『Questions d'environnement』のカバーアート

Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
無料で聴く

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • RDC: une tour à flux pour mesurer la «respiration» des forêts du Miombo
    2026/09/14
    Une nouvelle tour à flux doit être installée dans les forêts du Miombo, dans le sud de la République démocratique du Congo. Pendant plusieurs années, ses instruments mesureront les échanges de carbone et d’eau entre la végétation et l’atmosphère. L’objectif : mieux comprendre le fonctionnement et la résilience d’un immense écosystème africain encore très peu étudié, soumis à la fois au changement climatique et aux activités humaines. Elle doit dépasser la cime des arbres et ausculter la forêt sans interruption, saison après saison. Dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC), une nouvelle tour à flux doit permettre aux scientifiques de mesurer les échanges entre les forêts du Miombo et l’atmosphère. Une infrastructure qui peut sembler modeste face à l'étendue de cette formation forestière, mais qui doit permettre de répondre à des questions essentielles : quelle quantité de carbone la forêt absorbe-t-elle ? Combien en rejette-t-elle ? Comment réagit-elle aux sécheresses ou aux autres perturbations ? « Ces échanges vont mesurer directement les quantités de matière ou d'énergie, comme le carbone ou l’eau, qui vont rentrer ou sortir de l'écosystème qui est en dessous », explique Marc Peaucelle, chargé de recherche à L'INRAE et spécialiste de macroécologie forestière. La tour donnera ainsi accès aux « flux de carbone et aux flux d'eau de la forêt et de son écosystème dans son entièreté ». À lire aussiProtéger les forêts du Bassin du Congo, dernier espoir pour la planète Une station de mesure au-dessus des arbres Une tour à flux ressemble à un grand pylône. Dans un écosystème forestier, elle doit être suffisamment haute pour placer ses instruments au-dessus de la canopée. Elle est notamment équipée d'une station météorologique et d'analyseurs capables de mesurer les concentrations de différents gaz. Le dispositif a d'abord été développé pour suivre le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau, mais il peut également servir à mesurer d'autres gaz, comme le méthane ou l'ozone. Le principe consiste à enregistrer très précisément et très rapidement les mouvements de l'air et la concentration des gaz transportés. Les chercheurs peuvent alors déterminer les échanges entre l'écosystème situé sous la tour et l'atmosphère. Pour le carbone, le résultat permet notamment de savoir si, sur une période donnée, la forêt en a davantage capté qu'elle n'en a libéré. Une forêt en croissance absorbe du dioxyde de carbone grâce à la photosynthèse. Mais elle en rejette également par la respiration des végétaux et des sols ou lorsque de la matière organique se décompose. À cela peuvent s'ajouter les effets des sécheresses, des incendies ou d'autres perturbations. « Dans certaines conditions, potentiellement, la forêt va absorber du carbone ; dans d'autres, elle va en émettre », souligne Marc Peaucelle. L'intérêt de la tour est précisément de déterminer dans quelles conditions l'écosystème bascule d'une situation à l'autre. Observer la forêt pendant plusieurs années Impossible cependant d'installer les instruments quelques semaines et de repartir avec une réponse définitive. L'intérêt scientifique d'une tour à flux réside dans la continuité de ses observations : « On ne peut pas avoir une information instantanée avec ce genre d'instrument », insiste Marc Peaucelle. Ces installations doivent fonctionner « sur le long terme, sur plusieurs années ». Les scientifiques peuvent alors comparer les échanges au fil des saisons et les mettre en relation avec les conditions météorologiques. Dans le sud de la RDC, cela permettra notamment de comparer saison sèche et saison humide. Mais les séries de mesures deviennent particulièrement précieuses lorsqu'un événement inhabituel survient : une sécheresse intense, une saison des pluies atypique ou une période exceptionnellement chaude. Les chercheurs peuvent alors observer directement la réponse de l'écosystème. Continue-t-il à absorber du carbone ? Son bilan se dégrade-t-il ? Combien de temps lui faut-il pour retrouver son fonctionnement antérieur ? À terme, ces observations doivent permettre de mieux évaluer la résilience de la forêt face au changement climatique. Le Miombo, une immense forêt encore méconnue C'est particulièrement important dans le cas du Miombo. Cette formation de forêts et de savanes boisées couvre une partie considérable de l'Afrique australe et centrale. « C'est plus de 10 % du continent africain qui est couvert par le Miombo », rappelle Marc Peaucelle. Les populations locales dépendent par ailleurs fortement de cet écosystème et des ressources qu'il fournit. En RDC, le Miombo se trouve dans le sud du pays, notamment dans la région du Katanga. Or cette zone concentre aussi d'importantes activités minières dans l'arc cuprifère. Aux pressions liées au climat viennent donc ...
    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Data centers: la pollution de l’eau, nouvelle menace environnementale?
    2026/09/10

    Aux États-Unis, un thème se fait de plus en plus présent dans la campagne pour les élections de mi-mandat qui auront lieu au mois de novembre : les centres de données pour l'intelligence artificielle. S'ils sont ardemment promus par l'administration Trump, ils sont aussi de plus en plus contestés sur le terrain, notamment en raison de l’électricité qu'ils consomment mais aussi de l'eau nécessaire à leur refroidissement, auquel s'ajoute le problème de sa pollution et de sa qualité une fois celle-ci passée par ces installations.

    On sait que les centres de données consomment énormément d’électricité. On sait aussi qu’ils consomment beaucoup d’eau pour refroidir les milliers de serveurs qui y tournent en permanence mais qu'il faut ensuite la rejeter… Et c'est là qu'une question émerge : que contient-elle ? Un exemple récent nous vient du Wyoming : à Cheyenne, où un immense centre de données de Meta est en construction - un chantier chiffré à 800 millions de dollars -, les autorités locales ont analysé quelque trois millions de litres d’eau rejetés lors d’une opération de nettoyage des canalisations du site. Et elles y ont trouvé Cupriavidus gilardii, une bactérie rare qui peut notamment présenter un risque pour les personnes fragiles. Par précaution, la ville a donc décidé de ne plus accepter cette eau dans son système de traitement.

    Est-ce un incident isolé ou s'agit-il d'un nouveau problème lié aux centres de données ?

    C’est justement la question, parce que cette affaire s’ajoute à d'autres du même genre aux États-Unis. En Géorgie, une association environnementale accuse par exemple un centre de données d’avoir rejeté des concentrations importantes de métaux dans une rivière. En Virginie, plusieurs installations ont fait l’objet de procédures pour des infractions liées aux eaux usées ou aux zones humides. Et il y a surtout une inquiétude autour des PFAS, les « polluants éternels » : certains d'entre eux sont utilisés dans les équipements ou dans les systèmes de refroidissement. Mais comme ils sont extrêmement persistants dans l’environnement, les stations d’épuration conventionnelles ont beaucoup de mal à les éliminer.

    À écouter aussiEn quoi les data centers sont-ils des gouffres écologiques ?

    Le problème n’est donc pas seulement la quantité d’eau prélevée, mais aussi ce qu’on y ajoute avant de la rendre au milieu naturel, d'autant plus que celle-ci subit même une troisième forme de pollution à laquelle l'on pense moins : la chaleur. Dans un centre de données, l’eau sert à refroidir les serveurs et en ressort donc beaucoup plus chaude, ce qui n'est pas sans conséquences lorsqu'elle est rejetée dans un lac ou dansune rivière. Certaines espèces, notamment les poissons d’eau froide, supportent en effet très mal les hausses de température qui peuvent aussi favoriser la prolifération de certaines algues.

    Sait-on aujourd'hui mesurer l’ampleur de cette pollution ?

    Pas vraiment. Il n’y a pas de tableau de suivi permettant de suivre avec précision ce que les centres de données rejettent dans l’eau et en quelles quantités, un manque de transparence que dénoncent d'ailleurs les associations environnementales. Dans plusieurs États américains, ces dernières ont même dû engager des procédures judiciaires simplement pour obtenir des informations sur la consommation ou les rejets d’eau de certaines installations. Si l'on connaissait l’empreinte carbone de l’IA, on découvre désormais qu’il va peut-être falloir aussi regarder son empreinte aquatique.

    À écouter aussiBig data, big cata : enquête sur l'empreinte écologique des data centers

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Espace: quel est l'impact environnemental des satellites?
    2026/09/09

    Le sommet international dédié à l'espace réunit 120 pays à Paris mercredi 9 et jeudi 10 septembre pour parler de l'exploration, de la sécurité, de l'économie, mais aussi de la durabilité du secteur spatial. Car à l'heure où des géants comme SpaceX et Amazon déploient des constellations de milliers de satellites, se pose la question de la pollution associée.

    C'était un enjeu considéré comme anecdotique il y a encore quelques années, mais qui ne l'est plus tant que cela, étant donné le nombre d'engins envoyés en orbite chaque année. Un sujet paradoxal tant les satellites sont essentiels pour comprendre ce qui se passe sur notre planète et l'évolution de son climat. Ce sont eux qui nous permettent de mesurer la montée du niveau des océans, le recul des glaciers et de la banquise, de suivre les sécheresses, les incendies, la déforestation. Et une bonne partie de ce que nous savons aujourd'hui sur le changement climatique repose sur plusieurs décennies d'observation de la Terre depuis l'espace.

    Mais à côté d'eux se multiplient les constellations de satellites de communication. Starlink de SpaceX est la plus connue : il y a presque 10 000 de ces engins en orbite, en ce moment, au-dessus de nos têtes. Mais ces satellites ont une fin de vie. Beaucoup de ceux qui évoluent en orbite basse sont volontairement précipités vers la Terre. Ils entrent dans l'atmosphère à plusieurs kilomètres par seconde, chauffent à des températures extrêmes, se désagrègent et, pour une large part, se vaporisent. Si l'engin part en poussière, sa poussière, elle, reste, dispersée dans la haute atmosphère sous forme de gaz et de minuscules particules.

    À lire aussiVingt ans de SpaceX: du risque de faillite au conglomérat mêlant spatial et IA

    Parmi ces matériaux, il y en a un qui intéresse particulièrement les chercheurs : l'aluminium, qui n'est pas sans effets sur l'environnement. Pendant la rentrée dans l'atmosphère, une partie de l'aluminium qui compose le satellite peut former de minuscules particules d'alumine. Les chercheurs pensent que ces particules pourraient favoriser des réactions chimiques qui, au bout de la chaîne, contribuent à détruire l'ozone. Une étude publiée en 2024 a essayé d'évaluer l'ampleur du phénomène. Pour un satellite de 250 kilos contenant 30 % d'aluminium, les chercheurs estiment que la rentrée peut produire environ 30 kilos de nanoparticules d'alumine. Avec les grandes constellations, on pourrait arriver à terme à plusieurs centaines de tonnes d'alumine produites chaque année par les rentrées atmosphériques.

    Mais sait-on exactement si cela abîme la couche d'ozone ? Non, c'est là qu'il faut distinguer ce qu'on sait de ce qu'on soupçonne. Ce qu'on sait, c'est que cette pollution existe. En 2023, des chercheurs américains ont prélevé des particules directement dans la stratosphère. Ils y ont retrouvé de l'aluminium, mais aussi du cuivre, du lithium et d'autres métaux dans des proportions qui portent la signature des engins spatiaux. Donc nos activités spatiales modifient déjà, au moins localement, la composition de la haute atmosphère.

    Ce qu'on ne sait pas, du moins ce qu'on ne sait pas encore bien mesurer, c'est la conséquence de cette pollution sur la couche d'ozone dans son ensemble. On sait qu'il y a un effet, reste à déterminer les proportions. Il y a encore de la recherche à faire sur le sujet. Le problème, c'est que le secteur n'attend pas : il y a cinq ans, on mettait environ 1 300 satellites en orbite chaque année ; en 2025, on a dépassé les 4 000, essentiellement sous l'effet du déploiement des grandes constellations.

    À lire aussiParis accueille un sommet sur l'espace pour renforcer le rôle de l'Europe dans le domaine

    続きを読む 一部表示
    3 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません