エピソード

  • Newspace, datacenters, climate tech: les nouveaux horizons de l'économie
    2026/05/01
    Éco d’ici, éco d’ailleurs explore cette semaine les transformations majeures de l'économie mondiale à travers trois secteurs stratégiques : les infrastructures numériques, l’innovation technologique liée au climat et la conquête spatiale. Trois entrepreneurs européens livrent leur vision de ces nouveaux champs de compétition où se jouent souveraineté, innovation et croissance. Une bataille qui se joue désormais autant sur Terre… que dans l’espace. Immersion dans les data centers : la souveraineté numérique en action Invité : Louis Blanchot, CEO d'Etix Everywhere L’émission débute par une visite immersive dans un data center, infrastructure clé de l’économie numérique. Louis Blanchot présente les enjeux techniques et stratégiques de ces installations. Un pilier invisible de l’économie numérique Les data centers assurent le stockage et le traitement des données, indispensables au fonctionnement d’Internet, du cloud et de l’intelligence artificielle. Leur fonctionnement repose sur quatre piliers essentiels : une alimentation électrique continueun système de refroidissement performantune sécurité renforcéeune connectivité optimale La gestion thermique est cruciale : les serveurs doivent fonctionner dans une plage de température précise pour éviter toute défaillance. Un secteur en pleine expansion Porté par l’essor de l’IA, le marché des data centers connaît une croissance rapide. Etix s’est spécialisé dans les « data centers de proximité » (edge), permettant de rapprocher les infrastructures des utilisateurs finaux et d’améliorer la performance des services. L’entreprise a connu une forte croissance, passant de quelques sites à un réseau national couvrant plusieurs régions françaises, avec des ambitions européennes. L’enjeu clé : la souveraineté des données Au-delà de la performance technique, Louis Blanchot insiste sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté numérique. Dans un contexte géopolitique tendu, la maîtrise des données devient essentielle, notamment pour les secteurs sensibles comme : la défensel’aéronautiquela recherche et développement L’idée n’est pas de tout localiser, mais de protéger les données stratégiques. Le choix d’un opérateur de data center devient ainsi un acte politique autant qu’économique. Transformer la recherche en business : le modèle du startup studio Invité : Olivier Thirifays, cofondateur de BXVentures Deuxième étape de l’émission : la Belgique pour découvrir le modèle du startup studio avec BXVentures Un pont entre laboratoire et marché Le constat de départ est simple : l’Europe regorge de technologies innovantes issues de la recherche, mais celles-ci peinent souvent à atteindre le marché. Le startup studio propose une approche différente : collaboration étroite avec les chercheursco-création de startupsfinancement initialaccompagnement stratégique Contrairement aux incubateurs classiques, le studio s’implique directement dans la création des entreprises et partage les risques. Focus sur les climate tech BX Ventures se concentre sur les technologies liées au climat, avec une double exigence : impact environnemental positifviabilité économique L’objectif est de développer des innovations capables de répondre à des besoins industriels concrets, sans dépendre uniquement de réglementations ou de subventions. Un écosystème à construire Le modèle repose sur une collaboration étroite avec les industriels dès les premières phases. Cela permet : d’évaluer la pertinence des technologiesd’ajuster leur développementde sécuriser leur débouché commercial Un exemple emblématique est le projet Chipswin, qui vise à structurer un écosystème européen dans la microélectronique en mutualisant infrastructures, compétences et ressources. Un enjeu européen majeur Pour Olivier Thirifays, l’Europe doit accélérer la mise sur le marché de ses innovations. Trop souvent, les technologies restent bloquées au stade du prototype, alors que d’autres régions du monde avancent plus vite. L’enjeu est clair : renforcer la souveraineté industrielle en densifiant l’écosystème technologique. Le NewSpace : l’économie à la conquête du cosmos Invité : Charles Beigbeder, entrepreneur et investisseur, président du fonds Audacia, auteur NewSpace, l'économie à la conquête du cosmos (Eyrolles) L'entretien est à découvrir en vidéo ici L’émission s’ouvre sur un horizon encore plus vaste : l’espace. Charles Beigbeder, investisseur passionné, décrypte les nouvelles opportunités économiques du secteur spatial. Une révolution en cours Le spatial n’est plus réservé aux États. Grâce à la baisse des coûts : fabrication de satelliteslancements en orbite de nouveaux acteurs privés investissent massivement ce secteur. Le « new space » devient ainsi un terrain de compétition économique majeur,...
    続きを読む 一部表示
    1 時間
  • Démographie : une bombe économique silencieuse?
    2026/04/25
    Vieillissement accéléré en Europe, chute de la natalité en Chine, explosion démographique en Afrique : la démographie est-elle en train de redessiner l’économie mondiale ? Elle n’est plus une simple variable statistique mais déterminant central de la puissance d'un pays. Retraites, productivité, immobilier, croissance, travail, intelligence artificielle : autant de sujets abordés avec deux économistes aux approches parfois convergentes, parfois opposées. Nos invités 🎤 Thibault Prébay, économiste, auteur de Démographie, la bombe tranquille (Éditions du Rocher) Ancien professionnel de la finance et analyste économique, Thibault Prébay défend l’idée que le choc démographique est sous-estimé car il agit lentement, presque silencieusement, avant de produire des effets brutaux. Son expression de « bombe tranquille » résume sa thèse : la crise démographique n’explose pas comme une crise financière, elle fragilise progressivement les sociétés jusqu’au moment où les systèmes sociaux, le marché du travail et les équilibres économiques commencent à se déchirer. 💬 « Le plus gros impact a quelque chose de très sourd, très lent, dont on a tendance à ne se rendre compte que quand c’est trop tard. » Thibault Prébay interroge aussi la capacité réelle des gains de productivité et de l’intelligence artificielle à compenser durablement la raréfaction du travail humain. 💬 « On passe d’un monde qui ne savait pas comment occuper ses enfants à un monde qui ne sait pas comment occuper les postes. » 🎤 David Duhamel, professeur d'économie à Sciences Po, auteur du livre et du podcast Un monde sans enfants Son point de départ : la chute mondiale de la fécondité est un phénomène inédit dans l’histoire humaine. 💬 « Le choc démographique est absolument inédit, global, universel et compliqué à comprendre. » Selon lui, l’événement majeur n’est pas seulement économique, il est civilisationnel. Il insiste notamment sur le rôle des transformations culturelles, du rapport à la parentalité et des rapports femmes-hommes. 💬 « La maternité est devenue un choix pour les femmes. Cela change tout. » David Duhamel invite à repenser les catégories avec lesquelles on mesure le progrès, en remettant notamment en question l’idée selon laquelle la croissance démographique ou le PIB seraient les seuls horizons du bien-être collectif. Un débat central : l’exemple chinois La Chine occupe une place centrale dans cette émission comme illustration spectaculaire du basculement démographique mondial. Après des décennies marquées par la politique de l’enfant unique, le pays affronte aujourd’hui une chute des naissances, un vieillissement accéléré et des tensions croissantes sur son modèle économique. Les invités soulignent que cette transition fragilise plusieurs piliers du développement chinois : la main-d’œuvre abondante, la croissance tirée par l’investissement et la dynamique immobilière. Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI en Chine insiste sur le fait que le recul de la natalité ne s’explique pas seulement par l’héritage des politiques publiques passées, mais aussi par des facteurs sociaux profonds : coût du logement, pression éducative, précarité de l’emploi des jeunes et transformation des aspirations familiales. Elle souligne que les politiques natalistes lancées par Pékin peinent à inverser la tendance, car le problème relève moins d’un déficit d’incitations que d’un changement structurel des comportements. Elle met aussi en avant les conséquences géopolitiques possibles de cette contraction démographique pour la puissance chinoise. L’Afrique, l’autre versant du basculement mondial L’Afrique apparaît dans l’émission comme le contrepoint démographique des sociétés vieillissantes. Alors que l’Europe et une partie de l’Asie connaissent le ralentissement ou le recul de leur population, le continent africain concentre une part croissante de la jeunesse mondiale et pourrait représenter un habitant sur quatre d’ici 2050. Les échanges soulignent que cette dynamique peut devenir un puissant levier économique — à travers le marché du travail, l’innovation, l’urbanisation et la consommation — mais seulement si elle s’accompagne d’investissements massifs dans l’éducation, l’emploi et les infrastructures. Les invités rappellent ainsi que la croissance démographique n’est pas automatiquement un dividende économique : sans politiques adaptées, elle peut aussi accentuer les déséquilibres. L’Afrique est donc présentée moins comme un simple réservoir démographique que comme l’un des lieux où se jouera une part du futur économique mondial. Réalisation : Lauren Némausat Choix musicaux : Na Lingi Yo - Sly Johnson Fais des bébés - Jean-Jacques Goldman.
    続きを読む 一部表示
    55 分
  • L'Afrique numérique entre ambitions continentales et réalités du terrain
    2026/04/18
    À l'occasion du Gitex Africa Morocco 2026 à Marrakech, Eco d'ici Eco d'ailleurs dresse un état des lieux de la tech et du développement de l'IA sur le continent — souveraineté des données, financement, inclusion rurale, langues africaines et modèles propres à l'Afrique. Au micro de Bruno Faure (RFI), un florilège d'invités venus de différents horizons pour décrypter les enjeux de cette bataille stratégique. GITEX Africa, organisé par le Dubai World Trade Centre, est un événement annuel combinant exposition et conférences organisé à Marrakech (Maroc). L’événement réunit des leaders technologiques, des innovateurs, des start-up et des décideurs politiques pour faire progresser la transformation numérique à travers le continent africain. LES INVITÉS 🎤 Amal El Fellah Seghrouchni — Ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration "Les Africains vont créer leur modèle de langage. Il ne s'agit pas de copier, il s'agit de trouver la troisième voie africaine de l'intelligence artificielle." L'entretien est à découvrir en vidéo et en intégralité ici 🎤 Yasmine Ndassa — PDG de Noor, consultante en stratégie data et IA (Atlanta / Maroc / Cameroun) 💬 "L'IA est un catalyseur qui va faire la différence entre de petits sauts ou des Quantum Leap. L'Afrique aura beaucoup à montrer au reste du monde." 🎤 Khalil Al Americani — Directeur général de Vodacom RDC 💬 "L'intelligence artificielle est un outil d'accélération incroyable, mais c'est comme l'énergie nucléaire — on peut bien s'en servir ou mal s'en servir." 🎤 Saad Jittou — Cofondateur de Weego, startup de mobilité intelligente (Maroc / Sénégal) 💬 "En Afrique, on ne parle pas de licornes, on parle de gazelles ou de chameaux — un modèle qui pousse à la croissance, mais surtout à la rentabilité rapide pour résister aux obstacles du continent." 🎤 Steven Bedi — Fondateur de Tylimmo, marketplace immobilière digitale (Côte d'Ivoire) 💬 "L'Afrique n'a pas forcément besoin d'une transformation digitale. Elle a besoin d'une digitalisation. Quand les besoins de base sont résolus, on fait un bond qui dépasse les technologies qu'on voulait rattraper." L'émission est à découvrir en vidéo et en intégralité ici 🎤 Yongkil Lee — Directeur de la Korea Africa Foundation, société spéciale relevant du ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud qui a été lancée en 2018. 💬 "Si nous regardons le présent, l'Afrique n'est pas encore là où nous voyons l'avenir — dans dix ans, dans vingt ans. Nous n'avons pas besoin d'être les premiers, nous devons coopérer." LES POINTS-CLÉS 👉 Souveraineté numérique et modèle africain de l'IA Le Maroc ambitionne de ne pas simplement reproduire les modèles américain, chinois ou européen. La ministre Amal El Fellah Seghrouchni plaide pour un hub arabo-africain du numérique — l'équivalent d'une Commission européenne à l'échelle du continent — et pour des modèles de langage travaillant sur des langues jusqu'ici ignorées comme le darija ou l'amazigh. La coopération avec Mistral AI porte ainsi sur des petits modèles de langage adaptés aux réalités locales. 👉 Langues africaines et biais des données L'IA mondiale est bâtie sur les grandes langues dominantes. Les dialectes africains — bambara, duala, wolof, darija — y sont quasi absents, ce qui crée des biais profonds et exclut des communautés entières des bénéfices de la technologie. Des startups africaines commencent à entraîner des modèles sur ces langues, une responsabilité que les grandes plateformes étrangères n'assumeront pas d'elles-mêmes. 👉 Inclusion rurale et besoins fondamentaux La RDC doit encore connecter 40 à 50 millions de personnes. Pour Steven Bedi, le vrai levier n'est pas la transformation digitale spectaculaire mais la digitalisation des besoins élémentaires : payer, se loger, se déplacer. L'exemple du mobile money — inventé en Afrique, aujourd'hui envié par l'Europe pour l'instantanéité de ses transferts — illustre ce que produit une innovation ancrée dans le quotidien. En RDC, 26 milliards de dollars circulent annuellement sur la plateforme M-Pesa. 👉 Financement et écosystème startup Le financement reste le nerf de la guerre. Les banques africaines demeurent frileuses, et contrairement à la Silicon Valley, les startups du continent doivent souvent afficher clients et revenus avant même de lever des fonds. Vodacom joue un rôle de catalyseur en ouvrant ses API, en finançant des incubateurs et en accompagnant les jeunes entrepreneurs. Weego a quant à lui bouclé une levée de plus d'un million de dollars pour s'étendre au Maroc, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. 👉 Modèles à l'international : Corée du Sud, États-Unis, Europe La Corée du Sud est perçue comme un modèle inspirant pour la jeunesse africaine. La Korea Africa ...
    続きを読む 一部表示
    49 分
  • «L'Union européenne reste le partenaire le plus fiable de l'Afrique» - Moussa Batraki (OEACP)
    2026/04/11

    Grand invité de l’économie RFI-Jeune Afrique, Moussa Batraki, secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), revient sur les grands défis économiques et géopolitiques qui redéfinissent les équilibres mondiaux. À la tête d’une organisation qui rassemble 79 pays, il évoque sa volonté de transformer l’ACP en une plateforme plus influente dans les négociations internationales, notamment sur les questions de financement, de climat et de commerce.

    Le sommet de Malabo (Guinée Équatoriale), organisé à l’occasion du 50è anniversaire de l’organisation, marque une étape-clé dans ce repositionnement stratégique. Face à la crise énergétique mondiale, amplifiée par les tensions au Moyen-Orient, Moussa Batraki souligne la double réalité des pays africains : une forte dépendance aux importations, mais aussi un potentiel important en matière de production et de transformation locale. La transition énergétique, entre énergies renouvelables et nucléaire, pose la question centrale des financements et des partenariats internationaux.

    Au micro de Bruno Faure (RFI) et Aurélie M'Bida (Jeune Afrique), il aborde également la vulnérabilité alimentaire du continent, confronté à une hausse des importations et à des chocs extérieurs répétés. Autant d’enjeux qui appellent, selon lui, à une réflexion de long terme pour permettre aux pays ACP de s’affirmer comme des acteurs à part entière dans la recomposition du système économique mondial.

    💻 Réalisation : Yann Bourdelas / Guillaume Munier.

    🎵 Choix musicaux :

    Naika - One Track Mind

    Jocelyn Balu - Borumba Song

    続きを読む 一部表示
    48 分
  • Guerre, pétrole, marchés financiers : qui gagne, qui perd ?
    2026/04/03
    Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient autour du détroit d’Ormuz et du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, les marchés financiers mondiaux sont sous pression. Hausse du pétrole, incertitudes économiques, volatilité accrue : dans ce contexte instable, une question s’impose à tous — investisseurs, États, entreprises : qui va gagner de l’argent, et qui va en perdre ? Pour y répondre, Eco d’ici Eco d’ailleurs réunit plusieurs spécialistes de la finance et des marchés afin d’analyser les risques… mais aussi les opportunités. Des marchés sous tension permanente L’émission met en lumière un changement profond : les marchés sont désormais influencés en temps réel par les déclarations politiques, les réseaux sociaux et les algorithmes de trading. Une simple déclaration peut provoquer des réactions instantanées sur les marchés mondiaux. Dans ce contexte, deux scénarios se dessinent : Les risques choc énergétique durableralentissement économique, hausse de l'inflation et des taux d'intérêtinstabilité financière accrue Les opportunités secteurs énergétiques et matières premièresstratégies d’investissement opportunistesarbitrages rapides pour les investisseurs avertis NOS INVITÉS 🎙️ Clémentine Gallès - cheffe économiste chez Société Générale Private Banking, accompagne des clients dans la gestion de leur patrimoine financier à l’échelle internationale. Elle souligne une évolution notable du comportement des investisseurs : une meilleure résistance au stress une habitude croissante de la volatilité une approche plus rationnelle face aux crises « Sur les marchés actions, le choc jusqu'à présent reste plutôt contenu quand on regarde l'indicateur de volatilité, l'indicateur de la peur. » 🎙️ Omar Dibo - cofondateur de Finneko. Basé à Monaco, il développe une approche d’éducation financière visant à rendre les investisseurs autonomes. Sa méthode repose sur une analyse dite « top-down », inspirée des grands investisseurs internationaux : partir de la géopolitique et de la macroéconomie identifier les tendances globales en déduire les secteurs porteurs « Les taux augmentent parce qu'il y a une certaine spéculation, cela reflète une certaine prime de risque sur les dettes européennes et américaines. Mais si on a une accalmie du conflit dans les prochaines semaines, je ne serai pas étonné de voir les taux revenir sur un pricing normal. » 🎙️ Alexandre Baradez - analyste marchés chez IG France, observe en temps réel les réactions des actifs aux événements mondiaux. Dans un environnement dominé par la géopolitique, il met en lumière les mécanismes en chaîne : tensions → hausse du pétrole hausse du pétrole → hausse des taux hausse des taux → pression sur les marchés Mais, son analyse se veut nuancée : la situation actuelle pourrait ressembler davantage à un choc économique qu’à une inflation durable. « Le risque aujourd’hui, c’est plutôt un scénario type 2008 : une flambée de l’énergie suivie d’un retournement brutal plutôt qu'une vraie vague inflationniste comme celle post-Covid. » 🎙️ Laurent Fontaine, designer de profession, représente ces investisseurs individuels de plus en plus nombreux à intervenir sur les marchés. Son parcours illustre l’apprentissage progressif nécessaire : premières pertes dès ses débuts importance de la diversification nécessité de comprendre ses investissements « J’ai compris assez vite qu’il fallait diversifier ses investissements, conserver des poches de liquidité et profiter des creux de marché. » En fin d'émission, notre entretien avec Yassine El Yattioui Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sont multiples : énergétiques, commerciales, géopolitiques, y compris en Afrique. Nous avons reçu le chercheur Yassine El Yattioui, docteur en science politique et relations internationales à l'université de Salamanque (Espagne). Un entretien à découvrir en vidéo et en intégralité sur la chaîne Youtube de RFI. 🖥️ Réalisation de l'émission : Guillaume Munier / Yann Bourdelas 🎵 Choix musical : You know I'm down - Juls ft. Tyler Daley
    続きを読む 一部表示
    1 時間 10 分
  • Tunisie : entreprendre, innover, verdir l’économie
    2026/03/27
    De Sousse à Bizerte, de Sfax à Tunis, ce numéro d’« Éco d’ici, Éco d’ailleurs » vous emmène en Tunisie à la rencontre de celles et ceux qui transforment l’économie réelle : entrepreneures rurales, start-upers de la tech et de la « green tech », chercheurs et accompagnateurs de projets. Une immersion au plus près des initiatives qui misent sur l’agriculture durable, la transition écologique et l’innovation numérique pour créer des emplois et ouvrir de nouveaux marchés. 👉 Son de Blé, la biscuiterie artisanale qui fait bouger la filière healthy À Sousse, la biscuiterie « Son de Blé » propose des biscuits 100% naturels, riches en fibres, sans additifs ni conservateurs, pensés pour la santé des consommateurs – sportifs, personnes diabétiques ou en recherche d’une alimentation plus équilibrée. Derrière cette petite usine à taille humaine, une fondatrice passée de l’informatique à la gastronomie, entourée d’une équipe majoritairement féminine. 🎤 Wissal Fehmi, fondatrice de Son de Blé : « Je rêve d’un peu de stabilité pour que les petites entreprises puissent fixer des prix justes et se développer sans craindre chaque hausse brutale des matières premières. » 👉 Femmes rurales, climat et autonomie économique À Bizerte, un consortium d’associations, de centres de recherche tunisiens et français travaille sur l’impact du changement climatique sur les femmes rurales, très exposées à la sécheresse, à la pénurie d’eau et à la précarité de l’emploi agricole. L’objectif : co-construire avec elles des solutions concrètes pour renforcer leurs droits, leur pouvoir de négociation et leur accès aux marchés. 🎤 Najoua Bouraoui, présidente de l’Association pour la protection de l’environnement et le développement durable de Bizerte (APEDDUB) : « Ces femmes vivent dans des sociétés plutôt masculines. C’est l’homme qui commande, qui autorise, qui ordonne… Nous les aidons à surmonter cela, petit à petit, sans entrer en conflit avec leur contexte social. » 🎤 Anissa Hanafi, enseignante-chercheure à l'INAT (Institut national agronomique de Tunisie) : « L'ouvrière agricole fait face à différents problèmes - mauvaises conditions de travail, de transport, faible rémunération, etc... » 🎤 Mazhoud Houda, chercheure à l'INRAT (Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie) : « Les femmes représentent 70% de la main-d’œuvre agricole en Tunisie, mais leur statut d’ouvrière agricole n’est même pas reconnu officiellement. » 🎤 Nicolas Faysse, socio-économiste au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) : « Notre travail avec les associations, c’est de produire des connaissances avec les femmes rurales elles‑mêmes, puis de transformer ces connaissances en propositions très concrètes de politiques publiques. » 👉 Agro Sahteen, l’hydroponie au service de l’agriculture africaine La société Agro Sahteen, fondée par Mohamed Dahmani, développe des systèmes de culture hors-sol en hydroponie, dans des serres où l’environnement est entièrement contrôlé (eau, nutriments, lumière, hygrométrie). L’objectif : produire des cultures « intelligentes », résilientes à la sécheresse et exportables dans d’autres régions du monde confrontées à la rareté de l’eau. 🎤 Mohamed Dahmani, fondateur d’Agro Sahteen : « L’hydroponie permet d’économiser jusqu’à 95% d’eau. Pour produire un kilo de quinoa, j’utiliserai 95% d’eau en moins que dans un champ classique. » Pour soutenir l’export de cette technologie, Agro Sahteen a été accompagnée par le cabinet Stecia International dans le cadre du programme Qawafel, financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France. Une mission de prospection au Sénégal a permis de confronter les solutions tunisiennes aux besoins d’agriculteurs sénégalais et d’institutions publiques. 🎤 Walid Gaddas, directeur général de Stecia International (sélection de start-up tunisiennes, étude de marché, mise en relation avec des partenaires, institutions et bailleurs de fonds) : « Contrairement à ce que beaucoup pensent, il y a énormément de points communs entre la Tunisie et le Sénégal : manque d’eau, petits agriculteurs, difficultés d’accès à la technologie… Avec quelques ajustements, les mêmes solutions peuvent fonctionner. » 👉 Sfax : un écosystème entrepreneurial en mouvement Le Centre d’affaires de Sfax accompagne depuis 2005 les TPE, PME et start-up de la région, dans un contexte de transition de l’entrepreneuriat « classique » vers l’entrepreneuriat innovant et l’économie verte. Malgré les crises politiques et la pandémie de Covid-19, la ville conserve un fort esprit entrepreneurial, notamment chez les jeunes. 🎤 Abir Hosni, directrice du Centre d’affaires de Sfax : « À Sfax, l’esprit ...
    続きを読む 一部表示
    1 時間 2 分
  • Iran, Ukraine, IA: la tech nouvelle arme de guerre mondiale
    2026/03/20
    Intelligence artificielle, cybersécurité, données : les technologies sont désormais au cœur des conflits contemporains. De l’Ukraine au Moyen-Orient en passant par Pékin et la Silicon Valley, une nouvelle guerre se joue, invisible mais stratégique. La tech devient à la fois un outil militaire, un levier économique et un enjeu de souveraineté. Décryptage avec nos invités réunis au Printemps de l’économie à Paris. Retrouvez ici toutes les conférences du 14ème Printemps de l'économie. NOS INVITÉS 🎤 Damien Douani, responsable de l'innovation à l'école Narratiiv, fondateur de Topos, cocréateur du podcast "Les Éclaireurs du Numérique" 🎤 Julien Pillot, économiste, enseignant à Inseec grande école (groupe OMNES Education) 🎤 Yrieix Denis, consultant en cybersécurité & business intelligence au sein du cabinet Alyghieri 🎤 Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Jizô AI. Une guerre technologique déjà bien réelle Pour Damien Douani, expert du numérique, la transformation est déjà visible sur le terrain. Mais au-delà du matériel, la guerre se déplace vers des dimensions immatérielles : « Il y a des guerres qu’on pourrait qualifier de cognitives, de vol de données ». Cette mutation marque une rupture : l’information, l’opinion et les systèmes numériques deviennent des cibles stratégiques. Des marchés colossaux et une économie de la guerre L’essor de ces conflits technologiques génère une économie massive. L’économiste Julien Pillot explique que « les montants sont tellement colossaux qu’ils sont impossibles à mesurer ». La cybersécurité et la cyberdéfense sont devenues des secteurs-clé, allant de la protection des entreprises jusqu’aux opérations de renseignement et de déstabilisation. Cybersécurité : un pilier stratégique Pour Yrieix Denis, spécialiste en cyberdéfense, les enjeux sont aussi organisationnels que technologiques. Il rappelle que la cybersécurité repose sur trois piliers : gouvernance, outils, usages. Et les investissements peuvent être massifs, notamment dans les secteurs sensibles : « il y a une domination énorme du secteur par les États-Unis et Israël ». Silicon Valley et armée : une alliance assumée Jusque-là parfois réticentes, les entreprises technologiques américaines collaborent désormais ouvertement avec le secteur militaire. Damien Douani résume ce basculement : « il y avait des réflexions éthiques […], le fait que Donald Trump dynamite les lignes a décomplexé certains acteurs ». Les logiques économiques et géopolitiques prennent souvent le dessus sur les considérations morales. Une guerre globale entre puissances La rivalité entre les États-Unis et la Chine structure largement cette nouvelle guerre technologique. Yrieix Denis rappelle l’ampleur du rattrapage chinois : « Pékin a réussi le plus grand transfert technologique de l’histoire […] grâce à l’espionnage informatique ». La cyberguerre, arme totale Pour Nicolas Arpagian, la cyberguerre est devenue incontournable : « toutes les dimensions sont activées dans le cadre de la cyberguerre ». Elle permet de cibler les infrastructures critiques, paralyser des économies, influencer les opinions publiques. Il insiste sur un point-clé : « les équipements numériques sont des cibles à part entière ». Une vulnérabilité humaine persistante Malgré les technologies avancées, le facteur humain reste le maillon faible. Julien Pillot le résume ainsi : « Beaucoup de cybermenaces passent par la capacité à se faire remettre les clés ». Damien Douani ajoute : « On dit souvent entre geeks que le chaînon manquant en informatique, il est entre le fauteuil et le clavier ». 🎼 Choix musical : Moonchild - Fear (Hey Friend) ft. PJ Morton. 🖥️ Réalisation : Guillaume Munier.
    続きを読む 一部表示
    51 分
  • Guerre en Iran : vers un nouveau choc pétrolier mondial?
    2026/03/13
    La guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël provoque un effet fulgurant sur les marchés énergétiques mondiaux. Blocage du détroit d’Ormuz, envolée des prix du pétrole, conséquences pour les pays producteurs et importateurs, repositionnement des grandes puissances : Éco d’ici Éco d’ailleurs analyse les effets économiques d’une crise qui pourrait provoquer un nouveau choc pétrolier mondial, y compris sur le continent africain. Les impacts pétroliers et géoéconomiques Notre invité : Homayoun Falakshahi, analyste des marchés pétroliers chez Kpler, société spécialisée dans l’analyse des flux maritimes de matières premières. Son travail consiste à suivre les déplacements des navires transportant du pétrole afin de comprendre les dynamiques du commerce mondial. « On sait quasiment exactement ce qui est transporté, d’où les navires partent et où ils arrivent. » 👉 Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise Depuis le début du conflit, la navigation dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbée. Cette voie maritime stratégique, située entre l’Iran et Oman, constitue l’un des principaux passages du commerce pétrolier mondial. En temps normal, près d’une centaine de navires y transitent chaque jour. Mais depuis les menaces iraniennes visant les navires occidentaux et les risques militaires dans la zone, seuls quelques pétroliers continuent d’emprunter ce passage. Résultat : une partie considérable du pétrole produit dans le Golfe ne peut plus être acheminée vers les marchés internationaux. Les estimations évoquées dans l’émission indiquent qu’environ 12,5 millions de barils par jour sont aujourd’hui bloqués, soit près de 12,5% de la demande mondiale. Conséquence immédiate : la tension sur les prix du pétrole. Ce niveau rappelle les épisodes de forte tension énergétique observés ces dernières années. « Si on a davantage de signaux montrant que la guerre pourrait durer plus longtemps, rien n’est impossible et on pourrait voir les prix vraiment exploser. » 👉 Du pétrole immobilisé Selon Homayoun Falakshahi, environ 100 pétroliers chargés de brut seraient immobilisés dans la zone du détroit d’Ormuz. À cela, s’ajoutent 150 autres navires qui attendent dans le golfe d’Oman avant de pouvoir franchir le passage. Pour les pays producteurs, cette situation devient critique : certains États du Golfe disposent de capacités de stockage limitées et pourraient être contraints de réduire leur production si la situation se prolonge. 👉 Des routes alternatives ? Face aux tensions dans le détroit d’Ormuz, certains pays du Golfe ont développé des oléoducs permettant de contourner partiellement ce passage stratégique. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent ainsi d’infrastructures reliant leurs champs pétroliers directement à des ports situés hors du Golfe persique. « Les pays de la région ont construit des oléoducs pour contourner le détroit, mais ces deux oléoducs ne permettent pas de contourner à 100 %. » 👉 Le pétrole iranien continue de circuler vers la Chine Paradoxalement, malgré les tensions militaires et les sanctions occidentales, l’Iran continue d’exporter du pétrole. Les cargaisons partent principalement de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien dans le Golfe persique. Les pétroliers quittent le port, parfois en désactivant temporairement leurs systèmes de localisation, puis reprennent leur route. « Les systèmes d’exportation restent très opaques : les bateaux arrivent près de l’île de Kharg, éteignent leur signal, chargent le pétrole et traversent ensuite le détroit comme des navires normaux. » Aujourd’hui, la Chine est devenue l’unique acheteur du pétrole iranien. Cette situation illustre la transformation des relations énergétiques internationales et la montée en puissance de Pékin dans le commerce pétrolier mondial. 👉 La Chine teste sa stratégie énergétique De Pékin, la correspondante de RFI Cléa Broadhurst explique que cette crise constitue un véritable test pour la stratégie énergétique chinoise. La Chine a constitué d’importantes réserves stratégiques de pétrole, estimées à plus d’un milliard de barils. Ces stocks permettent au pays d’amortir temporairement les chocs d’approvisionnement. Par ailleurs, Pékin a progressivement diversifié ses sources d’importation en se tournant davantage vers la Russie. Cette stratégie s’inscrit dans une politique plus large visant à réduire la dépendance au pétrole grâce au développement des véhicules électriques et des énergies alternatives. 👉 La Russie, gagnante indirecte de la crise ? La crise actuelle pourrait aussi profiter à la Russie. Les perturbations dans le Golfe pourraient pousser certains pays asiatiques à augmenter leurs achats de pétrole russe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Moscou vend son ...
    続きを読む 一部表示
    56 分