『L'Afrique en marche』のカバーアート

L'Afrique en marche

L'Afrique en marche

著者: RFI
無料で聴く

今ならプレミアムプランが3カ月 月額99円

2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

L'Afrique positive sur RFI pour découvrir et mettre en valeur des initiatives gagnantes du continent. Une entreprise innovante, une idée qui mérite d'être relayée, un projet auquel nous pouvons donner un coup de pouce... Chaque semaine, nous ferons un focus sur l'Afrique qui marche et qui donne envie d’aller plus loin !

Diffusion : dimanche à 5h47, 7h47 et 12h50 TU.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Phati, un petit clic pour trouver son médicament en pharmacie en RDC
    2026/04/19

    En RDC, si vous avez du mal à trouver vos médicaments dans une pharmacie, que vous craignez une rupture de stock ou que vous souhaitez pouvoir comparer les prix de tel ou tel traitement, Valorigo a une solution à vous proposer. Cette start-up fondée à Goma, il y a quatre ans, a mis au point l'application Phati, qui permet de trouver rapidement des médicaments et de les réserver à l'avance. [Rediffusion]

    C'est parce qu'il en avait assez de courir les rues de Goma pour trouver un médicament contre ses quintes de toux que Daniel Makombe, 28 ans, ingénieur informatique, a eu l'idée de mettre au point une application : Phati, sur ordinateur ou bien sur smartphone, permet de cartographier en direct les pharmacies qui disposent tout de suite du sirop, des pilules, du traitement dont vous avez besoin.

    « L'idée est née d'une expérience personnelle, se souvient le créateur de cette start-up congolaise. Chaque fois que j'avais besoin d'un médicament, il fallait que je puisse parcourir plusieurs pharmacies avant d'en trouver une qui en disposait. C'est vraiment stressant. Alors, je me suis dit qu'il y avait vraiment une opportunité pour digitaliser le secteur et résoudre ce grand challenge. On a commencé à Goma. Si vous cherchez par exemple du paracétamol, il suffit d'aller sur notre site et vous tapez le nom du médicament. Et le site va vous afficher toutes les pharmacies qui l'ont en stock, ainsi que le prix et l'adresse de ces pharmacies. Alors, vous n'avez qu'à cliquer sur "Réserver". Le système va vous générer un code de réservation que vous aurez à présenter dans la pharmacie afin d'être servi. Le paiement du médicament et la collecte, ça se passe en pharmacie. »

    Code de réservation et achat sur place

    De l'e-commerce pharmaceutique adapté aux réalités des stocks de médicaments de RDC. L'autre avantage de cette application Phati est de faciliter le travail des pharmaciens lors des inventaires, puisque les produits vendus sont scannés et donc déduits automatiquement des réserves, selon Daniel Makombe.

    « Il y a également des pharmacies qui sont d'ailleurs nos clients payants. Elles sont également très satisfaites parce que Phati leur permet non seulement d'attirer beaucoup plus de trafic dans leur pharmacie, mais surtout aussi de digitaliser les opérations quotidiennes. Et donc le suivi des stocks, celui des ventes et de la trésorerie. Tout cela se fait à travers cet outil », détaille-t-il.

    Après Goma et Beni, où la solution a été adoptée par 700 pharmacies, la start-up Valorigo, qui a conçu l'application, s'est installée au Katanga.

    Philippe Bassémé, chargé de la gestion-facturation à la pharmacie Horizon de Lubumbashi, est plutôt convaincu par cette solution digitale : « Cet outil permet de digitaliser toute notre gestion, notamment des stocks, la facturation. Autrefois, nous faisions tout dans un grand cahier avec un stylo. Mais depuis qu'ils sont arrivés, c'est trop rapide. L'inventaire est trop facile. »

    Inventaire trop facile

    La société de Daniel Makombe est née sur fonds propres, puis a vite reçu l'appui de la Fondation Bill et Melinda Gates, ainsi que celui du Fonds de soutien aux start-up Digital Africa, dont Sami Ajimi est l'un des responsables développement.

    « On s'est rendu compte qu'il répondait à une vraie problématique. En RDC, il y a énormément de pharmacies. Beaucoup sont même illégales. Et donc, Phati est parti du postulat de collaborer seulement avec les pharmaciens qui sont référencés par l'ordre national et de répondre à une problématique qui est assez chronique en RDC : celle de trouver des médicaments, et surtout à un prix abordable. Daniel nous expliquait que d'une pharmacie à l'autre, un médicament peut valoir deux fois plus cher », explique-t-il.

    Après Goma, Beni et – depuis quelques semaines – Lubumbashi, le prochain but de cette start-up congolaise sera de s'implanter sur le marché des pharmacies à Kinshasa.

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • Awa Meité, la sculptrice de coton
    2026/03/25
    Portrait d’une artiste malienne hors norme. Artiste car, bien que styliste, Awa Meité fait référence dans sa manière de sublimer le coton de son pays : le Mali… Ses robes, ses parures, les accessoires qu’elle conçoit et expose sont de véritables œuvres d'art… À telle enseigne que certains la qualifient de « sculptrice du coton ». « Awa travaille le coton comme jamais personne ne le travaille. Awa, c'est une sculptrice de coton ! ». La styliste et designer malienne Awa Meité, ce pourrait être un autre designer : l'Ivoirien Jean Servais Somian, qui en parle le mieux : « Je suis toujours épaté parce qu'Awa a ramené le coton malien dans l'excellence. Elle a un travail sur le coton, sur l'indigo, sur cette teinture… Un travail qui est assez unique. C'est vraiment de la sculpture parce qu’elle a une écriture très particulière. Comme je lui ai dit, je suis toujours émerveillé de voir ce que tu proposes et c'est vraiment quelqu'un qui aime, qui a beaucoup d'idées. C'est une brillante designer qui est dans le partage parce que ça, c'est très important ! Et elle est dans cette démarche-là et elle arrive vraiment aujourd'hui à nous ramener le coton malien dans l'excellence. Elle nous le ramène vraiment, vraiment dans l'excellence. » Le coton malien dans l'excellence Awa Meité, designer textile du Mali de 55 ans est créatrice de vêtements, de parures de très haute qualité à base de coton et de pigments. Elle a patiemment construit son art et son savoir-faire en voyant défiler dans la demeure familiale de Bamako des grands noms de la culture et de la couture africaine : « J'ai commencé par la peinture au départ avec Abdoulaye Konaté, Ismaël Diabaté. De fil en aiguille, les toiles que j'utilisais étaient déjà de la cotonnade parce qu'on avait du mal à trouver des toiles classiques comme support pour la peinture. Donc, c'était vraiment ce mélange, cette curiosité, des matières, des formes qui m'interpellaient. Mais moi, j'avais envie de faire un retour aux sources parce que c'est dans cela que j'ai baigné. C'est un retour aux sources mais avec une vision moderne de notre société. C'est comme ça que j'ai commencé vraiment à m'intéresser au tissage. Mais après, il fallait appréhender, il fallait pouvoir transformer cela, faire évoluer et montrer une Afrique qui bouge aussi. C'était ça le défi. Une Afrique qui réfléchit, une Afrique qui s’assume parce que ça a toujours été le combat de ma famille de ne pas laisser raconter son histoire par d'autres. » Une démarche qui trouve écho chez Anna-Alix Koffi, directrice de création qui a exposé les créations d’Awa dans des showrooms abidjanais. Ne pas laisser raconter son histoire par d'autres « Les vêtements d'Awa sont un peu à son image, assez majestueux, avec un beau tissu. On porte un peu, entre guillemets, vraiment gros guillemets, de l’artisanat qui est plus du métier d'art. Voilà ! C’est du métier d'art et on a conscience de ça quand on porte ces pièces. C'est vraiment cette recherche de la fabrication et du patrimoine local qu'on a envie de mettre en avant. Et les femmes qui peuvent se le permettre le portent avec d'autant plus de plaisir parce que – c’est là où le génie est – c'est que les coupes sont plutôt occidentalisées ou basiques mais, en revanche, le tissu, le travail est dans l'étoffe, et c'est très moderne, tout en revendiquant quelque chose, c'est un acte politique… ! » Porter un tissu indigo, un bogolan, comme on porte un message, c'est ce qui participe de la philosophie créatrice d'Awa Meité qui s’en explique : « C'est la préservation et la transmission aussi. Au-delà des textiles, c'est vraiment notre identité, notre culture. C'est dans tous les domaines, c'est dans le domaine de la musique, dans le domaine de l'artisanat, dans le domaine des textiles. Et aussi, le Mali est un important producteur de coton et on transforme à peine 2% de ce coton-là. Donc ce sont des défis, je pense, des temps modernes, parce que pour pouvoir faire partie du débat, pour exister, il faut apporter aussi une contribution concrète. Il faut que les personnes qu'on représente se reconnaissent dans ce que nous faisons. Je pense que ça, c'est vraiment important. Quand on regarde le Mali aujourd'hui, le bogolan est très demandé. On symbolise le bogolan aujourd'hui et je pense que c'est la première étape. C'est de savoir la richesse que nous avons, d'en être fiers et de se l'approprier. Donc il s’agit bien sûr de préservation, mais de transmission aussi et d'évolution. »
    続きを読む 一部表示
    6 分
  • Le gingembre ghanéen enflamme les papilles en France
    2026/03/24

    Si vous avez goûté au cours de votre vie aux douceurs du Ghana et en avez gardé une certaine nostalgie en France, la petite entreprise Ginger Flame va vous réveiller les papilles et les souvenirs. Depuis cinq ans, cette PME propose des jus et des sauces pimentées que l’on trouve dans bon nombre d’épiceries fines ou de supermarchés et compte bien se développer.

    « Ananas, passion, citron sans sucre… Oui ! Ça arrache fort, il est beaucoup plus fort au gingembre ! » Avec un accent qui fleure bon le Ghana, Daniel Atrikpé vante avec passion au « Salon du bien-être et des médecines douces » de Paris ses produits faits maison et particulièrement son jus de gingembre. Basé en région parisienne, dans les Yvelines, Daniel et son épouse ont fondé en 2021 une PME de huit employés, Ginger Flame, qui transforme ananas, gingembre, hibiscus, fruit de la passion, en autant de boissons énergisantes et en sauce pour des plats africains.

    « À la base, j'étais informaticien », explique le cofondateur de la PME, « Rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. C'est ma femme qui est traiteur, donc elle prépare des plats pour les mariages, pour les événements. Et beaucoup de gens ont aimé, ils voulaient, en fait, pouvoir en acheter pour la maison. Donc on s'est dit bon : "bah pourquoi pas les mettre en bouteille et puis commencer à les commercialiser". On a plusieurs variétés, avec une partie boisson, une partie sauce. La sauce, c’est pour préparer les djolofs, c'est une sauce toute prête que vous ajoutez seulement au riz. C'est un plat particulier des Ghanéens, nigériens, sénégalais. Là-bas, c'est ce que les Sénégalais appellent le tchep. Et puis on a les sauces pimentées pour manger le riz, les pâtes, c'est une particularité aussi de l'Afrique de l'Ouest. Après la partie boisson : on a les fruits à base de gingembre, avec ananas, avec passion, avec citron . Les produits de base, la plupart vient du Ghana. Par exemple, l'ananas, les épices qu'on utilise, tout vient du Ghana ».

    Ananas, épices, gingembre du Ghana

    L’usine de Ginger Flame qui emploie dans les Yvelines huit salariés sur 500 m² de surface, transforme des fruits à la mode ghanéenne. Et si une partie de la matière première provient du marché de Rungis, au sud de Paris, le projet de Daniel Atrikpé est de cultiver et de transformer les cultures de son verger sur place au Ghana.

    « Oui, il y a un projet qui est en cours actuellement. L'idée, c'est de pouvoir installer une usine qui transforme certaines de nos matières premières pour pouvoir les importer et faciliter la production en France. Par exemple, l'ananas, il y a aussi les fruits de la passion, qu’on transforme en pâte. L'ananas, quand il sort du champ, le goût est meilleur. Le gingembre également, on va tout transformer en pâte et on l'amène directement en France, pour pouvoir continuer notre production. Quand c'est frais, quand ça sort du champ, c'est plus juteux, plus agréable à manger. Donc en les transformant, cela permet aussi de réduire nos coûts ».

    Si ce projet de culture de transformation en produits finis aboutit au Ghana, la PME « Ginger Flame » devrait pouvoir augmenter sa production actuelle de 2 000 bouteilles de jus par jour, afin d'alimenter la vingtaine de supermarchés d'Île-de-France qui distribuent déjà son gingembre made in Ghana.

    続きを読む 一部表示
    4 分
まだレビューはありません