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Ici l'Europe

Ici l'Europe

著者: RFI
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RFI et France 24 vous proposent un rendez-vous intitulé «Ici l’Europe». Un entretien avec une personnalité européenne signé Caroline de Camaret (France 24). Chaque semaine, le vendredi, un grand entretien avec une personnalité européenne, un entretien avec un des grands acteurs de l’Europe d’aujourd’hui, qui nous parle de la construction de l'Europe, de sa proximité avec les citoyens et des enjeux internationaux qui l’attendent. Une coproduction RFI/France24. *** Diffusions les vendredis à 19h40 TU vers toutes cibles, le samedi à 08h10 TU vers l'Amérique, l'Asie, l'Europe et 21h10 TU vers toutes cibles.

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エピソード
  • Luc Frieden : «L’Europe est la meilleure réponse face aux défis qui nous sont lancés»
    2026/09/11
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Luc Frieden, Premier ministre luxembourgeois et président du Parti populaire chrétien-social, membre du Parti populaire européen. Présent à Paris pour le premier Sommet international sur l’espace organisé par Emmanuel Macron, il évoque l’importance d’une autonomie stratégique de l’Europe, la nécessité de s’unir face à un monde de plus en plus menaçant, mais aussi certains chantiers à venir au sein de l’Union. « L’Europe doit jouer son propre rôle » Les 9 et 10 septembre 2026, se tenait à Paris le premier Sommet international sur l’espace à l’initiative du président français Emmanuel Macron. Si les grandes entreprises américaines comme Blue Origin ou SpaceX ont boycotté le Sommet à la demande de Donald Trump, 120 pays y ont participé, dont le Luxembourg. Luc Frieden approuve « l’idée du président Emmanuel Macron de réunir tous ceux qui veulent que l’Europe soit autonome et forte », mais rappelle : « Nous restons des amis des États-Unis ». Pour lui, ce besoin d’autonomie « ne signifie pas qu’il faut exclure les autres (...) nous travaillons évidemment bien avec les Américains et d'autres sur ces sujets, mais l'Europe a besoin, en matière de défense, en matière d'énergie, en matière d'intelligence artificielle, en matière d'espace, de jouer aussi son propre rôle. » Il cite par exemple les satellites commerciaux, dont le Luxembourg est le premier opérateur en Europe. Face à une situation géopolitique de plus en plus complexe, « les satellites jouent un rôle en matière de défense, en matière de communication quantique, de sécurité ». Il faut donc « que l'Europe soit un peu plus autonome car nous ne l'avons pas été suffisamment, peut-être, par le passé ». « Un Européen ne doit jamais avoir peur des autres » L’Union européenne encadre l’utilisation des réseaux sociaux sous le Digital Services Act, adopté en 2024, et a récemment inclus certaines intelligences artificielles dans ses prérogatives. Si des avertissements ont été émis, aucune sanction directe n’a encore été prononcée au niveau européen. Pour M. Frieden, « un Européen ne doit jamais avoir peur des autres. C'est un grand continent, 400 millions d'habitants. Donc nous pouvons être fiers de ce que nous sommes, avec nos valeurs, nos principes. » Il faut selon lui « une intelligence artificielle humaine », qui respecte ces valeurs européennes. Le Luxembourg est ainsi le premier pays d’Europe à avoir signé un partenariat stratégique avec la société française Mistral AI, pour intégrer l’intelligence artificielle aux services de l’État et collaborer avec les institutions de recherches publiques. Le Premier ministre insiste sur la nécessité d’encadrer ces pratiques car « les valeurs de l’Europe, ce ne sont pas les mêmes qu’en Chine et aux États-Unis », mais rappelle que « les sanctions, c’est toujours la dernière, dernière étape ». « Nous avons besoin de nouvelles ressources qui ne soient pas contraires à notre objectif de compétitivité » Alors que le projet de budget pluriannuel de l’Union européenne pour la période 2028 - 2034 suscite de vifs débats parmi les États-membres, Luc Frieden déclare : « mon pays n’est ni du côté des “frugaux”, ni du côté des “pays de la cohésion” ». Il explique : « on a besoin d'un budget qui soit plus grand que le budget actuel. Mais il ne faut pas qu'il soit trop grand parce qu'il doit aussi être financé. » Ainsi, bien qu’il se soit opposé à une taxe européenne sur le tabac ou à la taxation des superprofits des multinationales lors de la crise énergétique, il prône le développement d’autres ressources propres à l’UE : « il faut des ressources propres qui fassent du sens, qui ne soient pas contraires à notre objectif de compétitivité, qui soient en même temps réparties de façon équitable entre les États membres. » Pour lui, la recherche de ces ressources, via la taxation notamment, ne doit pas impacter la compétitivité des entreprises, au risque que celles-ci « soient poussées vers d’autres continents ». Une augmentation du budget reste nécessaire, afin de « soutenir, au niveau européen, les nouvelles politiques : l'innovation, l'espace, la technologie, les satellites » sans pour autant ponctionner dans la politique de cohésion ou la politique agricole commune. « L’Europe est la meilleure réponse face aux défis qui nous sont lancés » Le dimanche 6 septembre 2026, le parti d’extrême droite allemand AfD a remporté 44% des voix aux élections parlementaires régionales en Saxe-Anhalt, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Luc Frieden réagit : « pour un voisin de l'Allemagne dont le pays a été envahi en 1940 par les nazis, c'est évidemment extrêmement choquant et inquiétant ». Pour lui, ce retour en force du nationalisme ...
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  • François-Xavier Bellamy : «Pedro Sanchez est parfaitement responsable de la crise de Ceuta»
    2026/09/04
    En cette rentrée morose pour l'Union européenne, nous recevons François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, député européen au Parti populaire européen et ancien professeur agrégé de philosophie. Il a mené la liste Les Républicains aux élections européennes, où il a été réélu en 2024, avec 7,2 % des voix (soit six députés en tout). En cette rentrée, il revient sur les grandes crises de l’été, notamment les menaces russes, les enjeux écologiques ou encore l’arrivée de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave de Ceuta. « La Commission finit par reconnaître la légitimité de notre combat sur le Mercosur » La Commission européenne a suspendu temporairement les importations de viande bovine, de volaille, d'œufs et de miel depuis le Brésil, à partir du 3 septembre. Cette décision est liée à l'usage d'antibiotiques. Pour François-Xavier Bellamy, « la Commission européenne a fini par reconnaître la légitimité du combat que nous avons mené pendant des années contre cet accord avec le Mercosur. » Il rappelle qu’il « n’est pas contre le commerce international », mais pense « ne pas avoir le droit, après avoir imposé des règles toujours plus contraignantes aux agriculteurs qui produisent chez nous, d'accepter d'importer ensuite des produits du monde entier qui ne respectent aucune de nos règles… En montrant si rapidement après l'application provisoire de l'accord que le plus grand pays du Mercosur, le Brésil, n'est pas capable de garantir des normes sanitaires, la Commission reconnait que nous avions raison. » La suspension pourrait être levée lorsque le Brésil aura présenté des garanties suffisantes. « Pedro Sanchez est responsable de Ceuta » Fin juillet, environ 80 000 migrants arrivent en quelques jours à Ceuta, petite enclave espagnole en Afrique du Nord, causant une crise à la fois politique et humanitaire. L’enquête sur les causes de ce mouvement massif de population continue, alors que de forts soupçons perdurent sur une possible responsabilité marocaine, couplée à une vague de désinformation sur les réseaux sociaux ayant encouragé les individus au départ. Mais pour l’eurodéputé, la charge incombe avant tout à Pedro Sanchez, « qui a décidé en avril dernier de régulariser largement le million d’étrangers vivant et travaillant sur le territoire espagnol sans statut légal ». François-Xavier Bellamy dénonce « un gouvernement qui décide en réalité de récompenser l'illégalité », mais qu’il estime très différent de celui de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a délivré un million de titres de séjour pour favoriser l’immigration de travail, à rebours de son programme : « Il y a une différence majeure entre délivrer des titres de séjour, c'est-à-dire permettre à des gens de rentrer légalement dans votre pays et légaliser des gens qui sont rentrés illégalement. » L’eurodéputé défend à ce titre le « règlement retour » adopté par le Parlement européen le 17 juin dernier, et pour lequel il avait fortement milité. L’objectif du règlement retour, « c'est d’expulser en dehors des frontières de l'Europe des gens qui, par exemple, ont été déboutés du droit d'asile, qui en tous les cas sont illégalement présents sur le sol européen ». Si ce nouveau règlement prévoit de renvoyer les migrants dans des pays avec lesquels ils n’ont aucun lien, comme l’Ouganda ou le Rwanda par exemple, l’eurodéputé n’y voit pas d’inconvénient : « Est-ce qu'ils ont un lien avec la France s'ils y sont présents de manière illégale ? (…) Ce n'est pas un emprisonnement, c'est simplement une manière de reconduire hors de nos frontières des personnes qui s'y sont introduites de manière illégale. Il n'y a que l'Europe qui est dans cette situation d'impuissance. Vous ne rentrez pas illégalement en Chine, au Japon, aux États-Unis, vous ne rentrez pas illégalement dans un pays africain. » « Il n'y a jamais eu de cordon sanitaire des votes » Le règlement retour, vivement critiqué par une partie des eurodéputés, avait d’ailleurs dû être adopté grâce à une alliance entre le PPE et de toutes les droites radicales du Parlement européen comme les Patriotes, où siège le Rassemblement national. Si cette alliance se démarque de la grande majorité au centre du Parlement, l’ancien professeur de philosophie insiste : « Il n’y a jamais eu de cordon sanitaire des votes. » Quant à savoir si ce partenariat pourrait se refléter dans la politique nationale, François-Xavier Bellamy réaffirme son soutien à Bruno Retailleau pour la présidentielle et explique : « Aujourd'hui, Marine Le Pen est candidate. Je ne me reconnais pas dans sa candidature pour de nombreuses raisons. » (…) Quand elle lance sa campagne en disant qu'elle renouvelle sa promesse de garantir la retraite à 60 ou...
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  • Antonio Tajani : «L’Italie n’est pas du tout impliquée dans la guerre en Iran»
    2026/07/10
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères italien, et vice-président du gouvernement Meloni, une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d’Italie, La Ligue). Il fait un tour d’horizon de l’actualité internationale vue de l’Italie meloniste, et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées. « Poutine n’a pas gagné en 4 ans la guerre contre la petite Ukraine » En avril 2026, après le retrait du veto hongrois, le prêt de l'Union européenne à l'Ukraine de 90 milliards d'euros a été finalement débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : « On va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie. Poutine n’a pas gagné la guerre en 4 ans contre la petite Ukraine », relève-t-il. Tajani souligne que « l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie » et « qu'après la guerre, on parlera avec la Russie ». Il précise que dans le cadre de la paix, « il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie] ». Et donc qu’elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix. Pour le secrétaire du parti Forza Italia, « il y a une position officielle du gouvernement italien, et elle est en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ». Bien sur, il faudra « résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis il faudra aller de l'avant d’abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine ». « Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran » En juin, Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l’avait « supplié » de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Tajani assure que l'Italie est « alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse ». Sur la guerre en Iran, « nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre », répond-il alors que le secrétaire général de l’OTAN a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu’il qualifie de « grande faute, pas la vérité », réduisant ces vols à des étapes techniques, « jamais pour aller bombarder l’Iran ». Alors que l’Italie s’est vu reprocher par Trump sa contribution trop faible à l’OTAN, le vice-président du gouvernement se défend : « On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident ». Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : « Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe ». À lire aussiSommet de l'Otan: malgré les critiques de Trump, les alliés réaffirment leur clause d'assistance mutuelle Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban : « l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban et prêts à faire tout ce qu'il faut ». À écouter aussiTrump réitère ses propos caustiques contre Meloni et attise la brouille entre l'Italie et les États-Unis « Nous voulons la migration régulière » Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne à adopter une « directive retour » pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d’origine. L'Italie a signé des accords par le passé avec la Libye, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500.000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : « nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c’est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail ». Il décrit cette mesure comme « une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en l'Italie et en l'Europe. » Son gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54% des Italiens qui l’ont rejetée… bien que « 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme », se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu’Antonio Tajani entend changer « avec des lois » et pas à travers des « réformes constitutionnelles ». Le vice-président du Conseil des ministres estime que « la stabilité est cruciale pour un pays industriel » et fait l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : « les ...
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    20 分
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