Le Rassemblement national, grand vainqueur des municipales, vraiment?
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概要
Ce week-end, les quelque 1 600 maires élus au second tour des municipales la semaine dernière débutent leur mandat. Parmi eux, une cinquantaine d’édiles du Rassemblement national. Le parti d’extrême droite est perçu dans les enquêtes d’opinion comme le grand vainqueur des dernières grandes élections avant la présidentielle. Mais est-ce vraiment la vérité ?
Indéniablement, le RN enregistre d’importants succès. Le premier d’entre eux est évidemment le bond spectaculaire du nombre de mairies contrôlées. Avant ces élections, le parti n’en détenait que 13. Il en possède désormais près de 70, dont la grande majorité compte plus de 3500 habitants. Ces victoires se concentrent beaucoup dans le sud-est et dans l’ex-bassin minier du nord, mais on note aussi des prises inédites dans des territoires peu habitués à voter RN pour les municipales : l’ouest, le centre, l’est et la région de Bordeaux.
Une marque qui se renforceLa marque RN gagne également en crédibilité. À l’issue du seul premier tour, le parti est parvenu à faire réélire tous ses sortants avec une moyenne impressionnante de 66 % des voix. Un bon coup de pub pour une formation dont beaucoup de Français doutent encore de la capacité à gouverner. « Historique », selon Jordan Bardella. « Une bonne surprise », pour Marine Le Pen.
De (grosses) ombres au tableauToutefois, des zones d’ombre persistent. Très clairement, les grandes villes restent un écueil majeur pour le Rassemblement national. Certes, son allié Éric Ciotti a conquis Nice et Franck Allisio a réalisé une percée historique à Marseille avec plus de 40 % des voix. Mais Laure Lavalette, figure du mouvement, a échoué à Toulon, tout comme Bruno Clavet à Lens. Les scores restent faibles à Bordeaux, Lille et surtout à Paris. Rien de très nouveau, mais cela marque les limites que le RN peine encore à franchir, d’autant qu’il n’est parvenu à sceller que très peu d’alliances avec le reste de la droite entre les deux tours.
Victoire alors ?Alors, le RN a-t-il vraiment gagné ? Tout est une question d’échelle. Comparé aux grands partis historiques que sont LR et le PS, le RN reste encore très loin. Mais à son échelle – celle d’une formation en quête d’implantation et de renforcement de son maillage territorial –, il perce très nettement. Deux nouveautés majeures à venir car deux évolutions importantes se profilent :
- En comptabilisant un nombre record de plus de 3 000 élus locaux, le parti de Marine Le Pen devrait obtenir un groupe au Sénat. Une première historique.
- Il devrait aussi voir partir durablement « un sérieux caillou dans sa chaussure » : la quête des 500 parrainages obligatoires pour présenter un candidat à la présidentielle.
Pour la prochaine élection présidentielle, on le rappelle, le RN ne connaît pas encore son candidat. Il faudra attendre le 7 juillet pour savoir s’il s’agira de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Et sur ce point, les municipales n’y ont rien changé.
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