エピソード

  • Le Sénégal accueille la Biennale de la danse en Afrique
    2026/04/30

    Après le Mozambique en 2023, c’est au tour du Sénégal d’accueillir pour la première fois la Biennale de la danse en Afrique. Pendant cinq jours, 25 compagnies africaines et de la diaspora vont se produire à 60 kilomètres au sud de Dakar, à Toubab Dialao, petite ville côtière qui abrite également l’École des Sables, fondée par la chorégraphe sénégalo-béninoise Germaine Acogny. Gacirah Diagne, co-directrice artistique de cette biennale, répond aux questions de notre correspondante à Dakar.

    La Biennale de la danse en Afrique se tiendra jusqu'au 3 mai à Toubab Dialao.

    À lire aussiAu Sénégal, une Biennale de la danse en Afrique 2026 pour communiquer à travers le mouvement

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    4 分
  • Mario Canonge: le jazz magma au cœur des volcans caribéens avec «Caldeira»
    2026/04/29

    Le pianiste martiniquais Mario Canonge dévoile un nouvel album intitulé Caldeira. Une rencontre entre l'improvisation savante du jazz et la transe des musiques populaires antillaises. Ici, le pianiste s'entoure du Martiniquais Michel Alibo à la contrebasse et du Guadeloupéen Arnaud Dolmen à la batterie pour former un trio d'exception, où chacun des musiciens s'inspire des sonorités caribéennes pour célébrer l'énergie de leurs terres volcaniques respectives.

    À écouter dans L'épopée des musiques noiresKareen Guiock-Thuram et Mario Canonge, deux âmes sensibles et complices

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    7 分
  • Deuil en Guinée-Bissau et mariage en France: avec «Dao», Alain Gomis filme la vie
    2026/04/28

    Filmer la vie d'une famille afro-descendante dans la France d'aujourd'hui, c'est le projet du cinéaste Alain Gomis. Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, sort en salles en France ce mercredi 29 avril. Le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis alterne entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.

    À écouter dans Tous les cinémas du mondeDans «Dao», Alain Gomis filme la vie d'une famille entre la France et la Guinée-Bissau

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    4 分
  • Merzak Allouache filme une société algérienne en miniature dans «Première ligne»
    2026/04/27

    Quand une journée de repos à la plage tourne à la foire d'empoigne. C'est le sujet de la comédie Première ligne, diffusée sur les écrans français en ce mois d'avril après avoir fait les beaux jours des cinémas algériens. L'anecdote paraît simple mais elle offre au réalisateur Merzak Allouache la matière d'une observation fine des travers de la société algérienne.

    À écouter aussiEntretien aveArtc Mahamat-Saleh Haroun pour «Soumsoum, la nuit des astres»

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    3 分
  • Juste Shani, étoile montante du rap en France
    2026/04/26

    C'est un visage sur lequel le milieu du rap va devoir compter : celui de Juste Shani. La jeune femme, d'origine sénégalaise et congolaise, était en concert samedi 25 avril au Théâtre de Verdure, à Dakar, pour promouvoir son EP Diamant noir. Juste Shani s'est fait remarquer par sa plume aiguisée, son rap technique, mais aussi les thèmes qu'elle met en avant, les droits des femmes tout particulièrement. Léa Boutin-Rivière l'a rencontrée il y a quelques jours, alors qu'elle s'apprêtait à monter sur scène au Printemps de Bourges.

    Juste Shani fait la tournée des festivals cet été. Elle sera notamment à Bruxelles le 21 mai, à Marseille pour Marsattac le 13 juin puis aux Francofolies de la Réunion début septembre.

    À écouter aussiLe Diamant Noir Tour de Juste Shani se poursuit en France jusqu'à début décembre

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    5 分
  • L'artiste Mahi Binebine a de grandes ambitions pour le 4ᵉ Festival du livre africain à Marrakech
    2026/04/23
    Au Maroc, la 4e édition du Festival du livre africain à Marrakech (FLAM) se tient du 23 au 25 avril 2026. Une manifestation littéraire qui réunit près d'une trentaine d'auteurs et autrices du continent, du Maghreb, de l'Afrique subsaharienne mais aussi des diasporas. Avec à l'affiche, entre autres, le prix Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio, Alain Mabanckou, Christiane Taubira et Yanick Lahens. L'initiateur de cet événement, l'écrivain et peintre marocain Mahi Binebine, répond aux questions de Catherine Fruchon-Toussaint sur place à Marrakech. Fondé en 2023, le Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) s'est construit à partir d'un besoin profond : créer, sur des terres africaines, un espace littéraire et intellectuel qui nous rassemble, nous relie et nous projette. La ville de Marrakech, carrefour des langues, des routes et des imaginaires, s'est imposée comme le lieu naturel pour accueillir cette ambition. Le FLAM : un temps de réflexion critique Un lieu où les voix du continent et de ses diasporas peuvent se rencontrer, dialoguer, se reconnaître – et parfois, se retrouver après de longues séparations. L'histoire africaine est faite de circulations anciennes, de liens tissés entre nos cultures et nos sociétés, mais aussi de ruptures, de silences, de méconnaissances. Le FLAM est né pour rouvrir ces chemins, pour retisser ces fils, pour redonner souffle à une conversation interrompue. Dès sa création, le festival a été pensé comme une fête joyeuse, un moment de célébration de la rencontre, de la littérature, de la pensée, mais aussi comme un temps de réflexion critique. Un espace où l'on peut interroger les non-dits du passé, les blessures mémorielles, les héritages complexes, tout en restant ancrés dans un présent vibrant, traversé par les grandes mutations d'un continent qui s'affirme, qui se transforme, qui n'attend plus aucune validation extérieure. Un lieu où l'Afrique ne se pense plus comme la marge d'un centre, mais comme un centre parmi d'autres, légitime, créatif et fécond. À lire aussiLe 1ᵉ Festival du livre africain de Marrakech, tout feu, tout flamme Une programmation variée, rigoureuse et accessible pour un large public À travers ses débats, ses tables rondes et ses rencontres, le FLAM souhaite reprendre les combats jamais achevés et en engager d'autres, imposés par les défis du monde contemporain. Il tente d'accompagner, par la pensée, par l'élan créatif et par la puissance de l'imagination littéraire, le devenir d'un continent qui doit être pensé, repensé, réécrit depuis le Sud. Pour ce faire, le FLAM s'inscrit dans une vision à la fois ancrée en Afrique et tournée vers le monde. Ceci est d'autant plus vrai que le passé comme l'avenir du continent s'entrelacent avec ceux d'autres géographies, d'autres histoires, d'autres imaginaires. Pour porter cette ambition, le festival propose une programmation à la fois variée, rigoureuse et accessible, pensée pour toucher un large public : débats, tables rondes, rencontres littéraires, ateliers d'écriture, masterclasses, petits déjeuners avec les auteurs, nocturnes littéraires, spectacles de musique, lectures, leçon inaugurale, grand entretien, librairie éphémère, matinées contes, séances de dédicaces, le prix des lycéens de Marrakech… Une diversité de formats qui permet d'apprécier la grande diversité de nos littératures, de découvrir les grandes voix de la pensée africaine, mais aussi les jeunes voix qui renouvellent nos imaginaires et nos façons de dire le monde. La jeunesse au cœur de ces trois jours de célébration Le FLAM accorde une place essentielle à la jeunesse et lui consacre une programmation ambitieuse. Convaincu qu'ils constituent l'une des forces majeures du continent africain, le festival croit en la nécessité de favoriser l'accès des jeunes à la culture, à la littérature et aux arts. Accompagner cette jeunesse, c'est nourrir sa pensée critique, approfondir sa connaissance de l'Histoire, éveiller sa sensibilité, nourrir son imaginaire, et lui offrir les outils nécessaires pour imaginer et construire l'avenir. Le FLAM, ce sont trois jours de récits, de rencontres, de partage, de transmission, de dialogue, d'émotions et d'enchantement. Trois jours durant lesquels nous célébrons ensemble la vitalité des lettres africaines et la richesse de nos imaginaires. À lire aussiMaroc: le Festival du livre africain de Marrakech s'impose comme un événement majeur
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    3 分
  • Le lien étroit entre Prince et Minneapolis, exploré par le chercheur Rashad Shabazz
    2026/04/20
    Il y a une décennie, le 21 avril 2016, un OVNI musical s'éteignait : le chanteur, musicien et compositeur Prince. Dix ans plus tard, certains tubes demeurent – dont l'inoubliable Purple Rain –, ainsi que l'image d'un artiste aussi extravagant qu'exigeant. Prince aura été le premier à mélanger avec autant d'enthousiasme et de brio des genres musicaux allant du funk au disco en passant par le rock, la pop, et le gospel. Un style musical qui doit beaucoup à la ville natale de Prince, Minneapolis. RFI : Rashad Shabazz, bonjour. Vous venez de publier l'ouvrage Prince's Minneapolis, dans lequel vous explorez le lien entre l'origine géographique de Prince et la musique qu'il a créée. De quelle manière les lieux et la musique qui en est issue sont-ils liés ? Rashad Shabazz : On ne peut pas séparer les deux, ils sont toujours intimement liés. L'endroit où est créée la musique la sculpte, et la musique est sculptée par cet endroit. Tout type de musique, à n'importe quelle époque, dépend de son contexte social. Que ce soit le rap dans le Bronx des années 1980, les Beatles dans l'Angleterre des années 1960, ou Prince à Minneapolis dans les années 1970 et 1980. Quelle que soit la musique dont vous parlez, si vous l'étudiez, vous pourrez toujours identifier la relation entre ce son et le lieu d'où il vient. Ce que vous démontrez, c'est que le contexte de Minneapolis, justement, est très particulier. La scène musicale de Minneapolis est très spéciale. Elle découle de la naissance de la ville, lorsque les colons blancs s'installent, au début du XIXᵉ siècle, sur des terres qui appartenaient depuis des centaines d'années à des peuples indigènes. À ce moment-là, le son est utilisé par les colons pour faire une démarcation claire entre leurs territoires et ceux des indigènes : que ce soit le son de la langue anglaise, celui des canons et des pistolets, ou bien la musique militaire, axée sur les cuivres. Et puis, ces colons avaient des origines très variées : certains venaient du sud des États-Unis, d'autres du nord. D'autres encore étaient des migrants européens, des Scandinaves notamment. Mais ce qu'ils pouvaient tous partager, c'était la musique. À partir de là, il y a eu un véritable élan musical à Minneapolis : la ville a créé des opéras, des salles de concert, des écoles de musique. Tout cela a tracé la route pour ce qui allait venir par la suite, à savoir, l'éducation musicale universelle – une politique qui a démarré au début du XXᵉ siècle et qui a perduré jusque dans la jeunesse de Prince. Quelle était cette politique ? Concrètement, chaque enfant qui passait par le système scolaire public de Minneapolis bénéficiait d'une éducation musicale quotidienne, tout au long de sa scolarité. Qu'ils soient blancs, noirs, issus de la classe ouvrière, de la classe moyenne, qu'ils soient riches ou non… Tous ces enfants en ont profité. Cela a donné lieu à une meilleure éducation musicale sur plusieurs générations. Donc, lorsque Prince naît en 1958, c'est dans une ville qui a fait de la musique une part cruciale de son identité, dès sa fondation. Cela a véritablement préparé le terrain pour la croissance musicale de Prince. Un autre facteur-clé, selon vous, de la place de la musique à Minneapolis, c'est le racisme et la ségrégation. Au début du XXᵉ siècle, des populations noires sont venues s'installer à Minneapolis. Il s'agissait d'anciens esclaves, de personnes chassées de chez elles par les lois Jim Crow [série de lois ségrégationnistes en vigueur à l'époque, NDLR], ou de personnes qui fuyaient le racisme. Lorsque ces populations sont arrivées à Minneapolis, les restrictions pour le logement – et les actes de terrorisme de certains habitants blancs de la ville – les ont forcées à vivre dans les quartiers sud et nord de la ville. Ces zones sont devenues les sections noires de Minneapolis, avec leur propre cartographie musicale. On y jouait du blues, les prémices du rock'n'roll… Prince a grandi au milieu de cette cartographie-là. Dans son quartier, autour de lui, il entend James Brown, Earth Wind & Fire, tous les musiciens issus de la Motown. Mais, sur les radios locales, essentiellement blanches, il découvre aussi le rock de certains musiciens comme Santana ou les Pink Floyd. Il ne fait aucune distinction de valeur entre ces univers, et il apprend à jouer tout cela. La force de Prince, c'est sa capacité à les combiner tous ensemble pour créer quelque chose de nouveau et d'unique. C'est cela, le son de Minneapolis. C'est un son né d'un paysage musical fragmenté, en raison d'une histoire qui remonte au XIXᵉ siècle. L'histoire de Minneapolis a donc influencé le "son" de Prince. À l'inverse, l'héritage musical de Prince influence-t-il toujours Minneapolis aujourd'hui ? La diversité dans la création musicale dont Prince a fait preuve continue d'être reflétée, aujourd'hui,...
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  • Garder les traces face à l'effacement. Taysir Batniji, l'artiste palestinien expose à la Galerie Agnès B.
    2026/04/20

    La Galerie du Jour Agnès B présente actuellement les œuvres de six artistes palestiniens dans l'exposition The Grain of Our Hearts conçue avec le collectif Maan (« Ensemble » en arabe). Un collectif né en octobre 2023 à la suite de l'exposition Ce que la Palestine apporte au monde à l'Institut du monde arabe. Les divers supports – photos, collages, dessins, gravures, récits – se retrouvent autour de la transmission d'une histoire. Comment garder les traces et raconter l'histoire face à l'effacement ? Taysir Batniji, artiste confirmé est l'aîné des six exposants.

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