『Vlan! Leadership』のカバーアート

Vlan! Leadership

Vlan! Leadership

著者: Grégory Pouy
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2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

Le monde est en plein mouvement, la majorité des organisations ne sont plus en phase avec l'époque et elles le savent, elles doivent se transformer en profondeur.
Mais pas de transformation d'organisation sans leadership.
Dans ce podcast nous explorons avec des leaders éclairés mais également avec des chercheurs à quoi le leadership peut et doit ressembler.
Vlan! Leadership, c'est de l'inspiration mais c'est aussi un outil pour les leaders de demain en montrant que d'autres modèles sont possibles que ce soit pour les grandes ou les petites structures.

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マネジメント マネジメント・リーダーシップ リーダーシップ 出世 就職活動 経済学
エピソード
  • #71 Ce que l'armée sait sur le leadership que votre entreprise ignore avec Yvan Launay
    2026/04/20
    Yvan Launey, commandant de la base d'aéronautique navale de Landivisiau, pilote de Rafale Marine et ancien commandant de la 11F.On se retrouve rarement face à quelqu'un qui a dirigé des frappes en Irak depuis le Golfe arabo-persique et qui manage aujourd'hui 1 800 personnes sur une base où atterrissent chaque jour des avions de chasse. Yvan fait partie de ces gens qui ont une pensée sur le leadership construite dans le réel, pas dans les PowerPoints. Et ce qui m'a frappé dans notre conversation, c'est que ses convictions contredisent tout ce qu'on entend d'habitude sur le sujet.Dans cet épisode, nous parlons de la différence fondamentale entre un leader dans un cockpit et un commandant sur le temps long. J'ai questionné Yvan sur la manière dont la marine arrive à faire cohabiter une discipline extrême et une vraie capacité d'improvisation, sur le débrief collectif où le commandant d'unité reçoit une note de son subordonné, sur la raison pour laquelle les profils "Maverick" doivent apprendre à s'effacer, et sur ce que ça fait, concrètement, de prendre des décisions qui engagent des vies.Ce que j'ai retenu par-dessus tout, c'est cette phrase qu'il glisse presque en passant : dans la marine, respecter son supérieur, ce n'est pas respecter un individu, c'est respecter une projection de soi-même dans dix ans. Ça m'a arrêté net.CITATIONS MARQUANTES"Un pilote discipliné vaut un pilote à droit. Donc ça vient questionner directement le sujet de la compétence." (Yvan Launey, ~16:09)"On ne cherche pas à effacer les personnalités. Le système, il vide ces personnalités-là. Il va s'enrichir de ces personnalités." (Yvan Launey, ~27:57)"Vous ne saluez pas un individu. Vous saluez le système que représente l'individu, le système auquel vous adhérez et l'ambition à laquelle vous aspirez." (Yvan Launey, ~57:07)"On est l'assurance-vie de la France. On doit préparer absolument toutes les occurrences, aussi improbables qu'elles puissent paraître." (Yvan Launey, ~41:52)"La fonction prime sur le grade. C'est pas parce qu'on a une hiérarchie clairement définie que ça définit qui fait quoi à quel moment." (Yvan Launey, ~17:03)IDÉES CENTRALES (BIG IDEAS)Big Idea 1 — La discipline n'est pas l'opposé de l'agilité Timestamp : ~07:28 à ~11:12 La marine opère dans ce qu'Yvan appelle "le coin en haut à droite" de la matrice risque/probabilité, c'est-à-dire là où tout peut mal tourner. Ce contexte extrême a produit une doctrine contre-intuitive : plus le risque est élevé, plus le cadre doit être solide, et c'est précisément ce cadre qui libère l'agilité. On ne sort du cadre qu'en se fixant un nouveau cadre. Ce n'est pas de l'improvisation, c'est de la maîtrise de l'écart. Pourquoi c'est important : les entreprises opposent systématiquement rigueur et flexibilité. Cette conversation montre que l'une est la condition de l'autre.Big Idea 2 — La fonction prime sur le grade Timestamp : ~17:03 à ~22:22 Dans la marine, le commandant d'unité peut se faire débriefer et noter par quelqu'un qui est techniquement son subordonné. Ce n'est pas du 360 à la mode RH, c'est une décision structurelle : dans l'instant de l'action, la compétence prime sur l'ancienneté. L'autorité s'attribue à celui qui sait, pas à celui qui a le plus de galons. Et tout le monde reçoit une note à égalité. Pourquoi c'est important : la plupart des organisations gardent la hiérarchie intacte même quand elle est la principale source d'inefficacité.Big Idea 3 — Le Maverick doit apprendre à s'effacer Timestamp : ~23:49 à ~30:23 La marine recrute des profils forts, des tempéraments affirmés, des gens que l'idée de voler un Rafale fait vibrer. Et elle passe ensuite l'essentiel de la formation à leur faire comprendre que leurs qualités individuelles n'ont de valeur que dans un système. La tête brûlée laisse progressivement la place à ce qu'Yvan appelle un "gestionnaire de systèmes d'armes". Ce n'est pas un appauvrissement, c'est une élévation du registre. Pourquoi c'est important : le mythe du leader charismatique solitaire est peut-être la croyance la plus coûteuse du management contemporain.Big Idea 4 — Le sens de la mission doit être visible Timestamp : ~48:54 à ~50:30 Yvan identifie une des raisons fondamentales pour lesquelles l'engagement fonctionne dans la marine : chaque marin, quel que soit son rôle, voit les avions décoller. Le sens n'est pas abstrait, il est spectaculaire et quotidien. Un cuisinier, un mécanicien, un secrétaire, tous contribuent à quelque chose qu'ils peuvent voir voler. Cette incarnation du but commun est quasi impossible à reproduire dans une entreprise de services, mais c'est précisément ce manque qui explique la crise d'engagement. Pourquoi c'est important : on ne peut pas demander de l'engagement pour une mission que personne ne voit.Big Idea 5 — Le commandant est un totem, pas une personne Timestamp : ~59:32 à ~01:02:06 ...
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    1 時間 7 分
  • #70 Le yoga ne soigne pas un management toxique avec Severine Bavon
    2026/04/06
    Séverine Bavon, autrice d'une newsletter aussi géniale que déjantée (CLDT) vient de publier Ciao les nazes, un manifeste sur les dysfonctionnements du monde du travail écrit sous forme de lettre d'adieu, avec une centaine de notes de bas de page et une verve qu'elle décrirait elle-même comme "un fond de scientiste servi par une tenancière de PMU".Je lis sa newsletter depuis un moment, et j'aime particulièrement ce qu'elle fait : des sujets sérieux, sourcés, traités avec une colère saine et beaucoup d'humour. Ce n'est pas si courant. Quand quelqu'un arrive à parler de burn-out, de méritocratie brisée et de présentéisme en te faisant rire, ça mérite qu'on s'y attarde.Dans cet épisode, nous parlons de ce qui dysfonctionne structurellement dans le monde du travail, et pourquoi la plupart des gens ont l'impression de souffrir seuls alors que les causes sont collectives. J'ai questionné Séverine sur le care en entreprise, sur la différence entre prendre soin du travail et prendre soin des collaborateurs, sur le présentéisme comme "plaie absolue", sur les managers accidentels, sur les deux grandes ruptures de contrat qui remettent en question le rapport au travail aujourd'hui. Et on a terminé sur l'IA, avec une question simple : si on gagne du temps grâce à elle, qu'est-ce qu'on en fait vraiment ?Citations marquantes"Un fond de scientiste servi par une verve de tenancière de PMU." (Séverine sur son ton, 02:39)"Le socle du sens au travail, c'est d'être en mesure de bien faire son travail, de ne pas être empêché par des process, des règles, des gens, des interruptions." (05:51)"On vit culturellement dans un bain qui nous dit que si on souffre, ça a de la valeur. Il faut briser ce lien entre souffrance et valeur du travail." (11:22)"Ce qu'on va gagner en productivité grâce à l'IA, j'ai l'impression qu'on va juste l'utiliser pour travailler plus. Le standard va monter. On sera tous armés avec nos agents, et on sera juste tenus à plus de productivité." (52:10)"Le présentéisme, c'est utiliser le temps passé au bureau comme seule mesure de l'engagement. C'est complètement contre-productif, et c'est extraordinairement excluant." (37:44)Big Ideas avec timestamps1. Les problèmes au travail sont structurels, pas individuels (00:13 / 10:47) Ce qu'on vit comme un échec personnel, une fragilité, un manque de résilience, est en réalité le résultat de structures défaillantes. La lettre de Séverine s'adresse à "Madame Monsieur", entité sans visage, parce qu'il n'y a pas de coupable unique. Ce cadrage change tout : cesser de se culpabiliser est la première étape pour comprendre et potentiellement agir.2. Le yoga n'est pas du care, c'est un pansement (05:11 / 09:15) Prendre soin des collaborateurs commence par leur donner les conditions pour bien faire leur travail, pas par des services de confort ou des journées bien-être. Le care réel, c'est un travail stratégique qui touche la sécurité psychologique, la charge de travail, le sentiment de justice. Ce n'est pas délégable aux RH, ça tient de la vision de la boîte.3. La méritocratie et la retraite : deux promesses brisées (18:15 / 20:12) Le contrat implicite du travail reposait sur deux piliers : travailler bien permet de progresser, et à terme il y a une retraite. Les deux sont fragilisés. 2 millions de travailleurs en France seraient sous le seuil de pauvreté selon Oxfam. La retraite n'est plus une carotte crédible. Sans ces deux fondations, l'équation "ce que je donne / ce que je reçois" ne tient plus.4. Le présentéisme : la grande plaie française (36:03 / 40:08) Quand le cadre n'est pas clair et que les KPI ne suffisent pas à mesurer l'engagement, on mesure le temps passé à être vu. C'est absurde, contre-productif, et profondément excluant pour tous ceux qui ont une vie hors du bureau : parents, aidants, femmes. La glorification de la charrette en est la forme la plus toxique.5. Le cadre clair comme condition de la confiance (29:17 / 35:54) Faire confiance aux collaborateurs ne veut pas dire laisser faire n'importe quoi. La confiance ne fonctionne que dans un cadre explicite : ce qui est attendu, ce qui est permis, ce qui ne l'est pas. Le "bon patron" trop tolérant qui ne pose aucune limite crée en réalité des injustices, laisse passer les abus et décourage ceux qui font bien leur travail.6. L'IA : qui bénéficiera vraiment du temps gagné ? (47:02 / 54:26) Séverine ne croit pas aux effets positifs automatiques de l'IA sur le travail. Son intuition : la nature corporate a horreur du vide, et le temps libéré par les outils sera réabsorbé dans plus de productivité, pas dans plus d'humanité. La vraie question n'est pas ce que l'IA peut faire, c'est ce que la société décidera de faire du temps qu'elle libère.Questions posées dans l'interviewQu'est-ce qui t'a donné envie d'écrire cette newsletter à l'origine ?Comment tu définirais le ton de C'est l'été et de Ciao les ...
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    55 分
  • #69 Ce que le leadership a en commun avec tomber amoureux avec Gianpiero Petriglieri
    2026/03/23
    Gianpiero Petriglieri, professeur de comportement organisationnel à l'INSEAD et ancien psychiatre. Une conversation que j'attendais depuis six mois et qui valait largement l'attente.Gianpiero est l'un de ces rares chercheurs qui osent traverser les frontières : entre la clinique et le management, entre la psychologie du soin et la théorie des organisations, entre la rigueur académique et une humanité très concrète. Il enseigne le leadership à l'une des meilleures business schools du monde, et sa conviction centrale est radicale : le leadership n'est pas une compétence qu'on transmet. C'est une capacité à prendre soin — et à l'élargir.Dans cet épisode, nous parlons de ce que le mot "amour" vient faire dans les organisations néolibérales, de pourquoi l'anxiété est l'ennemi numéro un du leadership, et de comment l'IA risque de nous transformer en éditeurs de notre propre pensée plutôt qu'en générateurs d'idées. J'ai questionné Gianpierro sur la différence entre manager et leader, sur la psychologie des sans-pouvoir, sur ce que les dictateurs et les meilleurs dirigeants ont paradoxalement en commun, et sur pourquoi les vrais leaders ne seront jamais, par définition, data-driven. Une des conversations les plus denses et les plus vivantes que j'ai eues sur ce podcast.CITATIONS MARQUANTES"L'amour, c'est la psychothérapie de la nature. Quand on en est privé, on répète ou on capitule. Quand on est dedans, tout devient possible." — Gianpierro Petriglieri (citant Eric Berne, ~36:25)"Les leaders ne sont jamais data-driven. Les machines le sont. Les humains sont toujours guidés par leurs devoirs et leurs désirs." (~43:52)"L'IA ne va pas vous appease — elle va vous apaiser. Et un leader qui s'apaise cesse de vouloir changer quoi que ce soit." (~57:00)"Le vrai ennemi du leadership, c'est la psychologie des sans-pouvoir — cette conviction qu'on ne peut rien changer." (~52:40)"Les psychopathes sont des leaders dangereux pour une raison simple : ils sont incapables de se faire des amis." (~01:04:44)IDÉES CENTRALES 1. Le leadership, c'est une capacité à prendre soin — pas un titre Le leadership n'est pas conféré par une promotion ou un poste. C'est quelque chose que les autres vous accordent quand ils viennent vous chercher pour trouver clarté, sécurité ou connexion. La promotion n'est qu'une conséquence du leadership, jamais son point de départ. Pourquoi c'est important : ça renverse la logique d'attente dans les organisations et libère les gens d'agir avant d'avoir le titre. (~23:00–25:49)2. L'anxiété rétrécit, l'amour élargit L'anxiété est le mécanisme central qui réduit notre capacité à diriger. Elle nous rend contrôlants, fermés, incapables d'attention. L'amour — au sens large — est ce qui élargit cette capacité. Le développement du leadership, c'est donc apprendre à être moins anxieux dans plus de circonstances. Pourquoi c'est important : ça donne une grille de lecture psychologique concrète à ce qu'on appelle vaguement "soft skills". (~19:04–21:01)3. L'IA produit, elle ne génère pas Gianpierro distingue radicalement production et génération. L'IA reproduit la moyenne statistique du passé. Le vrai leadership, comme le vrai amour, commence par l'imagination — par la capacité à voir ce qui n'existe pas encore. Le risque de l'IA n'est pas qu'elle nous remplace, c'est qu'elle nous transforme en relecteurs de notre propre pensée. Pourquoi c'est important : ça donne une position nuancée et convaincante sur l'IA dans les organisations, ni technophobe ni naïve. (~41:58–43:52)4. La psychologie des sans-pouvoir, ennemi numéro un du leadership Le sentiment "je suis trop petit pour changer quoi que ce soit" est une illusion destructrice qui traverse tous les niveaux hiérarchiques — des jeunes étudiants aux PDG. Tout le monde attend d'avoir plus de liberté pour agir. Et cette liberté n'arrive jamais. Pourquoi c'est important : ça nomme quelque chose de très répandu et très paralysant, avec un levier d'action simple — commencer à "cuisiner et décorer" maintenant. (~52:40–55:42)5. Le leader n'existe que pour quelqu'un, sur quelque chose On ne peut pas être un leader universel. On est toujours le leader de quelqu'un, pour quelque chose, à un moment donné. Prétendre à l'universel, c'est soit du mensonge, soit du totalitarisme. L'honnêteté du leadership commence par savoir précisément ce qu'on veut construire et pour qui. Pourquoi c'est important : ça déconstruit le mythe du leadership héroïque et remet au centre la question de l'intention concrète. (~27:49–30:00)6. Les amis, ressource première du leader Contre l'idée reçue que le leadership isole, Gianpierro affirme que les amis sont la ressource la plus précieuse d'un leader. Ils nous tiennent responsables, nous font pardonner nos trahisons envers nous-mêmes, et baissent notre anxiété — ce qui augmente mécaniquement notre capacité ...
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    1 時間 6 分
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