『Ici l'Europe』のカバーアート

Ici l'Europe

Ici l'Europe

著者: RFI
無料で聴く

今ならプレミアムプランが3カ月 月額99円

2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

RFI et France 24 vous proposent un rendez-vous intitulé «Ici l’Europe». Un entretien avec une personnalité européenne signé Caroline de Camaret (France 24). Chaque semaine, le vendredi, un grand entretien avec une personnalité européenne, un entretien avec un des grands acteurs de l’Europe d’aujourd’hui, qui nous parle de la construction de l'Europe, de sa proximité avec les citoyens et des enjeux internationaux qui l’attendent. Une coproduction RFI/France24. *** Diffusions les vendredis à 19h40 TU vers toutes cibles, le samedi à 08h10 TU vers l'Amérique, l'Asie, l'Europe et 21h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Manon Aubry : «L’UE est en train de disparaître de l'histoire du monde»
    2026/04/24
    Cette semaine, nous recevons Manon Aubry, députée européenne et co-présidente du groupe de la Gauche au Parlement. Elle dénonce une inaction de l’UE face au conflit au Moyen-Orient et à l’expansion de l’influence russe. La Bulgarie et la Hongrie viennent de vivre des élections législatives clés pour l’avenir de l’Europe. L’ancien président bulgare Roumen Radev a remporté les élections sur la promesse de mettre fin à la corruption endémique et l'instabilité politique. « Nous assistons aujourd'hui en Europe à un grand renversement, en particulier en Europe de l'Est. […] Cette élection est une vague contre la corruption. Il y a eu de grandes mobilisations en Bulgarie contre la corruption et la vie chère. Ces mobilisations ont mené à ce résultat électoral », remarque Manon Aubry, eurodéputée et membre de La France insoumise. Si Roumen Radev exclut de faire jouer son droit de veto pour bloquer les décisions des États membres, il s’affiche cependant comme partisan de la reprise du dialogue avec Moscou, en opposition avec certains dirigeants européens. « Il semble qu'il ait un certain nombre d'inclinaisons pro-russes qui peuvent nous inquiéter vis-à-vis du soutien que l'Union européenne (UE) apporte à l'Ukraine », reconnaît la députée européenne du groupe la Gauche. « Est-ce qu'une partie de l'Europe ne sera pas de nouveau tentée de regarder vers la Russie ? », s’interroge-t-elle. « La Russie utilise l'ensemble de ses proxys pour étendre son influence et mettre en place une forme renouvelée de guerre froide. Il y a aujourd'hui dans le monde des blocs qui s'affrontent les uns par rapport aux autres. » Elle note cependant qu’il y a « un principe de souveraineté et un principe démocratique » à respecter dans cette élection : « Qui sommes-nous pour donner des leçons aux Bulgares ? » À lire aussiBulgarie: la coalition de l'ex-président Roumen Radev donnée en tête des législatives « J’aimerais que l'UE porte une voie médiane qui est une voie de la paix » Face à cette influence grandissante de la Russie et ce bouleversement de l’ordre mondial, Manon Aubry estime qu’il « n’y a plus d'Union européenne » : « J’aimerais que l'UE porte une voie médiane qui est une voie de la paix, de la défense du droit international. Mais l’UE est en train de disparaître de l'histoire du monde. Les États-Unis et Donald Trump violent allègrement le droit international au Venezuela, en Iran et soutiennent le gouvernement israélien dans son opération génocidaire en Palestine, dans ses crimes de guerre au Liban. De l'autre côté, vous avez la Russie qui tente de redessiner les cartes du monde et d'étendre son influence, qui viole le droit international et envahit illégalement l'Ukraine. » « Peter Magyar n'est pas un changement radical » En Hongrie, la victoire de Peter Magyar aux élections législatives va mettre fin aux 16 ans de règne du nationaliste Viktor Orban. Le futur Premier ministre a annoncé vouloir restaurer un État de droit fonctionnel notamment en termes de justice ou de liberté de la presse. Il se montre plus progressiste que son prédécesseur mais Manon Aubry reste vigilante : « Viktor Orban ne va manquer à personne dans l'UE mais je tiens quand même à alerter sur le fait que Peter Magyar n'est pas un changement extrêmement radical. […] Je le trouve assez silencieux sur un certain nombre de sujets qui me semblent fondamentaux comme la défense des droits des LGBT, des femmes, des exilés. […] D’un point de vue de la démocratie et des valeurs démocratiques fondamentales, évidemment que nous pouvons être soulagés mais il n’est pas non plus un changement révolutionnaire. […] J'espère qu'il y aura une gauche qui pourra renaître de cette nouvelle situation politique. » En Europe de l’Est, les duels politiques ont principalement lieu entre des partis de droite conservatrice et de droite extrême face à une difficulté pour les partis de gauche de s’unir : « Je crois à la renaissance d'une gauche, y compris dans les pays d'Europe de l'Est. C'est ce à quoi nous travaillons avec l'Alliance de Gauche Européenne, le nouveau parti européen que la France insoumise a contribué à fonder il y a un an. […] Je pense que le fait de s'être débarrassé de Viktor Orban en Hongrie peut permettre aussi cette perspective, plus que jamais indispensable pour les peuples. » « Nous pourrions être favorables à l'élargissement de l'UE » En ce qui concerne la possible future adhésion de l’Ukraine à l’UE, Manon Aubry explique que le groupe de la Gauche « pose des conditions strictes ». « Ces conditions valent pour l'Ukraine mais également pour tous les autres États qui sont candidats. […] Il s’agit notamment de lutter contre le dumping et la concurrence déloyale en matière sociale, environnementale et fiscale. » Elle cite l’exemple de l'Ukraine qui « a un salaire ...
    続きを読む 一部表示
    20 分
  • Thierry Breton: «Ceux qui ont soutenu le mouvement MAGA de Trump s'en mordent les doigts»
    2026/04/17

    Cette semaine, nous recevons Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur et ancien ministre français de l’Économie. Il commente la position de l’UE sur le conflit au Moyen-Orient et salue la victoire de Peter Magyar en Hongrie, signe de renouveau pour le pays.

    Alors qu’un cessez-le-feu est en cours entre l’Iran et les États-Unis, Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur estime que « les Européens ne sont pas concernés » car n’ayant pas été « informés de cette guerre, ni consultés. »

    « Les États membres ne doivent pas gagner d’argent grâce à cette situation »

    Les prix du gaz ont bondi de 70% et ceux du pétrole de 60% dans l’Union européenne (UE) en conséquence des frappes américano-israéliennes sur des infrastructures énergétiques et du blocage du détroit d’Ormuz. 22 États membres ont déjà introduit plus de 120 mesures non coordonnées, pour un coût de plus de 9 milliards, afin de faire face à cette hausse des prix de l’énergie. Ce que déplore la Commission européenne qui souhaite faire adopter une posture commune.

    Thierry Breton incite les États membres à ne pas « gagner d’argent grâce à cette situation » car il s’agit « un choc des prix », « temporaire » et « artificiel » selon lui : « Cette situation est la conséquence du choix d'un homme, Donald Trump, d'avoir rejoint cette guerre. Pour les Européens, il me semble qu'aucun pays ne doit gagner de l'argent de façon indue. »

    Il prend l’exemple de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en France, payée par les consommateurs sur les achats de carburant : « Cette TVA va générer des revenus supplémentaires. À chaque tranche de 10 dollars d'augmentation du prix du baril de pétrole, l'État engrange entre 30 et 60 millions d'euros supplémentaires par mois en TVA. [...] Il faut redistribuer l'intégralité de ces montants à ceux qui en ont le plus besoin, qui sont le plus impactés. Par exemple les agriculteurs, les marins-pêcheurs, les transporteurs, ou tous ceux qui ont besoin de leur voiture, notamment dans le domaine de la santé et de l'accompagnement des personnes. » Il salue le cessez-le-feu : « Il est normé et donc dans le cadre, il y a encore des négociations. »

    « Nous n’avons jamais vu une telle ingérence dans une élection »

    En Hongrie, la victoire écrasante de Peter Magyar aux élections législatives va mettre fin aux 16 ans de règne du nationaliste Viktor Orban. Le futur Premier ministre a annoncé vouloir restaurer un État de droit fonctionnel notamment en termes de justice ou de liberté de la presse avec pour objectif de récupérer une partie des fonds européens gelés à cause des manquements de Viktor Orban.

    Thierry Breton s’insurge de l'implication des États-Unis dans cette élection, notamment de la venue du vice-président J.D. Vance pour soutenir le candidat du Fidesz : « Nous n’avons jamais vu une telle ingérence d'un pays étranger dans une élection. C'est absolument inédit. [...] À quelques jours des élections, le vice-président s’y est rendu pour dire comment il fallait voter. »

    Selon lui, cela n’a pas suffi à faire basculer le vote en faveur de Viktor Orban : « Qu'ont dit les Hongrois aujourd'hui ? Être soutenu par le mouvement « MAGA » (Make America Great Again), cela ne marche plus. [...] Tous ceux qui se sont revendiqués précisément de cette connexion, de cette amitié, aujourd'hui s'en mordent les doigts parce qu'ils voient bien comment réagissent les citoyens européens à cette volonté de vassalisation absolue de l'Europe, qui est totalement inacceptable pour nous. »

    Il est optimiste quant à l’avenir de la Hongrie : « Ce sera compliqué évidemment de changer plusieurs années de Fidesz en Hongrie mais Peter Magyar à la majorité des deux tiers au Parlement, ce qui va lui donner le moyen de faire beaucoup. Nous sommes dans une nouvelle phase politique. »

    続きを読む 一部表示
    20 分
  • Enrico Letta : «Le gouvernement hongrois a trahi l'Europe»
    2026/04/10

    Les guerres s’intensifient. Au Moyen-Orient, le conflit déclenché par Donald Trump embrase une région déjà sous tension. En Ukraine, la guerre initiée par Vladimir Poutine continue de redessiner l’équilibre du continent. Si l’Union européenne n’est pas directement engagée sur le terrain, elle en subit de plein fouet les répercussions économiques, énergétiques, mais aussi politiques et morales.

    Fragilisée et divisée, elle doit aujourd’hui composer avec ses propres limites. Pour en décrypter les enjeux, l’invité d’Ici l’Europe est Enrico Letta, ancien président du Conseil italien, président de l’Institut Jacques Delors et auteur d’un rapport de référence pour la Commission européenne sur la compétitivité et le marché unique.

    Une Europe affaiblie par ses divisions

    Pour Enrico Letta, le constat est clair : l'Union européenne paie le prix fort de son incapacité à parler d'une seule voix. Face à la guerre déclenchée par l'administration Trump au Moyen-Orient, les Vingt-Sept se retrouvent spectateurs impuissants. « Les Européens sont hélas divisés et ça, c'est le grand problème. Cette division nous empêche d'être unis et d'être capables de bloquer quand il est nécessaire de le faire les folies, comme cette folie de l'administration Trump qui est en train de faire chuter l'économie mondiale et de mettre le Moyen-Orient à feu », explique-t-il.

    Les conséquences économiques s'annoncent lourdes pour le continent : prix de l'énergie en hausse, avions cloués au sol, faute de carburant. « On va payer un prix très grave. Les Européens vont le payer double parce que, à cause des divisions, on n'est pas capable de dire non et de bloquer », avertit-il.

    Le chantage américain sur l'Ukraine

    La question ukrainienne cristallise selon lui toutes les vulnérabilités de l'Europe. L'absence d'une défense commune intégrée offre à Washington un levier de pression considérable. « Nous n'avons pas de défense européenne totalement unie, et les industries de défense européenne ne sont pas complètement intégrées comme elles devraient l'être », décrit Enrico Letta.

    Pourtant, le président de l’Institut Jacques Delors refuse tout désengagement européen envers Kiev : « L'Ukraine mérite le soutien de l'Europe. C'est un soutien coûteux, mais c'est un soutien qui nous fait faire des pas en avant vers l'intégration européenne ». Il souligne notamment l'enjeu industriel : « Défendre les Ukrainiens avec 27 systèmes de défense séparés, cela veut dire acheter des armes aux Américains, créer des emplois aux États-Unis, alors que s'intégrer, ça veut dire que cet argent qu'on dépense devient des emplois chez nous », explique-t-il.

    Hongrie : « c’est une trahison »

    Sur le blocage hongrois des aides européennes à l'Ukraine, l'ancien président du Conseil italien ne mâche pas ses mots. Viktor Orbán, qui avait accepté une clause de non-participation au prêt de 90 milliards d'euros voté en décembre, oppose désormais son veto. « Ce qui a été fait au mois de décembre vient d'être mis sous chantage par Orbán. C'est la démonstration que là aussi, peut-être, on a été trop mou ».

    Il va plus loin en évoquant les révélations sur le ministre hongrois des Affaires étrangères, accusé d'avoir transmis des informations à son homologue russe depuis les réunions européennes : « Quelques-uns des représentants hongrois ont été les espions de Moscou. Je pense que c'est de la trahison. Il faut appeler les choses comme elles le sont. La solidarité européenne a été cassée par le gouvernement hongrois », poursuit-il.

    À quelques jours des élections du 12 avril, où Viktor Orbán reçoit le soutien de l'extrême droite européenne et du vice-président américain Vance, Enrico Letta appelle à une réponse ferme : « Si on veut déclencher toutes les clauses et toutes les règles pour bloquer complètement tout argent qui arrive à la Hongrie, je pense que le moment est venu de commencer à y réfléchir ».

    続きを読む 一部表示
    20 分
まだレビューはありません