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Vlan! Leadership

Vlan! Leadership

著者: Grégory Pouy
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Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur.
Mais pas de transformation d'organisation sans leadership.
Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler.
Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures.

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マネジメント マネジメント・リーダーシップ リーダーシップ 出世 就職活動 経済学
エピソード
  • [Best-of] Une leçon fondamentale de leadership avec le Général Vincent Desportes
    2026/06/01
    Vincent Desportes, Général de corps d'armée, ancien directeur de l'École de Guerre est l’un des épisodes qui a le plus marqué sur Vlan! Leadership.J'avoue que j'avais une image un peu caricaturale de l'armée avant cet épisode. L'ordre, la hiérarchie stricte, le "on obéit parce qu'on obéit". Et puis j'ai lu le livre de Vincent. Et j'ai réalisé que, sur la question du leadership, les militaires ont une longueur d'avance assez déconcertante sur la majorité des entreprises. Pas parce qu'ils sont plus durs. Mais parce qu'ils ont compris bien avant nous que personne ne fait quelque chose d'extraordinaire sous la contrainte. Que le désir, comme disait Spinoza, est le vrai moteur. Et que le rôle du chef n'est pas de motiver, mais de créer les conditions de l'auto-motivation.Dans cet épisode, nous parlons de ce que distingue vraiment une bonne armée d'une mauvaise, pourquoi la guerre en Ukraine est avant tout une histoire de leadership, comment on crée de l'autonomie sans perdre le cap, et ce que le brouillard de la guerre nous apprend sur la manière de prendre des décisions dans un monde qu'on ne comprend plus très bien. J'ai aussi questionné Vincent sur ses propres erreurs de jeune lieutenant, sur la vulnérabilité du chef, et sur cette phrase qu'il cite dans le livre et qui m'a arrêté net : "Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré." Citations marquantes"Un soldat sait qu'il ne vaut rien sans les autres.""Je ne peux pas motiver les gens. Je dois créer les conditions de l'auto-motivation.""Doutez toujours. Mais n'hésitez jamais.""L'initiative est la forme la plus aboutie de la discipline.""Le désir secret des hommes est moins d'être libre que d'être inspiré."Idées clefs1. Le préfixe le plus important en leadership : "auto" [00:00 à 20:00] Vincent revient sur une idée qu'il développe dans son livre : on ne peut pas motiver quelqu'un, on ne peut pas responsabiliser quelqu'un de l'extérieur. Ce qu'on peut faire, c'est créer les conditions pour que ça émerge de l'intérieur. Auto-motivation, auto-responsabilisation, auto-discipline. C'est un renversement total de la logique managériale classique qui dit "je vais mobiliser mes équipes" comme si c'était une action qu'on fait à quelqu'un. Ça explique pourquoi tant d'initiatives de "mobilisation" tombent à plat : elles partent dans le mauvais sens.2. Le lien entre intérêt individuel et intérêt collectif est la vraie clé [08:50 à 14:00] Ce n'est pas le sens qu'on donne à une mission qui fait avancer les gens. C'est le fait que chacun perçoive un intérêt personnel à ce que le collectif réussisse. Rousseau disait que c'est l'émotion qui fait avancer l'humain, pas la pensée. Spinoza disait que l'homme est désir. Vincent traduit ça en pratique managériale : je dois créer le lien émotionnel entre "mon avenir à moi" et "notre projet ensemble". Ce lien ne se décrète pas, il se construit, souvent dans les petits gestes et les conversations du quotidien.3. "Aucun plan ne résiste au premier coup de canon" [20:00 à 33:00] Von Moltke, général prussien du XIXe siècle, avait posé les bases de ce qu'on redécouvre aujourd'hui sous le nom d'agilité. Un plan, c'est fait pour entrer en contact avec la réalité, pas pour la dicter. Et ce qui fait la différence entre une bonne organisation et une mauvaise, ce n'est pas la qualité du plan initial, c'est la capacité d'adaptation de chacun quand le plan se casse. Ce qui implique d'avoir construit l'autonomie avant que la crise arrive, pas pendant.4. Le drill et la liberté : les deux ne s'opposent pas [29:00 à 33:00] Il y a des tâches qu'on automatise pour libérer la tête. Un parachutiste sait exactement où est son couteau, son masque à gaz, ses grenades, sans regarder, parce que ça libère sa bande passante pour penser à ce qui change. C'est exactement ce que font les bonnes entreprises : automatiser les tâches sans valeur ajoutée humaine pour que les gens puissent s'adapter à l'imprévu. La robotisation n'est pas une menace si elle est pensée comme libération de l'initiative.5. Le leader est un créateur de contexte, pas un distributeur de sens [47:30 à 56:45] McGregor distingue deux types de management : le mécaniste (on tire sur la tige pour que la plante monte) et l'agricole (on crée les conditions pour qu'elle pousse). Vincent va encore plus loin avec la métaphore du tournesol : si le contexte est bon, les gens s'orientent naturellement vers la lumière, sans qu'on ait besoin de les y forcer. Le rôle du leader n'est pas d'indiquer le chemin à chaque pas, c'est de faire en sorte que l'orientation devienne naturelle.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce que c'est qu'un bon leader selon vous, et à quoi ça ressemble ?Est-ce que l'armée fonctionne par contrainte ou par adhésion ?Pourquoi la différence Ukraine/Russie est-elle d'abord une question de leadership ?Comment faire naître l'envie à ...
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    57 分
  • [Best-of] Comment Alan a supprimé la peur au bureau avec Jean-Charles Samuelian-Werle
    2026/05/18
    Jean-Charles Samuelian, cofondateur d'Alan. À 37 ans, il a déjà 15 ans d'entrepreneuriat derrière lui, une scale-up de plus de 500 personnes, 200 millions d'euros de revenus annuels au moment ou je l’interview mais qui a explosé depuis. Il est également derrière Mistral et comme il n’est pas assez occupé, il a également sorti un livre sur le leadership qu'il a tiré directement de la documentation interne d'Alan. Ce livre, c'est la mise en forme écrite de tout ce qu'ils ont construit, testé, cassé, et reconstruit depuis la création de l'entreprise avec son cofondateur Charles.Ce qui m'a frappé dans cet échange, c'est que Jean-Charles ne théorise pas le leadership depuis une position confortable. Il le vit, il le documente, et il assume les contradictions : Alan n'est pas une démocratie, les vacances illimitées sont un mythe qu'il refuse d'entretenir, et la culture d'entreprise ne se résume pas à des posters dans les couloirs ni à des cours de yoga. Dans cet épisode, nous parlons de transparence radicale sur les salaires, de la décision de supprimer les managers, de la culture de l'écrit comme outil d'égalité des voix, et de ce que ça veut dire concrètement de traiter ses collaborateurs en adultes. J'ai questionné Jean-Charles sur ce qu'il aurait fait différemment dans sa première boîte, sur comment on transforme une grande organisation qui a peur du conflit, et sur ce que la notion de "start-up nation" dit en réalité de notre rapport collectif à l'ambition.Citations marquantes"Une boîte comme la nôtre, c'est pas un long fleuve tranquille, c'est des choses qui cassent à peu près tous les jours. Et en parler ne cache pas ça. Ça crée un sentiment de cohésion où il n'y a plus de peur face à l'inconnu." — Jean-Charles Samuelian, 07:20"Les valeurs, pour moi, c'est une question de mécanisme dans la vie de tous les jours. Elles sont vécues parce qu'elles sont exemplifiées. Si tu ne les vis pas, c'est du bullshit. Comme Enron qui mettait intégrité sur leur mur." — Jean-Charles Samuelian, 15:33"Je préfère parler de vacances flexibles. Si quelqu'un prenait des vacances tous les jours, on se séparait de la personne. Donc illimité, ce mot-là, il ment." — Jean-Charles Samuelian, 10:04"L'écrit, ça réduit les inégalités. Ça va moins être l'homme blanc qui parle le plus fort. Le contenu compte plus que la personne qui le dit, et ça, c'est très puissant." — Jean-Charles Samuelian, 20:55"La culture d'entreprise, c'est comment on prend des décisions. Pas les posters, pas les valeurs rédigées en comité. La vraie question c'est : cette dernière décision importante, comment est-ce qu'on l'a prise ?" — Jean-Charles Samuelian, 25:13Idées centrales 1. La transparence radicale n'est pas une posture, c'est une contrainte utileTimestamp : 02:08 - 04:30Chez Alan, tout le monde sait ce que tout le monde gagne, de 35 000 à 200 000 euros par an. Jean-Charles lui-même est à 140 000. Ce n'est pas de la générosité symbolique : c'est un mécanisme de gouvernance. Rendre une décision auditable force à l'expliquer rationnellement. Et quand on est forcé d'expliquer pourquoi, les décisions deviennent plus justes. La transparence n'est pas une valeur abstraite chez Alan, c'est une procédure qui produit des effets concrets sur la qualité des choix collectifs.Pourquoi c'est intéressant : La plupart des entreprises traitent les salaires comme un secret d'État parce que ça arrange ceux qui sont en position de négocier. Alan fait le pari inverse et documente que ça marche.2. Traiter les gens en adultes : le premier principe de soinTimestamp : 04:33 - 09:54Pour Jean-Charles, "prendre soin" d'un salarié n'a rien à voir avec les avantages en nature ou les cours de méditation. C'est lui donner l'information pour prendre de bonnes décisions, et lui faire confiance dès le premier jour. L'harmonie pro-perso, c'est que le travail t'énergise et que ta vie perso t'appartient pleinement quand tu y es. Alan Mind, leur outil de santé mentale, est une brique dans un système plus large, pas un gadget RH.Pourquoi c'est intéressant : La plupart des discours sur le bien-être au travail sont paternalistes. Jean-Charles renverse le cadre : on soigne en faisant confiance, pas en ajoutant des services.3. La culture de l'écrit comme outil d'égalitéTimestamp : 20:12 - 22:10Supprimer les réunions chez Alan, c'est un choix politique autant qu'organisationnel. L'écrit permet de travailler de manière asynchrone, mais surtout il donne les mêmes chances à tout le monde de s'exprimer. Les gens timides s'expriment davantage. L'identité de celui qui parle pèse moins que ce qu'il dit. Alan a accumulé 15 000 décisions documentées et traçables. C'est une mémoire collective que n'importe quel salarié peut auditer.Pourquoi c'est intéressant : La réunion en présentiel n'est pas neutre : elle favorise structurellement ceux qui parlent fort. L'écrire le rend ...
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    43 分
  • [Best-of] A quoi doit ressembler le leader du 21ème siècle? Avec Michel Mafesoli
    2026/05/04
    Michel Maffesoli, sociologue émérite à la Sorbonne et auteur du livre (entre autre) Le temps des peurs (Éditions du Cerf).Il y a des conversations qui te font réaliser que des choses que tu observais confusément depuis des années ont un nom, une généalogie, une logique. C'est exactement ce qui s'est passé avec Michel. On se connaît depuis un moment, et à chaque fois qu'on se retrouve, j'ai l'impression qu'il me tend un miroir sur ce que je vois dans les entreprises sans réussir à le formuler clairement.Dans cet épisode, nous parlons du glissement silencieux qui est en train de recomposer le leadership, le rapport au travail, et même l'idée qu'on se fait du sens. J'ai questionné Michel sur la différence entre pouvoir et puissance, sur ce que le mot "travail" cache vraiment (et c'est assez brutal), sur pourquoi l'idéologie du soin peut conduire à la soumission, et sur ce qu'il entend par "enracinement dynamique" une expression qui m'a longtemps travaillé. On parle aussi de prophétie, d'écosophie, de tribus, et de ce que les patrons les plus lucides ont compris avant tout le monde.3. Citations marquantes"La peur de la mort n'empêche pas de mourir, mais empêche de vivre.""Vous n'obtiendrez de la compétence que si vous mettez l'accent sur l'appétence.""Ne plus perdre sa vie à la gagner. Voilà la sensibilité générale actuellement.""Le prophète ne dit pas avant. Il dit devant. C'est-à-dire, avec les autres, en réversibilité.""Le care, c'est protection-soumission. Je te protège, tu te soumets. Et ça conduit inéluctablement à son contraire."4. Big Ideas1. Le leader moderne est mort, vive le grand frère [00:38 - 04:28] La modernité a produit un leader vertical, celui qui sait et qui tire les autres vers lui. Ce modèle, dit Maffesoli, est structurellement épuisé. Ce qui émerge, c'est quelqu'un qui accompagne plutôt qu'il n'impose. Pas le père de la loi, mais le grand frère. L'autorité au sens latin du terme : autoritas, ce qui fait croître ce qui est déjà là. Pourquoi ça compte : des générations entières ne répondent plus aux structures pyramidales. Le chef qui "sait à la place" perd ses équipes avant même d'avoir commencé.2. Pouvoir vs puissance : le décalage qui produit des soulèvements [07:09 - 09:40] Maffesoli distingue le pouvoir institué (les institutions, l'État, les élites) et la puissance instituante (ce qui vient du bas, du vivant, du populaire). Les moments de crise ne sont pas des accidents : ils surviennent quand ces deux forces se désynchronisent trop longtemps. On y est. Pourquoi ça compte : les mobilisations sociales, les démissions massives, le "bore-out" ne sont pas des caprices. Ce sont des signaux de puissance qui cherche à s'exprimer sans trouver de cadre.3. Le tripalium : on a transformé un supplice en valeur [23:50 - 28:51] Le mot "travail" vient de tripalium, un instrument de torture romain. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, travailler faisait déroger la noblesse. C'est Marx qui en a fait une valeur, reprise ensuite partout, y compris à droite. Pour Maffesoli, cette construction est en train de s'effondrer. Ce qui monte à sa place, c'est la créativité. Pourquoi ça compte : vouloir "redonner du sens au travail" en gardant le même mot et le même cadre, c'est repeindre les murs d'une maison qui brûle.4. Le prophète parle devant, pas avant [28:59 - 33:37] L'étymologie grecque de "prophète" (pro-phémi) ne signifie pas prédire l'avenir, mais parler devant les autres, avec eux, en interaction. Un prophète post-moderne, c'est quelqu'un qui renvoie du vécu commun plutôt qu'un savoir surplombant. Pourquoi ça compte : ce que les forums, les newsletters de niche, les communautés en ligne font naturellement, c'est ça. Ils "prophétisent" dans ce sens. Les médias mainstream, eux, ont tout faux.5. L'écosophie contre l'écologie [43:29 - 49:34] L'économie, c'est la loi de la maison. L'écologie, c'est le savoir sur la maison. L'écosophie, terme proposé après Guattari, c'est la sagesse de la maison commune. Pas un programme politique, pas un savoir expert. Une sensibilité. Ses voisins cévenols ne se réclament d'aucune idéologie verte, mais vivent cette écosophie chaque jour. Pourquoi ça compte : les entreprises qui intègreront cette dimension ne le feront pas par vertu mais parce que ça marche mieux, comme s'ajuster à un changement climatique.6. Homéopathiser le mal plutôt que le nier [34:44 - 40:41] Le carnaval, le bizutage, le duel au premier sang : autant de rituels que la modernité a voulu supprimer au nom de l'hygiène sociale. Aristote appelait ça la catharsis. Pour Maffesoli, une société qui refuse ses rituels de décharge transforme la violence en violence perverse. Pourquoi ça compte : l'obsession du risque zéro ne protège pas. Elle déplace. Ce qu'on voit dans les banlieues, dans les addictions, dans l'effondrement psychologique, c'est souvent la réponse du corps social à une ...
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    59 分
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