エピソード

  • Guerre en Iran : vers un nouveau choc pétrolier mondial ?
    2026/03/13
    La guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël provoque un effet fulgurant sur les marchés énergétiques mondiaux. Blocage du détroit d’Ormuz, envolée des prix du pétrole, conséquences pour les pays producteurs et importateurs, repositionnement des grandes puissances : Éco d’ici Éco d’ailleurs analyse les effets économiques d’une crise qui pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier mondial, y compris sur le continent africain. Les impacts pétroliers et géoéconomiques Notre invité : Homayoun Falakshahi, analyste des marchés pétroliers chez Kpler, société spécialisée dans l’analyse des flux maritimes de matières premières. Son travail consiste à suivre les déplacements des navires transportant du pétrole afin de comprendre les dynamiques du commerce mondial. « On sait quasiment exactement ce qui est transporté, d’où les navires partent et où ils arrivent. » 👉 Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise Depuis le début du conflit, la navigation dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbée. Cette voie maritime stratégique, située entre l’Iran et Oman, constitue l’un des principaux passages du commerce pétrolier mondial. En temps normal, près d’une centaine de navires y transitent chaque jour. Mais depuis les menaces iraniennes visant les navires occidentaux et les risques militaires dans la zone, seuls quelques pétroliers continuent d’emprunter ce passage. Résultat : une partie considérable du pétrole produit dans le Golfe ne peut plus être acheminée vers les marchés internationaux. Les estimations évoquées dans l’émission indiquent qu’environ 12,5 millions de barils par jour sont aujourd’hui bloqués, soit près de 12,5 % de la demande mondiale. Conséquence immédiate : la tension sur les prix du pétrole. Ce niveau rappelle les épisodes de forte tension énergétique observés ces dernières années. « Si on a davantage de signaux montrant que la guerre pourrait durer plus longtemps, rien n’est impossible et on pourrait voir les prix vraiment exploser. » 👉 Du pétrole immobilisé Selon Homayoun Falakshahi, environ 100 pétroliers chargés de brut seraient immobilisés dans la zone du détroit d’Ormuz. À cela s’ajoutent 150 autres navires qui attendent dans le golfe d’Oman avant de pouvoir franchir le passage. Pour les pays producteurs, cette situation devient critique : certains États du Golfe disposent de capacités de stockage limitées et pourraient être contraints de réduire leur production si la situation se prolonge. 👉 Des routes alternatives ? Face aux tensions dans le détroit d’Ormuz, certains pays du Golfe ont développé des oléoducs permettant de contourner partiellement ce passage stratégique. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent ainsi d’infrastructures reliant leurs champs pétroliers directement à des ports situés hors du Golfe persique. « Les pays de la région ont construit des oléoducs pour contourner le détroit, mais ces deux oléoducs ne permettent pas de contourner à 100 %. » 👉 Le pétrole iranien continue de circuler vers la Chine Paradoxalement, malgré les tensions militaires et les sanctions occidentales, l’Iran continue d’exporter du pétrole. Les cargaisons partent principalement de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien dans le Golfe persique. Les pétroliers quittent le port, parfois en désactivant temporairement leurs systèmes de localisation, puis reprennent leur route. « Les systèmes d’exportation restent très opaques : les bateaux arrivent près de l’île de Kharg, éteignent leur signal, chargent le pétrole et traversent ensuite le détroit comme des navires normaux. » Aujourd’hui, la Chine est devenue l’unique acheteur du pétrole iranien. Cette situation illustre la transformation des relations énergétiques internationales et la montée en puissance de Pékin dans le commerce pétrolier mondial. 👉 La Chine teste sa stratégie énergétique De Pékin, la correspondante de RFI Cléa Broadhurst explique que cette crise constitue un véritable test pour la stratégie énergétique chinoise. La Chine a constitué d’importantes réserves stratégiques de pétrole, estimées à plus d’un milliard de barils. Ces stocks permettent au pays d’amortir temporairement les chocs d’approvisionnement. Par ailleurs, Pékin a progressivement diversifié ses sources d’importation en se tournant davantage vers la Russie. Cette stratégie s’inscrit dans une politique plus large visant à réduire la dépendance au pétrole grâce au développement des véhicules électriques et des énergies alternatives. 👉 La Russie, gagnante indirecte de la crise ? La crise actuelle pourrait aussi profiter à la Russie. Les perturbations dans le Golfe pourraient pousser certains pays asiatiques à augmenter leurs achats de pétrole russe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Moscou vend son ...
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    56 分
  • Mark-Alexandre Doumba, ministre gabonais de l'Économie numérique, gd invité de l'économie RFI / JA
    2026/03/07

    Ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation du Gabon, Marc-Alexandre Doumba fait partie de la nouvelle génération de responsables africains qui misent sur la technologie pour accélérer le développement économique. Grand invité de l'économie RFI / Jeune Afrique, il revient au micro de Bruno Faure et Quentin Velluet sur sa vision du numérique comme levier stratégique de croissance pour l’Afrique, les enjeux de régulation des plateformes et le potentiel de l’intelligence artificielle dans les économies émergentes.

    Les principales thématiques de l’entretien Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient

    💬 « Le commerce qui passe par le détroit d’Ormuz va être perturbé : cela peut créer un choc énergétique, avec une hausse du prix du pétrole. Pour un pays exportateur comme le Gabon, cela peut être positif, mais pour les pays importateurs, ce sera un renchérissement du coût de l’énergie. »

    Le style de gouvernance de Brice Oligui Nguema

    💬 « Le président a une vision souverainiste, progressive et d’ouverture du Gabon vers le monde, avec une forte préoccupation pour les enjeux sociaux, le développement et un attachement à la démocratie. »

    La transformation numérique du Gabon

    💬 « Le numérique fait partie des enjeux majeurs aujourd’hui, liés à la donnée, aux minerais critiques et à la gouvernance numérique de demain. »

    💬 « Nous devons comprendre les tendances du monde pour les insérer dans nos politiques publiques et attirer des investissements dans le numérique. »

    Numérique et diversification économique

    💬 « Il y a une volonté d’accélérer la croissance et de rattraper les retards accumulés sur les sujets qui préoccupent les populations gabonaises. »

    La régulation des réseaux sociaux

    Sujet sensible au Gabon : la suspension temporaire de certaines plateformes. Marc-Alexandre Doumba défend la responsabilité de l’État face aux risques de désinformation.

    💬 « La responsabilité première de l’État est d’assurer la sécurité de ses populations et de ses institutions. »

    Il souligne aussi le manque d’éducation aux médias chez les jeunes utilisateurs.

    💬 « Quand vous consommez une information sur les réseaux sociaux, il est très probable qu’elle ne soit pas vraie. »

    Les relations avec les géants du numérique

    L’entretien aborde également la relation entre États africains et grandes plateformes technologiques mondiales, ainsi que les questions de cybersécurité et de souveraineté numérique.

    💬 « Le Gabon seul n’arrivera pas à infléchir une dynamique mondiale. Il faut que les pays africains se mettent d’accord sur des référentiels juridiques communs pour dialoguer avec les GAFAM et protéger nos populations. »

    Le passage du privé au public

    Ancien entrepreneur, le ministre estime que les profils issus de l’entreprise seront de plus en plus nombreux à rejoindre la Fonction publique.

    💬 « De plus en plus d’Africains du secteur privé veulent participer à l’effort collectif et apporter leur expertise au service public. »

    📻 Réalisation : Steven Helsly / Guillaume Munier

    🎶 Choix musical : Ayayé / Créol - L'oiseau rare.

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    1 時間
  • Automobile : l’Europe face au choc électrique
    2026/02/27
    L'industrie automobile mondiale traverse une mutation historique, entre transition électrique, rivalités géopolitiques et pressions réglementaires. Nous vous proposons une plongée au cœur de cette révolution : un reportage exclusif au plus près des lignes de production de l'usine Volvo Cars à Gand (Belgique) et des analyses d'experts pour mieux comprendre les défis et les enjeux d'une filière en pleine recomposition. Reportage à l'usine Volvo Cars de Gand (Belgique) Volvo Cars Gand en chiffres : 👉 Création en 1965, dernière usine automobile en Belgique 👉 212.000 véhicules produits en 2025 : modèles EX30, XC40, EX40, EC40 et V60 👉 6.500 salariés répartis sur trois équipes 👉 Production de véhicules thermiques, hybrides et 100 % électriques 👉 Site pionnier d’assemblage de batteries pour Volvo (plus de 500 produites par jour dans chaque unité dédiée) 👉 Actionnaire : le groupe chinois Geely Intervenants : • Barbara Blomme, Communications Manager Volvo Plants • Frederick Marchant, Superintendent Battery Plant & Engine Center • Michiel Van Goethem, Manager Battery Plant Volvo Car Gent • Eleen Bosteels, Procurement Program Manager Volvo Cars • Willem Schreyen, Senior Leader Manufacturing & Supply Chain • Godfried Stockman – Guide de l'usine Volvo Cars de Gand Thèmes principaux du reportage : 📌 Transition vers l’électrique : investissements, nouveaux métiers, formation 📌 Dépendance aux chaînes logistiques mondiales et défis d’approvisionnement 📌 Avantage concurrentiel de produire des batteries localement 📌 Capacité de Volvo à produire deux technologies : NMC et LFP 📌 Production à flux tendu : 950 véhicules/jour 📌 Importance de la flexibilité (moins d’automatisation que prévu) 📌 Analyse – Le marché automobile européen en mutation Nos entretiens ✔️ Athina Argyriou, présidente déléguée de la CSIAM (Chambre Syndicale Internationale de l'Automobile et du Motocycle) évoque ces sujets : 📍 Déclin historique de l’emploi dans l’automobile européenne 📍 Mutation de l’industrie et nouveaux métiers 📍 Rôle des réglementations environnementales 📍 Problèmes d’harmonisation entre politiques européennes 📍 Difficulté de produire des petits véhicules en Europe 📍 Dépendance européenne aux batteries chinoises 📍 Nécessité d’une stratégie industrielle cohérente Messages clés : 💬 L’industrie européenne n’est pas en déclin mais en transformation. 💬 Les différences de politiques nationales affaiblissent la compétitivité. 💬 La Chine domine le marché des batteries, pas des voitures. 💬 Donald Trump, en misant sur le pétrole, affaiblit l'industrie automobile américaine. ✔️ Anaïs Voy-Gillis, Chercheuse associée à l’IAE Poitiers, docteure en géographie et spécialiste des politiques industrielles dans le monde, auteure « Pour une révolution industrielle » (Presses de la Cité) aborde ces points principaux: 📝 L’Europe a pris trop tard le virage de l’électrique 📝 Réaction politique au dieselgate plutôt que stratégie à la long terme 📝 Chine : 20 ans d’avance grâce à une vision systémique 📝 Triple pression sur les constructeurs européens : réglementaire, géoéconomique, technologique (logiciels, data) 📝 Fragmentation européenne (27 politiques industrielles différentes) 📝 Risques de renoncer trop vite à l’électrique 📝 Nécessité de politiques de réciprocité (localisation, antidumping) 📝 Importance vitale de ne pas abandonner les investissements en batteries 🎵 Musique : Lukx – « Hands in the Dirt » 📻 Réalisation : Quentin Moulin
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    1 時間 1 分
  • Compétitivité mondiale : l’Europe face au défi industriel
    2026/02/20
    Dans un contexte de tensions géo-économiques accrues (qu'adviendra-t-il des droits de douane imposés par Donald Trump et retoqués par la Cour suprême américaine), un vocabulaire domine désormais les débats internationaux : compétition, concurrence, déclassement, compétitivité. Longtemps réservée aux entreprises, la rivalité s’étend aujourd’hui aux États, aux blocs régionaux et aux grandes puissances économiques — Union européenne, Chine, États-Unis et pays émergents — engagés dans une course permanente à l’influence industrielle et technologique. NOS INVITÉS 👉 Marie Krpata, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri (Institut français des relations internationales, spécialiste des relations économiques internationales, de la Chine et de la politique industrielle européenne. 👉 Pieter Timmermans, directeur général de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Une Europe en situation d’urgence économique ? Lors d’un récent sommet sur la compétitivité, le président français Emmanuel Macron a lancé un appel clair : « Place à l’action ». Face à la désindustrialisation, à la concurrence américaine et chinoise et à la fragmentation du marché intérieur, l’Europe cherche à redéfinir sa stratégie. Parmi les questions clés abordées dans l’émission : La politique industrielle européenne est-elle cohérente ou réactive ? Quels secteurs sont les plus exposés ? Pourquoi la relocalisation industrielle progresse-t-elle moins vite que prévu ? L’autonomie stratégique est-elle compatible avec le libre-échange ? Le point de vue des entreprises européennes À Bruxelles, nous avons recueilli l’analyse de Pieter Timmermans, directeur général de la Fédération des entreprises de Belgique. Les entreprises dénoncent notamment : coûts énergétiques élevés pression réglementaire fragmentation du marché européen lenteur décisionnelle. Les réponses institutionnelles européennes La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, propose notamment : un statut juridique commun « EU Inc. » pour simplifier la création d’entreprise dans toute l’Europe l’approfondissement de l’Union de l’épargne et de l’investissement l’intégration accrue des marchés de capitaux Objectif : réduire la fragmentation et renforcer la compétitivité globale. Protéger sans devenir protectionniste ? L’Europe cherche un équilibre délicat. Le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni défendent une position commune : lutter contre les pratiques commerciales déloyales sans basculer dans le protectionnisme. Mais plusieurs tensions demeurent : concurrence mondiale subventionnée dépendance technologique transition énergétique coûteuse désaccords sur l’endettement européen. Dette commune ou discipline budgétaire ? Faut-il mutualiser les investissements industriels ? Le débat oppose les partisans d’une dette européenne commune aux défenseurs de la rigueur budgétaire nationale. Une divergence qui reflète les lignes de fracture économiques du continent. Gouvernance, financement, souveraineté : les grandes contradictions européennes Au cœur de l’analyse de Marie Krpata : fragmentation des stratégies nationales règles de concurrence limitant les « champions européens » dépendances persistantes dans les chaînes de valeur stratégiques tensions entre transition écologique et compétitivité risque de course aux subventions entre États membres. L’Afrique dans la compétition mondiale Ces enjeux ne concernent pas uniquement l’Europe. Ils traversent aussi le continent africain, engagé dans ses propres stratégies industrielles et partenariales. Dans un entretien vidéo disponible sur la chaîne YouTube de RFI, le banquier d’affaires Khaled Igué — cofondateur de la French-African Foundation - exprime sa vision des alliances nécessaires pour le continent.
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  • Enquêter au péril de sa vie : les journalistes face aux crimes économiques
    2026/02/13
    Corruption, blanchiment, fraude fiscale ou détournement de fonds : quel est le rôle du journalisme d’investigation face aux crimes économiques mondiaux ? L'émission met en lumière le travail des journalistes qui enquêtent dans des contextes dangereux pour révéler des réalités souvent dissimulées. Elle a été enregistrée dans les locaux du réseau international de journalistes d’investigation Forbidden Stories, une organisation qui poursuit les enquêtes de reporters menacés, emprisonnés ou assassinés. Une mission : faire vivre les enquêtes menacées Créé en 2017, Forbidden Stories rassemble des centaines de journalistes dans le monde. Leur objectif : empêcher que des enquêtes disparaissent lorsque leurs auteurs sont réduits au silence. Ses missions : 👉 reprendre les investigations interrompues, 👉 les diffuser à l’échelle internationale, 👉 envoyer un message clair : supprimer un journaliste ne supprime pas l’information. Ce travail collaboratif s’appuie sur des partenaires dans de nombreux pays et sur l’analyse de données complexes, souvent issues de fuites ou d’enquêtes transnationales. Les invités de l’émission 🎙️ Laurent Richard, fondateur et directeur de Forbidden Stories. 🎙️ Eloïse Layan, journaliste d’investigation. Elle a repris plusieurs enquêtes sur le contournement des sanctions et sur les réseaux économiques illicites, au Kirghizistan et en Haïti. 🎙️ Emmanuel Colombié, journaliste d'investigation, auteur d'une enquête sur l'or illégal au Pérou 🎙️ Thibaut Bruttin, secrétaire général de Reporters sans frontières. Au départ, une enquête emblématique : le projet Daphne Parmi les premières grandes investigations du collectif, figure le projet consacré à la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée en 2017 alors qu’elle enquêtait sur des affaires de corruption liées au pouvoir politique et à des circuits financiers internationaux. Des dizaines de journalistes de plusieurs grands médias internationaux ont poursuivi son travail, révélant notamment l’implication d’acteurs proches du pouvoir. Cette mobilisation internationale a contribué à provoquer une crise politique majeure à Malte. Des enquêtes de terrain à travers le monde 🇵🇪 Les seigneurs de l’or : la mainmise des gangs sur les mines du Pérou Les journalistes de Forbidden Stories poursuivent l’enquête du journaliste local Manuel Kayo Quispe, menacé de mort et contraint de se cacher après avoir dénoncé les activités d’un gang près de la frontière bolivienne, une région marquée par l’exploitation illégale de l’or. Une organisation criminelle a progressivement pris le contrôle des mines et de toute la chaîne économique : sécurisation des sites d’extraction, collecte et transport de l’or, alliances avec des entreprises enregistrées, mélange d’or illégal et légal pour l’exportation internationale. Une activité extrêmement lucrative : l’or illégal représente un volume économique bien supérieur à celui du trafic de drogue dans la région. Un désastre environnemental majeur : déforestation massive, pollution des rivières par les produits chimiques utilisés pour l’extraction, destruction des territoires des communautés autochtones. Un impact social très lourd : violences, assassinats, disparitions et climat de peur généralisée. 🇭🇹 Haïti – gangs, contrebande et pouvoir économique En Haïti, l’économie est fortement influencée par les gangs et les réseaux de contrebande. L'enquête s’appuie sur le travail du journaliste haïtien assassiné Néhémie Joseph, qui enquêtait sur la contrebande à la frontière avec la République dominicaine. Les investigations ont révélé : des réseaux d’import-export contrôlés par quelques acteurs dominants, des soupçons de corruption douanière, des flux illégaux d’armes dissimulées dans des cargaisons commerciales, l’implication présumée de l’ancien sénateur Rony Célestin. Ces activités alimentent la violence armée et déstabilisent l’économie du pays. 🇰🇬 Sanction breakers au Kirghizistan – contournement des sanctions et commerce international L’émission évoque une enquête sur les circuits commerciaux permettant de contourner les sanctions internationales, notamment via l’Asie centrale. Ces réseaux impliquent des échanges complexes entre plusieurs pays, montrant comment les flux économiques mondiaux peuvent servir à masquer l’origine réelle des marchandises ou des capitaux. 🇬🇭 Ghana – l’économie mondiale de l’or illégal Au sud-ouest du Ghana, l’exploitation illégale de l’or est visible jusque depuis l’espace. Les conséquences sont multiples : destruction des forêts, pollution des rivières, enrichissement de réseaux criminels, violences et menaces contre les journalistes enquêtant sur le terrain. L’enquête ...
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    1 時間 3 分
  • Crise du cacao en Côte d'Ivoire : un modèle en questions
    2026/02/07
    Cette émission explore en profondeur la crise actuelle du secteur du cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 40% de la production globale. Face à une volatilité historique des cours et des difficultés majeures pour les producteurs, l'émission donne la parole aux acteurs de terrain, experts et décideurs pour comprendre les enjeux économiques, sociaux et politiques de cette filière stratégique. Points clés de la situation : Prix bord champ fixé à 2 800 francs CFA/kg par l'État ivoirien en début de campagne 2025-2026 Chute brutale des cours mondiaux Accumulation de stocks estimés à 130 000 tonnesProducteurs privés de trésorerie malgré la livraison de leurs fèvesIntervention de l'État pour racheter les stocks et restaurer la fluidité NOS INVITES : 👉 Alahassane Diakité, directeur général de la Maison du Cacao et Diakité Cocoa Products, député de Divo (Côte d'Ivoire). Fils de planteurs, il représente une nouvelle génération d'entrepreneurs ivoiriens engagés dans la transformation locale du cacao. « Le producteur de cacao vit de la sueur de son front, pas de la politique » L'entretien en vidéo et en intégralité ici 👉 Dr Lansana Gagny Sakho, secrétaire général du CAVIE (Centre Africain de Veille et d'Intelligence Economique), spécialiste des chaînes de valeur et de l'intelligence économique. « Tant que l’Afrique n’assurera pas la transformation locale de ses matières premières, elle restera dépendante. » 👉 Oscar Toukpo, chargé de recherche à l'Institut d'Ethno-Sociologie de l'Université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan, spécialiste de la ruralité et des questions de vulnérabilité dans la filière cacao. « Il y a un phénomène de migration des producteurs vers des terres plus fertiles au Libéria et en Guinée forestière. » La transformation locale : une solution ? Avec son frère jumeau Fousseini, Alahassane Diakité, qui a débuté comme pisteur (collecteur de fèves), a créé deux unités de transformation : Diakité Cocoa Products : capacité de 15 000 tonnes/anLa Maison du Cacao (inaugurée août 2025) : capacité de 32 000 tonnes/anObjectif 2030 : atteindre 80 000 tonnes/anEmplois : plus de 200 actuellement, objectif de 1 000 employés Leurs produits vont au-delà du chocolat : pâtes à tartiner, gels douche, savons... avec l'ambition de créer des produits accessibles aux Ivoiriens. « Aujourd'hui, le chocolat n'est pas trop dans nos habitudes alimentaires. Nous voulons aussi limiter l'exportation pour que les produits que nous allons faire soient consommés ou utilisés localement. » L'analyse de l'intelligence économique Dr. Lansana Gagny Sakho met en lumière les faiblesses structurelles du modèle africain : Les obstacles à la transformation locale : Difficulté à attirer les investissements (l'Afrique représente moins de 5% des IDE mondiaux)Problèmes de compétitivité face à l'AsieAbsence de collaboration entre pays producteurs (Côte d'Ivoire et Ghana produisent 70% du cacao mondial mais ne coordonnent pas leurs politiques)Marchés de consommation situés principalement en OccidentManque de respect des normes internationales « L'Afrique s'est toujours contentée à produire et à exporter ses matières premières brutes et rester en marge, là où on fait la valeur ajoutée [...] Nous n'avons jamais été capables d'anticiper. » Selon lui, la transformation locale pourrait multiplier par quatre la valeur des produits, mais nécessite une alliance stratégique entre pays producteurs, à l'image de l'OPEP pour le pétrole. La vulnérabilité des producteurs Oscar Toukpo décrit les facteurs de paupérisation des planteurs : : Revenus inférieurs à 750 francs CFA/jour (moins de 1,15 dollar), sous le seuil de pauvretéPratiques agricoles destructrices (cacao plein soleil, déforestation)Impact du swollen shoot (maladie des pousses du cacaoyer) et vieillissement des plantationsAppauvrissement des sols et migration constante vers de nouvelles terresEndettement auprès d'usuriers pendant la période de soudureDéperdition scolaire : familles nombreuses ne pouvant pas financer l'éducation des enfants Phénomène préoccupant : migration de producteurs ivoiriens vers le Libéria et la Guinée forestière pour trouver des terres plus fertiles, avec risque de conflits fonciers futurs. « Ces paysans là, qui produisent le cacao donc la matière première, n'ont aucunement d'influence sur la fixation des prix. » La réponse de l'État ivoirien et du Conseil Café-Cacao Yves Brahima Koné, directeur du Conseil Café-Cacao, explique la stratégie d'intervention : « L'État va s'appuyer en priorité sur des opérateurs nationaux crédibles, solides et structurés qui conduiront les opérations d'achat et d'enlèvement [...] Ce mécanisme mis en place se poursuivra tout au long de la campagne principale afin de décongestionner le bord champ. » Les défis futurs ...
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    50 分
  • La FED défie Trump, l'indépendance des banques centrales en danger ?
    2026/01/30

    Ce sont des tensions inédites entre le pouvoir politique américain et la Réserve fédérale (Fed), au moment où Donald Trump multiplie les attaques publiques contre son président, Jerome Powell. Accusé de ne pas baisser les taux d’intérêt assez rapidement, le patron de la Fed est au cœur d’un bras de fer qui dépasse la simple controverse conjoncturelle et pose une question fondamentale : l’indépendance des banques centrales est-elle en train de vaciller ?

    👉 L’émission revient d’abord sur la nature et l’ampleur de ces critiques, leur caractère inhabituel par leur virulence, et les tentatives de recours à des procédures judiciaires pour fragiliser certains membres de la Fed. Les invités montrent que, si les pressions politiques sur les banques centrales ne sont pas nouvelles, la forme prise aujourd’hui aux États-Unis marque une rupture dans les usages.

    Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France, ancien économiste à la Fed

    💬 « Ce qui est plus nouveau, c’est que Trump s’est lancé dans des attaques pour essayer d’évincer certains membres du board de la Fed avec des procédures judiciaires. »

    👉 À travers un éclairage historique, les débats replacent la situation actuelle dans une longue trajectoire, depuis l’entre-deux-guerres jusqu’à l’émergence, dans les années 1990, d’une conception moderne de l’indépendance des banques centrales, fondée sur un mandat clair de stabilité des prix et sur la maîtrise autonome des instruments de politique monétaire. L’émission explore également les différences institutionnelles entre la Fed et la Banque centrale européenne, ainsi que les raisons pour lesquelles le cadre européen offre, sur certains aspects, des garanties plus solides.

    Adriano do Vale, maître de conférences en économie à l'Université de Poitiers – Auteur "L’indépendance des banques centrales, à l'aune de l'histoire de la pensée et des pratiques" (Classiques Garnier)

    💬 « La politique monétaire est une affaire éminemment politique, et ça, ça a toujours été comme ça. Ce qui marque la singularité de ce moment, c’est surtout la forme, le vocabulaire et le ton. »

    👉 Les échanges abordent aussi la dimension internationale du dossier : la solidarité exprimée par plusieurs gouverneurs de banques centrales envers Jerome Powell, les réactions observées jusqu’en Nouvelle-Zélande, et le rôle de forums comme la Banque des règlements internationaux dans la constitution d’une véritable communauté mondiale de banquiers centraux.

    Enfin, l’émission se projette vers l’avenir en analysant les perspectives de politique monétaire américaine : maintien ou reprise des baisses de taux, risques d’une détente prématurée, crédibilité de la Fed face aux marchés et conséquences pour l’économie mondiale.

    Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade

    💬 « La question centrale aujourd’hui est de savoir si la Fed pourra baisser ses taux dans les prochains mois sans compromettre sa crédibilité. »

    👉 Dans la seconde partie de l'émission, nous vous proposons un entretien avec le député et ancien ministre de RDC Kin Kiey Mulumba, par ailleurs fondateur du journal Le Soft et président du conseil d’administration de la Régie des Voies Aériennes (RVA). Il publie "Une histoire du Congo, de Mobutu à Tshisekedi" (Le Cherche Midi)

    Découvrez l'entretien en vidéo sur la chaîne Youtube de RFI

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    1 時間 9 分
  • «Champions d'Afrique dans la gestion du risque» - Philip Sigwart, PDG de Baobab (microfinance)
    2026/01/24

    Notre Grand invité de l’économie RFI – Jeune Afrique est un spécialiste du financement des entreprises sur le continent africain, en particulier les très petites entreprises et les PME, moteurs essentiels de la croissance et de l’emploi : Philip Sigwart, président-directeur général du groupe panafricain de finance inclusive Baobab détaille sa stratégie et livre un diagnostic sur les défis du secteur au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique).

    À la tête du groupe Baobab depuis 2019, Philip Sigwart incarne une trajectoire singulière, à la croisée de la banque internationale, du terrain et de la finance inclusive. Formé à l’économie à l’Université de Saint-Gall (Suisse) puis titulaire d’un MBA de Chicago Booth, il débute sa carrière à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), où il travaille sur le financement des petites entreprises dans des économies en transition. Il rejoint ensuite ProCredit Holding, groupe bancaire spécialisé dans les PME, et occupe des fonctions de direction dans plusieurs pays : Kosovo, Géorgie et République démocratique du Congo. Cette expérience de terrain, au contact direct des entrepreneurs, façonne durablement sa vision du crédit et du risque. Entre 2015 et 2019, Philip Sigwart poursuit son parcours en Afrique de l’Est, au Kenya, où il pilote l’activité PME d’Equity Group, l’un des plus grands groupes bancaires africains.

    Depuis Paris, il dirige aujourd’hui le groupe Baobab, acteur majeur de la finance inclusive, présent dans sept pays africains, au service d’environ 1,6 million de clients, principalement des entreprises de petite taille, artisans et commerçants. Sous son impulsion, Baobab a opéré un recentrage stratégique sur l’Afrique et revendique une croissance responsable, conciliant performance financière, inclusion et impact social.

    Au cours de cet entretien, il revient sur :

    • le rachat de Baobab par le groupe égyptien Beltone,

    • les enjeux de consolidation de la microfinance africaine,

    • le financement des TPE, PME et entrepreneurs,

    • la gestion du risque de crédit,

    • la place des fintechs,

    • l’inclusion financière des femmes,

    • les défis climatiques et agricoles,

    • et les priorités stratégiques du groupe, notamment au Nigeria et en RDC.

    Avec la participation d'Eric Ntumba, directeur général de Baobab Nigeria, filiale stratégique du groupe dans la première économie d’Afrique.

    Retrouvez les grands invités de l'économie ici

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    48 分