『THE DEEP TAKE with J.Claude Mugenzi』のカバーアート

THE DEEP TAKE with J.Claude Mugenzi

THE DEEP TAKE with J.Claude Mugenzi

著者: Jean Claude Mugenzi & JCMEDIA GROUP
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10月19日まで。※適用条件あり

We promote depth and not distraction; it's respect and relevance; it's a community through difference: This multilingual podcast [English, French, Kinyarwanda] provides a dynamic platform for deep, intelligent, and accessible conversations with leaders, experts, and changemakers across Africa and beyond. This JCMEDIA GROUP production bridges generations, inspires youth, and amplifies African voices in global debates on leadership, governance, culture and social transformation.

© 2026 THE DEEP TAKE with J.Claude Mugenzi
哲学 社会科学
エピソード
  • DEMOCRACY & POLITICS – Beyond the textbook (Frederick Golooba-Mutebi, political scientist)
    2026/10/13
    QUAND L’AFRIQUE EST PENSEE TROP VITE!Rappelez-vous que notre espace, ‘The Deep Take’, se veut un espace pour celles et ceux qui cherchent autre chose que la superficialité, la polémique et le bruit. Un espace où la rigueur académique rencontre les réalités du terrain. Où l’on prend le temps de descendre des grandes théories vers la complexité des sociétés africaines telles qu’elles fonctionnent réellement.Ma conversation avec Frederick Golooba-Mutebi m’a ramené à une question fondamentale : pourquoi l’Afrique est-elle encore si souvent mal comprise, y compris par des personnes intelligentes [parfois des Africains], bien intentionnées et parfois très documentées? Une partie de la réponse se trouve peut-être dans la manière dont le savoir se fabrique et circule. Le chercheur travaille parfois sur un pays ou une question pendant des mois, voire des années ; souvent le journaliste – alors qu’il ‘leader d’opinion – lui, doit publier maintenant. Il faut être le premier, battre les autres, produire l’actualité avant qu’elle ne devienne déjà l’histoire d’hier. Puis une interprétation devient un « fait », un fait devient une référence, et la référence est reprise par d’autres. Ainsi se construisent et se recyclent des récits qui finissent par acquérir une autorité qu’ils ne méritent pas toujours.À l’ère du défilement permanent, de l’information instantanée et de cet appareil qui tient presque tout l’univers dans la paume de votre main, qui a encore le temps — et les moyens — de passer des mois à comprendre les réalités africaines avant de prétendre les expliquer ?La conversation nous a également conduits vers une autre idée, plus inconfortable : la démocratie ne peut pas être réduite à une formule magique. Des élections, des partis et des institutions formelles ne suffisent pas nécessairement à produire des sociétés prospères, stables et capables de répondre aux besoins de leurs citoyens.L’Afrique précoloniale connaissait déjà, sous des formes diverses, des mécanismes de contre-pouvoir, de consultation et de régulation autour du roi, ou du chef de colline[s]. La question n’est donc pas de nier la démocratie, mais de comprendre comment les institutions fonctionnent réellement dans leur contexte historique et social. Cela conduit naturellement à la question du « développement d’abord ». Certains états africains ont-ils, à certains moments, privilégié la construction d’institutions solides, les infrastructures, l’ordre public et le bien-être, avant d’élargir progressivement l’espace politique ? Et si oui, pourquoi cette possibilité reste-t-elle si difficile à discuter sans immédiatement tomber dans des catégories toutes faites ?Un passage de notre échange m’a particulièrement marqué : l’idée que les gouvernements existent aussi pour pour amener leurs citoyens à accomplir, ou à veiller, à certaines choses: veiller à la propreté corporelle, imposer des normes sanitaires [y compris avoir une latrine] … Voyons! Golooba-Mutebi me ramène dans l’histoire de son Buganda natal … sous la colonisation, if fallait respecter cela à la lettre, si non ‘s’exposait à une amende, voire à une peine de prison’. Et aujourd’hui une centaine d’années plus tard, l’état doit talonner des gens pour tout cela, en plus d’assurer la sécurité, construire et entretenir des infrastructures?! Cela peut sembler paternaliste — faute d’un meilleur mot — mais cela pose une question essentielle : à quoi sert un état si l’on refuse de lui reconnaître la responsabilité de créer les conditions élémentaires du savoir-vivre et du vivre-ensemble ?La conversation a également mis en lumière le rapport souvent fécond entre recherche et politique. Le chercheur ne doit pas nécessairement vivre à distance du politique, pas plus que le politique ne devrait être imperméable à la recherche. Mais où en est le troisième acteur — le média? Peut-il encore jouer pleinement son rôle de quatrième pouvoir lorsqu’il privilégie l’immédiateté au détriment de la profondeur, ou lorsqu’il transforme des réalités complexes en récits faciles à consommer ? ‘Keep quiet and dumb down’ nous diraient les Gaffa?!Et puis demeurent les questions difficiles : identité, ethnicité, réseaux informels, transmission, continuité, loyautés, rapports de pouvoir. Ces « épines » de la politique africaine ne disparaissent pas parce qu’on préfère ne pas en parler. Golooba-Mutebi en analyse sereinement. Comprendre le progrès dans la région, c’est aussi comprendre comment les sociétés négocient avec ces réalités plutôt que de prétendre qu’elles n’existent pas.Le cas du Rwanda et de l’Uganda revient inévitablement dans ces discussions, en raison d’une histoire partagée et de trajectoires qui, parfois, appellent à la comparaison. Mais comparer n’a ...
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    1 時間 12 分
  • APPARTENIR: sentiment et réalité (Daniel Le Scornet Rugamba, écrivain Franco-Rwandais)
    2026/09/19

    BELONGING IS A STORY WE BUILD

    There is a question that runs through many lives … Not necessarily the question of where we were born, but of where we choose to be. You can spend an entire lifetime in the country where you were born and never quite feel at home. You can carry a sense that something is missing. And sometimes, it takes crossing a border to discover a place that somehow feels more like you.

    This is one of the questions at the heart of my conversation with writer, publisher, storyteller, trade unionist and former French politician Daniel Le Scornet Rugamba, now known in Kigali as Rugamba. Together with his wife, he left his native France and settled in Rwanda. Not to spend a few years here, but to build a life: to create a publishing house, accompany writers, preserve and circulate stories, and contribute, in his own way and from another perspective, to the cultural and intellectual life of this country.

    So, this conversation is not really just about books … It is about a word that sounds simple, until you begin to ask what it really means: Belonging.

    What makes a country become ‘yours’? Is it a passport? A language? Memories? Friendships? The landscape around you? Or is it, perhaps, the decision to love a place deeply enough to build something there?

    We often talk about ‘integration’ as if it were an administrative process - as if belonging could be measured by documents, residence permits or citizenship. But integration can also be something deeply intimate. Countries are made of roads, hills and cities. But the Rwanda of Le Scornet Rugamba is, above all, made of stories. And stories happen to be his real job.

    Which raises another question: what story do we choose to tell … and whose story gets to be told? Perhaps, when a human being leaves one country and chooses another, they are looking for more than a different place. Perhaps they are looking for another possibility of being themselves. And this is where we should resist the temptation to intellectualize everything. There are things no university can teach us. Some things can only be learned by living through them.

    We spend so much time talking about borders, and far less about bridges. Yet bridges often change the world more than borders do.
    The journey of Daniel Le Scornet Rugamba reminds us that we can be born in one country, come to love another, contribute to a third - and, somewhere along the way, discover that identity is not simply a place we come from. It is a story we continue to build.

    Thank you, Le Scornet Rugamba, for sharing yours with us.

    Explore more conversations and reflections: jcmediagroup.co


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    41 分
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