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Ici l'Europe

Ici l'Europe

著者: RFI
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RFI et France 24 vous proposent un rendez-vous intitulé «Ici l’Europe». Un entretien avec une personnalité européenne signé Caroline de Camaret (France 24). Chaque semaine, le vendredi, un grand entretien avec une personnalité européenne, un entretien avec un des grands acteurs de l’Europe d’aujourd’hui, qui nous parle de la construction de l'Europe, de sa proximité avec les citoyens et des enjeux internationaux qui l’attendent. Une coproduction RFI/France24. *** Diffusions les vendredis à 19h40 TU vers toutes cibles, le samedi à 08h10 TU vers l'Amérique, l'Asie, l'Europe et 21h10 TU vers toutes cibles. Trêve estivale du 27 juillet au 30 août 2026. Remplacé par Accents d'Europe.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Maia Sandu : «Il faut accentuer la pression économique sur la Russie»
    2026/07/03
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, pays de 2,8 millions d'habitants et voisin de l'Ukraine, qui a ouvert les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Le 22 juin 2026, un sommet UE-Moldavie s'est tenu à Bruxelles, dans le cadre du premier groupe de chapitre de la procédure d'adhésion, ouvert le 15 juin 2026. Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, souhaite « une adhésion à part entière » mais se dit prête « à discuter de toute autre formule qui ne se substituerait pas à cette adhésion et ne retarderait pas le processus d'intégration à l'UE ». Cette émission inclut également un reportage d'Isabelle Romero sur le développement économique de la Moldavie. « Ils ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix » Malgré une campagne de désinformation massive venant de la Russie, Maia Sandu a été réélue présidente de la République de Moldavie en 2024 pour un deuxième mandat consécutif et un an après, en 2025, son parti Action et Solidarité a gagné les élections législatives face au Bloc électoral patriotique, parti pro-Kremlin. « Les Moldaves ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix », nous dit Maia Sandu. Selon elle, ses concitoyens souhaitent « rester dans le camp du monde libre », c'est-à-dire celui de l'Union Européenne, « reconnue comme le projet de paix le plus abouti. » Car ce petit pays de l'ex-bloc soviétique « perçoit plus clairement l'agressivité russe » depuis le début de la guerre en Ukraine. « Il est crucial pour nous de rester dans le camp du monde libre », nous confie la présidente. « Nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter » La Transnistrie a fait sécession avec la République de Moldavie en 1992 pour se rallier à Moscou. Dans cette région, qui représente 10% du territoire moldave, « il n'y a que 200 officiers russes ». Sur cette militarisation russe, Maia Sandu explique que : « certes, cette présence comporte des risques, mais pas aussi importants pour la sécurité qu'on peut le penser. » Elle affirme même que « la Russie a abandonné la population de Transnistrie sans chauffage ni électricité. (...) Cela prouve bien que l'on ne peut pas compter sur elle. » En mai 2026, Moscou a signé un décret facilitant l'obtention du passeport russe pour les habitants de Transnistrie. Maia Sandu ne s'inquiète pas de l'impact de ce décret, affirmant que « les jeunes craignent qu'une fois en possession d'un passeport russe, ils ne soient envoyés combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. » Ainsi, la présidente ne rejette pas l'idée d'une réunification avec cette région : « nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter. » « D'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes. » Alors que le premier bloc de négociations s'est ouvert entre l'Union européenne et la Moldavie, la présidente espère « que les États membres reconnaîtront nos efforts et que le processus fondé sur le mérite nous mènera à l'adhésion. » Elle affirme notamment que son pays a « éliminé totalement [sa] dépendance au gaz russe. » Le plan de croissance de 1,9 milliard d'euros sur la période 2025-2027 alloué par l'Union européenne « nous offre de réelles opportunités », se réjouit Maia Sandu. La situation économique du pays pourrait ainsi s'améliorer et serait bénéfique pour « consolider [la] démocratie » dans le pays : « je suis convaincue que les mesures que nous prenons actuellement s'inscriront dans la durée et nous permettront d'instaurer l'Etat de droit attendu tant par l'UE que par les citoyens moldaves. » Néanmoins, le problème de corruption reste un frein à l'adhésion à l'UE. En réponse, Maia Sandu assure que « d'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes de la justice. » Notre reportage : la Moldavie accélère sur le chemin de l’Union européenne Alors que la Moldavie vient d’ouvrir le premier chapitre des négociations pour l’adhésion à l’Union européenne, le gouvernement, les représentants européens et les entreprises se rassemblaient à Chisinau pour la première conférence d’investissement UE Moldavie. L’objectif, lever des fonds pour aider ce pays fragile à décoller économiquement et atteindre les standards de l‘UE. Des fonds conditionnés à des réformes structurelles et à la lutte contre la corruption. Mais l’influence de la Russie et sa guerre hybride dans le pays compliquent ce destin européen souhaité par la présidente Moldave Maia Sandu. Par Isabelle Romero.
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  • Antonio Tajani : «L’Italie n’est pas du tout impliquée dans la guerre en Iran»
    2026/07/10
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères italien, et vice-président du gouvernement Meloni, une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d’Italie, La Ligue). Il fait un tour d’horizon de l’actualité internationale vue de l’Italie meloniste, et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées. « Poutine n’a pas gagné en 4 ans la guerre contre la petite Ukraine » En avril 2026, après le retrait du veto hongrois, le prêt de l'Union européenne à l'Ukraine de 90 milliards d'euros a été finalement débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : « On va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie. Poutine n’a pas gagné la guerre en 4 ans contre la petite Ukraine », relève-t-il. Tajani souligne que « l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie » et « qu'après la guerre, on parlera avec la Russie ». Il précise que dans le cadre de la paix, « il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie] ». Et donc qu’elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix. Pour le secrétaire du parti Forza Italia, « il y a une position officielle du gouvernement italien, et elle est en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ». Bien sur, il faudra « résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis il faudra aller de l'avant d’abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine ». « Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran » En juin, Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l’avait « supplié » de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Tajani assure que l'Italie est « alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse ». Sur la guerre en Iran, « nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre », répond-il alors que le secrétaire général de l’OTAN a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu’il qualifie de « grande faute, pas la vérité », réduisant ces vols à des étapes techniques, « jamais pour aller bombarder l’Iran ». Alors que l’Italie s’est vu reprocher par Trump sa contribution trop faible à l’OTAN, le vice-président du gouvernement se défend : « On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident ». Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : « Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe ». À lire aussiSommet de l'Otan: malgré les critiques de Trump, les alliés réaffirment leur clause d'assistance mutuelle Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban : « l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban et prêts à faire tout ce qu'il faut ». À écouter aussiTrump réitère ses propos caustiques contre Meloni et attise la brouille entre l'Italie et les États-Unis « Nous voulons la migration régulière » Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne à adopter une « directive retour » pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d’origine. L'Italie a signé des accords par le passé avec la Libye, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500.000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : « nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c’est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail ». Il décrit cette mesure comme « une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en l'Italie et en l'Europe. » Son gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54% des Italiens qui l’ont rejetée… bien que « 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme », se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu’Antonio Tajani entend changer « avec des lois » et pas à travers des « réformes constitutionnelles ». Le vice-président du Conseil des ministres estime que « la stabilité est cruciale pour un pays industriel » et fait l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : « les ...
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  • Odile Renaud-Basso : «Notre banque soutient la résilience des Ukrainiens»
    2026/06/26

    Intervenant dans des pays en crise notamment l’Ukraine et le Moyen Orient- mais aussi en Europe et en Afrique - Odile Renaud Basso, directrice de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) nous livre son analyse.

    « On vient de refaire nos prévisions de croissance avec pour 2026, une baisse de 0,5% en moyenne sur l'ensemble de nos pays, » explique Odile Renaud-Basso qui note un ralentissement sur l’économie mondiale.

    Créée en 1991 pour contribuer à la construction d'une nouvelle ère post-guerre froide en Europe centrale et orientale, la BERD est détenue par 77 pays, ainsi que l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement.

    Si la banque n’intervient pas en France, sa directrice met en garde sur le contrôle des dépenses publiques et le danger de la dette après le choc de la guerre au Proche-Orient :

    « Beaucoup de pays ont pris des mesures de soutien à la demande pour réduire l'augmentation des prix de l'énergie, par exemple des prix à la pompe…. il faut que ces mesures soient temporaires et très ciblées. »

    Odile Renaud-Basso explique la vocation de sa banque d’investissement « Notre rôle est vraiment d'aider les pays à faire face aux situations les plus difficiles. Quand le secteur privé, les investisseurs privés vont avoir tendance à se retirer à être moins capables de prendre du risque ».

    Ainsi la BERD a investi 46 milliards d'euros en Cisjordanie depuis 2024 et prévoit de déployer 5 milliards d'euros dans les pays touchés par les répercussions de la guerre en Iran.

    Le soutien à l'Ukraine est aussi une des priorités de la BERD avec 10 milliards d'euros déployés.

    « C’est très important de reconstruire pendant la guerre et notamment sur ces grandes infrastructures qui sont fondamentales à la vie quotidienne des habitants de l'Ukraine et aussi au fonctionnement de l'économie. »

    Elle évoque l’accès à l'électricité, au chauffage, à l'énergie et aux transports. La présidente de la BERD explique « J'ai beaucoup été en Ukraine, j’ai été frappée par la résilience, c'est-à-dire la détermination des Ukrainiens à continuer et à défendre leur pays, leur indépendance, leur autonomie et à poursuivre les efforts malgré les difficultés. »

    Elle observe que malgré toutes ces difficultés dans la vie quotidienne - s’il y a eu des défections au début de la guerre - aujourd’hui très peu d'Ukrainiens ont quitté le pays et la plupart sont restés dans le pays pour le défendre. Et la BERD est présente dans le pays pour soutenir cette résilience.

    « Je pense que c'est important et que l'économie ukrainienne a besoin d'investissements étrangers pour se développer. Et donc, avoir des investissements étrangers, c'est un afflux de financement, un signe de confiance mais aussi une possibilité de développement. ».

    Par ailleurs, Odile Renaud-Basso souligne les nouvelles orientations des investissements de sa banque. « On a une majorité d'actionnaires européens, comme le Royaume-Uni, le Canada, le Japon qui considèrent que pour une banque multilatérale de développement, soutenir la transition énergétique et la décarbonisation de l'économie est une priorité, tout comme l'égalité hommes femmes, ou le fait de faciliter l'accès des femmes au marché du travail et à la formation ».

    Enfin la Banque européenne de reconstruction et de développement s'intéresse beaucoup à l'Afrique avec ses atouts : sa forte croissance démographique, sa flexibilité et une capacité d'innovation importante. Odile Renaud-Basso souligne donc :

    « Des défis majeurs pour le continent africain, mais aussi un potentiel extrêmement important d'où l'intérêt, pour une banque comme la nôtre, de voir comment on peut soutenir le secteur privé, les investissements dans les PME via le secteur bancaire, par exemple ».

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