『Le grand invité international』のカバーアート

Le grand invité international

Le grand invité international

著者: RFI
無料で聴く

Du lundi au jeudi, Arnaud Pontus, le vendredi et le samedi, Clotilde Dumay, reçoivent une actrice ou un acteur de la scène politique, culturelle, sportive, économique, sociale pour réagir à l’actualité internationale. Émission préparée par Camille Nerant.

Diffusion : du lundi au samedi à 6h20 TU.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • Navi Pillay, Prix Nobel de la paix: l'accusation de génocide contre Israël «repose sur des faits»
    2026/10/14
    La Sud-Africaine Navi Pillay, Prix Nobel de la paix 2026 est ce mercredi 14 octobre la grande invitée internationale de RFI. Paix dans le monde, inaction de la communauté internationale en dépit d'énormes instruments dont elle dispose, génocide des Tutsis au Rwanda, actions de la CPI, génocide à Gaza, lutte contre l'impunité... Elle répond aux questions de Florence Morice. RFI : Navy Pillay, de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud au génocide des Tutsis au Rwanda, de la CPI à la guerre à Gaza, vous avez consacré toute votre vie à lutter contre l'impunité. À qui avez-vous pensé en premier lorsque vous avez appris que vous receviez ce prix Nobel de la paix 2026 ? Navy Pillay : Je suis très heureuse d'être avec vous. J'ai pensé à mes enfants, à mes deux filles. Je pense qu’elles ont fait preuve d’une grande générosité en laissant leur mère voyager à travers le monde et s’absenter si longtemps de la maison. Et elles m’ont tellement soutenue quand elles étaient adolescentes. Elles ont pris leur vie en main. Je leur dois vraiment beaucoup, ainsi qu’à quelques amis très proches qui m’ont motivée et m’ont poussée à intégrer le collège international. Ils m’ont dit : « Si tu n’acceptes pas, il n’y aura aucune femme au sein du collège. » C’est ainsi que tout a commencé au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Ce prix a suscité de vives réactions en Israël, en raison de votre rapport sur Gaza l'année dernière. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu vous a accusé de « diaboliser les Juifs ». Que répondez-vous à ces attaques ? Il n’y a pas la moindre preuve que j’ai diabolisé qui que ce soit, et encore moins les Juifs, qui se sont eux aussi installés en Afrique du Sud après avoir souffert de l’Holocauste. Et les Juifs qui se sont installés en Afrique du Sud se sont joints à la population noire sud-africaine dans la lutte pour notre propre libération. Nous coopérons donc et nous nous respectons mutuellement en Afrique du Sud. Il s’agit en réalité d’un mythe inventé par le Premier ministre Netanyahou pour discréditer notre rapport. Ce rapport paru il y a un an est celui d'une commission d'enquête indépendante de l'ONU que vous présidiez. La Commission concluait qu'Israël commet un génocide à Gaza. Avec le recul, est-ce que vous maintenez cette conclusion ? Je maintiens ma position parce qu'il ne s’agit pas simplement d’une opinion que j’avance. Elle repose sur des faits. Cette commission a fonctionné comme l’aurait fait un tribunal. Elle s’apparente à un tribunal, mais n’en est pas un. Nous ne disposions pas des pouvoirs d’un tribunal, mais nous utilisions sa méthodologie et ses procédures, c’est-à-dire que nous vérifiions chaque fait avant de l’inclure dans le rapport. Nous disposions des faits rapportés sur le terrain par les témoins. Nous disposions des faits issus des déclarations des responsables, notamment celles du président, du Premier ministre et de l’ancien ministre de la Défense. Leurs propres déclarations, tout comme dans le cas du génocide au Rwanda, fournissaient des éléments révélateurs du génocide. Il s’agit donc de ce type de preuves. Et j’ai l’expérience d’avoir été l’un des trois juges du Tribunal pour le Rwanda qui a rendu le premier jugement au monde sur un génocide. Et nous ne prenons pas ce crime à la légère. Nous veillons à ce que l’intention spécifique requise pour le crime de génocide soit prouvée. C’est ce que nous avons recherché et c’est ce que nous avons trouvé. À lire aussiIsraël commet officiellement «un génocide» à Gaza, selon une association regroupant 500 spécialistes du sujet Quels éléments vous ont conduit à cette qualification ? Je n’ai pas le rapport sous les yeux et je rendrais vraiment un mauvais service en essayant de me souvenir de ce que nous avons découvert. Nous avons trouvé des preuves manifestes d’assassinats. Nous avons mené notre propre enquête et constaté que des journalistes avaient bel et bien été tués intentionnellement. Israël n’a mené aucune enquête sur certains des évènements que je décris, notamment le saccage et l’enfouissement dans le sable d’ambulances. Nous avons trouvé des preuves d’une destruction ciblée de la seule clinique de fertilité de Gaza : ils ont pris la clinique pour cible et détruit les réservoirs d’oxygène qui maintenaient les embryons en vie. Ils ont prétendu agir en légitime défense. Ils ont affirmé que le Hamas cachait des armes dans les hôpitaux. Mais toutes les images montrent qu’ils ne se sont absolument pas approchés de l’hôpital. Ils n’ont effectué aucune fouille à la recherche d’armes et aucun combattant du Hamas n’était visible. Il s’agissait d’une attaque ciblée, et ils ont tiré sur le réservoir d’oxygène. Nous en avons conclu qu’il s’agissait d’une destruction ...
    続きを読む 一部表示
    16 分
  • Manifestations lycéennes en France: «On n'avait jamais connu un mouvement aussi intense»
    2026/10/06

    Olivier Beaufrère, secrétaire national SNPDEN – UNSA et proviseur dans l'Essonne est le grand invité international de RFI ce 6 octobre 2026. Acte 3 du mouvement lycéen en France, après deux semaines de mobilisation et parfois de violences. Des dizaines de milliers de lycéens vont manifester dans tout le pays pour réclamer des moyens. Le regard d'un chef d'établissement.

    À lire aussiEN DIRECT - France: grosse journée de manifestation pour les lycées, rejoints par des syndicats, profs et étudiants

    続きを読む 一部表示
    9 分
  • Marius Mesnil (Union syndicale lycéenne): «Il faut aujourd'hui un grand plan de rénovation des lycées»
    2026/10/03


    Grogne sociale en France, en deux semaines la colère lycéenne s'est répandue comme une traînée de poudre dans l'Hexagone. Des centaines d'établissements sont bloqués chaque jour par des élèves et étudiants qui réclament plus de moyens pour mener à bien leur apprentissage. Sauf que par endroits, le mouvement dégénère. Les affrontements se déclenchent entre manifestants et forces de l'ordre. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray a indiqué qu'un plan visant le remplacement accéléré des professeurs absents allait être lancé. Pour en parler, RFI reçoit ce samedi matin Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne.

    続きを読む 一部表示
    10 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません