『Atelier des médias』のカバーアート

Atelier des médias

Atelier des médias

著者: RFI
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2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

L'atelier des médias, présenté par Steven Jambot, est une émission qui analyse les r/évolutions du journalisme et des médias à l'ère numérique. Elle est diffusée en podcast chaque samedi matin.

Contact : atelier@rfi.fr

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Comment les radios publiques francophones veulent défendre leurs podcasts
    2026/04/25

    L’association Les Médias francophones publics (MFP) fête cette année ses 10 ans. Aussi, L'atelier des médias diffuse des extraits choisis d’une table ronde que Steven Jambot a animée au festival Longueur d'ondes 2026 avec des représentants de Radio Canada, Radio France, la RTBF, la RTS, Arte Radio et RFI.

    En ce début d’année 2026, l’association Les médias francophones publics (MFP) célèbre ses 10 ans d’existence. Ce réseau, qui regroupe 14 grands médias de service public français, belges, suisses et canadiens, rassemble près de 25 000 collaboratrices et collaborateurs, dont près de 6 000 journalistes. Très concrètement, de nombreux salariés de ces médias prennent part plusieurs fois par an à des commissions et groupes de travail qui se réunissent pour partager des outils, des stratégies, des retours d’expérience.

    Le vendredi 30 avril, au festival Longueur d’ondes, à Brest, plusieurs membres de la commission Audio numérique des MFP ont participé à une table ronde. Cet épisode de L'atelier des médias en fait entendre des extraits choisis. Autour de la table se retrouvaient des représentants de Radio France, d’Arte Radio, de la RTBF, de la Radio-Télévision suisse, de Radio Canada et de RFI.

    Reprendre le contrôle de la diffusion

    Un des soucis majeurs identifié par les MFP est la fragmentation de l'audience et la captation de la valeur par les plateformes tierces. Comme l'explique Éric Poivre, secrétaire général des MFP, un des choix forts de plusieurs membres a été de réfléchir à des « stratégies de rapatriement vers nos environnements maîtrisés, nos plateformes propriétaires ».

    Radio France a déjà franchi le pas en lançant une application unique en 2018. Pour Erwann Gaucher, son directeur éditorial, l'objectif est clair : « On a envie d'une souveraineté éditoriale. On a envie de faire découvrir et on essaie d'éditorialiser, ce qui ne se passe pas sur les plateformes tierces ». Une stratégie payante, puisque 60 % des écoutes se font désormais sur l'application Radio France contre seulement 20 % il y a dix ans.

    Exclusivité contre hyper-distribution

    Au Canada, Radio Canada a opté pour une stratégie d'exclusivité via son application Ohdio. Jérôme Leclerc, premier directeur du service de l'audio numérique, souligne l'importance de « ramener chez nous la conversation avec nos auditoires ». Dans un autre esprit, Arte Radio privilégie une hyper-distribution raisonnée pour rester visible partout, tout en conservant une plus grande profondeur de catalogue sur ses site et application, explique Perrine Kervran.

    La RTBF et la RTS (Suisse) naviguent entre ces deux modèles avec une distribution sélective. Sandrine Pauwels (RTBF) revient sur l'échange et la diffusion croisée de contenus entre les médias francophones publics ; Camille Dupon-Lahitte (RTS) explique par ailleurs l'importance des écoutes publiques dans des festivals ou librairies pour « attraper un public qui n'a peut-être jamais écouté de podcast ».

    RFI, un cas à part

    Pour RFI, seul média international des MFP, la problématique diffère. Ainsi, dans certains pays du Sahel où les antennes FM, site web et applis de RFI sont bloqués, YouTube et les réseaux sociaux sont parfois le « seul contact » restant avec les auditeurs, rappelle Simon Decreuze, coordinateur de la production des podcasts de RFI.

    Un algorithme de service public

    Les synergies entre membres des MFP peuvent aussi permettre d'inventer de nouveaux standards. Erwann Gaucher évoque la mise en place d'un « algorithme de service public » dont le but n'est pas la rétention infinie, mais la curiosité : « Est-ce qu'on a réussi à vous emmener à l'écoute de quelque chose que avec votre profil dont on se rend compte que vous n'aviez jamais écouté avant ? ».

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    26 分
  • Fact-checking au Sénégal : le combat de Fatou Diéry Diagne contre la désinformation
    2026/04/18

    L'atelier des médias reçoit Fatou Diéry Diagne, journaliste fact-checkeuse au quotidien sénégalais Le Soleil. Elle a publié « Résister à la désinformation : Journal d’une fact-checkeuse sénégalaise ». Dans cet entretien, elle explique son approche dans la vérification des faits et partage les impacts de son activité journalistique sur sa vie personnelle.

    À 28 ans, Ndèye Fatou Diéry Diagne s'est imposée dans le paysage médiatique sénégalais en se spécialisant dans la lutte contre les infox. Sortie major de sa promotion au Cesti, elle est devenue journaliste au quotidien national Le Soleil, au sein duquel elle a cofondé « Soleil Check », la cellule de vérification en vidéo du journal.

    À écouter aussiSénégal : Lamine Niang veut « faire revivre » le quotidien national « Le Soleil »

    Dans son livre, Résister à la désinformation : Journal d’une fact-checkeuse sénégalaise (éditions Le Carré culturel, 2025), elle raconte un parcours sinueux guidé par une curiosité d'enfant. Elle y décrit sa démarche d'autrice comme « une halte pour reprendre mon souffle et, surtout, laisser une trace ».

    Des vidéos en wolof pour parler au plus grand nombre

    Pour contrer la viralité des rumeurs, la journaliste a fait le choix du smartphone et de la vidéo, mais surtout celui de la langue locale. Environ 80 % de la population sénégalaise comprend le wolof, contre seulement un tiers pour le français. « On s’est dit qu’il fallait que le fact-checking parle aux Sénégalais. Et qu’est-ce qui parle mieux au Sénégal actuellement ? C’est la vidéo, c’est la langue locale », explique-t-elle. Cette stratégie permet de toucher toutes les générations, notamment lorsque des fausses informations sur la santé ou la politique circulent massivement.

    Le poids psychologique de sa mission à l'ère des réseaux sociaux

    Le métier de fact-checkeur n'est pas sans risques. Entre les attaques sur son physique, sa foi ou sa crédibilité, Fatou Diéry Diagne évoque un « prix psychologique » lourd à encaisser. Pour se protéger, elle s'astreint à une discipline de fer, notamment dans sa vie privée. Elle écrit : « Ma réputation est devenue mon armure et mon fardeau. Je choisis mes relations avec précaution, parfois avec froideur [...] Une seule photo, un seul mot mal interprété et c’est tout un travail qui peut s’effondrer. »

    Pour une réponse régionale à la désinformation

    Au-delà de son travail de terrain, elle milite pour une réponse institutionnelle et régionale à la désinformation. Elle propose la création d'un centre technique ouest-africain et l'intégration de l'éducation aux médias (EMI) dans les politiques publiques. Pour elle, le fact-checking agit comme une « arme nucléaire douce » : invisible et silencieuse, mais déterminante pour la stabilité d'une société. Malgré les obstacles et le manque d'accès aux données publiques, la passion de Fatou Diéry Diagne reste intacte et elle entend la rendre contagieuse, notamment auprès des filles et des femmes qui prendront la peine de l'écouter.

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    43 分
  • Mali, Burkina Faso, Niger : les dynamiques médiatiques au sein de l’AES
    2026/04/11

    Entre stratégies d’influence étrangères et reprise en main des récits nationaux par les autorités de transition, le contrôle des médias est désormais un levier central de la souveraineté au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Pour décrypter ces mutations, L'atelier des médias reçoit la géopolitologue Selma Mihoubi.

    Depuis la série de coups d'État survenus entre 2021 et 2023, les pays qui se sont réunis en confédération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont opéré un tournant radical, y compris sur le plan médiatique. Loin d’être uniquement le fruit d'ingérences extérieures, cette transformation s’appuie sur des racines locales profondes.

    Un « alignement narratif »

    Selma Mihoubi, docteure en géopolitique à Sorbonne Université et consultante, souligne que ce « régime narratif » s'articule autour de trois axes : la célébration d'une souveraineté retrouvée face à l'ancienne puissance coloniale française, l’instrumentalisation de l’histoire et une occultation volontaire des revers sécuritaires face aux groupes djihadistes.

    Dans ce contexte d'« encerclement cognitif », les États de l'AES structurent leurs propres outils de communication. La création de la radio La Voix du Liptako, de la télévision AES TV et d’une agence de presse commune à Niamey vise à créer un « alignement narratif », explique la géopolitologue. « En fait, il y a vraiment une recherche de coalition informationnelle pour diffuser un même narratif. Et d'ailleurs, les dirigeants des pays de l'AES l'ont dit eux-mêmes : les médias de service public de ces trois États [L’ORTM au Mali, la RTB au Burkina et la RTN au Niger, ndlr] doivent travailler pour le rayonnement de l'Alliance des États du Sahel et diffuser des contenus qui vont véhiculer ces narratifs-là. Donc il y a ce partage de contenus gratuits, justement pour s'assurer en fait d'un alignement narratif. »

    La vulnérabilité économique, un terreau fertile

    Les journalistes locaux ont été mis au pas tandis que le paysage médiatique sahélien souffre d'un sous-développement chronique et d'une précarité financière qui facilitent l'influence de puissances étrangères.

    Ainsi, l'agence étatique chinoise Xinhua propose ses dépêches gratuitement, une oportunité pour des médias locaux qui ne peuvent souscrire aux flux des agences européennes (AFP et Reuters) ou américaines (AP). Mais Selma Mihoubi explique que « cette opportunité économique de récupérer des informations gratuites n’est pas nécessairement synonyme d’une adhésion idéologique ».

    À cette influence feutrée s’ajoute la stratégie plus frontale de la Russie, qui utilise massivement des comptes inauthentiques et des campagnes d'astroturfing sur les réseaux sociaux pour saturer l'espace numérique de discours hostiles à la France.

    À lire aussiComment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l'AES

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    48 分
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