エピソード

  • La politique et les femmes
    2026/07/15
    La politique et les femmes. Un blogue de Martine Lacroix La politique est un monde extrêmement difficile pour les femmes. Que pouvons-nous faire si nous désirons atteindre une forme de parité dans notre société? Comment faire pour valoriser la participation des femmes? Je ne serai jamais politicienne, mais… Je ponds cette chronique en grignotant mon déjeuner dans un resto de Sorel-Tracy. Traîne près de moi l’hebdomadaire local. À la page 8 des 2 Rives, j’y découvre un article fort intéressant intitulé "Femmes et politique municipale". Ça m’allume! Écueils auxquels font face les femmes en politique Le 6 décembre 2024, j'ai eu le bonheur d'assister au colloque du 25e anniversaire du Groupe Femmes, Politique et Démocratie baptisé Les femmes et la politique: de défis en succès. Lorsque tu as suffisamment de couilles, oups, pour mettre ton nom sur un bulletin de vote, vaut-il mieux avoir le physique de Taylor Swift ou plutôt celui d’une fille comme les autres? Eh bien, si on pense que tu mériterais d’être élue la plus belle femme du monde par le magazine People, ta crédibilité en politique risque d'en prendre un coup. Assure-toi aussi que ton style vestimentaire réponde adéquatement à l’énigmatique ABC de ce qu’à quoi doit ressembler une politicienne digne de ce nom. L’affaire Cécile Duflot, cela vous dit-il quelque chose? En 2012, cette ministre française a pris la parole dans l'Hémicycle vêtue... d'une robe à fleurs! La pièce vestimentaire laissait-elle entrevoir ce sein que je ne saurais voir? Pas du tout! Était-elle serrée au point que l'on pouvait zieuter cette "touffe de noir Jésus" immortalisée dans une chanson de Léo Ferré? Pourquoi alors huées et moqueries ont-elles fusé dans l’assistance? Devenue symbole du sexisme régnant en politique, la fameuse robe a ensuite volé la vedette lors de l'exposition Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale, événement présenté au Musée des Arts Décoratifs. Jugée incorrecte la tenue de Mme Duflot! L’explication se trouverait-elle dans l’ouvrage S'habiller en politique, les vêtements des femmes au pouvoir 1936-2022? L’historienne de la mode, Sophie Lemahieu, y suggère que « les femmes sont en permanence soupçonnées de détourner l'attention de leur propos par le biais de leurs vêtements ». Les violences verbales, physiques et sexuelles Les amazones de la politique font-elles face à des problèmes pas mal plus substantiels que les critiques découlant de leurs goûts en matière de fringues? Oui! Lorsqu’une créature baptisée intimidation rôde autour des parlements, assemblées nationales, hôtels de ville et tutti quanti. Le diable dégagerait-il des relents de misogynie? En politique, violences verbales, mais aussi physiques ciblent-elles davantage les politiciennes que leurs collègues masculins? Une chose est certaine, les violences sexuelles, elles, s’orientent principalement vers les femmes. En 2017, le quotidien La Presse nous apprenait que, d’après une enquête journalistique menée par La Presse canadienne, près de deux tiers des répondantes avaient admis « avoir subi une ou plusieurs formes d'inconduite sexuelle, souvent à répétition, dans l'exercice de leurs fonctions d'élues ». L'un des exemples les plus célèbres demeure celui de Catherine Fournier, aujourd'hui mairesse de Longueuil. En 2017, alors qu'elle était députée de Marie-Victorin, Harold LeBel, son acolyte du Parti québécois, « l'avait embrassée, avait dégrafé son soutien-gorge et lui avait touché les fesses et l'anus » sans son consentement. Le 26 janvier 2023, le politicien déchu fut condamné à une peine de huit mois d'emprisonnement pour agression sexuelle. La difficulté de retenir les femmes en politiques Ces réalités constituent-elles des obstacles à la rétention des femmes en politique? Étonnamment, selon une étude de l'historien et chargé de cours Alexandre Dumas, ce serait plutôt le sentiment "d'inutilité" qui amènerait les femmes à accrocher leurs patins et à quitter définitivement l'arène politique. Au Québec, l'ex-députée de la CAQ, Claire Samson, n'avait-elle pas eu droit à des critiques cinglantes après avoir déclaré que, en tant que députée, elle s'était sentie aussi utile ... qu'une plante verte! Un projet de loi sur la parité Si les femmes étaient plus nombreuses en politique, la maltraitance à leur égard serait-elle davantage facile à abolir? Lors du colloque mentionné précédemment, un projet de loi sur la parité à l’Assemblée nationale a été évoqué. Le 26 septembre dernier, le Groupe Femmes Politique et Démocratie, en collaboration avec le Conseil du Statut de la femme, revenait à la charge avec l’événement Du droit de vote à la parité, un parcours inachevé. En 2025, doit-on voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide? Parmi les commentaires entendus, on ...
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    7 分
  • La joie de l'été
    2026/07/08
    La joie de l'été. Un blogue de Marie-Sylvenie Chery. Peut-on ressentir la présence de Dieu durant les mois d’été?

    Où est notre vraie joie aujourd’hui ? Dans ce que nous accomplissons, ou dans ce que Dieu accomplit en nous ?

    Juillet s’épanouit sous nos yeux, vêtu de lumière, de fruits abondants et de fleurs éclatantes. La nature, dans toute sa splendeur, semble nous murmurer que la vie est belle, généreuse, féconde.

    Et pourtant, en ce temps d’abondance, une question profonde se lève : Où est notre vraie joie aujourd’hui? Dans ce que nous accomplissons… ou dans ce que Dieu accomplit silencieusement en nous?

    L’été nous pousse à ralentir, à contempler

    Sous le soleil chaud, la nature est en pleine expression. Les rythmes s’adoucissent, et l’âme à de l’espace pour écouter.

    C’est le ciel du soir avec les couchers de soleil d’été qui sont de vraies toiles vivantes de rose, de lavande et d’orange. Ce sont les arbres et les fleurs qui atteignent leur splendeur maximale ; chaque feuille, chaque fleur semble raconter une histoire de lumière.

    Ce sont les insectes, les papillons, les abeilles, même les fourmis : tout un monde en miniature en pleine activité.

    Ah! Que c’est beau de voir madame Libellule se poser sur une tige près du petit ruisseau de mon jardin en pleine conversation avec la grenouille femelle qui lui demande de se déguerpir.

    Ah! Ces moments suspendus du reflet de l’eau du lac ou de la piscine : l’eau joue avec la lumière comme une danse silencieuse.

    Aussi ce sont les bruits de l’été avec le chant des cigales, le souffle du vent dans les branches, le rire lointain d’enfants, le Festival de jazz!

    Que faire de nous-mêmes?

    Alors que tout autour de nous porte du fruit, c’est aussi le moment de reconnaître les fruits invisibles que l’Esprit fait mûrir en nous — la patience, la paix, la bonté, la foi.

    Ce n’est peut-être pas dans nos réussites visibles que se cache la vraie joie, mais dans l’œuvre intérieure de Dieu, dans ce qu’Il transforme en nous sans bruit, dans l’amour qu’Il sème même au cœur de nos sécheresses.

    Jésus lui-même a prié pour que sa joie soit en nous et que notre joie soit complète (Jean 15 :11 et Jean 17 :13). Cette joie est un fruit de l’Esprit, indépendante des circonstances extérieures.

    Là où nos efforts atteignent parfois leurs limites, Sa grâce continue de couler comme un ruisseau d’été, rafraîchissant les terres fatiguées de nos cœurs.

    Que ce mois de juillet ne soit pas seulement rempli de chaleur, mais aussi d’espérance; pas seulement fleuri dans les champs, mais aussi dans nos vies.

    Accueillons ce temps comme un doux rappel : notre plus grande joie, c’est peut-être de laisser Dieu agir, de Le contempler à l’œuvre, et de Lui faire confiance.

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  • Les Béatitudes : promesses qui mettent en chemin
    2026/07/02
    Les Béatitudes : promesses qui mettent en chemin. Un blogue de Stéphane Godbout Les Béatitudes font partie des paroles les plus connues de Jésus. Pourtant, plusieurs chrétiens et chrétiennes éprouvent beaucoup de difficultés à comprendre et mettre en pratique ces invitations. Une promesse incompréhensible du Christ? Les Béatitudes (Matthieu 5:1-12 et Luc 6:20-22) font partie des paroles les plus connues de Jésus, et pourtant aussi des plus déroutantes. Le parcours catholique romain de ma jeunesse m’a conduit à comprendre les Béatitudes à travers un enseignement moral et d’abdication du genre : ce n’est pas grave si tu es pauvre, car Dieu te dit que tu es heureux de l’être, car Il te promet le Royaume de Dieu à la fin de tes jours. Il s’agissait ainsi d’une promesse incompréhensible du Christ conduisant à une abdication infantilisante. Une affirmation vide de sens à la lumière de la Bonne Nouvelle que Jésus apporte à toute personne cherchant une vie bonne, avec un sens réel. Non, je ne pouvais pas croire que Jésus m’annonçait que j’étais né pour un petit pain, qu’il s’agissait de la volonté de Dieu pour la vie qu’il m’a donnée… et que je devais être heureux de mon sort. À première vue, ces mots allaient à contre-courant de nos aspirations les plus spontanées et légitimes comme personne humaine aimée de Dieu. Toutefois, aujourd’hui, je comprends mieux comment ces mots témoignent de la richesse de l’enseignement de Jésus. Ainsi, le bonheur n’est pas simplement un sentiment de contentement momentané, mais une démarche de transformation intérieure qui conduit à un résultat ou qui oriente vers un but. À ce moment-ci de ma vie de foi, je crois de plus en plus que le malentendu vient de la manière de comprendre le mot « heureux ». « Heureux » : non pas un état, mais un chemin J’ai écouté au cours des dernières semaines, sur Radio VM, une émission archivée où Christiane Cloutier-Dupuis propose un regard neuf sur l’Évangile de Matthieu. Son approche et son enseignement ont beaucoup enrichi ma réflexion et ma méditation sur ce texte énigmatique des Béatitudes. De plus, j’ai lu récemment que dans l’univers biblique, « heureux » ne renvoie pas d’abord à un sentiment de bien-être ou à une réussite visible. Issu d’une racine sémitique, le mot évoque plutôt l’idée d’un chemin juste, d’une vie orientée dans une direction qui conduit vers Dieu. (André Chouraqui, lecture de la racine hébraïque ashrê, reprise dans « Aujourd’hui Credo – L’énigme des Béatitudes », publication de L’Église Unie du Canada.) Ceci a constitué une véritable clé de lecture des textes des Béatitudes qui m’a ouvert sur des enseignements nouveaux et essentiels. Ainsi, être heureux, au sens des Béatitudes, ce n’est pas être arrivé, mais être en route. C’est avancer, parfois lentement, parfois dans la fragilité, mais dans une trajectoire habitée par la promesse. Jésus ne désigne pas des personnes idéales ou exemplaires ; il reconnaît celles et ceux qui marchent. Il nous propose une démarche libératrice qui élève ou qui relève (lorsque nous sommes à plat). Les Béatitudes: une relation vivante avec Dieu La première Béatitude donne le ton : « Heureux les pauvres en esprit ». Je comprends maintenant qu’il ne s’agit pas de se dévaloriser ni de cultiver un manque spirituel. Il s’agit plutôt d’accepter que la vie ne se construit pas dans l’autosuffisance, ou dans la résignation passive de cette pauvreté, mais dans une relation vivante avec Dieu qui nous amène ailleurs, vers la manifestation du Royaume promis. Cette relation n’est ni passive ni infantilisante. Elle relève d’une interdépendance : Dieu appelle, éclaire et donne la force ; l’être humain répond, consent, avance. La foi devient alors une relation en mouvement, profondément incarnée dans le quotidien. Nos pauvretés sont réelles et multiples, mais Jésus nous rappelle qu’elles ne sont pas des finalités. En marchant avec confiance, malgré nos pauvretés, Jésus nous annonce que nous avons pleinement part au Royaume qu’il promet, un Royaume qui nous est accessible. Les Béatitudes: des promesses qui se laissent percevoir Les promesses des Béatitudes — être consolé, rassasié, recevoir miséricorde, voir Dieu, devenir artisan de paix — ne sont ni magiques ni immédiates. Elles se déploient dans le temps, et surtout, elles se laissent percevoir bien avant d’être pleinement accomplies. Par notre baptême, par notre volonté de suivre les enseignements du Christ, nous faisons un choix intentionnel, nous nous engageons dans la direction proposée par Dieu, nous acceptons de travailler concrètement à l’avènement des promesses qui nous sont faites et qui nous sont accessibles. La consolation, par exemple, n’est pas toujours la fin de la souffrance. Elle se manifeste ...
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    9 分
  • Dieu face à une atrocité inoubliable
    2026/06/29
    Dieu face à une atrocité inoubliable. Un blogue de Stéphane Godbout. Devant des atrocités comme l’Holocauste ou la situation à Gaza, comment peut-on continuer à croire en un Dieu qui semble impuissant à stopper les catastrophes humanitaires? Entre silence et espoir Il y a des moments où la foi historique se brise sur la réalité de la vie et de la mort. Face à des scènes de violence et de destruction, à l’agonie des victimes innocentes, c’est une question incontournable : Où est Dieu? Quelle possibilité y a-t-il de croire en Son existence, Sa bonté, ou même Son efficacité quand l’homme sombre dans l’horreur? Aujourd’hui, cette question revient avec force alors que nous entendons parler de la guerre et des souffrances infligées au peuple palestinien de Gaza. Des familles entières sont anéanties, des enfants meurent sous les débris, ils prennent au piège des populations dans une guerre sans fin. Il est difficile, voire impossible, aux personnes croyantes des différentes doctrines ou croyances religieuses de trouver une explication théologique crédible face à l’inaction de Dieu. Et beaucoup, comme jadis à Auschwitz ou Srebrenica, ne peuvent s’empêcher de se demander : Dieu existe-t-Il vraiment? Et s’Il existe, pourquoi est-Il là à regarder les massacres sans rien faire? Le scandale du mal et l’échec des réponses faciles La théologie a longtemps cherché à expliquer l’action et la puissance de Dieu malgré le mal, ou ce que l’on appelle “théodicée”. Il y a eu des efforts pour démontrer que la souffrance est un mystère, un test, fait partie du plan de Seigneur ou résulte de la liberté humaine. Mais face aux cris des victimes, de telles réponses paraissent souvent indécentes. Comment pouvez-vous dire à une mère qui a perdu son enfant sous les décombres que tout cela fait partie d’un plan plus grand? Comment dire à un peuple qui a été décimé que sa souffrance a une raison secrète? L’Holocauste a déjà rendu de telles rationalisations intenables. Certains survivants d’Auschwitz ont même soutenu qu’ils avaient vu leur Dieu mourir dans les camps. Le rabbin Richard Rubenstein a même affirmé que le concept d’un Dieu providentiel est devenu caduc après Auschwitz. D’autres, comme Hans Jonas, ont développé une image de Dieu totalement différente : non plus un maître régnant sur tout, mais un créateur qui, en créant le monde, renonce à l’omnipotence et ne peut désormais que souffrir avec ses créatures, face au mal qui les accable. Maintenant, face à Gaza aujourd’hui, les mêmes dilemmes. Les excuses religieuses ou idéologiques toutes faites sonnent creux. L’énigme du mal est préservée et donc également la question concernant Dieu. Un Dieu inefficace ? Nous avons tendance à penser que Dieu est distant ou qu’Il n’est pas là. Pourquoi Dieu n’a-t-Il pas arrêté les meurtres de masse s’Il est tout-puissant et bon après tout? Cette question est inscrite dans les Psaumes eux-mêmes : « Jusques à quand, Seigneur? » (Ps 13:2). C’est le fil conducteur des Écritures elles-mêmes, de l’angoisse de Job à Jésus sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Mc 15:34). Ces cris de lamentation sont déjà un acte de foi : une reconnaissance que notre croyance en Dieu n’est pas assurance mais combat ou chemin. Certains théologiens nous enseignent que la foi ne nous permet pas de fermer les yeux face au mal, elle nous donne plutôt l’audace d’affronter la rébellion intérieure et le doute de la présence de Dieu. Peut-être que la vraie foi éclot dans un lieu où les illusions cèdent la place, un terrain où l’on cesse d’essayer de défendre Dieu et se contente plutôt de l’appeler — même si cela ressemble à crier dans un désert. Oui, Dieu semble inefficace. Mais devons-nous l’interpréter comme la preuve qu’Il n’existe pas, ou comme une invitation à reconsidérer ce que nous entendons par « Dieu »? Un compagnon dans la souffrance Une façon, transmise par des théologiens comme Jürgen Moltmann et Dietrich Bonhoeffer, est de percevoir Dieu non pas comme le Tout-puissant qui tire les leviers de l’histoire mais comme le compagnon qui souffre avec nous. Le Dieu des chrétiens est crucifié, qui choisit de prendre position aux côtés des êtres humains jusqu’à la fin. Et si c’est le cas, nous voyons que la question n’est plus : « Où est Dieu? » mais plutôt : « Où peut-on trouver Dieu dans toute cette souffrance? » Pour moi, je ne peux pas trouver le Dieu d’amour qui agit dans des explications idéologiques ou théologiques bien ficelées. C’est là, sur les visages des victimes, dans les actions de solidarité, dans les petits actes de résistance au milieu du chaos que je peux le trouver, le voir. Ainsi, Dieu n’est pas impuissant bien qu’Il n’a pas la capacité de faire disparaître la violence de ...
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  • Les miracles existent-ils?
    2026/06/21
    Les miracles existent-ils?

    Est-ce que les miracles existent? Sont-ils des expressions de phénomènes inexpliqués à une autre époque? Peut-on être être une personne intelligente du 21e siècle et croire en même temps?

    Croire aux miracles de Jésus

    En tant qu'individu qui se veut moderne et raisonnable, je me trouve souvent confronté à une certaine perplexité à l'égard de ces récits. Souvent, au premier abord, ils semblent associer le miracle à la magie et à des super pouvoirs de Jésus.

    Pourtant, les détails précis sur la manière dont les miracles de Jésus ont réellement eu lieu sont peu nombreux. Ce qui nous parvient, ce sont des récits de bonnes nouvelles traduits en histoires de foi.

    • Jésus guéri un aveugle au chapitre 18 de l’évangile selon Luc.
    • Jésus nourrit une foule de 5000 hommes au chapitre 14 de l’évangile selon Matthieu.
    • Jésus guéri un paralytique et pardonne ses péchés au chapitre 2 de l’évangile selon Marc.

    Bien que cela soit appréciable, cela peut susciter des interrogations dans le contexte actuel, où la science guide nos explications du monde.

    Quelle est la place des miracles dans notre époque?

    Il est naturel d'attendre que la quête de connaissance soit la principale source d’explication. La science est désormais d'une puissance incontestable. Articulée à travers des équations appropriées, la vie semble se présenter comme un problème à résoudre parmi d'autres.

    Cependant, la solution adoptée scientifiquement pour faire face aux défis de l'existence peut parfois ne pas répondre aux besoins les plus profonds, laissant l'âme humaine profondément désemparée. Un vide peut alors s'installer, caractérisé par une incapacité à surmonter les obstacles qui se dressent.

    Malgré une compréhension intellectuelle ou une explication scientifique d'une situation, ce vide existentiel peut persister. Le besoin de sens dans les événements en cours n'est alors pas comblé, reléguant les émotions, les croyances, y compris les peurs, l'émerveillement, et les belles surprises de la vie, au second plan. Il ne reste alors qu'une explication, voire une non-explication, scientifique, froide et dénuée d'émotion.

    Une guérison complète

    Au fil du temps, j'en suis venu à croire que c'est uniquement à travers l'amour inconditionnel et l'énergie positive émanant du cœur, partagés idéalement avec des êtres chers partageant une vision similaire de la vie et de la présence divine, que la perspective de la guérison peut alors s'élargir et se transformer.

    Grâce à cette force positive et lumineuse, toujours présente, le vide intérieur peut être comblé, et le sens accordé. Dès lors, l'isolement n'est plus, l'être humain n'est plus coupé des forces vitales présentes, ni de l'amour de Dieu et des autres.

    Ainsi, la question du miracle transcende la simple explication physiologique ou scientifique de la guérison.

    Elle englobe plutôt l'intégralité de la guérison, tant du corps que de l'âme. Une guérison complète qui conduit à notre destinée en tant que personne vivante, mais aussi mortelle.

    Ainsi, nous sommes tous et toutes des personnes que Dieu souhaite libérer pour qu’elles soient heureuses, joyeuses, libres et utiles en toute circonstance.

    Désormais, une seule équation semble s'imposer dans mon cœur: la manifestation quotidienne de Dieu dans la santé, dans la maladie, dans la vie ou dans la mort, cette présence qui éclaire, qui guérit, qui redresse et qui réconforte est l’essentiel de la nature même du miracle offert par Jésus. Et pour vous, les miracles existent ?

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    4 分
  • Réflexions sur ma formation supervisée en paroisse
    2026/06/18
    Réflexions sur ma formation supervisée en paroisse Marie-Sylvenie a terminé son dernier stage pastoral, une étape importante de la formation des pasteurs dans L’Église Unie du Canada. Elle a accepté de nous partager ses réflexions sur son expérience. Une formation ancrée dans la réalité paroissiale Depuis un an, j’exerce mon rôle de pasteure en formation ministérielle supervisée au sein de l’Église Unie de la Grâce à Gatineau. J’ai débuté mon ministère lors d’un dimanche de l’Avent, marquant mon entrée dans la vie communautaire par une liturgie empreinte d’espérance et de renouvellement. Mon objectif était d’incarner la foi chrétienne à travers la Parole, l’action et l’authenticité, en accompagnant la communauté dans ses cycles de vie, ses joies et ses deuils. Dans ce contexte, j’ai coordonné des cultes bilingues, composé des prières et méditations poétiques, spirituelles, et offert une présence attentive auprès des paroissiens et des paroissiennes. Mon approche pastorale s’est appuyée sur l’écoute, l’accueil et la construction de liens vivants, en intégrant mes expériences de soins holistiques de la personne. Développer de nouvelles compétences Cette année de formation m’a permis de développer mes compétences en prédication, en animation liturgique et en accompagnement spirituel, tout en affirmant mon désir de bâtir des communautés enracinées dans la foi chrétienne. Chaque semaine, je me suis tenue à la croisée des chemins : entre les attentes liturgiques et les réalités humaines, entre les textes sacrés et les voix de la communauté. Préparer le service du dimanche, c’est plus que planifier une séquence : c’est chercher l’harmonie entre les lectures, les chants, les prières, et les visages qui les portent. C’est écouter les silences, discerner les élans, et tisser une liturgie qui parle au cœur de toutes et tous. Être à l’affût des besoins de la congrégation, c’est cultiver une posture d’attention constante. Cela demande de voir au-delà des mots, de percevoir les fatigues, les joies, les absences, les élans de service ou les appels au repos. Dans cette écoute, j’ai découvert que la coordination pastorale n’est pas une simple gestion de calendriers, mais un art du lien : relier les personnes, les dons, les temps liturgiques, les événements communautaires, pour que chacun et chacune trouve sa place et que l’Esprit puisse circuler. Apprendre à faire confiance aux autres En tant que stagiaire, je suis consciente de mes limites. Je ne peux pas tout faire ni tout porter. Mais je peux chercher, inviter, faire confiance. Trouver des personnes-ressources, c’est reconnaître les talents autour de moi, les appeler, les encourager. C’est aussi accepter que le ministère soit toujours partagé, jamais solitaire. Être une personne intègre Enfin, je travaille sur ma propre personne : non pas pour paraître parfaite, mais pour être cohérente. Mon habit, mon comportement, ma manière d’être en relation sont autant de signes visibles de l’invisible que je cherche à servir. Être modèle, ce n’est pas être sans faille, mais c’est marcher avec intégrité, avec foi, avec douceur. C’est laisser transparaître quelque chose du Christ dans mes gestes, mes paroles, mes silences. Cette formation est pour moi un terrain d’apprentissage incarné, où la foi se fait service, où la coordination devient communion, et où chaque jour m’invite à grandir en humilité, en écoute, et en espérance. Ce qui reste de ma formation À l’heure de mon départ, je ressens le besoin de poser des mots sur ce que j’ai vécu, appris, et semé au sein de cette communauté. Cette formation n’a pas été seulement une étape de formation, mais un véritable enracinement dans la vie paroissiale, dans ses rythmes, ses visages, ses appels. Je suis venue avec le désir de m’adapter à un environnement nouveau, d’en comprendre les codes, les sensibilités, les besoins. Cette adaptation s’est faite dans l’écoute, dans l’observation, dans le respect des histoires et des habitudes. Elle m’a permis de tisser des liens, de me sentir peu à peu chez moi, et de contribuer avec justesse et délicatesse. J’ai tenté de mémoriser les noms, non par devoir, mais par amour. Chaque prénom retenu est une porte ouverte vers une relation plus vraie, plus humaine. C’est une manière de dire à chacun et chacune : “Tu comptes, je te vois, je t’accueille.” Dans mes écrits – qu’il s’agisse de messages, de prières, d’annonces ou de remerciements – j’ai cherché à incarner la foi. À écrire avec clarté, mais aussi avec cœur. À faire résonner l’Évangile dans des mots simples, accessibles, porteurs de sens. À ce niveau, chaque phrase est une offrande, un geste pastoral. J’ai aussi appris à pratiquer la spiritualité comme un outil personnel, un appui dans les ...
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  • Paul et les femmes
    2026/06/14
    Paul et les femmes L’absence de rôles égalitaires entre les hommes et les femmes dans l’Église est souvent attribuée à l’apôtre Paul. Une compréhension de son contexte socio-historique peut nous aider à mieux comprendre ses écrits. Paul et les débats de son temps Paul, juif persécuteur devenu l'acteur majeur du premier christianisme à la suite de sa conversion, fut non seulement un inlassable fondateur d'Églises, mais il en suivait la croissance, répondait à leurs questions et en arbitrait les premiers conflits. Cela nous vaut les Épîtres du Nouveau Testament, certaines de sa main, d'autres, postérieures, écrites en son nom, l'ensemble constituant une première mise au point doctrinale de la foi chrétienne. Un des intérêts des écrits de Paul est de nous plonger au cœur des débats qui pouvaient survenir, parfois sur des aspects a priori subalternes, mais jugés assez importants pour justifier un recours lointain! Ici, dans cet extrait de 1 Corinthiens 11, 2-16 retenu par Théovie pour son cycle « Femmes du Nouveau Testament », il est question de cheveux, de voiles et couvre-chefs... Des détails, certes, mais capables de susciter des prescriptions et des débats traversant les millénaires. La chevelure des femmes à Corinthe De quoi s'agit-il? Dans l'Église de Corinthe, dynamique au point d'être désordonnée et divisée, des femmes prient et prophétisent « en cheveux », sans voile, alors que des hommes se couvrent la tête ou portent les cheveux longs. Et cela semble contraire aux traditions que Paul se targue d'avoir transmis, même si on peut questionner l'idée de tradition pour une communauté qui a à peine dépassé les vingt ans. Il déploie un argumentaire varié en rappelant par une habile image ce qui est pour lui l'ordre social divin : de bas en haut, la tête de la femme, c'est l'homme, la tête de l'homme, c'est le Christ, la tête du Christ c'est Dieu. On reconnaîtra immédiatement un sexisme, niant à la femme une relation directe au Christ. Dans une société où elles sont des mineures à vie, ce propos est une évidence. Pourtant dans l'Église de Corinthe, des femmes n'agissent pas en mineures, mais en actrices de leur foi, comme dans toutes les Églises que suit Paul. Et cela ne lui pose aucun problème qu'elles prient et prophétisent en public aux côtés des hommes. En ce sens, Paul défend une avancée féministe majeure, au rebours du judaïsme ou des cultes polythéistes, où les sexes étaient séparés et où les hommes dominaient. Mais, en tacticien habile, il préfère détourner l'attention sur des détails pratiques et concéder un rappel à l'ordre : les femmes doivent avoir la tête couverte, mais pas les hommes, les cheveux longs sont pour les femmes, les courts pour les hommes. Une position entre-deux Un lecteur attentif de la Bible hébraïque pourrait rétorquer que Moïse ou Élie se voilaient avant de rencontrer Dieu (Exode 3, 6b et 1 Rois 19, 13), que les prêtres devaient porter un turban (Exode 28, 4) et que les hommes consacrés à Dieu, comme Samson, arboraient une longue chevelure. Et aujourd'hui, le port de la kippa s'impose à tout homme entrant dans une synagogue. Les arguments de Paul relèvent de la convenance et d'une « nature » bien subjective : en fait, il prescrit de se conformer à la normalité ambiante, celle d'une société gréco-romaine, cadre désormais de la croissance des Églises chrétiennes. Il convient donc de ne pas marginaliser par des gestes pouvant être perçus comme provocateurs. Ainsi sera sauvé l'essentiel : les avancées égalitaires entre hommes et femmes. D'ailleurs, corrigeant sa métaphore initiale des têtes, il rappelle que si la femme est tirée de l'homme (selon la lecture masculine traditionnelle de Genèse 2, 22), l'homme naît d'une femme... Paul ne cède pas à la tentation d'exclure les femmes de ces nouveaux rôles quitte à faire acte d'autorité et in fine de refuser toute contestation. On lui pardonnera cet autoritarisme, pour créer une Église, où il n'y a plus ni juifs, ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves, ni hommes ni femmes, mais tous unis en Jésus le Christ (Galate 3, 28).
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  • La Fierté de défiler en tant qu'Église
    2026/06/09
    La Fierté de défiler en tant qu'Église Plusieurs personnes croient que les mots Fierté et Église s'opposent. Pourtant, de nombreux croyants et leurs paroisses participent aux activités un peu partout au Canada. Quelle est la place des personnes de foi dans ces manifestations culturelles? Le Défilé de la Fierté étant chose du passé, pourquoi alors revenir là-dessus? Parce qu’il va y en avoir un autre l’an prochain, que ce soit dans la métropole québécoise ou ailleurs sur la planète bleue, du moins là où il est permis d’en organiser un… Défilé et controverses Le 11 août dernier, nous étions une trentaine de personnes issues de quelques Églises protestantes et réformées à prendre part à cette parade où 17 000 âmes s’étaient inscrites. Si jamais des catholiques désiraient se joindre à nous en 2025, on leur souhaite d’avance la bienvenue. Est-il de bon ton que des fanas de Dieue s’immiscent dans cet événement controversé? Car il faut bien admettre que chaque édition entraîne avec elle des points d’exclamation, d’interrogation et de suspension. En prime, s’est ajoutée cette année l’accusation de complicité à la tragédie de Gaza en raison de certaines commandites de Fierté Montréal qui seraient liées à des organisations supposément sionistes. Défilé et représentations Mais que reproche-t-on habituellement au célèbre défilé? Eh bien, on le critique notamment parce que, malgré son ampleur, il serait peu représentatif de la sphère 2ELGBTQIA+, pire, il nuirait même à l’image de ladite communauté. Cette nuisance, réelle ou fictive, n’a-t-elle pas aussi été brandie lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, édition 2024, signée par Thomas Jolly. Qui n’a pas entendu résonner la réprobation causée entre autres par la présence de drag-queens dans un tableau ressemblant à la Cène? Bref, de la polémique, il y en a partout depuis des lunes. Même dans cette grosse brique qu’on appelle la Bible et qui sert de moteur au christianisme, ça discute et argumente gaiement! L’importance de l’appui chrétien En 2024, les religions qui appuient les personnes 2ELGBTQIA+, chrétiennes ou non, peuvent-elles se permettre d’ignorer ces gigantesques rassemblements? Tout en s’avérant festif, il ne faut pas oublier que ces défilés servent également à dénoncer les oppressions subies par nos semblables qui se reconnaissent dans le drapeau inclusif-intersexe. S’il n’existe aucun risque de détention ou d’exécution pour motif d’orientation sexuelle ou encore de transitude ou de transidentité au pays de la feuille d’érable, n’empêche que les actes homophobes ne constituent point des légendes urbaines. Simon Gamache, directeur général de Fierté Montréal, n’a-t-il pas parlé sur la place publique de manifestations antitrans tenues au cours des derniers mois à Montréal ? S’engager au nom de notre foi En tant que personnes croyantes et pratiquantes, diverses façons de témoigner notre appui à cette communauté s’offrent à nous. Parmi celles-ci, on retrouve évidemment la prière et la célébration de cultes inspirés des enjeux auxquels fait face l’univers 2ELGBTQIA+ un peu partout sur le globe. Si notre situation économique le permet, pourquoi ne pas faire un don à un organisme venant en aide aux victimes d’homophobie? Le bénévolat, y avez-vous songé? Par exemple, le Festival Fierté Montréal nécessite une quantité industrielle de bénévoles à chaque édition. Croyez-en la rédactrice de ces lignes, l’expérience y est tout simplement incroyable. Un accueil à bras ouverts Par contre, marcher dans le défilé comme ce fut le cas pour une poignée d’Églises lors du second dimanche d’août 2024, cela a le mérite d’envoyer un message limpide à l’immense foule présente : non, ce ne sont pas toutes les religions qui mettent leur veto aux aspirations de la collectivité 2ELGBTQIA+. Être au cœur de l’action à cette occasion, cela signifie qu’on dit oui à l’inclusion, mais pas seulement du bout des lèvres… plutôt à bras ouverts! Oser s’afficher dans le Défilé de la Fierté J’avoue cependant avoir ressenti un brin d’appréhension les premières fois où j’ai déambulé derrière la bannière dela cathédrale Christ Church au sein de l’interminable cortège. Les croix étant souvent associées à l’intolérance face au mouvement 2ELGBTQIA+, allions-nous recevoir injures, doigts d’honneur et tomates? Pas du tout! À chaque fois, le même phénomène se répète. Regards agréablement surpris, larges sourires et applaudissements accueillent notre minuscule groupe pimenté de quelques bannières identifiant les Églises concernées, d’offres de câlins gratuits et, bien sûr, de cols romains! Pourquoi ne pas mettre toutes les chances de notre côté afin que la foule présente saisisse bien que les grenouilles de bénitier, ...
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