エピソード

  • Luc Frieden : «L’Europe est la meilleure réponse face aux défis qui nous sont lancés»
    2026/09/11
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Luc Frieden, Premier ministre luxembourgeois et président du Parti populaire chrétien-social, membre du Parti populaire européen. Présent à Paris pour le premier Sommet international sur l’espace organisé par Emmanuel Macron, il évoque l’importance d’une autonomie stratégique de l’Europe, la nécessité de s’unir face à un monde de plus en plus menaçant, mais aussi certains chantiers à venir au sein de l’Union. « L’Europe doit jouer son propre rôle » Les 9 et 10 septembre 2026, se tenait à Paris le premier Sommet international sur l’espace à l’initiative du président français Emmanuel Macron. Si les grandes entreprises américaines comme Blue Origin ou SpaceX ont boycotté le Sommet à la demande de Donald Trump, 120 pays y ont participé, dont le Luxembourg. Luc Frieden approuve « l’idée du président Emmanuel Macron de réunir tous ceux qui veulent que l’Europe soit autonome et forte », mais rappelle : « Nous restons des amis des États-Unis ». Pour lui, ce besoin d’autonomie « ne signifie pas qu’il faut exclure les autres (...) nous travaillons évidemment bien avec les Américains et d'autres sur ces sujets, mais l'Europe a besoin, en matière de défense, en matière d'énergie, en matière d'intelligence artificielle, en matière d'espace, de jouer aussi son propre rôle. » Il cite par exemple les satellites commerciaux, dont le Luxembourg est le premier opérateur en Europe. Face à une situation géopolitique de plus en plus complexe, « les satellites jouent un rôle en matière de défense, en matière de communication quantique, de sécurité ». Il faut donc « que l'Europe soit un peu plus autonome car nous ne l'avons pas été suffisamment, peut-être, par le passé ». « Un Européen ne doit jamais avoir peur des autres » L’Union européenne encadre l’utilisation des réseaux sociaux sous le Digital Services Act, adopté en 2024, et a récemment inclus certaines intelligences artificielles dans ses prérogatives. Si des avertissements ont été émis, aucune sanction directe n’a encore été prononcée au niveau européen. Pour M. Frieden, « un Européen ne doit jamais avoir peur des autres. C'est un grand continent, 400 millions d'habitants. Donc nous pouvons être fiers de ce que nous sommes, avec nos valeurs, nos principes. » Il faut selon lui « une intelligence artificielle humaine », qui respecte ces valeurs européennes. Le Luxembourg est ainsi le premier pays d’Europe à avoir signé un partenariat stratégique avec la société française Mistral AI, pour intégrer l’intelligence artificielle aux services de l’État et collaborer avec les institutions de recherches publiques. Le Premier ministre insiste sur la nécessité d’encadrer ces pratiques car « les valeurs de l’Europe, ce ne sont pas les mêmes qu’en Chine et aux États-Unis », mais rappelle que « les sanctions, c’est toujours la dernière, dernière étape ». « Nous avons besoin de nouvelles ressources qui ne soient pas contraires à notre objectif de compétitivité » Alors que le projet de budget pluriannuel de l’Union européenne pour la période 2028 - 2034 suscite de vifs débats parmi les États-membres, Luc Frieden déclare : « mon pays n’est ni du côté des “frugaux”, ni du côté des “pays de la cohésion” ». Il explique : « on a besoin d'un budget qui soit plus grand que le budget actuel. Mais il ne faut pas qu'il soit trop grand parce qu'il doit aussi être financé. » Ainsi, bien qu’il se soit opposé à une taxe européenne sur le tabac ou à la taxation des superprofits des multinationales lors de la crise énergétique, il prône le développement d’autres ressources propres à l’UE : « il faut des ressources propres qui fassent du sens, qui ne soient pas contraires à notre objectif de compétitivité, qui soient en même temps réparties de façon équitable entre les États membres. » Pour lui, la recherche de ces ressources, via la taxation notamment, ne doit pas impacter la compétitivité des entreprises, au risque que celles-ci « soient poussées vers d’autres continents ». Une augmentation du budget reste nécessaire, afin de « soutenir, au niveau européen, les nouvelles politiques : l'innovation, l'espace, la technologie, les satellites » sans pour autant ponctionner dans la politique de cohésion ou la politique agricole commune. « L’Europe est la meilleure réponse face aux défis qui nous sont lancés » Le dimanche 6 septembre 2026, le parti d’extrême droite allemand AfD a remporté 44% des voix aux élections parlementaires régionales en Saxe-Anhalt, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Luc Frieden réagit : « pour un voisin de l'Allemagne dont le pays a été envahi en 1940 par les nazis, c'est évidemment extrêmement choquant et inquiétant ». Pour lui, ce retour en force du nationalisme ...
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  • François-Xavier Bellamy : «Pedro Sanchez est parfaitement responsable de la crise de Ceuta»
    2026/09/04
    En cette rentrée morose pour l'Union européenne, nous recevons François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, député européen au Parti populaire européen et ancien professeur agrégé de philosophie. Il a mené la liste Les Républicains aux élections européennes, où il a été réélu en 2024, avec 7,2 % des voix (soit six députés en tout). En cette rentrée, il revient sur les grandes crises de l’été, notamment les menaces russes, les enjeux écologiques ou encore l’arrivée de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave de Ceuta. « La Commission finit par reconnaître la légitimité de notre combat sur le Mercosur » La Commission européenne a suspendu temporairement les importations de viande bovine, de volaille, d'œufs et de miel depuis le Brésil, à partir du 3 septembre. Cette décision est liée à l'usage d'antibiotiques. Pour François-Xavier Bellamy, « la Commission européenne a fini par reconnaître la légitimité du combat que nous avons mené pendant des années contre cet accord avec le Mercosur. » Il rappelle qu’il « n’est pas contre le commerce international », mais pense « ne pas avoir le droit, après avoir imposé des règles toujours plus contraignantes aux agriculteurs qui produisent chez nous, d'accepter d'importer ensuite des produits du monde entier qui ne respectent aucune de nos règles… En montrant si rapidement après l'application provisoire de l'accord que le plus grand pays du Mercosur, le Brésil, n'est pas capable de garantir des normes sanitaires, la Commission reconnait que nous avions raison. » La suspension pourrait être levée lorsque le Brésil aura présenté des garanties suffisantes. « Pedro Sanchez est responsable de Ceuta » Fin juillet, environ 80 000 migrants arrivent en quelques jours à Ceuta, petite enclave espagnole en Afrique du Nord, causant une crise à la fois politique et humanitaire. L’enquête sur les causes de ce mouvement massif de population continue, alors que de forts soupçons perdurent sur une possible responsabilité marocaine, couplée à une vague de désinformation sur les réseaux sociaux ayant encouragé les individus au départ. Mais pour l’eurodéputé, la charge incombe avant tout à Pedro Sanchez, « qui a décidé en avril dernier de régulariser largement le million d’étrangers vivant et travaillant sur le territoire espagnol sans statut légal ». François-Xavier Bellamy dénonce « un gouvernement qui décide en réalité de récompenser l'illégalité », mais qu’il estime très différent de celui de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a délivré un million de titres de séjour pour favoriser l’immigration de travail, à rebours de son programme : « Il y a une différence majeure entre délivrer des titres de séjour, c'est-à-dire permettre à des gens de rentrer légalement dans votre pays et légaliser des gens qui sont rentrés illégalement. » L’eurodéputé défend à ce titre le « règlement retour » adopté par le Parlement européen le 17 juin dernier, et pour lequel il avait fortement milité. L’objectif du règlement retour, « c'est d’expulser en dehors des frontières de l'Europe des gens qui, par exemple, ont été déboutés du droit d'asile, qui en tous les cas sont illégalement présents sur le sol européen ». Si ce nouveau règlement prévoit de renvoyer les migrants dans des pays avec lesquels ils n’ont aucun lien, comme l’Ouganda ou le Rwanda par exemple, l’eurodéputé n’y voit pas d’inconvénient : « Est-ce qu'ils ont un lien avec la France s'ils y sont présents de manière illégale ? (…) Ce n'est pas un emprisonnement, c'est simplement une manière de reconduire hors de nos frontières des personnes qui s'y sont introduites de manière illégale. Il n'y a que l'Europe qui est dans cette situation d'impuissance. Vous ne rentrez pas illégalement en Chine, au Japon, aux États-Unis, vous ne rentrez pas illégalement dans un pays africain. » « Il n'y a jamais eu de cordon sanitaire des votes » Le règlement retour, vivement critiqué par une partie des eurodéputés, avait d’ailleurs dû être adopté grâce à une alliance entre le PPE et de toutes les droites radicales du Parlement européen comme les Patriotes, où siège le Rassemblement national. Si cette alliance se démarque de la grande majorité au centre du Parlement, l’ancien professeur de philosophie insiste : « Il n’y a jamais eu de cordon sanitaire des votes. » Quant à savoir si ce partenariat pourrait se refléter dans la politique nationale, François-Xavier Bellamy réaffirme son soutien à Bruno Retailleau pour la présidentielle et explique : « Aujourd'hui, Marine Le Pen est candidate. Je ne me reconnais pas dans sa candidature pour de nombreuses raisons. » (…) Quand elle lance sa campagne en disant qu'elle renouvelle sa promesse de garantir la retraite à 60 ou...
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  • Antonio Tajani : «L’Italie n’est pas du tout impliquée dans la guerre en Iran»
    2026/07/10
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères italien, et vice-président du gouvernement Meloni, une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d’Italie, La Ligue). Il fait un tour d’horizon de l’actualité internationale vue de l’Italie meloniste, et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées. « Poutine n’a pas gagné en 4 ans la guerre contre la petite Ukraine » En avril 2026, après le retrait du veto hongrois, le prêt de l'Union européenne à l'Ukraine de 90 milliards d'euros a été finalement débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : « On va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie. Poutine n’a pas gagné la guerre en 4 ans contre la petite Ukraine », relève-t-il. Tajani souligne que « l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie » et « qu'après la guerre, on parlera avec la Russie ». Il précise que dans le cadre de la paix, « il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie] ». Et donc qu’elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix. Pour le secrétaire du parti Forza Italia, « il y a une position officielle du gouvernement italien, et elle est en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ». Bien sur, il faudra « résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis il faudra aller de l'avant d’abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine ». « Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran » En juin, Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l’avait « supplié » de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Tajani assure que l'Italie est « alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse ». Sur la guerre en Iran, « nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre », répond-il alors que le secrétaire général de l’OTAN a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu’il qualifie de « grande faute, pas la vérité », réduisant ces vols à des étapes techniques, « jamais pour aller bombarder l’Iran ». Alors que l’Italie s’est vu reprocher par Trump sa contribution trop faible à l’OTAN, le vice-président du gouvernement se défend : « On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident ». Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : « Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe ». À lire aussiSommet de l'Otan: malgré les critiques de Trump, les alliés réaffirment leur clause d'assistance mutuelle Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban : « l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban et prêts à faire tout ce qu'il faut ». À écouter aussiTrump réitère ses propos caustiques contre Meloni et attise la brouille entre l'Italie et les États-Unis « Nous voulons la migration régulière » Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne à adopter une « directive retour » pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d’origine. L'Italie a signé des accords par le passé avec la Libye, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500.000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : « nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c’est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail ». Il décrit cette mesure comme « une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en l'Italie et en l'Europe. » Son gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54% des Italiens qui l’ont rejetée… bien que « 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme », se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu’Antonio Tajani entend changer « avec des lois » et pas à travers des « réformes constitutionnelles ». Le vice-président du Conseil des ministres estime que « la stabilité est cruciale pour un pays industriel » et fait l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : « les ...
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  • Maia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie»
    2026/07/03
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, pays de 2,8 millions d'habitants et voisin de l'Ukraine, qui a ouvert les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le 22 juin 2026, un sommet UE-Moldavie s'est tenu à Bruxelles, dans le cadre du premier groupe de chapitre de la procédure d'adhésion, ouvert le 15 juin 2026. Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, souhaite « une adhésion à part entière » mais se dit prête « à discuter de toute autre formule qui ne se substituerait pas à cette adhésion et ne retarderait pas le processus d'intégration à l'UE ». Cette émission inclut également un reportage d'Isabelle Romero sur le développement économique de la Moldavie. « Ils ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix » Malgré une campagne de désinformation massive venant de la Russie, Maia Sandu a été réélue présidente de la République de Moldavie en 2024 pour un deuxième mandat consécutif et un an après, en 2025, son parti Action et Solidarité a gagné les élections législatives face au Bloc électoral patriotique, parti pro-Kremlin. « Les Moldaves ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix », nous dit Maia Sandu. Selon elle, ses concitoyens souhaitent « rester dans le camp du monde libre », c'est-à-dire celui de l'Union Européenne, « reconnue comme le projet de paix le plus abouti. » Car ce petit pays de l'ex-bloc soviétique « perçoit plus clairement l'agressivité russe » depuis le début de la guerre en Ukraine. « Il est crucial pour nous de rester dans le camp du monde libre », nous confie la présidente. « Nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter » La Transnistrie a fait sécession avec la République de Moldavie en 1992 pour se rallier à Moscou. Dans cette région, qui représente 10% du territoire moldave, « il n'y a que 200 officiers russes ». Sur cette militarisation russe, Maia Sandu explique que : « certes, cette présence comporte des risques, mais pas aussi importants pour la sécurité qu'on peut le penser. » Elle affirme même que « la Russie a abandonné la population de Transnistrie sans chauffage ni électricité. (...) Cela prouve bien que l'on ne peut pas compter sur elle. » En mai 2026, Moscou a signé un décret facilitant l'obtention du passeport russe pour les habitants de Transnistrie. Maia Sandu ne s'inquiète pas de l'impact de ce décret, affirmant que « les jeunes craignent qu'une fois en possession d'un passeport russe, ils ne soient envoyés combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. » Ainsi, la présidente ne rejette pas l'idée d'une réunification avec cette région : « nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter. » « D'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes. » Alors que le premier bloc de négociations s'est ouvert entre l'Union européenne et la Moldavie, la présidente espère « que les États membres reconnaîtront nos efforts et que le processus fondé sur le mérite nous mènera à l'adhésion. » Elle affirme notamment que son pays a « éliminé totalement [sa] dépendance au gaz russe. » Le plan de croissance de 1,9 milliard d'euros sur la période 2025-2027 alloué par l'Union européenne « nous offre de réelles opportunités », se réjouit Maia Sandu. La situation économique du pays pourrait ainsi s'améliorer et serait bénéfique pour « consolider [la] démocratie » dans le pays : « je suis convaincue que les mesures que nous prenons actuellement s'inscriront dans la durée et nous permettront d'instaurer l'Etat de droit attendu tant par l'UE que par les citoyens moldaves. » Néanmoins, le problème de corruption reste un frein à l'adhésion à l'UE. En réponse, Maia Sandu assure que « d'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes de la justice. » Notre reportage : la Moldavie accélère sur le chemin de l’Union européenne Alors que la Moldavie vient d’ouvrir le premier chapitre des négociations pour l’adhésion à l’Union européenne, le gouvernement, les représentants européens et les entreprises se rassemblaient à Chisinau pour la première conférence d’investissement UE Moldavie. L’objectif, lever des fonds pour aider ce pays fragile à décoller économiquement et atteindre les standards de l‘UE. Des fonds conditionnés à des réformes structurelles et à la lutte contre la corruption. Mais l’influence de la Russie et sa guerre hybride dans le pays compliquent ce destin européen souhaité par la présidente Moldave Maia Sandu. Par Isabelle Romero.
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  • Odile Renaud-Basso : «Notre banque soutient la résilience des Ukrainiens»
    2026/06/26

    Intervenant dans des pays en crise notamment l’Ukraine et le Moyen Orient- mais aussi en Europe et en Afrique - Odile Renaud Basso, directrice de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) nous livre son analyse.

    « On vient de refaire nos prévisions de croissance avec pour 2026, une baisse de 0,5% en moyenne sur l'ensemble de nos pays, » explique Odile Renaud-Basso qui note un ralentissement sur l’économie mondiale.

    Créée en 1991 pour contribuer à la construction d'une nouvelle ère post-guerre froide en Europe centrale et orientale, la BERD est détenue par 77 pays, ainsi que l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement.

    Si la banque n’intervient pas en France, sa directrice met en garde sur le contrôle des dépenses publiques et le danger de la dette après le choc de la guerre au Proche-Orient :

    « Beaucoup de pays ont pris des mesures de soutien à la demande pour réduire l'augmentation des prix de l'énergie, par exemple des prix à la pompe…. il faut que ces mesures soient temporaires et très ciblées. »

    Odile Renaud-Basso explique la vocation de sa banque d’investissement « Notre rôle est vraiment d'aider les pays à faire face aux situations les plus difficiles. Quand le secteur privé, les investisseurs privés vont avoir tendance à se retirer à être moins capables de prendre du risque ».

    Ainsi la BERD a investi 46 milliards d'euros en Cisjordanie depuis 2024 et prévoit de déployer 5 milliards d'euros dans les pays touchés par les répercussions de la guerre en Iran.

    Le soutien à l'Ukraine est aussi une des priorités de la BERD avec 10 milliards d'euros déployés.

    « C’est très important de reconstruire pendant la guerre et notamment sur ces grandes infrastructures qui sont fondamentales à la vie quotidienne des habitants de l'Ukraine et aussi au fonctionnement de l'économie. »

    Elle évoque l’accès à l'électricité, au chauffage, à l'énergie et aux transports. La présidente de la BERD explique « J'ai beaucoup été en Ukraine, j’ai été frappée par la résilience, c'est-à-dire la détermination des Ukrainiens à continuer et à défendre leur pays, leur indépendance, leur autonomie et à poursuivre les efforts malgré les difficultés. »

    Elle observe que malgré toutes ces difficultés dans la vie quotidienne - s’il y a eu des défections au début de la guerre - aujourd’hui très peu d'Ukrainiens ont quitté le pays et la plupart sont restés dans le pays pour le défendre. Et la BERD est présente dans le pays pour soutenir cette résilience.

    « Je pense que c'est important et que l'économie ukrainienne a besoin d'investissements étrangers pour se développer. Et donc, avoir des investissements étrangers, c'est un afflux de financement, un signe de confiance mais aussi une possibilité de développement. ».

    Par ailleurs, Odile Renaud-Basso souligne les nouvelles orientations des investissements de sa banque. « On a une majorité d'actionnaires européens, comme le Royaume-Uni, le Canada, le Japon qui considèrent que pour une banque multilatérale de développement, soutenir la transition énergétique et la décarbonisation de l'économie est une priorité, tout comme l'égalité hommes femmes, ou le fait de faciliter l'accès des femmes au marché du travail et à la formation ».

    Enfin la Banque européenne de reconstruction et de développement s'intéresse beaucoup à l'Afrique avec ses atouts : sa forte croissance démographique, sa flexibilité et une capacité d'innovation importante. Odile Renaud-Basso souligne donc :

    « Des défis majeurs pour le continent africain, mais aussi un potentiel extrêmement important d'où l'intérêt, pour une banque comme la nôtre, de voir comment on peut soutenir le secteur privé, les investissements dans les PME via le secteur bancaire, par exemple ».

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  • Michel Barnier : «Le Pen et Bardella n'ont jamais reconnu s'être trompés sur le Brexit !»
    2026/06/19
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Michel Barnier, ancien négociateur du Brexit pour l'Union européenne et ancien Premier ministre français. Au programme également : le reportage d’Alix Le Bourdon sur la réponse de l'Union européenne à la crise énergétique. Alors que l'Union européenne aborde l'été dans une situation de tension internationale et de crise énergétique bien installée, Michel Barnier rappelle que « le rôle des gouvernements, des ministres des Affaires étrangères et des chefs d’État n’est pas forcément le même que celui de la Présidente de la Commission. » L’ancien Commissaire européen au marché intérieur a « souvent souhaité que Madame Von der Leyen se concentre davantage sur le renforcement du marché intérieur » plutôt que sur la politique étrangère : « Le moment est peut être venu de créer un Conseil européen de sécurité et de défense, pour que les grands pays engagés dans les efforts de défense puissent être plus flexibles, plus opérationnels ». Un cadre nouveau qui pourrait être ouvert à des pays qui ne sont pas dans l’Union européenne, comme le Royaume-Uni ou la Norvège par exemple. S’agissant de l’adhésion possible de l’Ukraine et de la Moldavie, mais aussi de certains pays des Balkans occidentaux, Michel Barnier affirme qu’ils ont vocation à intégrer la « famille européenne ». Sans pour autant brûler les étapes : « Est-ce qu'il faut prendre des raccourcis ? Je crois que cela ne serait ni dans l'intérêt de ces deux pays, ni dans l'intérêt de l'Union européenne (...) Nous avons déjà un accord d'association avec l'Ukraine extrêmement ambitieux qui a été négocié dans les années 2012-2013. Appliquons cet accord qui est déjà une grande marche en avant dans l'intégration au marché unique. Il faut aussi que ces adhésions soient acceptées par nos peuples. » À lire aussiÀ Bruxelles, Volodymyr Zelensky plaide pour une accélération du processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE « Je préfère être impopulaire qu’irresponsable » La Commission européenne a accordé, le 3 juin 2026, plus de flexibilité aux 27 États membres pour faire face aux conséquences de la crise énergétique. Ils pourront dorénavant utiliser jusqu'à 0,3% de leur PIB par an pendant 2 ans, pour des mesures d'accompagnement et de soutien aux entreprises et aux ménages. Michel Barnier salue le pragmatisme de la Commission mais tempère la bonne nouvelle : « Il s'agit de permettre aux États de verser de l'argent ou de diminuer les impôts, à condition d'avoir de l'argent, si je puis me permettre. (...) Ce n'est pas possible qu'on continue en France à dépenser de l'argent qu'on n'a pas. Et donc voilà pourquoi il faut dire la vérité aux gens. Je préfère être impopulaire qu’irresponsable. » L’ancien Commissaire européen plaide pour recréer une capacité de production industrielle et agricole sur le continent européen, ainsi que pour une meilleure coordination en matière de fiscalité à l’échelle de l’Union. À lire aussiCrise énergétique: le FMI prêt à aider les pays les plus vulnérables, mais de la discipline avant tout « Ce serait un drame pour la France que d’être toute seule » 10 ans après, 56% des Britanniques disent regretter le Brexit. D’octobre 2016 à mars 2021, Michel Barnier a été négociateur en chef du Brexit pour l’Union européenne. S’il estime que « ce ne serait pas juste de dire que tous les problèmes actuels des Britanniques ont été provoqués par le Brexit », il affirme qu’ils ont été aggravés et rendus plus difficiles « à cause du Brexit ». Pour lui, cette décision « insensée » est due à une « campagne de mensonges, de démagogie menée par Monsieur Farage et Monsieur Johnson (...), soutenus par des réseaux russes ou des réseaux américains qui cherchaient à faire exploser l'Union européenne de l'intérieur ». En vue de la présidentielle de 2027, l’actuel député de la 2ème circonscription de Paris reste « loyal aux Républicains », notamment à l’égard du candidat que les militants ont choisi : « Il faut respecter les militants. Et donc Bruno Retailleau porte nos couleurs ». Il n’envisage pas que le Rassemblement national accède au pouvoir : « Non, je n'envisage pas ce scénario. Je vais tout faire pour qu'il ne se produise pas. Il n'y a pas de fatalité, sauf si on est fataliste. Madame Le Pen l'a très bien dit le soir même du Brexit, il y a 10 ans ‘Bravo aux Britanniques, ils se sont libérés de la servitude européenne’. Je n'ai jamais entendu ni Madame Le Pen, ni Monsieur Bardella reconnaître qu'ils se sont trompés ce jour-là (...), donc je pense qu'ils sont toujours dans cette idée qu'il faut faire exploser l'Union européenne (...) Si on se recroqueville comme le propose Madame Le Pen ou Monsieur Bardella, mais aussi pratiquement mot pour mot de la même manière, Monsieur ...
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  • Edi Rama : «Nos concurrents balkaniques ne veulent pas d’un projet Trump en Albanie»
    2026/06/12
    Cette semaine, nous recevons Edi Rama, Premier ministre albanais. Il commente les manifestations qui secouent son pays contre la construction d’un complexe hôtelier de luxe lié à la famille Trump. L’Albanie, pays de 2,7 millions d’habitants situé dans les Balkans, a déposé sa candidature d'adhésion à l'Union européenne (UE) en 2009. Son statut de candidat lui a été accordé en juin 2014 et les négociations d'adhésion ont été ouvertes en 2022. Selon Edi Rama, Premier ministre socialiste albanais, « le club des Vingt-Sept a besoin de se réformer pour être à la hauteur des défis de ce nouveau monde » mais « l'Europe unie reste le plus beau et grand projet politique jamais conçu ». « La Russie n’est pas présente du tout en Albanie » Lors du 8è sommet UE-Balkans occidentaux qui s’est tenu le 5 juin 2026 à Tivat, au Monténégro, les États membres ont discuté de l’avancement des négociations pour l’intégration de l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie. L'objectif principal pour l’UE est de tenir ces pays éloignés des influences russe et chinoise. S’il reconnaît une influence de ces pays dans les Balkans occidentaux, il estime que cela ne « regarde pas vraiment l’Albanie » : « L'Albanie est un pays très européen. La Russie n’y est pas présente du tout [...] Pour nos voisins, c'est plus complexe. » L’Albanie est considérée par l’Union comme le deuxième pays le plus avancé, juste derrière le Monténégro, dans son processus d’adhésion. Elle a ouvert les 33 chapitres de la négociation. Alors que le chancelier allemand estime que l’Ukraine devrait devenir « membre associé » de l’UE avant d’en devenir un État membre à part entière, Edi Rama s’oppose à ce type d’adhésion : « Il nous faut un nouveau moment Helmut Kohl. À la chute du mur de Berlin, l’UE n’a pas dit à l’Allemagne, il faut compléter tous les chapitres, et seulement alors vous rentrerez. » Helmut Kohl a réunifié, puis remis l’Est à niveau. « C'est ce qu'il faut faire. Il faut avoir tous les pays qui négocient autour de la table et après, chacun des pays doit faire son propre travail. » Edi Rama est prêt à concéder que les nouveaux entrants dans le club européen ne puissent pas exercer leur droit de veto : « Je pense qu’une grande puissance globale ne peut pas fonctionner avec le vote à l’unanimité et donc les veto. [...] Ce mécanisme ne fonctionne pas, même pas en ce moment entre les Vingt-Sept. » « Il s’agit d’un investissement très important » Depuis début juin 2026, des manifestations quotidiennes ont lieu à Tirana contre un projet immobilier porté par Ivanka Trump, fille du président américain, et son époux, Jared Kushner. Les détracteurs affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique du pays, représente un risque pour l'environnement. Le Premier ministre Edi Rama défend ce projet : « Il s’agit d’un investissement très important, pas seulement de la part de Jared Kushner mais aussi d’investisseurs du Qatar. C’est un investissement qui va nous aider à ne plus avoir seulement un tourisme low cost, qui implique beaucoup de pression sur l'environnement. Ce projet va également amener beaucoup plus d'argent dans le pays. [...] Nous avons été élus pour tenir nos promesses. Ce projet en fait partie. C'est très intéressant parce qu'à Tirana, il y a des manifestations mais à Vlora, où le projet doit se faire, les gens sont pour le projet. » « Il s’agit de manifestants contre le gouvernement » Il défend le droit des Albanais à manifester mais remet en question les motifs liés à ces protestations : « Ces manifestations montrent que l’Albanie est un pays démocratique. [...] Mais les manifestants ne représentent pas tous les Albanais. Nous avons la preuve, grâce à des enquêtes, que la majorité des Albanais sont en faveur de ce projet. Ce projet n’est plus la raison des manifestations. On ne parle même plus de ce projet. Il s’agit de manifestants contre le gouvernement, qui veulent la fin de ce gouvernement. » La zone dans laquelle le complexe immobilier doit voir le jour est une aire protégée, abritant de nombreux oiseaux migrateurs, dont des flamants roses, devenus symbole de la protestation. Les opposants au projet accusent le gouvernement d’avoir modifié la loi pour permettre la réalisation de ce projet. Ce que réfute le Premier ministre : « Il ne s'agit pas d'un changement de loi pour rendre le projet faisable. Il s’agit d’un territoire protégé où nous pouvons construire sous certaines conditions. » Selon lui, les ingérences extérieures contre ce projet sont multiples : « Il y a une ingérence de l’Iran avec qui nous sommes en guerre cyber depuis trois ...
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  • José Manuel Albares : «Les forces d'extrême droite menacent nos démocraties»
    2026/06/05
    Cette semaine, nous recevons José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères. Immigration, conflit au Moyen-Orient, montée de l’extrême droite : il détaille les politiques de l’Espagne, parfois à contre-courant du reste de l’Union. L’Espagne, pays de 50 millions d’habitants, est l’un des États de l’Union européenne (UE) à s’opposer le plus fortement à l’action d’Israël au Moyen-Orient. L’UE intensifie cependant sa pression sur Israël en préparant des sanctions à l'encontre des ministres accusés d'encourager les violations de droits de l'homme, notamment le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Pour José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, ces sanctions sont « nécessaires » : « Nous devons envoyer un message fort à Israël en leur disant que nous soutenons évidemment l'existence de leur État. Israël doit avoir le droit à la paix et la sécurité mais c’est également le cas pour les peuples palestiniens et libanais. [...] La démocratie respecte les droits de l'homme et le droit international. Tant que cette violence perpétuelle continuera, l'Europe ne peut pas avoir la même relation avec l'Israël. » « Une coexistence pacifique qui garantit la sécurité de tout le monde » Certains États membres comme l’Irlande, la Slovénie ou encore l’Espagne demandent la suspension de l’accord d'association entre l’UE et Israël, un texte qui permet des échanges commerciaux dans un cadre de libre-échange dans plusieurs secteurs. L’Allemagne, par exemple, s’oppose à cette suspension. José Manuel Albares dénonce le fait que l'article 2 du texte garantissant « le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques » n’est pas appliqué par Israël : « Nous ne pouvons pas continuer comme cela. Nous devons dire à Israël que nous n’accepterons pas que la guerre soit le seul type de relation entre eux et les autres peuples du Moyen-Orient. Il doit y avoir une coexistence pacifique qui garantit la sécurité de tout le monde. » Selon lui, il faut également « donner une réponse à l’opinion publique qui demande de faire tout ce qui est en notre pouvoir » pour régler ces conflits. « Une partie de l'accord doit être suspendue par vote à l'unanimité mais une autre par la majorité qualifiée. Je dis qu’il faut voter et voir le résultat à la majorité qualifiée, pour la partie commerciale de l’accord par exemple », poursuit-il. « La Russie est en train de perdre cette guerre » La guerre s’enlise en Ukraine alors que les Russes poursuivent quotidiennement leurs frappes : « Vladimir Poutine disait que cette guerre durerait 72 heures tout au plus. Nous sommes dans la cinquième année de conflit. Nous pouvons dire que la Russie est en train de perdre cette guerre. » Le chef de la diplomatie espagnole rappelle le soutien inconditionnel de l’UE à l’Ukraine : « Peu importe la situation militaire, nous ne pouvons pas accepter cela en Europe. [...] Nous devons défendre l'indépendance, la démocratie et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Par conséquent, nous sommes décidés à soutenir l'Ukraine pour qu'elle gagne non seulement la guerre, mais surtout qu'elle gagne la paix. » La France a notamment évoqué l’idée d'ouvrir à nouveau un canal de discussion avec la Russie afin d'avancer dans les négociations. Une idée à laquelle ne s’oppose pas le ministre espagnol mais qui le pousse à s’interroger : « La vraie question, c'est pour parler de quoi exactement ? J'aimerais bien qu'il y ait une table de négociation et un cessez-le-feu mais la Russie ne veut pas en entendre parler. [...] A plusieurs reprises, des médiateurs ont essayé de ramener les Russes à la table, d'obtenir un cessez-le-feu mais cela n’a pas abouti. Si ces nouvelles discussions entraînent un vrai changement autour de pourparlers de paix, bien sûr, pourquoi pas. » Et de rappeler : « Ni les Ukrainiens, ni les Européens, ni les institutions européennes n’ont voulu cette guerre. C'est la guerre d'un seul homme. » À lire aussiPour le deuxième mois d'affilée, l'Ukraine grignote le terrain envahi par les Russes « Toute politique migratoire doit respecter les droits de l’homme » Les États membres durcissent leur politique migratoire et mettent en place des centres de retour situés hors du territoire européen, qui devraient recevoir des étrangers devant quitter l'UE, notamment après un refus d'une demande d'asile. Une mesure qui inquiète les ONG d’un risque de violation des droits humains. L’Espagne s’oppose à ces centres : « Nous y sommes fermement opposés car nous considérons que cela ne respecte pas la dignité des migrants. Toute politique migratoire doit respecter les droits de l’homme. » Selon lui, les pays qui accueilleraient ces centres se retrouveraient dans une position « très gênante » : « Nous devons ...
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