régime. Ils ont tenté de maquiller sans suicide Exactement.

    Ils ont fait pression sur la famille pour qu'elle signe une déclaration en ce sens. Sauf que là, ils ont fait une erreur. Ah oui. Oui, le certificat de décès officiel que les sources ont pu obtenir mentionne noir sur blanc, impact avec un objet dur à la tête. C'est la preuve qui contredit totalement leur version.

    Ça montre qu'ils ne veulent pas seulement tuer, mais aussi contrôler la vérité. Et ce n'est pas un cas isolé, on parle aussi de disparition forcée. Il y cette histoire des 4 soeurs à Téhéran. Oui, le cas des soeurs Nakhai et Davoudi, Niusha et Mona arrêtés il y vingt-six jours et Kimya et Tara arrêtés quelques jours plus tard. Le mode opératoire est le même.

    Arrestation sans mandat, avec violence et puis le silence total. Leurs familles sont sans aucune nouvelle. Aucune. Elles ne savent pas où elles sont ni même si elles sont encore en vie. C'est une forme de torture psychologique pour les proches.

    Amnesty International a d'ailleurs lancé une alerte sur l'ampleur du phénomène non Absolument. Il parle de dizaines de milliers de personnes détenues arbitrairement. Les chiffres sont énormes. Et le risque pour ces personnes est maximal. Torture, disparition et même la peine de mort.

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    9 分
  • From Tehran to Berlin: Women, Resistance, and a Nation at a Tipping Point
    2026/02/08

    Welcome to another episode of the NCRI Women's Committee Podcasts. We're diving into a situation that is developing pretty much hour by hour. We really are.

    If you've been tracking the headlines, you know the basics. Iran is still reeling from that January uprising. The streets are volatile. Right. But the news cycle, it usually just stops at the surface.

    You see the chants, the tear gas, maybe some numbers on arrests. Today we need to go deeper. Much deeper. We need to talk about the machinery that kicks in after the cameras turn away. So this isn't just another recap?

    Not at all. We're looking at a systemic calculated shift in strategy by the regime. We have a stack of reports here, eyewitness accounts, internal docs, all detailing a war on two very specific groups of people. And these aren't the groups you typically expect. We're talking about the people who heal, the doctors, and the students who are rising up to protect them.

    It's a specific kind of brutality. And then to balance that out, we're going to zoom all the way out to Berlin. Because just yesterday, something massive happened that directly challenges that entire machinery. So we're connecting the dots. Yeah.

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    11 分
  • La lutte de l’Iran pour la liberté : massacres de masse, résistance populaire et rôle des femmes (français)
    2026/01/21

    Bienvenue dans un nouvel épisode des podcasts de la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne. Au moment où l'on se parle, le soulèvement en Iran, il entre dans son premier mois et le tableau est vraiment contrasté. D'un côté, on a la brutalité d'un régime qui emploie des méthodes. Qui s'apparente à des crimes contre l'humanité, il faut le dire. Absolument.

    Et tout ça sous un black-out quasi total d'internet. Et de l'autre côté. Le courage d'une nation, une nation qui veut la liberté et qui est prête à en payer le prix. C'est ça. Alors aujourd'hui, on va essayer de décortiquer cette dynamique, cette confrontation entre la violence d'État et une détermination populaire qui elle ne faiblit pas.

    C'est vraiment ça l'histoire de 2 forces opposées. D'un côté une machine répressive qui semble prête à tout et de l'autre une résilience qui qui semble se nourrir de chaque acte de violence. Commençons par la répression si vous voulez bien parce que ce qui frappe quand on regarde des quelques vidéos qui filtrent, c'est que ça n'a pas l'air chez OTIC. Non, pas du tout. Ça a l'air organisé, chirurgical même dans sa brutalité.

    Un détail revient sans cesse, les tirs visent la tête et le coeur, surtout chez les femmes. C'est un point absolument central. Ce n'est pas une impression, c'est une méthode. Il y a un témoignage recueilli par Amnesty qui le résume parfaitement. Qu'est-ce qu'il dit La personne explique et je cite, ces tirs n'étaient pas accidentels.

    Ils visaient précisément la tête et le coeur. C'est c'est glaçant. Et elle ajoute, il ne s'agissait pas de disperser une foule, ils avaient l'intention de tuer. Là, on a tout compris. On n'est plus dans la répression, on est dans l'élimination.

    Et qu'est-ce qui confirme cette idée de stratégie planifiée Alors plusieurs choses. D'abord, le déploiement de snipers sur les toits. Ça, ce n'est pas pour faire peur. Non, c'est pour tuer des gens ciblés. Exactement.

    Et il y a plus inquiétant encore. Les sources parlent de l'utilisation de forces très particulières, comme la brigade Fatimiyoun. Alors la brigade Fatimiyoun, il faut peut-être expliquer, ce ne sont pas des policiers iraniens ça. Pas du tout, non. C'est une milice de combattants afghans commandés et payés par les gardiens de la révolution.

    Ils ont été utilisés en Syrie je crois Oui. Et le fait de les déployer en Iran contre des iraniens, c'est un signal très fort. Soit le régime ne fait plus confiance à ses propres forces. Soit il utilise une force qui n'aura aucun scrupule, des mercenaires en somme. C'est exactement ça et les témoignages sur leur comportement sont terribles.

    L'un d'eux dit, il ne se souciait pas de savoir si les gens étaient des femmes ou des hommes, jeunes ou vieux. Mais il ajoute ce détail, plupart des hommes ont été touchés à la tête tandis que les femmes étaient visées au coeur. C'est presque une une signature. C'est terrifiant. Et cette violence, elle ne se limite pas au tir.

    Il y a cette histoire de l'incendie du bazar de Rascht qui m'a marqué. Ah oui, le bazar de Racht, les récits sont sont dignes d'un film d'horreur. Qu'est-ce qui s'est passé exactement D'après les témoins, les forces de sécurité auraient mis le feu au bazar pour piéger les manifestants, pour les forcer à sortir. Et à la sortie, ils les attendaient. Voilà, il leur tirait dessus.

    C'est une tactique de terreur pure. Il y a cette image très forte, des chaussures abandonnées dans les allées calcinées. Ça raconte tout cette image, la panique, la fuite. Exactement. Et d'un point de vue juridique, tous ces éléments, le côté systématique, l'intention de tuer des civils.


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    9 分
  • Iran's Fight for Freedom: Mass Killings, Mass Resistance, and the Role of Women
    2026/01/21

    One Month into an Uprising Under Total Blackout

    Welcome to another episode of the NCRI Women’s Committee Podcasts. As this deep dive begins, the uprising in Iran is nearly one month old. For anyone watching from the outside, there is a shared frustration: something historic is unfolding, yet the picture remains deeply fragmented.

    That fragmentation is no accident. Since January 8, the regime has imposed a near-total internet shutdown, making verification and communication from inside the country extraordinarily difficult. Today’s mission is to push past that blackout and piece together what the regime is trying to hide.

    Two Forces Collide: Brutality Versus a Nation’s Courage

    What emerges from eyewitness reports, medical testimonies, and smuggled evidence is a stark confrontation between two opposing forces. On one side stands the regime’s calculated brutality—actions that go far beyond crowd control and point directly to crimes against humanity. On the other, stands a nation willing to pay any price for freedom.

    The Pattern of Killing: The “Head and Heart” Strategy

    Medical records and verified videos reveal a chilling pattern. Victims are not being injured to disperse protests—they are being shot to kill. Fatal gunshot wounds to the head, heart, and lungs appear repeatedly.

    One verified video shows at least ten women and girls lying on the ground in a single location, all killed by targeted gunfire to vital organs. As one source stated plainly: “These shots were not accidental. They intended to kill.”

    This is no longer policing. It is systematic assassination.

    Snipers on Rooftops: Orders to Eliminate, Not Disperse

    Eyewitnesses confirm snipers positioned on rooftops, firing with precision. No one is shot in the legs. No one is warned. The orders are clear: eliminate, not disperse.

    This marks a terrifying escalation and signals a deliberate policy of lethal force against civilians.

    Imported Repression: The Fatemiyoun Brigade

    The violence intensifies further with the deployment of outside forces. Reports repeatedly name the Fatemiyoun Brigade, a militia of Afghan fighters trained, commanded, and paid by the IRGC.

    Used previously in Syria, these mercenaries have no social or emotional ties to the Iranian population. Witnesses say their arrival coincided with a sharp rise in brutality, including the use of military-grade weapons against unarmed civilians.

    Iranian cities are being treated like foreign battlefields.

    Hospitals as Frontlines: Mass Death in Real Time

    The scale of killing is overwhelming medical facilities. At Arash Hospital alone, one source reported receiving 120 bodies in a single hour, two bodies per minute.

    Many victims arrive dead on arrival due to targeted gunshot wounds, leaving doctors powerless to save them.

    Scorched Earth Tactics: Fire, Fear, and Vanishing People

    The regime’s strategy goes beyond killing individuals, it seeks to terrorize the population. In Rasht, security forces reportedly set fire to the historic bazaar on January 8, with people still inside.

    In the aftermath, hundreds of abandoned shoes were left behind, silent evidence of panic and disappearance. One witness compared the scene to exhibits at the U.S. Holocaust Museum.

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    10 分
  • Femmes, résistance et avenir de l’Iran (français)
    2026/01/10

    Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour ce qui est en fait notre premier podcast de l'année deux-mille-vingt-six présenté par la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne.

    On va se pencher ensemble sur les événements de ce début d'année en Iran. L'année a commencé avec une vague de protestation anti-régime qui s'est étendue, on parle de plus de cent-soixante-dix villes. L'objectif aujourd'hui, c'est vraiment d'analyser ce qui se passe en se concentrant sur le rôle, la participation très active des femmes dans ce mouvement à partir des infos qui nous sont parvenues. Oui et c'est important de le dire tout de suite, ce qu'on observe ce n'est pas juste une continuation de ce qu'on a déjà vu, on est vraiment dans une nouvelle phase.

    C'est c'est différent par l'ampleur, l'intensité et on sent une sorte de coordination dans les actions. Ça va des grèves dans les bazars jusqu'aux manifs dans les universités, c'est très large. D'accord, alors parlons de cette ampleur justement. Les chiffres sont assez vertigineux. On parle de manifestations d'affrontements dans au moins cent-soixante-treize villes et près de quatre-cent localités, c'est énorme.

    Ça veut dire que ce n'est plus seulement Téhéran ou les grandes villes Non, pas du tout. Ça touche tout le pays. Et ce qui est intéressant, c'est de voir ce qui unifie tous ces mouvements. Ce sont les slogans. On retrouve bien sûr le mort à Camnéi qui est malheureusement devenu un classique, mais il y en a un autre qui est très très significatif.

    C'est mort à l'oppresseur, qu'il soit le chat ou le guide. Ah oui, celui-là est, il est puissant parce qu'il ne vise pas que le régime actuel. Il y a une dimension historique. Qu'est-ce que ça nous dit au fond Ça nous dit qu'il y a une rupture, une rupture avec tout le passé. Ce n'est pas une opposition pour revenir à la monarchie.

    C'est un rejet en bloc. À la fois de la dictature du chat et de celle des mollahs. En fait ce que ce slogan exprime, c'est la volonté de créer quelque chose de complètement nouveau. Pas de retourner en arrière. Une rupture qui est nourrie aussi par le quotidien des gens j'imagine, l'économie.

    Totalement, la colère est alimentée par l'effondrement économique, une inflation galopante, la corruption que tout le monde voit et la preuve que ça touche tout le monde, c'est la participation des commerçants. Quand le grand bazar de Téhéran se met en grève et d'autres bazars aussi, Dess un signal très fort. Oui, le bazar ce n'est pas un milieu traditionnellement contestataire. Exactement. Ça veut dire que le mécontentement a vraiment dépassé les cercles militants habituels.

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