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Le goût du monde

Le goût du monde

著者: RFI
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L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 18h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 (vers Afrique haoussa).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • En cuisine avec Caroline Paré, Cuisine thérapie
    2026/09/12
    Sa voix accompagne les matins du monde sur RFI, dans la foulée de la matinale et d'Appels sur actualité, Priorité Santé, l'émission santé de RFI présentée par Caroline Paré. La cuisine, l'alimentation tout au long de la vie sont des sujets fréquemment abordés dans l'émission, quelle relation Caroline Paré avait avec la nourriture, quelle place a la cuisine dans sa vie ? Ainsi est né cet épisode du Goût du monde, le premier d'une série intitulée « En cuisine avec Cuisine thérapie ». Dans cet épisode enregistré chez Caroline, micros posés sur sa table de cuisine, vous apprendrez que le fait de cuisiner est chez elle un langage, qu'associer les gestes à la parole, de cuisiner ensemble est central : la cuisine est le poumon de la maison, et de sa vie. « Très souvent, la cuisine c'est aussi pour moi la cuisine thérapie parce que quand ça ne va pas, quand il y a un souci ; quand je veux me retrouver avec quelqu'un, on fait de la cuisine. Je sors assez peu, mon occupation du soir c'est de recevoir des gens, préparer des grandes tablées, les célébrations des fêtes, c'est important pour moi, pas tant pour les célébrations que pour le fait de recevoir et partager. » Elle tient les gestes et le goût de la cuisine de sa mère et sa grand-mère et de son père. Trois influences, « Ma mère faisait une cuisine de tous les jours, on ne s'en rend pas compte que les mères font une cuisine exceptionnelle mais c'est classé cuisine du quotidien. Mon père faisait une cuisine traditionnelle... événementielle, c'était le cassoulet qui cuisait 7 heures dans la cheminée, il cuisinait très bien, ma mère avait une approche végétale, elle avait un potager, tous les jours il y avait de la salade. Sa mère cuisinait arménien. En Arménie, la culture salade : le « green », espèce de touffe d'herbes aromatiques faite de basilic rouge, d'aneth, de coriandre et de ciboulette. On comprend pourquoi ils vivent vieux, tous les folates, ça donne un parfum et une fraicheur, génial ». Caroline revient sur les reportages réalisés pour Priorité santé en Arménie, le pays de ses racines maternelles, et la richesse des saveurs qu'elle y a redécouvertes puisque transmises dans l'enfance par sa mère et sa grand-mère. « Ces saveurs, je les connaissais sans m'en rendre compte, un peu comme monsieur Jourdain dans la pièce de Molière qui fait de la prose sans le savoir, quand je suis allée en Arménie, j'ai découvert que les soudjouk, les pasturma, le boulghour c'était tout à fait normal d'en manger, habituel, c'est comme le pain en France ». La cuisine et la santé L'alimentation occupe une place importante dans l'émission Priorité santé, Caroline ne rate pas une occasion de se rendre au marché quand elle part en mission, et parfois même de cuisiner comme elle l'avait fait à Dakar pour une émission avec la cuisinière Prisca Gilbert et la nutritionniste Binetou Cheikh Seck, un bonheur. « J'en rêvais de cette émission si je pouvais en faire une dans chaque capitale je le ferais. Dans l'émission, on laisse vraiment la parole aux médecins spécialistes de la santé, c'est vrai qu'il y a énormément de thématiques et les auditeurs systématiquement posent une question avec l'espoir secret : qu’un aliment puisse les soigner sans médicament. Hélas cela n'existe pas, par contre mal manger peut augmenter les problèmes et bien manger peut améliorer la santé mentale, la qualité de vie plein de choses. En fait la nourriture, c'est comme la santé c'est partout, c'est tout ! On parle aussi à des personnes qui vivent dans des contextes où il peut y avoir un problème de malnutrition, il peut ne pas y avoir assez ou des aliments qui ne correspondent pas aux besoins, nous parlons de tout cela sans tabou. » Transmettre et partager La transmission se fait de manière concrète, par l'écrit. Caroline a, dit-elle, bricolé un livre de cuisine avec les recettes familiales, et par les gestes, tout le monde cuisine, y compris ses 3 enfants cuisinent très bien. « Je fais parfois des repas spectaculaires, pour l'anniversaire de mon mari j'ai transformé la maison en restaurant, pour un menu 5 entrées, 5 plats, 5 desserts ». À qui l'appelle Docteur Paré, elle répond : « Je ne suis pas docteur pitié, je suis journaliste, c'est bien suffisant. Un rêve ? Comme pour les grands médecins, Caroline avoue une réelle admiration pour les grands chefs cuisiniers, j'ai de l'admiration pour les gens qui ont un savoir-faire particulier qui ont une maîtrise du geste, du savoir, de la compétence. Les rencontrer ? Moi ça me fait rêver. Pour aller plus loin : - Retrouvez la série de reportages de Caroline Paré et Victor Uhl en Arménie pour Priorité santé : Système de santé et accès aux soins en Arménie Arménie : soigner les soldats blessés Du marché de Dakar en cuisine. - Souvenirs de bords de route en Arménie « Les pistaches, miel, des brochettes ...
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    30 分
  • Un chef, sa cuisine : pour Jules Niang, le contraste relie les cultures et les mondes
    2026/09/19
    Un dialogue horizontal, d’égal à égal. Le chef Jules Niang est né et a grandi à Wothi, un petit village mauritanien au bord du fleuve Sénégal. « Dans cette zone on trouve des villages jumeaux de part et d’autre du fleuve, l’un du côté de la Mauritanie, l’autre du côté du Sénégal. Quand les frontières ont été définies du temps de la colonisation, les familles possédaient souvent des terres de part et d’autre. Pour les conserver, elles se sont séparées en deux, ce qui explique aujourd’hui que la moitié d’une famille peut être sénégalaise, et l’autre moitié mauritanienne. La majorité des familles ont la double nationalité. » Gamin, il a fait tout ce qu’un enfant peut faire au village : aller aux champs, pêcher, faire paître les troupeaux ; la main de son père l’a guidé, les gestes et la sagesse de sa mère, ses tantes, et ses grands-mères lui ont transmis les savoirs et les codes, la créativité, la cuisine. L’Afrique, il a les savoirs et les codes, il sait. L’ancrage de sa cuisine est instinctivement double, elle fait l’éloge de la diversité. Pas de fusion mais un dialogue horizontal d’égal à égal « il n’y a pas un produit qui soit hiérarchiquement au-dessus de l’autre, c’est une composition globale. Il en va des produits comme des continents, ni l’un ni l’autre, mais deux d’égal à égal ». Ce dialogue des cultures crée des passerelles solidement ancrées, des liens entre les continents. Sa cuisine, Jules Niang la décrit comme une cuisine de contraste, à l’instar du clair-obscur, de la lumière et de l’ombre, le contraste souligne les rapprochements. Dans sa cuisine, les ancrages sont lyonnais et africains, le produit ancre dans un territoire, la cuisine dans un autre, les contrastes sont dans les températures, les produits, les textures, « de la glace sur un bouillon, de multiples dimensions viennent s’imbriquer dans cette notion de contraste. » Jules Niang est l’un des chefs qui créent et écrivent cette nouvelle cuisine africaine en France. Une trace essentielle pour transmettre. L’écriture est centrale. Un livre, cela rend audible. Plus les gens écrivent, plus leur voix est forte. La cuisine africaine a longtemps été essentiellement transmise oralement, les rares écrits n’étaient pas de natifs, mais de gens qui ont voyagé ou découvert la culture et la gastronomie. Cette histoire, notre culture et notre cuisine doivent être écrites par des natifs qui connaissent le patrimoine et l’histoire dans les détails. « Quand je parle du mil, je sais où ça pousse, je sais à quelle pétriode de l’année il est planté. Je sais quand on le récolte et comment on le conserve. Je sais comment on le mange et à quel moment de la journée. C’est toute une culture. Quand on l’enlève et qu’on le rapporte ailleurs, on peut perdre cette dimension. C’est pour cela que j’écris, je peux restituer cette part de l’histoire, cette part culturelle et vécue du produit. Cette transmission est intéressante ». Avec Jules Niang, chef à Lyon du restaurant Petit Ogre, auteur de Contraste, cuisine d’ici et d’ailleurs, avec Agathe Masson et Maude Cucinotta, éditions de La Martinière, collection Menu Menu. Pour aller plus loin L’Afrique cuisine en France, de Vérane Frediani, aux éditions La MartinièreUn extrait de l’émission Avec Philosophie au sujet du Degré zéro de l’écriture, de Roland Barthes, de Geraldine Muhlmann et Justine Brisson Docteure en littérature : dans cette émission, Jules Niang rend hommage au travail de recherche et de transmission accompli par Aïstou Mbaye, cuisinière, autrice et plusieurs fois récompensée par les World gourmand book awards pour ses livres de cuisine « Saveurs subsahariennes » ou « Pastels et yassa ». Programmation musicale : Wrong things, de Danitsa featuring Jarreau Vandal. La recette Lasagne de Saka saka crème de persil au cumin de Jules Niang. Recette issue de Contraste, cuisine d’ici et d’ailleurs, aux éditions La Martinière.
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  • «Votre nourriture parle à votre corps bien plus que vous ne le pensez»
    2026/09/26
    Imaginez que chaque bouchée soit votre prescription, un message adressé directement à votre corps, à vos cellules : que voulez-vous leur dire en mangeant ? Les siècles ont passé mais le dicton attribué à Hippocrate vaut toujours : notre nourriture est notre première médecine, ce que l'on mange est notre premier levier d'action pour être en bonne santé ou pour l'améliorer quand elle vacille. Cynthia Ka, naturopathe et autrice, mise sur la liberté qu'offre la cuisine : « Chacun peut décider de son alimentation, selon ses besoins et ses envies, chacun peut décider de la faire sienne, et de ne plus la déléguer. » Rendre au corps sa langue maternelle en le nourrissant de « vrais aliments » Cynthia Ka : « Nos plats nourrissent nos cellules, elles ont une mémoire qui vient de nos aïeuls, de nos ancêtres. Aujourd'hui la nourriture est très transformée, nous avons oublié de rendre à nos cellules et à nos corps leur langue maternelle, de les nourrir de vraies choses. Il faut retourner aux produits naturels, non transformés, qui nourrissent naturellement nos cellules et nous font du bien. Notre cuisine est notre pharmacie. » Un guide pour revenir à l'essentiel Cynthia Ka s'est appuyée sur son expérience, sa culture, son parcours et ses traditions pour proposer un « grimoire moderne », un guide pour nous permettre de cuisiner notre pharmacie : des plats et une nourriture adaptés à nos vies, aux environnements dans lesquels nous évoluons en gardant en tête quelques piliers : limiter au maximum les produits transformés, acheter et consommer ce qui pousse autour de chez vous, préférer une patate douce à une pomme de terre d'importation, des céréales complètes, des fruits plutôt que des desserts tout prêts, des feuilles fraiches plutôt que déjà préparées, privilégier les fruits, les légumes, bruts et naturels, oublier les sucres blancs raffinés, habituer votre esprit et retrouver le goût des « vraies choses », sans rien ajouter. En préambule, posez-vous la question Prenez le temps d'une introspection, de vous interroger sur ce que vous aimez, beaucoup ou moins, comment compensez-vous une frustration ? Buvez-vous de l'eau fraîche ou avez-vous besoin du goût sucré et du pétillant ? De quels moyens disposez-vous pour faire vos courses ? La nourriture est-elle la variable d'ajustement du budget du foyer ou un pilier ? Aimez-vous cuisiner ? Jardiner ? Vous intéressez-vous aux propriétés de ce que vous mangez ? Cynthia Ka explique, décrit, raconte et recommande en premier lieu d'apprendre à se connaitre pour élaborer ensuite la cuisine qui nous convient et nous ressemble. Elle vous semblera de fait naturelle et simple à adopter. Elle donne des clés, des pistes, des informations, dont vous n'aurez pas tous besoin, que vous laisserez sur le côté ou vers lesquelles vous reviendrez peut-être un jour, ou pas. Votre corps et votre santé sont un jardin, à vous d'en prendre soin et de le cultiver. Avec Cynthia Ka, naturopathe, autrice de Mes assiettes naturo et Mes rituels naturo, aux éditions Leduc ; Le guide du cancer du sein, aux éditions Hachette Pratique. Cynthia Ka est aussi sur Instagram. Dans l'émission, nous évoquons, écoutons, parlons de : - Aïstou Mbaye cuisinière, conteuse, et autrice de Saveurs subsahariennes ; Pastels et yassa. Son dernier livre Ma cuisine d'Afrique est publié chez Marie-Claire - Les cuissons en papillote et vapeur, de Nathalie Brigaud Ngoum, cuisinière, formatrice et autrice - Un extrait du livre Goûts d'Afrique d'Anto Cocagne et Aline Princet, aux éditions Mango, avec le souvenir de l'écrivain et poète Alexandre Gondreau alias Capitaine. - Autour de l'épigénétique - De microbiote avec la microbiologiste Biliana Lesic. Programmation musicale : « Meu Lugar » de Rita Payes et Lucia Fumero
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    29 分
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