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Européen de la semaine

Européen de la semaine

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, la rédaction Europe de RFI, fait le portrait d’un Européen qui est au cœur de l’actualité. Un portrait qui permet de découvrir les acteurs du monde dans lequel nous vivons et d’éclairer les évènements que nous commentons et dont nous témoignons dans les journaux de RFI.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Roberto Vannacci, dynamiteur de l’extrême droite italienne?
    2026/03/13
    L’ancien général italien de 57 ans, propulsé numéro deux de la Ligue du Nord en 2024 à la suite d’un succès de librairie, a finalement rompu avec le parti de Matteo Salvini qu’il juge trop modéré. Au Parlement européen où il siégeait au sein du groupe des Patriotes, il rejoint celui des Nations Souveraines (qui comprend l’AfD allemande). Une défection dont les secousses se font sentir jusqu’à Rome, au sein de l’extrême droite italienne et de la coalition formée par Georgia Meloni. Ce ne sont que quelques sièges situés un peu plus à droite dans l’hémicycle européen. Mais le transfert de Roberto Vannacci du groupe des Patriotes à celui des Souverainistes européens a été scruté avec beaucoup de nervosité au sein de l’extrême droite italienne. La défection a été actée ce lundi 9 mars à l’occasion de la session plénière du Parlement européen, et elle suit de quelques semaines la création par l’ancien général italien de son propre parti, « Futur National », avalisant sa rupture définitive avec la Ligue du Nord. « Futur National est un vrai parti de droite, déclarait l’ancien protégé de Matteo Salvini le 5 mars dernier à Rome. Une droite authentique, sincère et fière, une droite qui n’a pas honte d’être de droite et qui s’inscrit fermement dans ses principes et ses valeurs ». Sous-texte : la Ligue du Nord et les Fratteli d’Italia de Georgia Meloni auraient trahi la droite souverainiste, « anti-woke » et anti-européenne que les deux partenaires de coalition étaient censés défendre. Fort de sa popularité et de sa présence dans les médias italiens, le nouveau chef de parti vise un électorat précis, celui des « déçus du melonisme ». Des électeurs de droite et d’extrême-droite qui reprochent à la dirigeante italienne d’avoir fait trop de concessions à l'Otan et à l’UE dans sa quête de normalité, critiquant son soutien à l'Ukraine et une politique jugée trop molle à l'égard de l'immigration. Fiel «anti-woke» Au départ, il y a un livre auto-édité, un ouvrage gorgé de fiel anti-progressiste : « Le monde à l’envers », publié par le général italien à l’été 2023. Le succès est monumental : le livre se vend à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et les plateaux télé s’arrachent le nouveau héraut de l’extrême-droite italienne, malgré ses attaques ad hominem et ses déclarations outrancières. «Le ministre de la Défense Guido Crosetto, co-fondateur et membre des Fratelli d’Italia, est littéralement tombé de son fauteuil lorsqu’il a lu le livre, souligne Giuseppe Bettoni, professeur de géographie et de politique à l'Université Unitelma Sapienza de Rome . « L’ouvrage est empli de déclarations outrancières qui ont valu à son auteur des accusations d’homophobie, de racisme, de sexisme… En outre, comme tout fonctionnaire, et surtout les militaires, il aurait dû demander la permission à ses supérieurs, chose qu'il n'a pas faite… et il a été puni pour ça. » À lire aussiExtrême droite italienne: quand la Ligue du Nord renaît de ses cendres Sanctionné par l’armée, Roberto Vannacci se trouve rapidement rattrapé par la vie politique italienne… et par un certain Matteo Salvini, qui veut profiter de cette popularité soudaine. Pour le dirigeant de la Ligue du Nord, ce nouveau venu coche toutes les cases : adepte de la provocation et des formules fracassantes, souriant et à l’aise sur les plateaux de télévision comme sur les réseaux sociaux... « La Ligue du Nord était en chute libre dans les urnes comme dans les sondages, et Matteo Salvini s’est dit qu’il pourrait l’utiliser pour éviter un fiasco aux élections européenne de 2024 », se souvient Lorenzo Castellani, politologue au sein de l’Université Luis Guido Carli à Rome. « Il a donc proposé à Roberto Vannacci de se présenter au Parlement européen, ce qui a très bien marché puisqu’il a fait un très bon résultat. Au début, la relation était bonne à tel point que Salvini l’a nommé numéro 2 de la Ligue… Et puis Roberto Vannacci a montré qu’il avait des velléités personnelles, a commencé à créer son propre réseau d’associations de soutien… et Salvini a commencé à se méfier de lui. Assez vite, il est devenu clair que la lune de miel était terminée. » Divorce à l’italienne La rupture est consommée au début de ce mois de février, avec la création de « Futur National ». La nouvelle formation dont le logo est une flamme tricolore horizontale est créditée de 3 à 4% d’intentions de vote… Ce résultat n’est pas si modeste puisqu’il serait suffisant pour permettre au nouveau parti d’entrer à la Chambre des députés – et donc pour peser lourdement sur les équilibres de la prochaine coalition de gouvernement que Georgia Meloni espère former. Surtout, l’impact électoral de l'ancien général ...
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  • Ukaleq Slettemark, la voix du Groenland aux Jeux d’hiver de Milan
    2026/02/20

    Les Jeux olympiques d’hiver de Milan se terminent ce dimanche, avant de laisser la place aux Jeux paralympiques à partir du 6 mars. Durant ces deux premières semaines de compétition, la politique s'est immiscée entre les épreuves. Et une athlète s’est distinguée bien au-delà des pistes. La Groenlandaise Ukaleq Slettemark a marqué ces Jeux par ses performances sportives. Mais elle a aussi défié Donald Trump et ses velléités d'annexion du Groenland…

    À 24 ans, l’athlète originaire de Nuuk n'y est pas allée de main morte pour défendre son pays. En amont des épreuves de biathlon féminin, Ukaleq Slettemark s’est exprimée devant les caméras internationales aux côtés de son frère, lui aussi qualifié pour les Jeux. « Le Groenland ne sera jamais américain. Nous skions pour le Danemark, pour le Groenland et pour montrer au monde entier que nous sommes là ». La jeune biathlète skiait sous les couleurs du Danemark, car le Groenland ne disposait pas de comité national olympique. Elle assume pleinement cette prise de parole. « Chaque Groenlandais a un avis sur la question. Nous aurions pu choisir de rester silencieux, mais nous avons senti une responsabilité en tant que personnalités publiques. Et 96 % des Groenlandais ne veulent pas devenir Américains ».

    Une qualification en famille

    Au Groenland, Ukaleq Slettemark est connue pour ses titres. En 2019, elle devient championne du monde de biathlon jeune en individuel. Mais sa prise de position a accentué la sympathie des Groenlandais à son égard. « Sa façon d'être super honnête, de dire comment elle se sentait personnellement par rapport aux prises de paroles de Donald Trump, ça a eu beaucoup d'écho. Mais à Nuuk et au Groenland, ce qui a été le plus important, c'est surtout qu'elle se soit qualifiée aux Jeux avec son frère. C'est très rare pour des athlètes groenlandais », explique Karoline Engelund, correspondante du média danois DR à Nuuk. Le biathlon, chez les Slettemark, c'est une affaire de famille. « Quand j’étais petite, mes parents faisaient du biathlon. Ils m’embarquaient avec eux. Chaque hiver, je passais énormément de temps sur les compétitions et les championnats du circuit international », se remémore la biathlète groenlandaise. Sa mère a fondé la fédération groenlandaise de biathlon, et son père, Øystein Slettemark, est une figure centrale du développement du ski de fond et du biathlon au Groenland, particulièrement à Nuuk, où il est considéré comme « une légende locale », selon la journaliste Karoline Engelund.

    Une athlète engagée

    L’enfance d’Ukaleq Slettemark, passée entre montagnes, escalade, pêche et camping, a aussi façonné son engagement environnemental. Un engagement qui se traduit dans les médias et dans sa pratique d'un sport qui reste polluant. « C'est normal chez les athlètes d'avoir plusieurs sponsors, du matériel neuf », observe Katerine Engelund. « Ukaleq a fait une vidéo dans laquelle elle montre la combinaison qu'elle a utilisée pendant ces Jeux, on y voit des trous ici et là. Elle explique qu'elle va continuer à s'en servir pour les compétitions ». La sportive le dit, elle pourrait changer de voie, se diriger vers une carrière qui ne l'oblige pas à prendre l'avion plusieurs fois par an, devenir scientifique, mais elle considère qu'elle peut changer le système de l'intérieur. « J’ai une audience importante. Je peux utiliser ma voix pour parler de sujets qui me tiennent à cœur. Je peux rester dans ce sport et le changer de l’intérieur. Si j’arrête, tout continuera comme avant. » assure la jeune Groenlandaise,

    Sportivement, Ukaleq Slettemark n’a pas atteint son objectif de qualification pour l’épreuve de poursuite lors de ces Jeux de Milan. Mais elle a tout de même amélioré son classement par rapport aux Jeux olympiques d’hiver de 2022. Prochain rendez-vous dans les Alpes en 2030.

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  • Paolo Petrecca: le fiasco des JO en Italie, symptôme d’une télé publique sous emprise du politique
    2026/02/13
    Stéréotypes, erreurs en série, incompétence : la couverture de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver par la chaîne Rai Sport a provoqué une onde de choc en Italie. Au-delà du flop télévisuel, l’affaire Paolo Petrecca relance le débat récurrent sur l’indépendance et la gouvernance du service public italien. Dès les premières secondes du direct, devant 9,3 millions de téléspectateurs italiens, le malaise est palpable. À peine a-t-il eu le temps de prononcer un « buona sera » que Paolo Petrecca se trompe de stade, qualifiant le mythique stade de San Siro à Milan de « stade olympique », alors que celui-ci se trouve en réalité à Rome. La gaffe aurait été vite oubliée si, quelques minutes plus tard, il n’avait pas confondu des stars de la chanson, puis multiplié les erreurs : il ne reconnaît pas la présidente du CIO, Kirsty Coventry, et peine à identifier les champions et championnes du volley italien lors du passage de la flamme. Pendant près de trois heures de cérémonie, il enchaîne les ratés : commentaires approximatifs, propos creux… Paolo Petrecca reste malgré tout sûr de lui, se permettant de couper la parole à ses collègues et même de parler pendant certaines prestations musicales. La retransmission vire au naufrage lors de la parade des délégations internationales, où les stéréotypes s’accumulent. « C’est le triomphe des lieux communs », résume Simone Salvador, animateur de la chaîne en ligne SPORTinMEDIA : « “Les Brésiliens ont la musique dans la peau”, les “Arabes et leurs vêtements traditionnels”, les “Africains et leurs rites vaudous”, les “Espagnols au sang chaud”… c’est tellement grossier qu’il y a eu un déluge de critiques unanimes sur les réseaux sociaux. Au final, la polémique a éclipsé la beauté de la cérémonie. » Paolo Petrecca est même soupçonné d’avoir volontairement censuré la performance du rappeur italo-tunisien Ghali, connu pour son soutien à la cause palestinienne. Le directeur de la Rai n’a même pas prononcé son nom et la régie n’a fait aucun plan serré pendant les trois minutes qu’a duré sa prestation. Un fiasco annoncé En interne, le désastre n’a rien d’une surprise. Le commentateur initialement prévu est sanctionné 72 heures avant le direct, pour avoir révélé des informations sous embargo concernant le déplacement à la cérémonie du président italien Sergio Mattarella. En tant que directeur, Paolo Petrecca aurait pu confier l’antenne à un journaliste sportif expérimenté. Il choisit au contraire de s’auto-désigner, alors qu’il n’a plus commenté de grands événements à l’antenne depuis plus de vingt ans. La rédaction tente de le dissuader, rappelant la difficulté de l’exercice. En vain. Petrecca a pêché par orgueil. Dès le lendemain, les journalistes de Rai Sport cessent de signer leurs productions olympiques et annoncent trois jours de grève à l’issue des Jeux, si aucune mesure n’est prise contre leur directeur. Confrontés à « la pire humiliation de Rai Sport », ils dénoncent un « préjudice grave pour l’image de la chaîne publique, de ses salariés et un manque de respect envers les téléspectateurs, qui financent la Rai par la redevance. » À lire aussiJO d'hiver 2026: Milan-Cortina, entre ferveur populaire et défi organisationnel Un dirigeant très politique Ce fiasco relance une controverse plus large sur l’indépendance du service public italien. Paolo Petrecca est réputé proche du parti néo-fasciste Fratelli d’Italia de la Première ministre Giorgia Meloni. Sous le gouvernement Draghi, elle avait réussi en 2021 à le placer à la tête de RaiNews, la chaîne d’information en continu. Depuis, elle l’a maintenu en poste, malgré deux motions de défiance votées par la rédaction. En cause, une série de choix très contestés. Le soir de l’élection présidentielle française, par exemple, Paolo Petrecca impose d’ouvrir le journal sur un obscur festival des villes identitaires, qui se déroule à quelques kilomètres de Rome. Quelle n’est pas la surprise des journalistes quand ils le voient, au premier rang du public, assister à la prestation de sa future épouse, chanteuse. En 2023, il tente aussi d’étouffer une affaire liée à l’entourage de Georgia Meloni, une histoire de TGV arrêté dans une gare, au bon vouloir du ministre de l’Agriculture, ex-fiancé de la sœur Meloni. Levée de bouclier de la rédaction. En guise de réponse, Paolo Petrecca décide de diffuser quarante-cinq minutes d’un meeting de Fratelli d’Italia en direct. « Comme souvent en Italie, au lieu d’être viré, il a été promu à la tête de Rai Sport… On frôle la télévision russe », siffle Gianguido Spinelli, scénariste romain, qui connaît bien le milieu audiovisuel italien. Selon plusieurs médias, Paolo Petrecca ne commentera pas à la télé la ...
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