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Éco d'ici éco d'ailleurs

Éco d'ici éco d'ailleurs

著者: RFI
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Chaque samedi, Bruno Faure ouvre les grands dossiers de l’actualité économique internationale avec les spécialistes du service Économie de RFI et les meilleurs experts. La globalisation et ses enjeux, l’émergence du continent africain, les mutations technologiques, les crises internationales, leur impact sur les situations économiques locales et sur les populations sont au programme d’Éco d’Ici, Éco d’Ailleurs. *** Diffusions le samedi (vers toutes cibles), à 10h10 TU et 23h10 TU.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Entreprendre avec très peu : comment Marvin Ndiaye et Karamo Sangaré ont changé de vie
    2026/09/12
    Ce sont deux trajectoires nées des épreuves, converties en réussites entrepreneuriales. Marvin Ndiaye a transformé la faillite familiale et la perte de son père en un groupe belge de restauration livrée pesant aujourd'hui dix millions d'euros de chiffre d'affaires. Karamo Sangaré, débarqué en France avec 600 euros en poche, a bâti autour du digital et du développement personnel une communauté de plus de 10 millions de personnes. Ils témoignent au micro d'Eco d'ici Eco d'ailleurs. Marvin Ndiaye : de la cuisine familiale à un groupe pesant 10 millions d'€ Fondateur de Fresheo (livraison de repas) et cofondateur d'Ultra (accompagnement de dirigeants), cet entrepreneur belge d'origine sénégalaise et indienne a transformé un deuil et une reconstruction personnelle en un groupe puissant et solide. En bref Né à Charleroi, de mère belgo-indienne et de père franco-sénégalaisDirigeant de Freshea, groupe de quatre sociétés livrant entre 60 000 et 420 000 repas par semaineChiffre d'affaires du groupe : plus de 10 millions d'eurosAuteur de Fauché à 18 ans, millionnaire à 23 (éditions Racine, 2024) Une enfance marquée par les faillites successives Les parents de Marvin Ndiaye tenaient un café avant de se tourner vers l'immobilier. Le commerce fonctionnait, mais la gestion administrative, elle, s'est révélée beaucoup plus compliquée. Selon lui, ses parents savaient vendre, mais butaient sur tout ce qui touchait à la paperasse et aux codes propres au métier d'entrepreneur — une complexité renforcée par le parcours administratif particulier de son père, né à Saint-Louis du Sénégal à l'époque coloniale. Le décès du père, déclencheur d'une bascule En 2015, le décès de son père change tout. Devenu l'aîné responsable auprès de quatre frères et d'une mère en situation de handicap moteur, il se retrouve dans l'obligation de prendre ses responsabilités. Au même moment, il entame une perte de poids spectaculaire — cinquante kilos en six mois, via le jeûne intermittent et le sport, méthode apprise gratuitement sur YouTube. Fresheo, né dans la cuisine de sa mère C'est cette expérience de transformation personnelle, documentée sur les réseaux sociaux, qui donne l'idée du projet : cuisiner sainement pour ses proches, puis pour un cercle plus large. Avec environ 1 500 euros — de quoi acheter les premières barquettes, créer un site internet et lancer les premières publicités Facebook — Fresheo démarre dans la cuisine familiale à Charleroi. Les premiers clients viennent de l'entourage, avant que les réseaux sociaux ne prennent le relais. Aujourd'hui, l'entreprise s'est structurée autour de quatre sociétés couvrant le scolaire, les établissements pour personnes âgées, le B2B classique, et la livraison à domicile aux particuliers en Wallonie et en Flandre. Marvin Ndiaye revendique une règle simple : 80 % des plats doivent être frais et cuisinés maison. 2023, l'année de la première vraie crise Après des années de croissance quasi continue, l'entreprise a dû, en 2023, licencier la moitié de sa masse salariale dans un contexte de marché difficile — un épisode qu'il décrit comme le choc le plus dur de son parcours, notamment parce qu'il dit avoir toujours entretenu des liens allant au-delà du cadre professionnel avec ses équipes. Cette crise l'a aussi poussé vers la croissance externe, en rachetant d'autres sociétés, une compétence qui l'amènera ensuite vers le métier de conseil. Rentabilité plutôt que levée de fonds Contrairement à un réflexe répandu chez les entrepreneurs, Marvin Ndiaye privilégie la rentabilité à la levée de fonds. Il estime que le niveau de maturité et de législation en Belgique et en France limite la capacité de nombreux entrepreneurs à vraiment tirer parti de capitaux levés, et défend l'idée qu'une société doit d'abord se construire sur des fondamentaux solides. Ultra : vendre, déléguer, valoriser Avec Ultra, structure de conseil aux dirigeants, il a identifié trois blocages récurrents chez les entrepreneurs : la difficulté à vendre, la difficulté à déléguer et faire confiance, et l'incapacité à considérer leur entreprise comme un actif à valoriser plutôt que comme un simple emploi qu'ils se seraient créé. « Beaucoup de gens ne comprennent pas leur métier, ne savent pas qu'ils doivent vendre au quotidien et ne savent pas qu'ils doivent faire confiance. » Réseaux sociaux, intelligence artificielle et diversité Fort de plusieurs centaines de milliers d'abonnés, il considère son audience comme un véritable actif économique, ayant permis selon lui la création de dizaines d'emplois. Sur l'intelligence artificielle, il y voit un outil de redistribution des compétences, tout en appelant à la vigilance sur la cybersécurité et la conformité. Interrogé sur les inégalités de traitement entre entrepreneurs blancs et non-blancs en Europe, il affirme que son ...
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    50 分
  • Iran : la guerre économique menace-t-elle le régime de Téhéran?
    2026/09/04
    La guerre entre les États-Unis et l’Iran est aussi économique. Sanctions, inflation, chute du rial, pénuries, pétrole et marchés parallèles : comment l’économie iranienne résiste-t-elle à l’asphyxie ? Nos invités analysent une crise en germe bien avant la guerre. Dans la seconde partie de l'émission, Mathieu Peruyero, co-auteur de « Les politiques économiques à l’épreuve des faits », explique comment mesurer l’efficacité des réformes, réduire les inégalités et sortir de l’impasse de la dette. IRAN, LA GUERRE ÉCONOMIQUE Avec : Baki Maneche, associé au cabinet d’avocats Ferdowsi Legal à Téhéran, analyse les conséquences concrètes de la guerre et des sanctions sur les entreprises et la population iraniennes. Djamchid Assadi, professeur d’économie et de sciences de la gestion à la Burgundy School of Business, décrypte l’effondrement économique iranien, l’inflation, la chute du rial et les difficultés du marché du travail. IRAN : UNE CRISE ÉCONOMIQUE QUI NE DATE PAS DE LA GUERRE La guerre a considérablement aggravé les difficultés de l’économie iranienne, mais elle ne les a pas provoquées. Baki Maneche rappelle que l’Iran connaissait déjà depuis plusieurs années une crise profonde, marquée notamment par les pénuries d’électricité, la sécheresse, l’inflation et les difficultés structurelles de son économie. Il souligne également les limites du modèle iranien d’« économie de résistance », construit depuis des années pour contourner les sanctions internationales. SANCTIONS ET BLOCUS : QUEL IMPACT SUR LA VIE QUOTIDIENNE ? Les nouvelles sanctions américaines aggravent les difficultés d’approvisionnement et accentuent la pression sur les entreprises. Mais leurs conséquences se font surtout sentir sur les consommateurs. 🎤 Baki Maneche : « À chaque fois que les sanctions se sont durcies sur l’économie iranienne, ce sont le secteur privé et la société civile qui en ont le plus souffert. » L’essence constitue notamment un problème majeur. La production iranienne ne suffit plus à répondre aux besoins et le système de subventions a favorisé la contrebande dans les zones frontalières. L’économie iranienne est largement dominée par les entreprises publiques ou semi-publiques et les organisations liées au pouvoir. Les entreprises privées disposent de beaucoup moins de moyens pour contourner les sanctions. EMPLOI, PAUVRETÉ, CONSOMMATION : UNE SOCIÉTÉ SOUS PRESSION L’effondrement économique touche directement les ménages. Certains produits alimentaires deviennent inaccessibles et le marché du travail se dégrade. 🎤 Djamchid Assadi : « Vous pouvez éventuellement trouver tout ce que vous voulez en Iran encore, mais au prix que la majorité ne peut pas acheter. » Le chômage officiel sous-estime également les difficultés réelles, estime-t-il : de nombreux demandeurs d’emploi ne se déclarent plus, faute de soutien ou de perspectives. « Les demandeurs d’emploi ne voient plus d’utilité à se déclarer comme chômeurs. » LE RIAL ET L’INFLATION : UNE SPIRALE DIFFICILE À ENRAYER La monnaie iranienne connaît une dépréciation spectaculaire. Pour Djamchid Assadi, le problème est en partie lié au financement des dépenses de l’État par création monétaire. L’inflation alimente la dépréciation du rial, qui renchérit à son tour les produits importés. Un cercle vicieux particulièrement difficile à briser lorsque les recettes publiques diminuent. PÉTROLE : LE PILIER DE L’ÉCONOMIE IRANIENNE MENACÉ Le pétrole reste l’une des principales sources de revenus extérieurs de l’Iran. Mais les sanctions américaines et les destructions d’infrastructures compliquent désormais davantage son exportation. Selon Djamchid Assadi, les nouvelles sanctions américaines rendent ces contournements beaucoup plus coûteux, notamment parce qu’elles cherchent également à pénaliser les partenaires étrangers qui commercent avec l’Iran. CHINE ET RUSSIE : DES ALLIÉS… MAIS JUSQU’OÙ ? Téhéran peut-il compter sur Pékin et Moscou pour desserrer l’étau économique ? Djamchid Assadi invite à distinguer les deux partenaires. La Chine conserve des relations commerciales avec l’Iran, notamment autour du pétrole, mais reste très pragmatique et ne semble pas vouloir sacrifier ses relations avec les États-Unis. Pour la Russie, la situation est différente. Moscou utilise la relation avec Téhéran comme un levier, mais ne semble pas disposée à entrer dans une nouvelle guerre pour défendre l’Iran. LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES À L'ÉPREUVE DES FAITS Avec : Mathieu Peruyero, économiste, enseignant à Sciences Po Paris et haut fonctionnaire, est l’un des auteurs de « Les politiques économiques à l’épreuve des faits », publié aux éditions Odile Jacob. COMMENT SAVOIR SI UNE POLITIQUE ÉCONOMIQUE FONCTIONNE ? Mathieu Peruyero revient sur le principe central...
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    1 時間 8 分
  • Présidentielle 2027 : fiscalité, dette et climat, les idées des entrepreneurs français
    2026/08/28
    À quelques mois de la présidentielle de 2027, les entrepreneurs réclament de la visibilité et de la stabilité. Fiscalité, dette, dépenses publiques, réindustrialisation, transition climatique et intelligence artificielle : quels choix économiques pour la France ? À l'occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF 2026) à Roland-Garros, deux dirigeantes confrontent leurs expériences et émettent des propositions aux futurs candidats et candidates. Nos invitées 🎤 Julie Neuville, présidente de Materrup, entreprise industrielle spécialisée dans la production de ciment bas carbone et circulaire. Son entreprise produit en France depuis 2022 et développe des solutions destinées à réduire l'empreinte carbone de l'industrie du ciment. 🎤 Adina Grigoriu, présidente et fondatrice d'Active Asset Allocation, société d'ingénierie financière digitale spécialisée dans la gestion des risques, l'investissement de long terme et les technologies liées à l'intelligence artificielle. Fiscalité et charges : les entreprises demandent de la visibilité La fiscalité et le poids des charges figurent parmi les premières préoccupations exprimées par les entrepreneurs lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef. Pour Julie Neuville, présidente de Match Up, l'enjeu est directement lié à l'emploi : plus les charges sont importantes, plus la capacité d'une entreprise à recruter est limitée. Adina Grigoriu, fondatrice d'Active Asset Allocation, insiste de son côté moins sur le niveau de l'impôt que sur son imprévisibilité. Pour un investisseur qui raisonne sur vingt, trente ou quarante ans, les changements incessants de règles fiscales constituent une véritable prime de risque. 🎙️ Julie Neuville : « L'idée, ce n'est pas de faire plus de profit. L'idée, c'est de pouvoir pérenniser les emplois en premier lieu. » 🎙️ Adina Grigoriu : « Chaque revirement fiscal ajoute une prime de risque au coût du capital. » Dette et dépenses publiques : quelle trajectoire pour la France ? La dette publique s'impose comme l'autre grande inquiétude des chefs d'entreprise. Pour Julie Neuville, réduire la dette ne peut pas se résumer à une formule : il faut savoir quelles dépenses seront diminuées et quelles conséquences ces choix auront sur l'innovation, l'investissement ou la formation. Adina Grigoriu alerte, elle, sur la perception des investisseurs : le niveau de dette et le coût de son financement pèsent directement sur le coût auquel les entreprises peuvent elles-mêmes emprunter. Les deux dirigeantes convergent sur un point : la France a besoin d'une trajectoire crédible et lisible. 🎙️ Adina Grigoriu : « La vérité sur la dette, parce que la charge d'intérêts est devenue le premier budget de l'État. » 🎙️ Julie Neuville : « La dette est une question urgente. Moi, en tant qu'entreprise, je ne peux pas me permettre d'avoir des dettes et de ne pas les régler vite. » Réindustrialiser la France : accélérer, mais avec quelle stratégie ? La réindustrialisation est au cœur des revendications patronales, mais elle se heurte à un problème de temps et de visibilité. Julie Neuville défend une industrie française capable de répondre aux défis environnementaux tout en restant compétitive. Son entreprise, spécialisée dans le ciment bas carbone, illustre cette volonté de produire autrement. Elle pointe cependant la lenteur des procédures administratives : une usine peut être déployée en douze mois, alors que les autorisations nécessaires peuvent prendre plusieurs années. 🎙️ Julie Neuville : « Nous avons des solutions. Nous avons les ressources intellectuelles. Nous avons les ressources financières qui peuvent être mobilisées. C'est une question de volonté de se dire aujourd'hui : oui, on décide de le faire, on accélère, ça marche, c'est possible. » 🎙️ Adina Grigoriu : « Un projet industriel bas carbone va avoir un coût du capital qui va être durablement plus faible. » Transition écologique : contrainte ou opportunité industrielle ? Les vagues de chaleur de l'été 2026 ont rappelé que le changement climatique est aussi une question économique. Pour Julie Neuville, transition écologique, compétitivité et industrie ne sont pas contradictoires. Le ciment, particulièrement émetteur de CO₂, peut selon elle devenir un terrain d'innovation et de création d'emplois grâce à de nouveaux procédés de production. La dirigeante estime que les entreprises doivent désormais assumer pleinement leur responsabilité face au changement climatique. Pour les investisseurs, Adina Grigoriu souligne de son côté que le risque climatique est déjà intégré dans les stratégies du secteur de l'assurance et de la finance à long terme. 🎙️ Julie Neuville : « Transition écologique, économie, compétitivité, industrie ne s'opposent pas. Bien au contraire. » 🎙️ Adina Grigoriu : « Les ...
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