エピソード

  • [Rencontre] Kendra Morris : les règles du jeu
    2026/07/17

    Avec Next, son quatrième album, Kendra Morris signe son disque le plus personnel. Imaginé en grande partie dans son appartement de Brooklyn, il mêle soul, doo-wop, reggae et pop dans un parcours intime pensé comme un jeu de société. Rencontre avec une chanteuse et productrice américaine dont la voix semble venue d'une autre époque et qui a fait de la sincérité et des imperfections le cœur de sa démarche artistique.

    Depuis une quinzaine d'années, Kendra Morris construit une œuvre singulière, nourrie de soul, de doo-wop, de rocksteady, de reggae et de pop. Compositrice, productrice mais aussi artiste visuelle, l'Américaine puise autant dans les harmonies des girls groups des années 60 que dans l'héritage du Brill Building, où sont nés quelques-uns des plus grands classiques de la pop américaine, ou de la Factory d'Andy Warhol, laboratoire de la scène artistique new-yorkaise.

    Avec Next, elle livre son disque le plus autobiographique, enregistré à partir de maquettes réalisées chez elle, à Brooklyn, avant de prendre sa forme définitive en studio avec son groupe.

    Pour donner forme à cet album, Kendra Morris a imaginé un jeu de société. Un plateau, des directions à suivre, des cases où l'on s'arrête un instant avant de repartir ailleurs.

    Au printemps 2026, juste avant son concert parisien au New Morning, je lui ai donc proposé d'entrer dans la partie : un dé, quelques portes à ouvrir et un parcours qui nous mène de la discothèque de ses parents, bande-son de son enfance en Floride, aux premières maquettes enregistrées dans son appartement de Brooklyn. L'occasion de remonter le fil de ses influences et de découvrir sa manière d'écrire, de composer et de produire ses chansons.

    Une rencontre où il est question de vérité, d'imperfections, de création... et de ces chansons qui, parfois, semblent annoncer ce que l'on n'a pas encore vécu.

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    Titres diffusés

    Extraits de Next (Karma Chief Records / Colemine Records – 2025) : "In My House" ; "Flat Tire" ; "If I Called You" ; "Back With Me" ; "Something In Common" ; "Don't Wanna Be Happy" ; "Bill Go Nowhere" ; "Dear Buddy" ; "After Midnight"

    Extraits de Nine Lives (Karma Chief Records / Colemine Records : "Keep Walking" ; "Got Me Down" ; "Drag On"

    Journaliste : Hortense Volle

    Réalisation : Benjamin Sarralié

    Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Camille Roch

    Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert

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    48 分
  • [Rencontre] Bongeziwe Mabandla : le voyage vers soi
    2026/06/12

    Figure majeure de la scène musicale africaine contemporaine, le sud-africain Bongeziwe Mabandla fait partie de ces artistes capables de provoquer une émotion immense avec presque rien. Sur Ndingubani (« Qui suis-je ? »), son cinquième album et le plus personnel à ce jour, il chante les départs, les métamorphoses et les chemins que l'on emprunte pour devenir soi-même. Rencontre au nord de Paris, où il vit aujourd’hui.

    Né il y a une quarantaine d’années dans la région rurale du Cap-Oriental en Afrique du Sud, Bongeziwe Mabandla chante principalement en isiXhosa, sa langue maternelle, et construit depuis plus de dix ans une œuvre singulière à la croisée de la folk, de la soul et des traditions africaines.

    De sa voix à la fois douce et puissante, habitée, presque céleste il explore, disque après disque, les questions d’identité, de mémoire et de transformation.

    Après Umlilo (« Le Feu »), Mangaliso (« Le Miracle »), iimini (« Les Jours ») et amaXesha (« Les Temps »), il revient avec Ndingubani — «Qui suis-je ?« Une question qui sert de point de départ à cette rencontre enregistrée à la terrasse du Hasard Ludique, dans le nord de Paris, où il s'est installé récemment.

    On y entend les bouleversements d'un homme en mouvement qui évoque le sentiment d'appartenance, les femmes qui l'ont construit, à commencer par sa mère, la dépression, l'acceptation de soi et la force de continuer malgré les doutes.

    Une rencontre sensible avec un artiste qui transforme les grandes questions de l'existence en chansons lumineuses.

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    Titres diffusés

    Extraits de Ndingubani (Black Major – 2026) : «Ndingubani» ; «Kude» ; «Yalwa» ; «Zama» ; «Walila» ; «Ndikhulule» ; «Ukuyeka» ; «Ndinje» (feat Blick Bassy); «Makuyiwe».

    Extraits de amaXesha (Bongeziwe Mabandla / Black Major – 2023) : «xesha (i)» ; «xesha (ii)» ; «xesha (iii)».

    Extraits de Mangaliso (Universal Music – 2017) : «Intro» ; «Philakanzima» ; «Ndokulandela» ; «Wena».

    Avec aussi : «Why is it so hard ?» de Charles Bradley x Menahan Street band (2011).

    Journaliste : Hortense Volle

    Réalisation : Benjamin Sarralié

    Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset

    Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert.

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    49 分
  • [Rencontre] Rebecca Roger Cruz : entre deux rives
    2026/04/10

    Chanteuse, percussionniste et compositrice vénézuélienne installée en France, Rebecca Roger Cruz développe une musique à la croisée des mondes, entre traditions afro-vénézuéliennes, musiques anciennes et création contemporaine. Avec Río Abajo, son premier album solo, elle explore un univers où sa voix circule comme l’eau, entre les rives, les langues et les mémoires. Rencontre au Babel Music XP (Marseille) avec une artiste pour qui chanter, c’est aussi apprendre à se laisser porter.

    Née à Caracas, au Venezuela, Rebecca Roger Cruz grandit dans une ville de contrastes, entre nature luxuriante et agitation urbaine. Une géographie singulière, marquée par la présence toute proche — mais invisible — de la mer, séparée de la capitale par une chaîne de montagnes. Un paysage fondateur, dont les images, les sons et les odeurs irriguent encore aujourd’hui sa musique.

    Très tôt, la musique s’impose comme une évidence. Elle est partout : dans l’espace public, dans les bus, dans les fêtes, dans la voix de sa mère. Une pratique vivante, collective, instinctive, qui façonne son rapport au chant.

    À l’adolescence, elle se passionne pour le rock avant de se tourner vers le chant lyrique et les musiques anciennes. Une formation exigeante, qui ouvre chez elle un vaste champ de recherche autour de la voix — envisagée comme un espace d’expérimentation, traversé par les émotions, les textures et les héritages.

    Installée en France depuis une douzaine d’années, elle multiplie les projets, notamment avec Parranda La Cruz, un quatuor de voix et de percussions entre Venezuela et La Réunion, où la musique devient transe, mouvement et célébration collective.

    Avec Río Abajo, son premier album solo, Rebecca Roger Cruz affirme une écriture très personnelle, à la croisée des traditions afro-vénézuéliennes, du baroque et de la chanson. Un disque profondément traversé par l’élément eau — rivières, pluies, larmes, océans — comme un fil entre deux territoires, deux temps, deux vies.

    Au cœur de cet album, une expérience intime : celle de l’exil. Comme l’oiseau migrateur qu’elle évoque dans ses chansons, Rebecca Roger Cruz interroge le départ, l’absence, la transformation. Et fait de la musique un espace de réparation, de circulation et de lien.

    Je l’ai rencontrée à Marseille, au Babel Music XP, où son concert — habité, intense, précis — a marqué les esprits.

    Un moment suspendu, à l’image de sa musique : toujours en mouvement, entre deux rives,

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    Titres diffusés

    Extraits de Rio Abajo (Airfono Publishing – 2025) : « DIABLXS »; « Rio Abajo »; « Abreme la puerta Juana »; « Sol de Luna Llena »; « Aguacero »; « O Let Me Weep »; « Intro Reencuentro de Aves »; « Alcaravan » ; « Llamarme Mar »; Esteros » ; « Destino de la Noche»

    Extraits de Parranda La Cruz du groupe Parranda La Cruz (Lamastrock – 2023) : « In Zourné »; « Sirena »; « Sanación » ; « Tonada de Tacarigüita ».

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    49 分
  • [Rencontre] Sílvia Pérez Cruz : ce que peut une voix
    2026/02/20
    Chanteuse catalane capable de passer du folk au jazz et du flamenco au classique sans jamais donner l’impression de se disperser, Sílvia Pérez Cruz a fait de sa voix, tour à tour vibrante ou enivrante, un espace de liberté. Pour BPM, quelques jours avant son premier Olympia, celle qui est aussi musicienne, auteure et compositrice, accepte de traverser ses disques comme on traverse une vie : intensément. Sílvia Pérez Cruz est née et a grandi dans les collines de l’Empordà, sur la Costa Brava. Un territoire catalan entre Méditerranée et contreforts des Pyrénées, où la musique entre très tôt dans sa vie : lors de veillées familiales d’abord, puis par l’apprentissage du piano à cinq ans, de la guitare et du saxophone à sept. Elle a douze ans quand, dans un bar catalan, elle monte sur scène aux côtés de son père. Pour la première fois, elle ressent cette connexion immédiate avec le public — quelque chose de fort, presque physique. Elle comprend alors que chanter, pour elle, n’est pas un choix, mais une nécessité. Adolescente puis étudiante en musique, elle se frotte à tous les styles avec une curiosité presque insatiable, multiplie les groupes — jusqu’à onze formations en parallèle — avant de se lancer dans une carrière solo à 28 ans. De 11 de novembre (2012), né à un moment où se croisent le deuil de son père et l’expérience de la maternité, à Toda la vida, un día (2023), vaste fresque en cinq mouvements enregistrée entre l’Espagne, le Mexique, l’Argentine et Cuba, en passant par à Granada (2014), un album de reprises conçu avec le guitariste et producteur barcelonais Raül Refree où elle confronte sa voix aux mémoires collectives : son parcours dessine une trajectoire libre et exigeante. Bien entourée ou en solo, avec ses propres chansons ou en s’emparant de celles des autres, Sílvia Pérez Cruz cherche toujours la même chose : l’émotion juste. Chez elle, interpréter n’est jamais reproduire : c’est recréer, déplacer, incarner. Je l’ai rencontrée à l'Institut Cervantes, à Paris, un lieu dédié à la langue et aux cultures espagnoles et hispano-américaines. Ensemble, nous avons parlé de transmission, de mémoire et de présence — et de cette conviction qui traverse toute son œuvre : la voix, pour elle, est bien plus qu’un instrument. C’est une manière de se comprendre et d’habiter le monde. En concert à l'Olympia de Paris le dimanche 8 mars 2026 Pour suivre Sylvia Perez Cruz YouTube / Instagram / Facebook Titres diffusés Singles : "Moreno" (2026) ; "Capitana" (2024) ; "Pastores" (2024) Extraits de Lentamente (El Pez Cruz / Sony Music – 2024) avec Juan Falù : "La Nochera" Extraits de Toda la vida, un dia (Sony Music / El Pez Cruz – 2023) : "Estrelas e raiz" (feat MARO & Tita Payes) - Mov.5 : Renacimiento ; "El teu nom" - Mov.5 : Renacimiento ; "Nombrar es imposible" (feat Roly Berrio, Marbis Manzanet) - Mov.5 : Renacimiento Extraits de Farsa (género impossible) (El Pez Cruz / Sony Music - 2020) : "Grito Pelao" ; "Tango De La Via Lactea" ; "Futuras Madres Del Mundo" Extraits de Vestida De Nit (Silvia Perez Cruz / Sony Music – 2017) : "Tonada De Luna Llena" ; "Mechita" ; "La Lambada (Chorando Se Foi)" ; "Vustida De Nit" Extraits de Granada (Silvia Perez Cruz / Sony Music - 2014) avec Raül Refree : "Hymne A L'Amour" ; "Corrandes D'Exili" ; "Puerto Montt Esta Temblando" ; "Companero (Elegia A Ramon Sije)" Extraits de 11 De novembre (Silvia Perez Cruz / Sony Music – 2012) : "11 De Novembre" ; "O Meu Amor E Gloria" ; "Lietzenburgerstrasse 1976" ; "Folegandros"
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    49 分
  • [Rencontre] OJOS, le regard partagé
    2026/01/30

    Architectes de formation, les artistes français Élodie Charmensat et Hadrien Perretant ont construit des maquettes avant de bâtir, avec Holy Two puis OJOS, un univers musical bien à eux. Une pop hybride, qui traverse les langues, mêle organique et électronique, et avance toujours un peu en équilibre. Rencontre.

    Ojos, « les yeux » en espagnol, porte bien son nom : chez ce duo, la musique se construit comme un dialogue permanent, entre deux voix, deux sensibilités, un même battement.

    Avant de se consacrer pleinement à la musique, Élodie et Adrien se sont rencontrés en école d’architecture. Une formation qui a laissé des traces : chez Ojos, on bâtit les chansons par strates, par essais, par allers-retours, en apprenant en faisant. Leur pop, à la fois tendue et sensible, mêle textures électroniques, pulsations organiques et une écriture traversée par les doutes, les colères et les élans du passage à l’âge adulte.

    De Volcan (2021) à Discipline :’), de Oui Futur à Oui Futur – Non Machines (2025), le duo joue avec les contrastes : des titres lumineux pour des récits intimes parfois sombres, une énergie rebelle pour dire la vulnérabilité, le goût du second degré pour ne jamais figer les émotions.

    Je les ai rencontrés à Paris, au bar – restaurant Les Frères Laumière, un lieu chargé de leur histoire. Ensemble, nous avons parlé de confiance, d’amitié, de création à deux, de machines qu’on démonte pour mieux entendre le cœur des chansons — et de ce qui fait tenir, dans le temps, un vrai duo.

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    Titres diffusés

    Extraits de OUI FUTUR – NON MACHINES (Double Vue Records / Yotanka Records – 2025) : "100 fois (Non machines)" ; "L’amour ou le sucre (Non machines)" ; "Krkkr (Non machines)" ; "Je dors tout le temps (Non machines)"

    Extraits de OUI FUTUR (Double Vue Records / Yotanka Records – 2025) : "Oui" ; "Adieu" ; "Et puis au revoir" ; "Pas si dangereuse" ; "Encore moins" ; "Qu’est-ce qu’il reste à détruire ?" ; "Llorona"

    Extraits de DISCIPLINE :’) (Double Vue Records / Wonderbarr / Alter K- 2023) : "Peligrosa" ; "Le plus fort" ; "Moindre paradis" ; "La mort et ses amis"

    Extraits de Volcans (Because / Supernova / AlterK – 2021) : "Mystère (Misterio)" ; "Cœur sans visage (Corazón sin cara)"

    Et aussi

    HOLY TWO, extraits de Invisibles Matters (Pegase – 2018) : "Misunderstood" ; "Undercover Girls"

    HOLY TWO, extrait de Holy Two (Double Vue Records – 2013) : "La Tal" ;

    "Peaches" de JUSTIN BEABER; "Maladie d’amour" de JIMMY HUNT; "Envole-Moi" de JJ GOLDMAN ; "J’ai 10 ans" de ALAIN SOUCHON ; "Goldman Sun" de LAST TRAIN; "Supersonic" de OASIS.

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    49 分
  • [Rencontre] Canine, au seuil de soi
    2026/01/02

    « Le tranchant avec douceur » : voilà ce qu’évoque, aux oreilles de la compositrice et chanteuse française Magali Cotta, le mot « canine », dont elle a baptisé son projet. Une œuvre singulière, entre soul futuriste et pop cosmique, à la fois incisive et vulnérable. Alors qu’elle s’apprête à dévoiler Liminal, son troisième album, Canine explore pour nous ces états de bascule — ces seuils intimes (limen, en latin) où quelque chose se défait pour mieux se transformer. Rencontre.

    Depuis près de dix ans, Canine construit une œuvre singulière, indisciplinée, où chaque projet naît d’un moment de passage. Sa musique — hybride, charnelle, viscérale — mêle orchestrations acoustiques, textures électroniques et chœurs puissants. Elle est portée par une voix-matière qui se métamorphose, se diffracte, glisse dans les aigus ou s’ancre dans le grave, et devient parfois polyphonique à elle seule.

    Pour notre première rencontre, Canine m’a donné rendez-vous au Théâtre du Châtelet (Paris), un lieu fondateur dans son parcours.

    C’est là qu’est née l’intuition d’un projet résolument pluridisciplinaire, ouvert à la performance immersive, à la danse, au théâtre.

    Un lieu où les corps se racontent autant que les mots, et où l’on n’entre jamais tout à fait comme on en ressort — en résonance directe avec Liminal, un album inspiré par la notion d’« état liminal », cette zone de transition, souvent chaotique, qui suit un choc et précède une renaissance.

    Au fil de la conversation, Canine revient sur ces passages invisibles qui façonnent une vie : du repli nécessaire à l’élan collectif, du masque à la révélation, de la solitude de la création à la force de la meute.

    Elle évoque son rapport à la scène comme espace rituel, au corps en mouvement, mais aussi à la voix — pensée tour à tour comme instrument, comme couleur émotionnelle, comme lieu de lutte et de douceur.

    Une parole traversée par l’idée du collectif, par cette meute féminine et artistique qui entoure Canine sur scène et fait de sa musique un geste partagé.

    Une conversation intime sur la manière dont on se transforme intérieurement, dont on se relève, et dont la musique peut devenir un lieu de passage, pour soi comme pour les autres.

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    Titres diffusés

    Extrait de l’album Liminal, à paraître chez TIN NIN NIN NIN : Swallows ; Beast

    Extraits de Source (Polydor – 2022) : Sun ; FORCE ; Rituals ; Interlude - 5 ans ; Interlude - Hidden Sorrow

    Extraits de Dune Deluxe (Polydor- 2019) : Fight (Apollo Noir Remix)

    Extraits de Dune (Polydor – 2019) : Laughing ; Fight ; Bienveillance ; Glow ; Hill Top (Interlude) ; Ventimiglia ; Sweet Sway ; Forgiveness ; Temps ; Jardin

    Journaliste : Hortense Volle

    Réalisation : Benjamin Sarralié

    Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque :

    Jérémie Besset

    Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert

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    49 分
  • [Rencontre] La folk affranchie d’Annahstasia
    2025/12/12

    Afro-américaine à la voix souveraine, Annahstasia dévoile avec Tether un premier album d’une rare intensité, renouant avec la folk dans ce qu’elle a de plus ancrée, essentielle et engagée. À travers quatre objets symboliques, elle retrace un parcours intime entre héritage et spiritualité, en quête de liberté. Rencontre.

    Puissante et fragile à la fois, sans âge, la voix d’Annahstasia semble sculpter l’air autant que le silence. Elle ne ressemble à rien de connu et paraît venir de loin, et pour cause…

    À 17 ans, l’industrie a voulu la coincer dans une case r'n'b. Elle a claqué la porte, est devenue mannequin, puis s’est réinventée là où personne ne l’attendait : dans une musique libre, farouche, indomptable.

    À 30 ans, la voilà qui déploie Tether, un premier album d’une rare intensité, entre folk dépouillée, envolées soul et mysticisme pop. Une musique qu’elle qualifie elle-même de Power Folk, parce qu’elle renoue avec l’esprit engagé de la folk des années 60 et ambitionne de «raconter les histoires de notre époque d’une manière qui nous aide à nous souvenir — maintenant, et dans cent ans.»

    Quelques heures avant son concert parisien au Pitchfork Festival, j’ai retrouvé Annahstasia au Café de la Danse, où je lui ai soumis quatre objets choisis tout spécialement pour elle.

    À travers eux, elle m’a ouvert les portes de son univers : de Los Angeles à Abidjan, de Londres au village nigérian de son père. On a parlé de cette voix qu’elle considère comme un don — une puissance ancestrale dont elle mesure la responsabilité, d’amour — celui qu’on donne, celui qu’on apprend à se porter, et de la manière dont, malgré le racisme et les assignations, elle a appris à «croire en ses possibles».

    À lire aussiAnnahstasia, une folk habitée et intense dans l’album «Tether»

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    Titres diffusés

    Extrait de l’album Tether (drink sum wtr– 2025) : "Be Kind" ; "Villain" ; "Unrest" ; "Slow" ; "Silk and Velvet" ; "Satisfy Me" ; "Take Care of Me" ; "Believer"

    Extraits de l’EP Revival (Sacred Bull Records – 2023 ) : "Midas" ; "Power" ; "Untamed" ; "Milionaire" ; "Evergreen" ; "While You Were Sleeping"

    Et aussi : "900 Miles" de Terry Callier et "Gasoline" d’Obongjayar.

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    48 分
  • [Rencontre] La sensation UK reggae avec Joe Yorke
    2025/11/14

    Révélé sur la scène reggae anglaise, le chanteur-producteur à la voix d’or s’impose aujourd’hui comme l’un des artistes les plus singuliers de sa génération. De Wigan où il est né, à Bristol où il est basé, voyage à travers les villes anglaises qui l'ont façonné.

    Chanteur, auteur-compositeur et producteur, Joe Yorke s’est imposé au fil des années comme l’une des voix les plus singulières du reggae britannique.

    Après une série de singles collaboratifs avec la scène dub anglaise et française (The Eastonian Singers, The Grampians, Stand High Patrol), il signe en 2023 Hopeless, troisième long format paru sur son propre label Rhythm Steady. Un album à l’équilibre subtil où la northern soul croise ses premières amours pour le rocksteady et le reggae roots.

    C’est aussi sur ce disque que s’affirme pleinement son falsetto imparable, cette voix claire et souple que son fidèle collaborateur Eeyun Purkins (The Co-Operators) avait su révéler lors de sessions maison. Une arme douce et agile, à l’image d’un artiste qui refuse de laisser enfermer dans un seul genre.

    C’est à Marseille, à l’occasion de la Fiesta des Suds, que je le rencontre.

    Ensemble, nous retraçons son parcours à travers trois villes anglaises qui ont façonné son identité musicale : Wigan, point de diffusion de la northern soul dans les sixties; Manchester, terre de métissages et d’avant-gardes sonores ; et Bristol, creuset d’une scène underground où reggae, dub et électronique se réinventent sans cesse.

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    Titres diffusés

    Singles : "Rocksteady" feat L’Entourlopp (2025) ; "Smalltown Boy" feat Gentlemen’s Dub Club (2024) ; "Downbeat Melody" feat the Co-Opretaors (2024), "Hard Road" feat The Co-Operators (2024) ; "End of The Day" et "Dub of The Day" feat The 18th Parallel (2023) ;

    Extrait de l’album Run The Track de Big Chip & Run Come Down (Mash & Greens – 2024) : "Fighting For My Life" ; "Final Dubwise (Eeyun Purkins Kette Cut)"

    Extraits de l’album Hopeless (Rhythm Steady – 2023) : "Dreaming" ; "Rough Living" ; "Man"

    Extrait de l’album A Distant beat feat The Co-Operators (Waggle Dance Records– 2023) : "The Singerman"

    Extrait de l’album Noise and Emptiness (Rhythm Steady – 2022) : "Pressure"

    Extraits de l’album Rhythms from The Kichen Sink des Co-Operators (Waggle Dance Records– 2020) : "Tonight" ; "Under Heavy Manners" ; "All My Days" ; "Judgement Tree"

    Et aussi : "Pimpers Paradise" de Bob Marley; "Do I Love You" de Frank Wilson et le générique de la série britannique Eastenders.

    Journaliste : Hortense Volle

    Réalisation : Benjamin Sarralié

    Mixage 3D en Dolby ATMOS pour une écoute immersive au casque : Jérémie Besset

    Responsable d'unité de production FMM – RFI Labo : Xavier Gibert.

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