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Invité culture

Invité culture

著者: RFI
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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Géraldine Nakache aborde les violences conjugales dans son film «Si tu penses bien»
    2026/09/14

    Il était présenté hors compétition au festival de Cannes cette année, dans la section Cannes Premières. Le film Si tu penses bien, quatrième long-métrage de Géraldine Nakache, sort en salles ce 16 septembre. Connue pour ses comédies, la réalisatrice s'aventure pour la première fois vers le registre du drame. Le scénario aborde le thème des violences conjugales à travers la relation d'emprise psychologique entre Jacques et Gil, interprétés par Niels Schneider et Monia Chokri.

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  • La dernière pièce de La Horde «Après moi le déluge» en plein changement climatique
    2026/09/10

    Le collectif français La Horde présente sa dernière création au Théâtre de la ville à Paris. Après moi le déluge, créé avec le Ballet national de Marseille - que le collectif dirige - a pour regard extérieur Alain Damasio, l'écrivain de science fiction. Et c'est un monde chaotique futur qui se déploie sur scène. Sur le plateau, se déroule une sorte d'apocalypse dans une débauche de moyens. Les danseurs transformés en monstres tentent d'exister entre un décor omniprésent et un écran géant.

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  • Pour l'autrice Hemley Boum, «le Cameroun est un pays où il est trop tard pour être pessimiste»
    2026/09/09
    Avec son sixième roman, Nos vies sauvages, l'autrice franco-camerounaise Hemley Boum signe un réquisitoire sur la déliquescence politique et la faillite morale du Cameroun. Roman politique autant que thriller psychologique, Nos vies sauvages est un texte magistral et puissant publié aux éditions Gallimard. RFI : Nos vies sauvages, c'est le titre de votre sixième roman, et avec ce roman, vous signez un texte qui interroge le désenchantement des peuples. Une radioscopie de la façon dont un pouvoir néfaste peut contaminer une société. Vous parlez du Cameroun, mais la démonstration est universelle. Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument. Est-ce que cette citation résume votre propos ? Hemley Boum : Évidemment, le pouvoir corrompt les êtres. Mais ce que le pouvoir fait aussi, notamment quand il met les gens dos au mur, c'est que, bien malgré lui, il suscite des solidarités complètement inattendues. Il suscite des actes de courage inattendus aussi. Des actes de courage, c'est le fait du personnage principal de ce roman, Maître Ndolo Elimbi, jeune avocate brillante et charismatique. Elle s'aperçoit au fil du roman que la corruption née du pouvoir entraîne une corruption morale jusqu'au cœur de sa famille. Est-ce que la faillite morale collective du pays dont vous parlez, le Cameroun, entraîne des faillites individuelles ? Obligatoirement. Ce pays n'est pas désincarné. Le Cameroun est composé de personnes, d'hommes et de femmes, et la corruption dont on parle concerne ces personnes-là. Bien sûr, la famille est touchée, la façon dont on fait famille, y compris la façon dont on prie, y compris la façon dont on se projette envers les autres, comment on élève ses enfants, comment se pose la question de la morale... Toutes ces questions concernent les gens. Ce n'est pas une histoire désincarnée, ce n'est pas un pays qui s'effondre, ce ne sont pas des frontières qui s'effondrent, ce sont des femmes, des hommes, des histoires individuelles. Le personnage principal, Maître Ndolo Elimbi, est finalement le seul dans le roman qui n'a pas une part de lâcheté ou une part de noirceur. C'est une sorte de personnage pur et charismatique qui finalement redonne de l'espoir. Oui, elle a une force qui est aussi une forme d’arrogance et une forme d'aveuglement. Une personne comme Ndolo, parce qu'elle va au bout de cet espoir, parce qu'elle va au bout de cet engagement et parce qu'elle se sent capable de porter cette ambition, va venir faire bouger à l'intérieur du Cameroun des sphères que l'on croyait totalement putréfiées. Elle va venir tout d'un coup faire surgir un espoir que l'on n'attendait plus. Mais pourquoi elle ? Parce qu'il y a d'autres personnages dans ce roman qui ont tenté finalement de faire bouger les choses, tenté de changer le système. Ils n'y sont pas parvenus, ils ont pris le chemin de l'exil pour certains, ils sont en prison pour d'autres. Pourquoi Ndolo parvient-elle à réussir ? Elle ne réussit pas forcément. Le roman s'ouvre avec l'emprisonnement de Ndolo Elimbi et se ferme avec encore l'emprisonnement de Ndolo Elimbi. Donc, c'est juste un temps long qui est développé, et durant lequel il se produit beaucoup de choses. Ndolo se jette dans la bataille corps et âme, et parce qu'elle se jette dans la bataille corps et âme, des personnes qui ne s'étaient jamais battues ou qui n'avaient jamais envisagé éventuellement d'y aller décident de le faire. Mais avant Ndolo, des générations de personnes se sont battues pour faire tomber ce pouvoir. J'appelle le Cameroun aussi le pays des révolutions avortées. Ça vient de là. On pourrait désespérer aujourd'hui en voyant le Cameroun et en se disant que toutes ces révolutions ont avorté. Votre personnage redonne finalement de l'espoir à ceux qui n'en ont plus. Oui. Ce qui provoque la révolte et ce qui provoque la rébellion, la colère ou le désir de faire changer les choses est toujours là. Et tant que ce sera là, l'énergie de faire bouger les choses existera toujours. Il y aura toujours des hommes ou des femmes qui résisteront. Bien sûr, il y aura toujours des femmes et des hommes qui tenteront une perspective que l'on n'a pas explorée. Il y aura toujours un espoir qui se lèvera. On ne sait pas d'où viendra l'étincelle, mais la possibilité de l'étincelle existe totalement. Le Cameroun, c'est un pays où, de toutes façons, il est beaucoup trop tard pour être pessimiste. Justement, ce pays que vous décrivez, le Cameroun, vous le faites d'une façon très intéressante dans l'ouvrage, vous le faites de façon chorale. C'est-à-dire qu'on entend les personnages parler les uns après les autres, ce qui donne un effet démultiplicateur, un effet kaléidoscopique. On voit la société sous toutes ses facettes. Ça vous est venu tout de suite ce style de roman choral ? C'est ce qu'il fallait pour décrire cette situation ?...
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    9 分
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