エピソード

  • «Un Prophète», saison 1 : Survivre, apprendre, dominer
    2026/03/14

    Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik, un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud, un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend vite compte qu'il n'est qu'un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre.

    Pour parler de l'adaptation du film éponyme de Jacques Audiard (2009), nous recevons l'acteur Sami Bouajila et le scénariste Nicolas Peufaillit.

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  • Sébastien Onomo, Zaven Najjar et Thomas Ngijol à l'affiche de «Allah n'est pas obligé»
    2026/03/07

    Il s’appelle Birahima. À 12 ans, l’âge où l’on joue, insouciant, au football avec ses copains, il est embarqué de force dans une guerre civile sanglante, Kalashnikov en main. Birahima est le héros du roman d’Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé qui décrocha le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens en 2000. Un roman adapté en animation par Zaven Najjar, produit par Sébastien Onomo et qui compte notamment au casting le comédien Thomas Ngijol.

    Président de Special Touch studios, le Franco-Camerounais Sebastien Onomo a découvert le roman d'Ahmadou Kourouma lors de ses études de lettres africaines à la Sorbonne.

    Il a acquis les droits d'adaptation du roman en 2016 et décidé d'en confier l'animation à Zaven Najjar dont il avait apprécié le travail sur le film La Sirène (de Sepideh Farsi).

    Au casting de voix, on compte de nombreux acteurs et actrices africains ou afro-descendants : le jeune rappeur ivoirien SK07 double Birahima et Thomas Ngijol prête sa voix au féticheur Yacouba qui l'accompagne dans son périple.

    Musiques : Alpha Blondy and the Solar System - Peace in Liberia ; Melanie Pain - Dreamloop.

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    49 分
  • Émission spéciale Frederick Wiseman
    2026/02/28

    Nous vous proposons de réécouter une émission consacrée à Frederick Wiseman, l'immense cinéaste disparu le 16 février 2026. Un continent du cinéma à lui tout seul, de son premier film Titicut Follies tourné dans un hôpital psychiatrique du Massachussetts en 1966 à Menus plaisirs en 2023 consacré au restaurant des Troisgros.

    Wiseman aura passé sa vie, caméra à la main avec un appétit et une curiosité qui l'ont conduit du tribunal pour enfants de Memphis à un hôpital de New York et de la petite colonie américaine du canal de Panama à un centre de recherche sur les primates.

    Une oeuvre que d'aucuns ont comparée à la Comédie humaine de Balzac, c'est dire sa puissance et son ampleur... Wiseman, c'était d'abord une signature, des films très longs de 2 heures, voire 3, parfois 4. Sans interview face caméra ni voix off, un montage au millimètre.

    Voir un film de lui, c'était plonger en immersion dans un monde, aussi sentir l'intelligence et l'acuité de son regard couler dans vos veines, une expérience vraiment unique.

    Direction les États-Unis, dans cette émission enregistrée en novembre 2017, on échangeait avec Frederick Wiseman de son film Ex Libris consacré à la Bibliothèque de New York. Il y est question de licornes et d'écritures médiévales, d'Elvis Costello et de Toni Morrison, de service public et de démocratie bien sûr. Frederick Wiseman nous parlait de son travail, inlassable chroniqueur, depuis plus de quarante ans, des institutions de son pays.

    En fin d'émission, nous revenons sur le Palmarès des Césars, la cérémonie se tenait le 26 février 2026 à l'Olympia, à Paris.

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  • «Orwell 2+2 = 5», le nouveau film de Raoul Peck pour qui George Orwell est «un frère»
    2026/02/21

    « 2+2 =5 », c’est une citation du célébrissime roman de George Orwell 1984. Dans cette œuvre dystopique publiée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le héros et narrateur Winston Smith se demande dans son journal si l’État a le pouvoir de définir cette formule comme exacte, et si le fait que tout le monde y croit en fait une vérité. Que nous enseigne un retour aux sources mêmes des écrits et de la vie de George Orwell, le pseudonyme du Britannique Eric Blair ?

    Après I'm not your negro et Ernest Cole, photographe, le grand réalisateur haïtien Raoul Peck s'intéresse à l'oeuvre de George Orwell, souvent réduite à son roman dystopique 1984, oeuvre réduite (à tort) à une critique du stalinisme alors qu'elle démonte de manière implacable les rouages du totalitarisme.

    Musiques : Sexcrime d'Eurythmics, Cinéma d'Erik Pedurand (Playlist de Rfi) et NUEVAYoL de Bad Bunny.

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  • «Green Line», de Sylvie Ballyot et Fida Bizri: une enfance sous les bombes
    2026/02/14

    Fida a grandi à Beyrouth dans les années 80 pendant la guerre, plongée dans cet « enfer rouge » dont lui parlait sa grand-mère. La banalisation de la mort lui faisait douter de la valeur de la vie, et du sens de cette interminable guerre qui ressemble à tant de guerres. À l’aide de figurines et de maquettes miniatures, elle va à la rencontre de miliciens et confronte sa vision d’enfant avec la leur.

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  • L'essayiste Rob Grams et le réalisateur Gilles Perret analysent le «Bourgeois gaze»
    2026/02/07

    On connaissait le « male gaze » dans le cinéma, ce regard masculin prégnant dans les représentations et les films, et sexualisant, notamment les corps féminins. Mais connaissez-vous le « bourgeois gaze » ? Le « bourgeois gaze », au départ lancé comme une boutade dans un article, est conceptualisé et explicité dans un livre qui vient de paraître aux éditions Les liens qui libèrent.

    Rob Grams, le rédacteur en chef adjoint de Frustration Magazine, est l'auteur de cet essai vivifiant.

    Personnages de films français majoritairement caractérisés par leur capital économique et culturel, cinéastes issus des catégories les plus aisées de la population, ouvriers et paysans peu représentés ou, quand ils le sont, filmés sous le registre de la tragédie et du misérabilisme, système de production et de distribution aux mains d'une élite bourgeoise... L'essai « Bourgeois gaze » détaille comment le 7ème art occidental est imprégné d'un « regard bourgeois ».

    Le documentariste Gilles Perret (« J'veux du soleil » et « Au boulot », co-réalisés avec François Ruffin, il a décroché le César du meilleur documentaire l'an dernier (2025) pour « La ferme des Bertrand ») est l'exception qui confirme la règle.

    À l'affiche de notre cinéma également ce samedi, le journal d'Elisabeth Lequeret et un reportage de notre correspondante dans les pays baltes, Marielle Vitureau sur la sortie en Lettonie du film d'Olivier Assayas « Le mage du Kremlin ».

    Musiques :

    - D’ici, de là-bas, Souad Massi et Gaël Faye sur la playlist de RFI

    - Opening night, d'Arctic Monkeys.

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  • «La vie après Siham», de Namir Abdel Messeeh: filmer pour retenir ceux qu’on aime
    2026/01/31

    Au moment de la disparition de Siham, Namir ne comprend pas qu'elle est partie pour toujours. Pour garder sa mémoire vivante, Namir décide d'enquêter sur son histoire familiale, entre l'Égypte et la France. En miroir avec le cinéma de Youssef Chahine, une histoire d'exil se dessine. Pleine d'amour, aussi. Vivante, pour toujours.

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  • Aïssa Maïga, Erige Sehiri et Deborah Lobe Naney présentent «Promis le ciel»
    2026/01/24

    Quitter son pays pour s’inventer, ailleurs, une vie meilleure : c’est une histoire aussi vieille que l’humanité. Qui, selon les périodes, peut susciter rejet et crispations identitaires. Cette histoire, on la connaît bien en Occident. Mais si l’on parle souvent de ceux qui traversent la Méditerranée pour venir en Europe, que sait-on des migrations sur le sol africain ? Le film d'Erige Sehiri, « Promis le ciel », nous présente de beaux portraits de femmes qui ont trouvé refuge en Tunisie.

    Promis le ciel est le deuxième long métrage de fiction d'Erige Sehiri (qui avait réalisé Sous les Figues).

    Nous recevons la réalisatrice et deux de ses actrices : Aïssa Maïga qui incarne Marie, une femme Pasteur accueillant ses sœurs en exil à Tunis et Deborah Lobe Naney dans un rôle proche de ce qu'elle a vécu.

    Musiques : Promis le ciel, du groupe Delgrès et Silencio, de Patrick Watson.

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