エピソード

  • Élection à la tête de l'Organisation de la francophonie : "Je suis sereine", dit Louise Mushikiwabo
    2026/09/25

    Dans un entretien accordé à France 24, Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), se dit "sereine" avant le tout premier vote pour ce poste. La confrontation entre le Rwanda et la RD Congo "n'a pas sa place à l'OIF", juge-t-elle. Le retrait en 2025 du Mali, Burkina Faso et Niger de l'organisation ne relève pas, selon elle, d'un échec "de la secrétaire générale".

    "Moi, je n'ai pas peur du vote", assure Louise Mushikiwabo. La secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) est candidate à un nouveau mandat face à trois autres prétendants. Pour la première fois, le poste sera attribué par un vote, et non par consensus, lors du 20ᵉ Sommet de la francophonie prévu en novembre au Cambodge.

    Jugeant qu'il serait "prétentieux" de se présenter comme la "favorite", l'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères se dit toutefois "sereine" : "J'ai des raisons de penser que je suis une candidate solide." Parmi ses concurrents figure la Congolaise Juliana Lumumba.

    Kigali et Kinshasa sont depuis des années engagés dans un conflit dans l’est de la RD Congo. La secrétaire générale le reconnaît, mais estime que "cette confrontation n'a pas sa place à l'OIF". Interrogée sur les accusations et les sanctions qui visent le Rwanda pour son rôle dans les exactions commises contre les civils en RD Congo, elle juge que cela "ne devrait pas poser de problème" pour sa candidature.

    Mali, Burkina Faso et Niger bienvenus dans la "famille" francophone

    Louise Mushikiwabo dit avoir "beaucoup regretté le départ des trois États du Sahel" – Mali, Burkina Faso et Niger – en 2025. Mais "si c'est un échec, ce n'est pas celui de la secrétaire générale de la Francophonie", affirme-t-elle.

    Œuvrera-t-elle à leur retour au sein de l'OIF si elle est reconduite à sa tête ? "J'aimerais beaucoup que ces États puissent se réunir en famille", répond-elle.

    Texte par Sophian Aubin

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    12 分
  • Les relations avec Paris "n'ont jamais été difficiles", dit le chef de la diplomatie togolaise
    2026/09/23

    Dans un entretien accordé à France 24 en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, assure que les relations "n'ont jamais été difficiles" entre la France et le Togo, pays où France 24 et RFI sont suspendus. Il appelle aussi à ne pas isoler les pays de l'Alliance des États du Sahel.

    Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, l'affirme : "Les relations entre le Togo et la France n'ont jamais été difficiles." Il évoque tout au plus des "malentendus". France 24 et RFI sont pourtant suspendus dans le pays, et deux journalistes français y ont été emprisonnés plus d'un mois avant d'être relâchés.

    Le ministre défend aussi la résolution portée par le Togo à l'ONU en faveur de la carte Equal Earth, qui restitue la taille réelle de l'Afrique. Les États-Unis, qui ont voté contre, y ont vu "un projet idéologique radical". Pour Robert Dussey, il s'agit d'"une vérité scientifique".

    Des formateurs russes, "pas de mercenaires"

    Selon certaines sources, plus de 300 membres de l'Africa Corps russe seraient présents au Togo. Le ministre dément : "Nous n'avons pas de mercenaires russes." Il reconnaît en revanche la présence de "formateurs" chargés d'entraîner les forces togolaises sur les équipements achetés.

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    Alors que des groupes jihadistes ont repris l'initiative sur le terrain, notamment au Mali, Robert Dussey se dit inquiet et plaide pour le dialogue avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger : "La solution, c'est de ne pas isoler ces pays." Selon lui, ils constituent "une forme de digue contre l'extrémisme violent". "Le danger est partout", affirme-t-il, mais "l'extrême nord du Togo est beaucoup plus pacifique aujourd'hui qu'il y a quatre ans".

    Le chef de la diplomatie togolaise s'est également exprimé sur l'enquête d'un consortium de médias coordonnée par Forbidden Stories, à laquelle a participé France 24. Elle porte sur les accords migratoires passés entre plusieurs pays africains et l'administration Trump. Robert Dussey estime que "les négociations n'ont pas aussi avancé avec nous". Sur les personnes expulsées des États-Unis vers le Ghana qui se seraient retrouvées au Togo, selon l'enquête, il répond : "C'est des fake news."

    Texte par Sophian Aubin

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    1 分
  • Liban-Israël : la négociation est "la seule alternative valable", dit le ministre libanais Nassar
    2026/09/03

    Dans un entretien accordé à France 24, le ministre libanais de la Justice Adel Nassar défend "le choix de la négociation" avec Israël, qualifiant la situation du Liban de "particulièrement complexe". Le pays "se retrouve entre le marteau israélien et l’enclume iranienne”, assure-t-il. Le ministre réaffirme aussi la nécessité d’un retrait total de l'État hébreu et reproche au Hezbollah son refus de déposer les armes.

    Alors que l’accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël visait à trouver "une paix durable" entre les deux pays, "la situation est particulièrement complexe" dans le pays du Cèdre, assure Adel Nassar. Le ministre libanais de la Justice qualifie l’attitude israélienne de "très difficile" à défendre, alors qu’environ 6 % de la superficie du sud du pays est occupée par l’armée israélienne depuis le printemps.

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    "Le Hezbollah, d'un autre côté, complique considérablement la tâche" en refusant de "remettre ses armes à l’État libanais", déplore le ministre. Malgré ces tensions, Adel Nassar estime que "le choix de la négociation s'impose dès lors que c'est la seule alternative valable" et juge qu’un abandon de la voie diplomatique conduirait à de nouvelles confrontations militaires, "contre l'intérêt du Liban".

    "Obstacles levés" concernant l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

    Adel Nassar affirme en outre que l’abolition de la peine de mort, votée par le Parlement le 11 août, est "essentielle" pour permettre au Liban de poursuivre son rôle de "modèle" dans la défense "des droits de l’Homme et des libertés publiques". "Il appartenait [au Liban] de donner ce message très clair qu’[il] ne se laissera pas entraîner dans les logiques d’obscurantisme qui existent dans la région", ajoute-t-il. Le pays n'avait plus procédé à des exécutions depuis 2004 même si des peines capitales étaient encore prononcées – notamment pour meurtre, acte de terrorisme ou espionnage.

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    Le ministre libanais de la Justice confirme également que "les obstacles" qui avaient empêché l’ouverture d’une enquête concernant l’explosion du port de Beyrouth "ont été levés". "Nous avons bon espoir que, d'ici fin octobre, les réquisitions auront été rendues", assure-t-il. Une étape qui pourrait ouvrir la voie à un procès.

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    12 分
  • "Pourquoi je ne pardonnerais pas à la France ?", dit l'ex-Première dame ivoirienne Simone Ehivet
    2026/09/18

    Dans un entretien accordé à France 24, Simone Ehivet, en France pour la première fois depuis 2011, assure avoir pardonné à la France comme à Alassane Ouattara. L'ex-Première dame ivoirienne regrette, en outre, l'arrestation de proches de Laurent Gbagbo, parlant de "prisonniers politiques".

    "Oh oui", répond l'ancienne Première dame et femme politique ivoirienne Simone Ehivet, lorsqu'on lui demande si elle a pardonné à la France. Elle accuse l'armée française de ne pas l'avoir protégée contre des tentatives de viol lors de son arrestation en 2011 : "Ils n'ont pas levé le petit doigt pour aider qui que ce soit parmi nous." Mais, détenue à Odienné, elle dit avoir pardonné à Alassane Ouattara : "Alors pourquoi lui, je lui pardonnerais, et puis à la France, je ne pardonnerais pas ?".

    Sur la scène ivoirienne, elle regrette le mandat d'arrêt émis le 16 septembre contre Habiba Touré, porte-parole de Laurent Gbagbo, peu après l'incarcération d'un autre proche de l'ex-président. Selon elle, près de 1 500 personnes arrêtées en lien avec les élections restent détenues : "On peut leur reprocher ce qu'on veut, mais ce sont des prisonniers politiques."

    Après la dissolution de la Commission électorale indépendante, elle plaide pour un organe électoral sans représentants des partis ni du gouvernement. Malgré des "bruits" contraires, "je maintiens mes propositions", assure-t-elle.

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    Une "très grosse déception"

    Candidate à la présidentielle d'octobre 2025, la présidente du Mouvement des générations capables n'avait recueilli que 2,4 % des suffrages. "C'est une très grosse déception", reconnaît-elle, avant d'avancer une explication : "Les Ivoiriens ne sont pas sortis voter." Elle n'exclut pas pour autant de se représenter : "Il ne faut jamais être vacciné contre quelque chose quand ce que vous recherchez, c'est le positif pour la nation."

    Texte par Sophian Aubin

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    13 分
  • La "menace" d'une attaque rwandaise contre le Burundi "existe encore", dit le président burundais
    2026/09/23

    Dans un entretien accordé à France 24, le président burundais Évariste Ndayishimiye estime que la "menace" d'une attaque du Rwanda contre son pays "existe encore". Jugeant que les autorités rwandaises "ne sont pas honnêtes", il voit "un autre agenda caché" derrière les raisons avancées par Kigali pour sa présence dans l'est de la RD Congo.

    Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine, s'est exprimé en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York. Le chef de l'État burundais redoute toujours une attaque rwandaise contre son pays : "Ces craintes, elles sont toujours là parce que l'état-major qui organise ce terrorisme [...] se trouve à Kigali, géré par Kigali, armé par Kigali, entretenu par Kigali", déclare-t-il. Il assure que "le Burundi n'a rien contre le Rwanda".

    Plus de six mois après la signature à Washington d'accords entre le Rwanda et la RD Congo, Évariste Ndayishimiye constate que "nous sommes dans l'impasse" faute de retrait des troupes rwandaises. "Jusqu'à maintenant, je ne vois pas un signe manifeste de désengagement des forces", dit-il.

    Le chef de la diplomatie rwandaise accuse l'armée burundaise de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rebelles hutu rwandais, déployés dans l'est de la RD Congo. Mais les FDLR ne constituent qu'un prétexte pour le Rwanda, estime le président burundais : "Ce qui se dit, ce n'est pas ce qui se fait."

    Paul Kagame jugé "malhonnête"

    Évariste Ndayishimiye juge en outre Paul Kagame "malhonnête", ce dernier ayant démenti s'être engagé à transférer au Burundi des personnes soupçonnées d'avoir fomenté la tentative de coup d'État de 2015. Il affirme pourtant que le président rwandais lui avait dit, dans son bureau : "Si j'ai promis, j'ai promis, je vais te les remettre."

    Interrogé sur d'éventuelles sanctions contre le régime rwandais, Évariste Ndayishimiye privilégie "la voie de dialogue", car "quand vous sanctionnez un pays, c'est toujours les citoyens qui en souffrent parce que les autorités vont continuer à vivre".

    Le président burundais s'est enfin exprimé sur l'enquête d'un consortium de médias internationaux, dont France 24, consacrée aux accords passés entre plusieurs pays africains et l'administration Trump pour accueillir des migrants de pays tiers. Le Burundi en a récemment accueilli une douzaine. "Le Burundi est un pays d'accueil", justifie Évariste Ndayishimiye, précisant que son gouvernement a seulement demandé aux États-Unis de ne pas "amener des criminels".

    Quant aux millions de dollars qui auraient été proposés par l'administration américaine en échange, il répond : "Je crois que ce n'est pas vrai", arguant que la gestion de ces migrants revient à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Texte par Sophian Aubin

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    13 分
  • L'administration Trump, "une catastrophe" pour les droits de l'homme, selon Human Rights Watch
    2026/07/16

    Sur France 24, le directeur exécutif de Human Rights Watch, Philippe Bolopion, juge l'administration Trump "catastrophique" pour les droits de l'homme, aux États-Unis comme à l'international. Il l'accuse de vouloir "détruire l'idée même de justice internationale" et dénonce un exemple américain "corrosif" pour le reste du monde.

    L'administration Trump est "une catastrophe pour le mouvement des droits de l'homme", "d'un point de vue domestique aux États-Unis, mais aussi à l'international", résume Philippe Bolopion. Human Rights Watch vient de publier un rapport sur le centre de détention de Fort Bliss, au Texas, géré par ICE, l'agence chargée de l'immigration.

    Les migrants y "sont maltraités, vivent dans des conditions complètement insalubres, sont soumis à des passages à tabac". Une personne y est morte "dans des circonstances extrêmement suspectes", rapporte le directeur exécutif. L'organisation appelle Washington à fermer le centre.

    Un exemple "extrêmement corrosif pour le reste du monde"

    L'administration Trump — qui a arrêté le président vénézuélien Nicolas Maduro et adopté des sanctions contre la Cour pénale internationale — "se place au-dessus du droit international", estime Philippe Bolopion. Elle considère que "sa puissance justifie toutes ses actions".

    L'exemple américain est "extrêmement corrosif dans le reste du monde", alerte-t-il. De nombreux dirigeants "regardent ce qui se passe aux États-Unis et en tirent des leçons". En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi évoque une modification de la Constitution pour se maintenir, sans craindre désormais que Washington "vienne lui donner des leçons de démocratie", analyse le directeur exécutif de Human Rights Watch, concluant : "L'ordre mondial basé sur le droit et les principes tremble".

    Texte par Sophian Aubin

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    12 分
  • La junte bukinabè exerce un "terrorisme d'État", dit le journaliste en exil Inoussa Ouédraogo
    2026/07/09

    Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le journaliste burkinabè en exil Inoussa Ouédraogo accuse la junte au pouvoir d'exercer un "terrorisme d'État". Il affirme que le peuple est "pris en otage" entre groupes armés et forces de sécurité, dénonce des droits humains "permanemment bafoués" et estime que le chef de la junte Ibrahim Traoré a "trahi le peuple burkinabé".

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    12 分
  • Patrick Muyaya : l'accord de paix n'avance pas "à cause des agissements" de Paul Kagame
    2026/06/30

    Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, a accordé un entretien à France 24. Selon lui, le Rwanda n'a "jamais véritablement eu la volonté" de respecter l'accord de paix conclu il y a un an. "Il est évident que si nous n'avons pas avancé la mise en œuvre de l'accord même dans son volet sécuritaire, c'est essentiellement à cause des agissements du président rwandais", assure-t-il.

    Un an après la signature de l'accord de paix entre le Rwanda et la RD Congo, Patrick Muyaya accuse le gouvernement rwandais d'avoir "perturbé" le processus de paix avec des "offensives militaires". "Il est évidemment clair que c'est le Rwanda qui perturbait les processus ; depuis la signature, il n'y a jamais véritablement eu de volonté politique".

    Dans un entretien à France 24, Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, accusait Kinshasa de renforcer militairement et politiquement les FDLR, groupe armé que la RD Congo s'était engagée à désarmer. "Cette question des FDLR" est "un faux prétexte", répond Patrick Muyaya. "Il y a une stratégie délibérée, décidée par les présidents rwandais, d'occuper le territoire national par la violence".

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