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L'Afrique en marche

L'Afrique en marche

著者: RFI
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概要

L'Afrique positive sur RFI pour découvrir et mettre en valeur des initiatives gagnantes du continent. Une entreprise innovante, une idée qui mérite d'être relayée, un projet auquel nous pouvons donner un coup de pouce... Chaque semaine, nous ferons un focus sur l'Afrique qui marche et qui donne envie d’aller plus loin !

Diffusion : dimanche à 5h47, 7h47 et 12h50 TU.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Mory Sacko, de la gastronomie africaine de haut vol
    2026/03/09
    La gastronomie africaine est à l'honneur avec le chef étoilé Mory Sacko. D'origine malienne et sénégalaise, il devient le premier chef « signature Air France » au départ de l'Afrique. La compagnie aérienne, qui sollicite le savoir-faire de chefs étoilés pour différentes destinations – en Asie, en Amérique ou en Europe – a demandé à Mory Sacko de concevoir plusieurs plats qui seront servis au départ d'Abidjan, puis de Dakar, Nairobi et d'autres destinations africaines. « Pour l'instant, je n'ai que des bons retours. On l'a bien bossé ce menu et c'est trop cool ! Je reçois plein de photos de gens dans l'avion avec le plat et c'est cool, parce que je sens que ça fait plaisir aux gens de goûter ma cuisine en vol », s'exclame le chef. C'est dans son restaurant parisien, le Mosuke, au milieu de ses casseroles, que Mory Sacko a conçu les plats qui seront servis, désormais, sur les vols Air France au départ d'Abidjan, et plus tard d'autres capitales subsahariennes. Une rencontre naturelle entre la compagnie et l'un des chefs africains les plus réputés. Mory Sacko, dans sa cuisine du Mosuke à Paris, nous décrit sa rencontre avec la compagnie aérienne : « C'est la compagnie Air France qui est venue me voir. Donc, c'était une volonté de leur part de développer des plats signature. Ils le font déjà sur plein d'autres lignes et là, ils avaient cette volonté de développer des recettes sur les vols au départ d'Afrique de l'Ouest. On s'est mis à parler de produits, d'idées aussi, de développer des choses directement sur le continent. Moi, c'est une idée qui me plaisait, et je pense que nos envies se sont trouvées au bon moment, et ça s'est fait assez simplement. » C'est ainsi que le poisson braisé attiéké est devenu un bar accommodé à une sauce. L'image du mafé à bord d'un vol Business « On a, par exemple, fait le mafé avec une volaille, parce que c'est un plat qui est assez important pour moi. Et je trouvais ça cool d'avoir l'image de quelqu'un qui mange du mafé avec son riz, à bord d'un vol Abidjan-Paris, en business ou en première dans l'avion. Je trouvais l'image assez belle et assez drôle. On mange aussi un attiéké-poisson parce que bon, c'est la Côte d'Ivoire ! Et voilà, s'il y a un truc qui représente bien ce pays pour moi, en tout cas d'un point de vue gastronomique, c'est bien l'attiéké-poisson. Je trouvais cela sympa justement de venir le travailler avec ma vision à moi, de l'amener différemment, mais pouvoir proposer des recettes qui sont des recettes assez iconiques. Tout en parallèle avec des plats qui sont un peu plus croisés, comme un paleron de bœuf braisé. On vient l'assaisonner avec des poivres qui viennent de Madagascar qu'on sert avec un gratin de manioc et donc, tout de suite, ça l'amène ailleurs. Voilà, il y a ces plats un peu plus en trait d'union », se régale le chef. Des plats qui ont été adaptés aux contraintes des repas en vol assurés par le prestataire Servair. François Adamski, meilleur ouvrier de France, est responsable de l'identité culinaire. Il se réjouit du résultat : « Il y a une recette qui m'a beaucoup plu, c'était le filet de volaille avec une sauce. Filet au riz pilaf carottes, au piment d'Espelette. Tous les plats qu'a faits Mory avaient vraiment du sens. Il a compris les contraintes. Ça a été vraiment très intéressant, très goûteux, très savoureux. Vous voyez, il a vraiment réussi à mettre les petites touches des produits africains avec de la francité. Et ça, c'était vraiment le brief important pour ces développements. » Fabien Peloux est lui le directeur de l'expérience client pour Air France. Pour lui, cette collaboration était logique : « Le nom de Mory Sacko s'est effectivement affiché comme une évidence puisque c'est cette parfaite incarnation, avec ce talent de savoir-faire à la française et puis cette attirance pour les saveurs africaines. Et donc, on a trouvé aussi à travers sa notoriété, et puis son étoile Michelin, qui est quand même aussi une belle reconnaissance, le parfait acteur pour travailler avec nous. Parce que ce n'est pas si facile de décliner sa cuisine sur une expérience aérienne. » Nouveau chapitre de la gastronomie mondiale Mory Sacko, chef étoilé servi dans les nuages entre Abidjan et Paris, c'est un peu la consécration d'une cuisine africaine d'excellence, comme en témoigne Verane Frediani, autrice d'un ouvrage de référence en la matière : L'Afrique, cuisine en France. « Pour moi, ils sont en train d'inventer un nouveau chapitre de la gastronomie mondiale. C'est ça qui est intéressant. C'est l'influence qu'ont ces chefs qui ont des restaurants en France sur ce qui se passe en fait dans les pays d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique centrale sur finalement, les nouveaux restaurants qui se montent dans les capitales de ces pays. Bon, il y avait effectivement Georgiana Viou à Cotonou, Dieuveil ...
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  • Côte d'Ivoire: le chocolat Tafissa, un cacao transformé localement à Cocody
    2026/03/09

    En Côte d'Ivoire, il y a ceux qui disent qu'il faut transformer les matières premières du pays et celles qui le font. Olga Yenou a créé en 2012 la marque Tafissa, qui propose poudre et pâte à tartiner « made in Abidjan ». Reportage dans une unité de conditionnement à Cocody. (Rediffusion du 03/08/2025).

    Lorsqu'elle vous invite à visiter son unité de conditionnement à Abidjan, Madame Yenou ne rigole pas avec l'hygiène et vous montre, si besoin est, que c'est bien elle, la patronne. On ne franchit pas le pas de porte de son unité d'ensachage Tafissa sans enfiler sur-chaussures, blouse et charlotte sur la tête. Hygiène oblige.

    La poudre de cacao pour les boissons chaudes ou froides et la pâte à tartiner Tafissa sont l'une des rares marques ivoiriennes qui propose, de la cabosse jusqu'au produit fini, une transformation 100% locale. Olga Yenou est une ancienne directrice d'usine chez Cémoi, un chocolatier français également implanté en Côte d'Ivoire. En 2012, elle décide de se lancer dans l'aventure sous sa propre marque. Ancienne de polytechnique à Yamoussoukro, Olga Yenou a misé sur le plaisir procuré par le cacao, mais surtout sur les bienfaits d'un produit qui – lorsqu'il n'est pas saturé de potasse ou de sucre ajouté – est précieux pour l'organisme.

    Bienfaits d'un produit précieux pour l'organisme

    « Arriver sur le marché avec une poudre de cacao sans sucre du tout, il fallait le faire, raconte-t-elle. Cela existait, mais très peu. La majorité des produits du chocolat sont sucrés, donc venir avec une poudre sans sucre adressée aux adultes (parce que moi-même, je suis une adulte) et que je commence à faire attention à ma santé. Je me suis éloignée des produits chocolatés à cause de la présence du sucre. J'ai pris vraiment le contre-pied de ce qui se faisait. Et aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a quand même une population qui veut consommer du cacao, mais en dosant son sucre soi-même. »

    Marina est l'une des 40 salariées qui s'occupent de mettre de la poudre 35, 70 ou 100% cacao dans des sachets que l'on retrouve dans les supermarchés ivoiriens. « Si tu es diabétique, tu peux le prendre. C'est aussi aphrodisiaque, explique cette mère de deux enfants en rigolant. En tout cas, c'est très bon. Il n'y a rien à dire. Avec ce travail et mon salaire, mes enfants peuvent aller à l'école. Je ne me plains pas. »

    Fabriqué par des Ivoiriens

    Pas besoin de se plaindre donc, d'autant plus que Lucille Yango, responsable commerciale, se félicite, elle, des commentaires des consommateurs quand elle fait des visites surprises dans les supermarchés : « Je demande systématiquement : ''Pourquoi prenez-vous ce produit ?''. En général, ils ne savent pas que c'est fait par des Ivoiriens, ils sont encore plus fiers. Je pense que le défi majeur ici en Côte d'Ivoire, c'est la consommation locale. C'est bien de le transformer, mais aujourd'hui, 90% de notre production va à l'exportation. Ce serait bien que 100% de notre production soit transformée et vendue de façon locale. »

    Une production pour un marché national qui reste à développer. Sur les 1,8 million de tonnes de cacao produites en 2024, Tafissa n'en transforme qu'une centaine de tonnes par an. Le chemin est encore long. Mais pas d'inquiétude, Madame Yenou et son équipe se dopent au cacao.

    À lire aussiRécolte intermédiaire de cacao très incertaine en Côte d'Ivoire

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  • WIC, club d'investisseuses ivoiriennes pour dirigeantes «Wictorieuses»
    2026/03/09
    À Dakar et à Abidjan, les associations WIC (Women’s Investment Club) ont été créées en 2016 et 2018 pour accompagner, financer des entreprises, portées par des femmes. À Abidjan, depuis deux ans, cette association se regroupe pour désigner vingt lauréates auxquelles l'association apporte conseil et financement. (Rediffusion du 13/07/2025) Ce jour-là, dans un grand hôtel d'Abidjan, les adhérentes du WIC Côte d'Ivoire cooptent pour la deuxième année consécutive, vingt femmes. Des femmes patronnes de PME, dont les projets ont retenu l'attention de leur sœur entrepreneuse. Manon Karamoko Coulibaly est la directrice régionale de la société pharmaceutique Novartis, mais elle est aussi la présidente du WIC Abidjan. Elle nous explique le sens de ce club de dirigeantes ivoiriennes qui ressemble à une tontine des temps modernes. « En fait, ce sont des femmes qui ont décidé de mettre leur épargne en commun pour investir dans les entreprises de femmes. On sait que naturellement, dans les banques traditionnelles, c'est un peu difficile d'obtenir des prêts en général pour les entrepreneurs, mais encore pire pour les femmes parce que la confiance n'y est pas. Donc, nous avons décidé de mettre nos épargnes à contribution. Nous recrutons des femmes que nous mettons dans des cohortes que nous accompagnons. D'abord parce que c'est quand même un investissement, ce n'est pas un don. Il s’agit plus souvent, d'ailleurs, de prises de participation dans leur capital, parce que ce sont des petites entreprises qui ont besoin de grandir. Quand on prend des prises de participation, ce qu'on fait, c'est qu'on a toujours un ou deux de nos membres qui vont siéger au conseil d'administration et permettre de guider l'entreprise. Donc, au-delà du retour sur investissement, c'est beaucoup plus l'impact que ces entreprises-là auront dans cinq ou sept ans que nous visons, afin qu’elles soient beaucoup plus grandes, beaucoup plus pérennes, beaucoup plus solides. » Pour cela, le Women's Investment Club ne se contente pas de financer des projets portés par des femmes, mais a mis en place une académie, un cercle de réseaux d'affaires et même – quand cela est nécessaire – un coaching et de l'accompagnement psychologique, ce qui est primordial pour Manon Karamoko Coulibaly. Beaucoup plus grandes, beaucoup plus pérennes, beaucoup plus solides « Je dis toujours qu'on ne coache pas une femme de la même manière qu'on coache un homme, encore moins en Afrique, parce que les femmes ont des situations personnelles à gérer qui vont impacter leur manière de gérer leurs activités professionnelles. Il faut gérer les enfants, il faut gérer la famille, les parents, il faut être disponible et quand on a une activité à plein temps et qu'on s'investit là-dedans, en général, ça sera au détriment de tout cela. Des difficultés auxquelles l’époux n’est parfois pas étranger », souligne la patronne du WIC. « En fait, il considère que l'activité de la femme, son business, devient littéralement un concurrent parce que lui, il souhaite que son épouse soit dévouée à lui et à la famille. Les hommes n'ont pas encore compris l'utilité d'avoir une femme qui est active. Une femme qui est active n'est pas aux antipodes d'une femme qui est investie dans sa maison, bien au contraire. Donc notre but, c'est de renforcer ce qu’elles veulent. Une fois qu’elles ont confiance en elles, qu'elles sont soutenues par un réseau, les résultats sont juste fantastiques ! ». Femi Yéo a 40 ans. Elle est mère de trois enfants, ingénieure en logistique et transport, elle a été l'une des premières à bénéficier des financements du Women's Investment Club. Sa société Wood Packaging Industry fabrique à Grand Bassam des palettes en bois. « L'entreprise reste dans la main de l'entrepreneur. Eux, ils sont là en appui et en soutien. Donc dès que j'ai besoin d'aide sur un aspect, on active le réseau. Si je souhaite par exemple rencontrer le DG de telles entreprises, démarcher une société potentiellement cliente et qu'une dame du WIC la connaît, elle facilite le rendez-vous. C'est vraiment cet appui-là qu'on a derrière nous et qu'on n'a pas quand on bénéficie du financement d’une banque ». Les femmes savent gérer un portefeuille, c'est un gage de stabilité L'expérience réussie de ces deux années d'entrepreneuriat féminin attire de nouveaux partenaires financiers. Ainsi, cette année, une banque a décidé de s'associer au WIC de Côte d'Ivoire pour participer aux appels de fonds. Antoine Resk Diomandé, Directeur Général de la Fondation de la Banque Atlantic Groupe, atteste de cet intérêt : « Les femmes savent gérer un portefeuille et c'est vrai que c'est un gage de stabilité. Les femmes remboursent et donc forcément, elles sont une assurance pour nous. Et c'est vrai qu'être partenaire du WIC par exemple, qui va permettre de sélectionner les ...
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