エピソード

  • Selma Baccar réunit trois femmes tunisiennes dans «La maison dorée»
    2026/05/02

    Elles s’appellent Jalila, Salwa et Marwa : trois femmes, trois visages de la Tunisie contemporaine qui, en plein printemps arabe, vont se réfugier dans un hôtel où le temps et la dureté de l’époque semblent ne pas avoir de prise. Le nom de cet hôtel, c’est La maison dorée, c’est aussi le titre du film de notre invitée du jour : Selma Baccar.

    Selma Baccar est une pionnière du cinéma tunisien, à la fois réalisatrice, productrice et femme politique. Elle se fait remarquer en 1975 avec son premier long métrage Fatma 75 considéré comme le premier film féministe tunisien, un film longtemps censuré. Elle n'a ensuite jamais dévié de cette ligne d’un cinéma engagé, explorant la mémoire et l’identité des luttes féminines.

    Selma Baccar s'est aussi illustrée en politique après la révolution de 2011 en devenant membre de l’Assemblée constituante. La maison dorée est née de ces années-là et en porte la marque.

    À l'affiche de notre cinéma également ce samedi, la sortie en salle en Tunisie d'un film d’une cinéaste de la Nouvelle vague du cinéma tunisien : À voix basse, de Leyla Bouzid. Dans ce film qui aborde de front le tabou de l'homosexualité féminine, Selma Baccar joue le rôle de la matriarche, gardienne des traditions et du secret.

    Musiques : Waahli – « Fais le pas » (titre de la playlist de RFI) et IDK ft Pusha T –​​​​​ « Life 4 a life ».

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    49 分
  • Dans «Dao», Alain Gomis filme la vie d'une famille entre la France et la Guinée-Bissau
    2026/04/25

    Dans Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, Alain Gomis filme une famille, entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.

    Alain Gomis mêle comédiens professionnels et non professionnels, comme Kathy Correa qui incarne le personnage principal, Gloria.

    Gloria retourne dans le village de son père en Guinée-Bissau, pour suivre la cérémonie qui le consacre comme ancêtre.

    Un an plus tard, elle marie sa fille en France.

    Alain Gomis filme ces familles ordinaires, issues de l'immigration, et qui échappent ainsi à tout stéréotype ou assignation.

    À l'affiche aussi de notre cinéma, un reportage sur l'avant-première à Dakar du film « Le rêve américain » (reportage de Pauline Le Troquier).

    Musiques : Se pas jodi a, de Mélissa Laveaux, et Half-tone memory, d'Imane el Haoulate et Nx Quantize.

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    48 分
  • Entretien avec Mahamat-Saleh Haroun pour «Soumsoum, la nuit des astres»
    2026/04/18

    Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté.

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    48 分
  • À la Cinémathèque française, une exposition invite à redécouvrir Marilyn Monroe
    2026/04/11

    « Je peux être intelligente quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça. » La célèbre réplique des hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1953) pourrait, dans un sens, bien résumer les choses : Marilyn Monroe affronte l'impitoyable système des studios pendant sa courte carrière d'actrice à Hollywood (1946-1962) et reste aujourd'hui autant déconsidérée, comme interprète, qu'adulée en tant que star.

    Du fait de ses possibilités scénographiques, l'exposition est particulièrement appropriée à l'opulence visuelle que Monroe cristallise dans les années 50. Sa trajectoire à l'heure du Technicolor et de l'écran large s'illustre par le matériel publicitaire glamour, la garde-robe sexy, les portraits d'artistes de renom (Eve Arnold, Richard Avedon, Andy Warhol...) mais aussi les actualités analysant chaque décision de la célébrité. Ou commentant sa disparition qui ouvre, à l'âge de 36 ans, le spectaculaire chapitre de « sa vie » post mortem. Cet héritage est célébré dans une installation inspirée de la culture ballroom que Madonna – incarnation de la pop culture dans sa capacité à s'approprier les tendances pour les faire rayonner – popularise bien avant Drag Race.

    Avec nous pour en parler :

    - Florence Tissot, commissaire de l'exposition « Marilyn Monroe »

    - Ginette Vincendeau, historienne du cinéma.

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    48 分
  • « L'affaire Abdallah » fait la lumière sur plus de 40 ans d'emprisonnement du militant pro-palestinien
    2026/04/04

    Il était présenté comme « le plus ancien prisonnier politique de France ». De fait, Georges Ibrahim Abdallah passa plus de 40 ans en prison, avant d’être libéré et de retourner au Liban en juillet 2025.

    Pourquoi ce militant libanais marxiste pro-palestinien fut-il condamné à la perpétuité dans les années 80 et pourquoi resta-t-il aussi longtemps en prison ? Un documentaire fait la lumière sur cette ténébreuse affaire qui mêle terrorisme, barbouzerie et pression américaine.

    Nous recevons Pierre Carles, le réalisateur de L’affaire Abdallah, en salles en France, le 8 avril.

    Georges Ibrahim Abdallah fonde au Liban le FARL, l’organisation marxiste des Fractions armées révolutionnaires libanaises, et prend les armes en juin 1982 après l’invasion du Liban par Israël. Ce sont les FARL qui vont revendiquer l’assassinat de l’attaché militaire à l’ambassade des États-Unis à Paris Charles Ray, le 18 janvier 1982, et celui du deuxième conseiller à l’ambassade d’Israël Yacov Barsimentov, le 3 avril suivant.

    Georges Ibrahim Abdallah, lui, n’est arrêté qu’en 1984 pour possession de faux passeport. Deux ans plus tard, une première décision de justice le condamne à 4 ans d’emprisonnement. Mais, un nouveau procès devant une cour spéciale composée exclusivement de magistrats est organisé, à l'issue duquel ce militant marxiste pro-palestinien est condamné, à la surprise générale, à la perpétuité. Les gouvernements français successifs ont, depuis 1999, rejeté neuf demandes de libération anticipée. Jusqu'à juillet dernier, la libération de Georges Ibrahim Abdallah et son retour au Liban.

    Le documentaire de Pierre Carles montre comment les autorités et les médias ont fait d'Abdallah un « terroriste idéal », utilisant une « fake news » et cédant aux pressions américaines.

    À l'affiche de notre cinéma également ce samedi, une interview d'Isaach de Bankolé, à l'affaire de Le cri des gardes, le nouveau long métrage de Claire Denis.

    Musiques : Sisters with me de Tom Misch (Playlist RFI) et Peaux miroir de François and the Atlas Mountain.

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    49 分
  • La 48ème édition du festival Cinéma du réel, entre mémoires et quête démocratique
    2026/03/28

    « Le documentaire vous gâche un peu la vie réelle, parce qu’il vous apprend à être extrêmement attentif » : ainsi parlait Frederick Wiseman, dont la vie réelle a dû être souvent gâchée, lui qui cultivait avec élégance et intelligence son attention au monde, captant les détails, les regards et les souffles. Frederick Wiseman fut membre du premier jury du Cinéma du réel en 1979. C’est dire s’il tenait à ce festival auquel nous aimons consacrer une émission.

    37 films documentaires sont au programme de la 48ème édition du Cinéma du réel qui s’est ouverte jeudi dernier (26 mars 2026) avec la projection du Nuestra tierra de Lucrecia Martel et se fermera dimanche (29 mars) avec le film En Nous de Juliette Binoche.

    Nous avons le plaisir de recevoir en studio trois cinéastes de la sélection :

    - Lamia Joreige pour Casting for a film, Ihsan’s diary, tourné à Beyrouth avec des jeunes Palestiniens, d'après les écrits d'un soldat ottoman de la Première Guerre mondiale

    - Abdou Lahat Fall pour Independance Tey, dans lequel il a suivi pendant cinq ans des militants sénégalais du FRAPP.

    - Et Max Mbakop qui a réalisé avec Lilia Kilburn un film court, mais puissant : Le serpent à Bonanjo, tourné à Douala au Cameroun.

    Musiques : La Terre de Camille, Wëy Wallu de Leuz Diwane et Gratitude de Dieze Mbangue.

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    49 分
  • Le montage, une écriture à part entière
    2026/03/21

    « Si mettre en scène est un regard, monter est un battement de cœur », écrivait Jean-Luc Godard en 1956 dans les Cahiers du cinéma. À l’occasion du festival Les Monteur.ses s’affichent, nous consacrons cette émission au montage, avec Alexandra Strauss, Charlotte Tourrès et Young-Sun Noh.

    Alexandra Strauss

    Alexandra Strauss travaille dans le montage depuis 1993. Après avoir été assistante (de Françoise Collin, Camille Cotte et Martine Barraqué entre autres), elle travaille régulièrement avec Shahrbanoo Sadat (3 films), Raoul Peck (8 films), Roy Andersson, Serge Avedikian, Seemab Gul, Illum Jacobi sur des fictions et des documentaires. Grâce à ses collaborations avec la Suède, elle est nominée deux fois aux Guldbaggen (césars suédois) pour le meilleur montage, et à quelques prix de montage aux USA pour I Am Not Your Negro, Exterminate All The Brutes et Orwell 2+2=5. Elle a aussi publié deux romans.

    Charlotte Tourrès

    Charlotte Tourrès se forme aux Beaux-​Arts puis à la FAMU-​Prague, et commence à travailler comme assistante avant de devenir cheffe monteuse. Elle a collaboré à de nombreux films, essentiellement des longs métrages documentaires de création, notamment We Don’t Care About Music Anyway de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz, L’Assemblée, de Mariana Otero, Saigneurs de Vincent Gaullier et Raphaël Girardot, Ici, je vais pas mourir d’Eddie Laconi, Il n’y aura plus de nuit d’Éléonore Weber, Interceptés de Oksana Karpovych. Green Line est le cinquième film qu’elle monte avec Sylvie Ballyot.

    Young-Sun Noh

    Young-Sun Noh est une monteuse et une réalisatrice, née à Séoul. Après ses études aux Beaux-Arts, elle intègre le master de l’École documentaire de Lussas où elle découvre la passion du montage. Depuis, elle a collaboré avec plusieurs cinéastes, notamment Sonia Ben Slama (Machtat sélectionné à l’ACID Cannes), Marie Bottois (Le Passage du col sélectionné au César) ou encore Eva Tourrent et Aminatou Echard. Elle a également réalisé un documentaire, Yukiko, sélectionné dans de nombreux festivals tels que l’IDFA, DMZ docs et YIDFF Yamagata.

    ⇒ Le festival Les Monteur.ses s’affichent.

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    49 分
  • «Un Prophète», saison 1 : Survivre, apprendre, dominer
    2026/03/14

    Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik, un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud, un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend vite compte qu'il n'est qu'un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre.

    Pour parler de l'adaptation du film éponyme de Jacques Audiard (2009), nous recevons l'acteur Sami Bouajila et le scénariste Nicolas Peufaillit.

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    48 分