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Invité culture

Invité culture

著者: RFI
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概要

Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Orientaux sans orientalisme, un documentaire rare sur l'art au Moyen-Orient d'Ilana Navaro et Karim Miské
    2026/03/15

    D'Istanbul au Caire, Mille manières d'être moderne, le documentaire réalisé par Ilana Navaro et co-écrit avec Karim Miské, a l'ambition de raconter une histoire de l'art depuis le XXᵉ siècle d'une région nourrie certes par l'Occident, mais qui a aussi ses propres courants. En trois épisodes, on suit une riche histoire artistique de l'ex-empire ottoman à nos jours. Un documentaire qui montre comment les artistes ont su tirer les leçons de l'art occidental tout en restant fidèles à leurs cultures, en évitant notamment l'écueil de l'orientalisme et de l'exotisme. Un documentaire rare à ne pas rater, disponible sur Arte.tv.

    Le premier épisode du documentaire est disponible ici.

    À lire aussiKarim Miské: «Quand on est face à la détresse d'une personne, on voit l'être humain»

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    4 分
  • Adrien Soleiman aux Inrocks Festival: «La nouvelle scène française est créative et fière»
    2026/03/12

    Comme tous les ans, le magazine musical Les Inrocks organise son festival, du 10 au 14 mars 2026. Cette année, les festivités sont un peu particulières puisqu'elles coïncident avec les 40 ans de la revue. L'occasion, pour les Inrocks, de célébrer 40 ans de création et de musiques francophones avec un spectacle « French Pop », sous la direction du saxophoniste et producteur Adrien Soleiman.

    RFI : Adrien Soleiman, bonjour. Vous êtes le directeur artistique de la création French Pop aux Inrocks Festival cette année. Que représente le magazine pour vous ?

    Adrien Soleiman : Pour moi, c'est des souvenirs de vacances où je me vois plutôt acheter Les Inrocks quand je devais prendre le train ou l'avion. Ça me servait un peu de lecture pour faire passer le temps. Ayant fait des études de musique plutôt orientées vers le jazz, j'achetais plutôt, à l'époque, Jazz Mag ou Jazz News. Dans un second temps, j'ai été désigné « coup de cœur » des Inrocks Lab, un concours créé par le magazine en 2014. C'est ce qui a lancé ma carrière, puisque j'ai été, par la suite, signé en maison de disques. Donc, c'est plutôt ce souvenir-là que je conserve. Et puis, Les Inrocks, c'est aussi une certaine idée de la musique.

    Laquelle ?

    Une musique assez pop, indépendante, travaillée, et qui a de l'âme, du flair. C'est difficile de définir l'aura des Inrocks, mais je parlerais plutôt d'une musique indé, et quali.

    Vous avez dit, lors d'interviews précédentes, que vous n'envisagiez pas la musique autrement que dans le partage, entre amis. Les invités de votre création semblent confirmer cette idée : Philippe Katerine, Juliette Armanet, Barbara Carlotti...

    Effectivement, les trois quarts des invités étaient présents sur mon projet BelleJazzClub [deux albums, chez Naïve, NDLR]. Ce sont des amis de longue date, ainsi que mon frère. Et, effectivement, j'essaie toujours de prendre des gens que j'estime, et avec qui je m'entends très bien. Dans ce genre de contexte, il faut pouvoir se parler, se dire les choses, être efficace. Ces gens me connaissent aussi, savent comment je travaille. Au-delà de ça, ce sont surtout d'excellents musiciens et musiciennes, avec une vraie personnalité. Lorsque nous avons répété avec Miossec, il m'a dit quelque chose qui m'a fait plaisir : « C'est bien, parce que ce n'est pas variétisant. » Et c'est vrai que, pour ce genre de création, avec un orchestre fixe pour accompagner des vedettes qui défilent, on pourrait être tenté de faire des arrangements les plus lisses possibles, pour mettre tout le monde dans une zone de confort. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la création, et je pense que c'est aussi pour ça qu'on m'a appelé.

    Vous travaillez régulièrement avec les mêmes personnes, la même équipe. Comment faites-vous pour vous renouveler, ne pas avoir la sensation peut-être de tourner en rond ?

    Tourner en rond, je ne me le dis pas, ce serait triste. Et puis, finalement, ce métier permet justement de ne jamais tourner en rond. C'est pour cela, je crois, qu'on fait tout ça. C'est pour éviter, esquiver la routine et vivre des choses, mine de rien, peut-être avec la même personne, mais à chaque fois différentes.

    Certains invités de ce festival, je pense par exemple à Philippe Katerine ou Dominique A, représentent les tout débuts des Inrocks. Vous, vous êtes venu une vingtaine d'années plus tard et aujourd'hui, une nouvelle génération de musiciens apparaît. Quel regard portez-vous sur l'état de la musique francophone aujourd'hui ?

    Je pose un regard curieux. Je m'informe, je pense que ça fait partie du cœur et même d'un devoir quand on est musicien, artiste, de toujours être au parfum au maximum. Prendre le temps d'écouter les nouveautés, de voir ce qui se fait. Quel que soit le style, ça nous nourrit, ça nous fait grandir, ça nous apprend plein de choses, qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Pour moi, la nouvelle scène, elle est super. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait de baisse de régime. Au contraire, j'ai l'impression que c'est de plus en plus créatif, indépendant, fier. Je crois que c'est la bonne direction.

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  • «Les Courants d’arrachement», le premier roman renversant d'Élise Lépine
    2026/03/12

    Élise Lépine est journaliste au Point et à France Culture. Avec son premier roman Les Courants d’arrachement, elle livre un portrait sombre et solaire d'une femme qui, dans les années 1950 à Casablanca, se retrouve à un tournant de son existence et doit choisir entre sa vie de femme ou de mère.

    Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés ». Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.

    Pourquoi ce pèlerinage ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le protectorat français.

    Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle…

    Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin. (Présentation des éditions Grasset)

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