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Éco d'ici éco d'ailleurs

Éco d'ici éco d'ailleurs

著者: RFI
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Chaque samedi, Bruno Faure ouvre les grands dossiers de l’actualité économique internationale avec les spécialistes du service Économie de RFI et les meilleurs experts. La globalisation et ses enjeux, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Éco d’Ici, Éco d’Ailleurs. *** Diffusions le samedi (vers toutes cibles), à 10h10 TU et 23h10 TU.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Coupe du monde de football : un modèle économique durable ?
    2026/07/03
    La Coupe du monde de football 2026 s'impose comme une révolution économique et technologique : une pluie de milliards, de nouvelles sources de revenus, un nouveau modèle de sponsoring basé sur la tech et l'IA. Au final, un jackpot attendu par la FIFA et son président Gianni Infantino, ami personnel de Donald Trump qui attend lui-même un bénéfice de cet événement à l'approche des élections de mi-mandat et alors que les Etats-Unis célèbrent le 250ème anniversaire de leur indépendance. NOS INVITES - Mustafa Curlu — Directeur sport & international, BPI France - Aurélie Dyèvre — Directrice générale de Sporsora - Tancrède Thiellay — Consultant en stratégie, auteur d'une note pour Terra Nova sur la régulation du football - Thérèse Rebière — professeure d'économie au CNAM, spécialiste du marché du travail aux Etats-Unis Les nouveaux horizons du sport business Directeur Sport & International de BPI France, Mustapha Curlu présente Sport Définition, événement annuel dédié aux industries sportives, dont c'est la troisième édition. Son constat : entre pratique sportive, fans et marques, une multitude d'entreprises et de secteurs coexistent sans vraiment se connaître. L'événement réunit stars du sport — Ciryl Gane, Violette Dorange, Antoine Dupont — et acteurs économiques pour décortiquer ces transformations. L'innovation y occupe une place centrale, de la data à l'expérience fan, en passant par la durabilité, avec des entreprises qui recyclent des matériaux pour fabriquer des équipements sportifs. BPI France y annonce une poche d'investissement de 50 millions d'euros pour accélérer le développement du sport business français, jugé trop lent malgré des atouts considérables. Mustapha Curlu évoque aussi les missions menées au Maroc, où près de 100 entreprises françaises ont été accompagnées pour se positionner sur les marchés liés à la Coupe du monde 2030. Le Mondial 2026, une Coupe du monde devenue plateforme 👉 Une révolution à 13 milliards Avec 48 équipes et 104 matchs — presque le double des éditions précédentes — la FIFA attend sur son cycle 2023-2026 près de 13 milliards de dollars de revenus, en hausse de 72 % par rapport au cycle d'avant. Le format s'inspire même du sport américain, avec ses pauses fraîcheur publicitaires et son show de mi-temps façon Super Bowl. « Un match de plus, c'est un produit de plus à vendre. Une équipe de plus, c'est un marché de plus à conquérir, une histoire de plus à raconter. » — Tancrède Thiellay 👉 La tech s'invite dans le vestiaire financier Le sponsoring classique — panneaux publicitaires et droits télé — ne suffit plus à financer une compétition passée de 64 à 104 matchs. Google, TikTok et YouTube sont devenus partenaires ; Lenovo a déployé 10 000 équipements et 200 ingénieurs pour la compétition. Le spectateur, lui, devient une source de données autant qu'une audience. « On voit même l'intelligence artificielle générative utilisée pour créer des résumés de match personnalisables en temps réel. » — Aurélie Dyèvre 👉 Sur le terrain, le business déborde du stade Thomas de Saint-Léger, envoyé spécial de RFI raconte comment Boston a été envahie par les supporters écossais : les publicités pour le tourisme fleurissaient déjà sur les écrans de la ville quelques jours après leur départ. Dans les parkings comme dans les tribunes, tout se monnaye — jusqu'aux places de stationnement chez les particuliers, revendues entre 80 et 150 dollars les jours de match. 👉 Une FIFA juge et partie ? Pour Tancrède Thiellay, le problème n'est pas l'absence de régulateurs — FIFA, UEFA, fédérations nationales existent déjà — mais l'absence d'un arbitre au-dessus d'eux, capable de défendre un bien commun du football que personne ne définit aujourd'hui. Sur 211 fédérations affiliées à la FIFA, l'immense majorité dépend de ses subventions. « La FIFA est à la fois juge et partie : elle écrit les règles, elle les fait appliquer, elle encaisse l'argent lié au marché du football. » — Tancrède Thiellet 👉 Conquérir l'Amérique, puis le Golfe et l'Afrique Devant des investisseurs en Floride, Gianni Infantino a chiffré le potentiel : le football pèse 300 milliards de dollars par an dans le monde, dont seulement 10 milliards aux États-Unis contre 70 % en Europe. Au-delà des États-Unis, la FIFA regarde vers le Golfe — Qatar 2022, Arabie Saoudite 2034 — et vers l'Afrique, où le talent abonde mais où l'exode des jeunes joueurs reste massif. « Il y a une sorte d'angle mort du football continental aujourd'hui en Afrique, puisqu'il y a un nombre de talents et des audiences qui sont vraiment massifs, mais qui aujourd'hui ne génèrent pas vraiment de croissance économique. » — Tancrède Thiellay 👉 L'héritage : peu d'infrastructures, beaucoup de CO2 Les villes hôtes ont financé les infrastructures, ...
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    58 分
  • Afrique, le temps des possibles, épisode 1 : gouverner dans un monde brutal
    2026/07/11
    Dans un contexte mondial marqué par les rivalités géopolitiques, les guerres économiques et la remise en cause de la mondialisation, l'Afrique peut-elle construire un développement plus souverain, inclusif et durable ? Comment gouverner face au « tournant brutaliste » ? Nous vous proposons une série d'émissions « Afrique, le temps des possibles » qui réunit plusieurs grands intellectuels suite à la publication d'un livre blanc de 60 propositions coordonnées par l'historien Achille Mbembe. 💻 Découvrez l'émission en vidéo en cliquant sur ce lien NOS INVITÉS Achille Mbembe – Philosophe, historien et politologue, professeur à l'Université du Witwatersrand (Johannesburg, Afrique du Sud), Directeur Général de la Fondation de l'innovation pour la démocratie, coordinateur du Livre blanc La force des sociétés – 60 propositions au service des futurs Africains, présenté lors du sommet Africa Forward.Kako Nubukpo – Économiste togolais, professeur des universités, ancien commissaire de l'UEMOA chargé de l'Agriculture, des Ressources en eau et de l'Environnement, auteur de L'Afrique et le reste du monde (Odile Jacob)Fatoumata Ngom – Analyste des politiques publiques à l'OCDE, écrivaine, ingénieure en informatique et diplômée en mathématiques financières, auteure de Le silence du totem (L'Harmattan). « Le modèle économique dominant est en crise » La première partie de l'émission dresse un diagnostic sans concession des mutations du monde. Les invités estiment que le modèle de développement hérité de la mondialisation ne répond plus aux défis actuels et que l'Afrique doit inventer de nouvelles trajectoires. 🎤 Achille Mbembe : « Le modèle économique dominant est en crise aujourd'hui et ne nous permet plus de faire ce saut civilisationnel. Nous assistons à un tournant brutaliste. » 🎤 Fatoumata Ngom : « Il est temps de mesurer le progrès au-delà du seul PIB. » « Peut-on développer une économie sans démocratie ? » Les échanges portent ensuite sur la qualité des institutions, la démocratie, les régimes autoritaires et les conditions d'une croissance durable. 🎤 Achille Mbembe : « Il faut contester l'idée selon laquelle l'autoritarisme serait plus efficace. » 🎤 Kako Nubukpo : « À long terme, il n'y a pas de succès possible sans institutions inclusives. » « Restaurer la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants » Comment recréer un contrat social ? Les intervenants défendent une gouvernance davantage fondée sur la participation, la redevabilité et l'implication des citoyens. 🎤 Kako Nubukpo : « On ne peut pas demander aux marchés financiers l'autorisation de construire un hôpital. » 🎤 Fatoumata Ngom : « Les gouvernants doivent savoir qu'ils sont là pour le peuple, et pas pour eux-mêmes. » « Sortir du piège de l'extractivisme » L'Afrique reste indispensable à la transition énergétique mondiale mais continue de capter une faible part de la richesse créée à partir de ses ressources. 🎤 Achille Mbembe : « Les mutations économiques doivent être guidées par le soin des communautés et des institutions. » 🎤 Kako Nubukpo : « Le monde dépend de l'Afrique, mais cela produit surtout la primarisation de ses économies. » « Mieux répartir les richesses » Les invités analysent les conséquences économiques des inégalités, de la pauvreté et des flux financiers illicites. 🎤 Kako Nubukpo : « Les insécurités sont liées à une mauvaise redistribution de la richesse. » 🎤 Fatoumata Ngom : « L'Afrique perd davantage avec les flux financiers illicites qu'elle ne reçoit parfois en aide au développement. » « Compter d'abord sur les ressources africaines » Le débat s'intéresse ensuite au financement du développement, aux capacités d'épargne du continent et au rôle de l'aide internationale. 🎤 Achille Mbembe : « L'Afrique dispose des ressources nécessaires. Il faut les mobiliser au service du continent. » 🎤 Fatoumata Ngom : « L'objectif de l'aide au développement est que plus aucun pays n'en dépende durablement. » « Repenser les relations entre l'Afrique et le reste du monde » Les échanges se concluent sur les rapports entre l'Afrique, la France et les anciennes puissances coloniales, ainsi que sur les nouvelles formes de coopération internationale. 🎤 Achille Mbembe : « La relation entre la France et l'Afrique doit reposer sur le principe de la juste distance. » 🎤 Kako Nubukpo : « L'enjeu est de passer d'une dépendance subie à des interdépendances choisies. » « La force des sociétés » En conclusion, les trois invités convergent sur une idée centrale : le développement du continent ne pourra venir uniquement des capitaux, des institutions internationales ou des grandes puissances. Il reposera d'abord sur les citoyens, les territoires, les savoirs, les initiatives locales et la capacité des sociétés africaines à ...
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    48 分
  • Afrique, le temps des possibles, épisode 2 : un avenir économique pour la jeunesse
    2026/07/18
    C'est le deuxième épisode de la série « Afrique, le temps des possibles ». Continent le plus jeune du monde, l'Afrique verra un jeune sur trois de la planète y vivre d'ici 2050. L'historien Achille Mbembe, l'économiste Kako Nubukpo, les entrepreneurs Matina Razafimahefa et Mamby Laye Diomandé débattent de formation, d'emploi, de numérique, d'intelligence artificielle et d'industries créatives pour transformer ce dividende démographique en véritable moteur de développement pour le continent. 💻 Découvrez l'émission en vidéo en cliquant sur ce lien NOS INVITÉS Achille Mbembe – philosophe, historien et politologue, professeur à l'Université du Witwatersrand (Johannesburg, Afrique du Sud), coordinateur du Livre blanc La force des sociétés – 60 propositions au service des futurs Africains, présenté lors du sommet Africa ForwardKako Nubukpo – économiste togolais, professeur des universités, auteur de L'Afrique et le reste du monde (Odile Jacob)Matina Razafimahefa – cofondatrice de Sayna, plateforme de formation aux métiers du numérique et à l'employabilitéMamby Laye Diomandé, fondateur et commissaire général du Salon des Industries musicales francophones (SIMA). « Le dividende démographique : espérance ou crise ? » Face à l'explosion démographique de sa jeunesse, l'Afrique doit transformer un potentiel encore incertain en véritable levier de développement. 🎤 Kako Nubukpo : « Nous attendons pour les 40 prochaines années 600 millions de jeunes Africains sur le marché du travail, à raison de 15 millions par an. Tant que nous n'allons pas transformer la matière première, on aura du mal à les absorber. » 🎤 Matina Razafimahefa : « On parle de dividende démographique comme d'un chèque qu'on attendrait d'encaisser. Mais il ne se décrète pas, il se construit compétence par compétence, mission par mission. » « Emploi informel et inadéquation des formations » Entre chômage officiel, travail informel et systèmes éducatifs déconnectés du marché, l'insertion professionnelle des jeunes reste un défi majeur. 🎤 Achille Mbembe : « Beaucoup de gens sont au travail dans ce que l'on appelle l'informel. Ces besoins ne sont pas pris en charge par l'économie formelle. » 🎤 Matina Razafimahefa : « La migration ce n'est pas une pathologie, c'est la réponse rationnelle d'un jeune face à un système qui ne lui offre pas d'autres chemins. » « Numérique, intelligence artificielle et industries créatives » Portée par le numérique et l'intelligence artificielle, la jeunesse africaine invente déjà de nouveaux modèles économiques et culturels. 🎤 Mamby Diomandé : « Il est important de pouvoir fournir de la data à l'État […] qui justifie des investissements sur les industries culturelles et créatives. » 🎤 Matina Razafimahefa : « Il y a 650 millions d'emplois qui vont nécessiter des compétences numériques d'ici 2030. […] Nous ne sommes plus à la recherche d'un job, nous avons des compétences à monétiser. » 🎤 Achille Mbembe : « Sans ces éléments-là [littérature, musique, peinture, théâtre], il est impossible de donner sens à ce que l'on fait. […] Il faut les considérer dans ce sens plénier et pas les réduire à des marchandises. » « Quel avenir laisser à la jeunesse ? » Au-delà des trajectoires individuelles, c'est la solidarité et l'action collective qui, selon les intervenants, façonneront l'avenir du continent. 🎤 Achille Mbembe : « L'avenir du continent africain, il est entre nos mains. […] Les forces endogènes transformeront le continent davantage que les forces exogènes. » 🎤 Kako Nubukpo : « La réussite d'un continent ne peut pas être la somme des réussites individuelles. […] Ce qui fonde l'Afrique, c'est la solidarité. » Réalisation : Yann Bourdelas / Guillaume Munier.
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    48 分
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