エピソード

  • Olivier Christen: «Nous sommes très attentifs à ce qui se passe en Iran»
    2026/03/16

    Olivier Christen, procureur national anti-terroriste en France, est l'invité international de RFI ce 16 mars 2026. Alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient, il fait le point sur l'état de la menace terroriste iranienne en France. Il évoque aussi l'ouverture du procès de Sabri Essid, à Paris. Ce jihadiste français est jugé par défaut pour crimes contre l'humanité et génocide contre les Yézidis en Syrie.

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    10 分
  • Karam Hassan: «Je remercie toutes les personnes qui m'ont permis de trouver ma place ici en France»
    2026/03/14

    Karam Hassan, président et fondateur de l’association « La Voix des Réfugiés », auteur de Un rêve plus loin (mars 2026, Ed. Albin Michel) est ce samedi, le grand invité international de RFI. Il raconte dans son livre-témoignage, le parcours atypique de sa vie de réfugié. Une histoire singulière qui l'a conduit successivement du Darfour au Soudan à l'Égypte, en passant par les côtes italiennes, des tentatives infructueuses pour rallier le Royaume-Uni et une demande d'asile en France en définitive. Tout ceci, alors qu'il ne connaissait aucun mot de la langue de Molière. Aujourd'hui, il accomplit une belle carrière dans une prestigieuse entreprise française, L'Oréal.

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    9 分
  • Louis Arnaud: «Aujourd'hui, le vrai ennemi en Iran, ce sont les Gardiens de la Révolution»
    2026/03/13

    La guerre de la coalition États-Unis-Israël contre l'Iran ne faiblit pas. Deux semaines après le déclenchement des hostilités, elle continue de faire rage au Moyen-Orient et dans les pays du Golfe Persique. Le centre-ville de Beyrouth a essuyé plusieurs frappes de l'armée israélienne cette nuit. Deux universitaires y ont succombé. La situation demeure alarmante dans toute la région pour les populations civiles, y compris les personnes en détention. Pour en parler, Louis Arnaud, ancien détenu en Iran, auteur de La Révolution intérieure (dition des Equateurs) est ce vendredi 13 mars, le grand invité international de RFI.

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    9 分
  • Mgr César Essayan: la situation au Liban est «encore pire qu'avant»
    2026/03/12

    Monseigneur César Essayan, vicaire apostolique de Beyrouth, est l'invité de RFI ce 12 mars 2026. Au 11ème jour de guerre au Liban, il raconte l'angoisse de la population entraînée dans un nouveau conflit. Avec plus de 600 morts et 800 000 déplacés, la situation n'a jamais été aussi grave, selon lui.

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    8 分
  • Éric Lombard: «Si le détroit d'Ormuz est durablement fermé, on va vers une crise majeure»
    2026/03/11

    Éric Lombard, ancien ministre français de l'Économie et des Finances, est l'invité de RFI ce 11 mars 2026. Au douzième jour de guerre au Moyen-Orient, il pointe les risques pour l'économie mondiale.

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    8 分
  • Rafael Mariano Grossi (AIEA): «Après la guerre en Iran, il va falloir retourner à la table des négociations»
    2026/03/10
    Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est l'invité de RFI ce 10 mars 2026. Au onzième jour de frappes israélo-américaines sur l'Iran, il dit son inquiétude. Il confirme que les frappes n'ont pas causé de dégâts majeurs sur les installations nucléaires. Il espère la reprise rapide des discussions sur le programme nucléaire iranien. RFI : Après dix jours de guerre en Iran et dix jours de frappes israélo-américaines, en tant que patron de l'AIEA, quelle est votre principale inquiétude ? Rafael Mariano Grossi : Mon inquiétude, c'est que la situation en ce qui concerne les actifs nucléaires de l'Iran demeure à l'état où ils étaient avant la guerre. C'est-à-dire un stock d'uranium enrichi à 60 %, plus de 440 kilogrammes, suffisant pour fabriquer une dizaine d'armes nucléaires. Des capacités technologiques et industrielles qui sont toujours là. Ce qui veut dire qu’au-delà du conflit - et ce conflit aura sa logique et arrivera à la fin, espérons au plus vite - il va falloir retourner à la table des négociations et trouver une fois pour toutes une solution durable à cette histoire qui nous affecte depuis plus de 20 ans. Vous avez évoqué ces 440 kilos d'uranium enrichi dont disposaient les Iraniens avant la guerre de juin 2025. Est-ce qu'on sait si ce matériel est aujourd'hui en lieu sûr ? Je ne sais pas si on peut qualifier l'endroit comme lieu sûr, mais il existe un large consensus autour de l'idée que le matériel se trouve là où il était au mois de juin 2025. Ça veut dire dans les tunnels du complexe nucléaire d'Ispahan, et un peu aussi dans le complexe de Natanz. C'est toujours une question sans réponse, mais il va falloir en trouver une. Si une frappe venait à toucher ce stock d'uranium enrichi, que se passerait-il ? De ce point de vue-là, il n'y a pas tellement de problème. Les conséquences radiologiques d'une frappe directe sur du matériel comme ça pourrait peut-être avoir une conséquence très limitée de type intoxication chimique, mais pas nucléaire dans le sens que l'on peut l'imaginer. Donc techniquement, ce ne serait pas gravissime ? Non. Là, les problèmes sont stratégiques, politiques. Parce que la menace de la possibilité d'un développement de l'armement nucléaire existe. Ça n'a pas disparu. La rumeur de l'envoi de forces spéciales américaines et israéliennes pour sécuriser ce stock d'uranium, qu’en pensez-vous ? Je ne sais pas quels moyens militaires et quelles possibilités de succès une telle opération pourrait avoir. Ça me paraît un peu « difficile », pour le dire diplomatiquement. Mais comme je l'ai dit, la solution reste dans la table des négociations. Quels sont les dégâts causés par les frappes sur les sites nucléaires iraniens ? Vous avez des preuves de dégâts sur certains sites... Oui, on en est certain. Il y a quand même une différence assez marquée entre cet épisode et ce qui est arrivé au mois de juin 2025. L'année dernière, il s'agissait bien clairement de frappes « nucléaires ». L'intérêt, c'était vraiment les installations nucléaires. Maintenant, et c'est évident, les cibles ont été politiques, industrielles. C’est différent. Il y a eu deux frappes sur Ispahan et une sur Natanz. Mais rien de vraiment important. Au niveau des dégâts, ces installations sont déjà très abimées depuis des mois déjà. Il n’y a pas de fuites radioactives ou de radiations détectées ? Pas pour l'instant. Il s'agit ici d'un problème latent, d'un problème stratégique politique et d'une menace de développement d'armement nucléaire qui demeure. Les inspecteurs de l'AIEA ne sont plus en Iran depuis juin 2025. Quelles sont vos sources ? Alors, on a pu y retourner, mais pour des inspections sur des sites qui n'étaient pas attaqués. Donc, les sites pas « sensibles ». On avait essayé de rétablir les inspections, mais sans succès, y compris avec ces fameuses négociations auxquelles j'ai participé. J'étais à Genève avec le ministre des Affaires étrangères d'Oman, monsieur Witkoff, monsieur Kushner et évidemment le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Abbas Araghchi. Et on n'a malheureusement pas eu un accord. C'est à cause de ça qu'on se retrouve dans cette situation. Est-ce que vous avez des contacts avec les autorités iraniennes depuis le déclenchement de ces frappes, c'est-à-dire depuis le 28 février ? Oui, on n'a pas perdu contact, mais c'est clair, il y a une guerre et ils sont bombardés. Donc, la possibilité d'une reprise d'une négociation n'est pas mentionnée en ce moment. Mais je crois que le moment viendra et au plus vite, je crois qu'il faut le faire. Il existe des possibilités qu'il y ait des secteurs qui, plus radicalisés encore, décident que vu les circonstances, la solution serait de se doter finalement de l'armement nucléaire. Et c'est ça l'hypothèse qui me préoccupe. ...
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  • Iran: «Il y a eu des contacts sans précédent entre les États-Unis et les forces politiques kurdes»
    2026/03/09
    Asso Hassan Zadeh, juriste franco-iranien, un des responsables du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) à l’étranger, est l'invité de RFI ce 9 mars 2026. Au dixième jour de la guerre en Iran, il dit espérer une chute rapide du régime de Téhéran. Il confirme les contacts entre Américains et Kurdes à propos de l'avenir immédiat de l'Iran. RFI : Dixième jour de guerre en Iran et dans la région. Les frappes se poursuivent et un nouveau guide suprême iranien a été désigné. Est-ce que vous espérez toujours la chute du régime ? Asso Hassan Zadeh : Non seulement nous l'espérons, mais nous y croyons. Le régime a été affaibli plus que jamais à cause des frappes israélo-américaines. La population iranienne et les peuples d'Iran dans leur ensemble souhaitent saisir cette opportunité pour se débarrasser de ce régime. La chute de la République islamique, ce n'est qu'une question de temps ? Tout à fait, mais ce n'est pas facile. Le cas de l'Iran est très différent d'autres cas. Le système de la République islamique repose sur plusieurs piliers. Ils ont toujours des cartes encore en main. L'appareil répressif, en l'absence d'une défection au sein du régime à laquelle je n'ai jamais cru et je ne crois pas, est toujours capable de réprimer tout soulèvement populaire. Mais dans le même temps, si on regarde la conjoncture actuelle, malgré le fait qu'on parle d'une cessation des hostilités - dans l'intérêt non seulement des peuples d'Iran, mais aussi des Occidentaux, y compris les Européens et les Français, qui sont malheureusement absents des grands dossiers du Moyen-Orient depuis longtemps - il faut se diriger vers cette perspective. Mais la fin du régime, ce n'est pas tout. Il faut aussi penser sérieusement à une alternative crédible qui représenterait les aspirations des Iraniens. « La guerre risque de prendre encore beaucoup de temps », selon le chef d'état-major israélien. De votre point de vue, cette guerre peut durer ? Les Américains l'ont déjà annoncé dès le premier jour. Leur projection était de 4 à 5 semaines. Dans un précédent qui était plus facile à terminer, le cas irakien de Saddam Hussein en 1991, ça avait duré plusieurs semaines. Alors, l'exemple de l'Iran qui est en cours, surtout avec l'embrasement de la région, c'est beaucoup plus compliqué. Ça peut durer plusieurs semaines encore, surtout s'il n'y a pas un consensus international, si les Européens ne s'y mettent pas sérieusement et s'il n'y a pas surtout une offensive terrestre ou des soldats au sol, ce qui est exclu du côté américain. Donald Trump disait, le 7 mars, ne pas vouloir que les Kurdes lancent une offensive contre l'Iran. Pourtant, deux jours plus tôt, le même président des États-Unis était « tout à fait pour » une offensive des milices kurdes iraniennes contre le pouvoir de Téhéran. Est-ce que vous vous y retrouvez dans les intentions et les attentes américaines ? Il est difficile de prévoir Donald Trump. C'est son style personnel, soit parce que lui-même hésite - on l'a vu aussi dans le cas ukrainien avec des déclarations contradictoires - ou alors c'est une guerre psychologique qu'il mène à l'Iran. Mais en tout cas, il a dit que la carte de l'Iran ne resterait pas la même à l'issue de la guerre. Je peux vous confirmer que dans les derniers jours, des contacts et des discussions sans précédent à un niveau exceptionnel ont eu lieu entre l'administration américaine et la coalition des forces politiques kurdes du Kurdistan iranien, pour envisager le rôle que peuvent jouer les Kurdes d'Iran dans ce contexte. Quel type de contact y a-t-il eu entre les partis kurdes qui ont formé une coalition et l'administration américaine ? Je ne suis malheureusement pas en mesure de donner les détails du niveau et de la nature des contacts. Je peux simplement dire qu'ils sont d'un niveau exceptionnel. Quelle part les partis kurdes voudraient prendre dans la chute de la République islamique ? Le Kurdistan iranien est la partie de l'Iran qui est la plus mobilisée, la plus politisée. Les partis kurdes - à cause de leurs racines profondes dans la population et la présence de leur quartier général, de leur base au Kurdistan irakien - ont une influence certaine sur la population. Malgré le fait que dans les dernières années, leur marge de manœuvre au Kurdistan irakien a été assez limitée, ils ont toujours gardé leurs unités de guérillas entraînées, dans la possibilité de participer à une libération des territoires kurdes et même au-delà, si nous voyons que le régime est tout à fait affaibli. Mais il faut savoir que même avec la destruction des capacités militaires iraniennes en drones et missiles, le régime iranien sera capable de réprimer dans le sang un soulèvement populaire avec les armes qu'il a utilisées en 1980 et les années suivantes. Les milices kurdes sont donc prêtes à participer à un ...
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  • Immigration vers l’Europe: «La tragédie continue, elle n’a jamais cessé»
    2026/03/07

    Depuis le début de l'année, plus de 600 personnes ont perdu la vie en essayant de traverser la Méditerranée. Un bilan donné il y a quelques jours par l'OIM, l'Organisation internationale des migrations. C'est le pire début d'année, le plus meurtrier depuis 2014 selon cette agence de l'ONU. Si les chiffres varient selon les sources, cette route migratoire reste la plus dangereuse au monde. C'est sur cette route et pour éviter que ces tragédies ne se multiplient, que travaille SOS Méditerranée depuis dix ans. Fabienne Lassalle, directrice générale adjointe de l’ONG SOS Méditerranée, est notre invitée.

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