『Le Trait』のカバーアート

Le Trait

Le Trait

著者: Ben & Estelle
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概要

Le Podcast qui part à la rencontre des créateurs, designers, architectes. Contact : letraitpodcast@gmail.com© 2026 Le Trait アート
エピソード
  • LE TRAIT - Episode 60 - L'Atlas
    2026/02/09

    L’Atlas, en mouvement.

    Le Trait a rencontré le peintre L’Atlas, alias Jules Dedet Granel, dans son atelier des Lilas. À quarante-six ans à peine, L’Atlas fait déjà l’objet d’une rétrospective au musée du Touquet, visible jusqu’au 25 mai 2026. Une reconnaissance significative pour cet artiste né en 1978, dont la notoriété s’est construite à la croisée du graffiti, de la calligraphie et de l’abstraction. Agnès b qui le représente dans sa galerie a été l’une des premières personnes à le collectionner. « Elle m’a sortie du milieu underground ».

    Autodidacte pour l’essentiel, il effectue néanmoins un bref passage par l’université en archéologie et en histoire de l’art, avant de prendre une décision fondatrice : partir au Maroc, dans le massif de l’Atlas, en 1999, pour rejoindre un maître calligraphe. Il ira aussi beaucoup en Asie ; la calligraphie orientale l’a beaucoup influencé.

    Il choisit le nom « L’Altas » ; une figure mythologique condamnée par Zeus (nom porté par ailleurs par l’un de ses proches amis, lui aussi artiste de street art et figure du post-graffiti) à soutenir la voûte céleste pour l’éternité. « L’Atlas, c’est un nom universel, explique-t-il. Le “L’” est une manière de le rendre unique, un clin d’œil à la French touch, et aussi un outil plastique : l’apostrophe m’aide à équilibrer mes compositions. »

    L’Atlas ne peut créer une œuvre s’il n’a pas un mot en tête. Chez lui, rien ne se créé sans le langage. «J’ai une formation de calligraphe. » Il aimerait faire entrer la lettre dans l’histoire de l’art. « La calligraphie est souvent cantonnée à l’archéologie. J’aimerais faire entrer l’histoire de l’écriture dans l’art, écrire un manifeste sur l’abstraction calligraphique. On est un mouvement (nous sommes beaucoup à venir du graffiti) qui a appris à peindre avec des lettres. On a une manière d’occuper l’espace par la lettre ». L’Altas a d’ailleurs créé une galerie aux Lilas pour faire exister ce mouvement : la galerie Liminal. « Nous avons appris à peindre avec des lettres. Nous avons une manière spécifique d’occuper l’espace par le signe. Le street art a été largement envahi par la figuration ; je pense que l’abstraction est plus universelle. »

    L’Atlas cherche à extraire une unité dans les écritures, une sorte d’espéranto calligraphique, où le noir et le blanc (principalement) dialoguent dans une dichotomie radicale. Ses compositions explorent sans cesse la frontière fragile entre lisibilité et abstraction, entre sens et pure forme. L'ambition est la création d'un mouvement artistique, « l'abstraction calligraphique. » A découvrir au Musée du Touquet-Paris-Plage et à la galerie Liminal, aux Lilas.

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    59 分
  • LE TRAIT - Episode 59 - La French Touch selon Jean-Paul Bath
    2025/11/24

    La French touch selon Jean-Paul Bath


    Jean-Paul Bath est le directeur général de l'association Le FRENCH DESIGN depuis 10 ans. Cette association, sous la double tutelle du ministère de l'économie et du ministère de la culture, est le nouveau nom, plus compréhensible à l' international, du VIA (Valorisation de l'Innovation dans l'Ameublement) créée en 1979 pour promouvoir l'innovation et le design dans les secteurs du mobilier, de la décoration.
    Aujourd'hui, Le FRENCH DESIGN by VIA poursuit cet engagement à travers de nombreuses actions, dont l'exposition « Résurgences », qui met en lumière des pièces emblématiques rééditées du design français, visible jusqu'au 23 janvier dans sa galerie. Les pièces exposées portent notamment les signatures de René Dumas, Jean-Michel Frank, Pierre Guariche, Philippe Hurel, Jules Leleu, Christian Liaigre, Joseph-André Motte, Serge Mouille, Pierre Paulin ou Roger TalIon....parmi d'autres encore. Autant de figures majeures, rééditées par des fabricants français contemporains, qui témoignent de la richesse esthétique, technique et culturelle du design français du XXe siècle, ainsi que de son rayonnement international.
    Jean-Paul Bath a un parcours qui le qualifie pleinement pour cette mission. Ingénieur du bâtiment, il a toujours nourri un intérêt fort pour l'art et le dessin.
    « C'est vrai que pendant mes études d'ingénieur, j'ai beaucoup aimé le dessin d'architecture, qui est lié au design. Il y a dans l'ingénierie, un travail sur le dessin, la précision du dessin et la vision en 3D. L'innovation est aussi essentielle. Il faut comprendre comment les choses sont faites. J'ai aimé cet esprit de recherche : chercher le sens des objets. Je pense que cela m'est resté. Ce qui m'a également beaucoup influencé, c'est le lien entre la création et l'industrie ».
    Après avoir travaillé sur des plateformes pétrolières à l'étranger, il entame un virage professionnel et entre au Centre Pompidou pour faire du marketing (même s'il n'était pas d'usage à l'époque de parler marketing dans des institutions publiques aussi prestigieuses) puis monte une entreprise mettant en relation des artistes et des grandes entreprises pour organiser des évènements culturels. Plusieurs années après, le VIA le contacte pour le poste de DG
    Il estime que depuis qu'il occupe ces fonctions dans la culture, il « n'a jamais vraiment travaillé » tant les missions sont passionnantes. Le FRENCH DESIGN porte cette nécessité d'aller beaucoup plus vers l'international et notamment d'aider les PME. « On a en France cette chance d'avoir de très bon savoir-faire, de petites sociétés mais très qualitatives. Un panel d'offres que l'on ne trouve pas à l'international ».

    VERBATIM
    « J'ai un parcours un peu atypique. Je suis ingénieur du bâtiment, formé à des problématiques très techniques. Mais j'étais aussi très intéressé par la création, l'art et je voulais élargir mon champ de vision. Je suis ensuite rentré au Centre Pompidou, en commençant au bas de l'échelle.
    - C'est vrai que pendant mes études d'ingénieur, j'ai beaucoup aimé le dessin d'architecture, qui est lié au design. Il y a dans l'ingénierie, un travail sur le dessin, la précision du dessin et la vision en 3D. L'innovation est aussi essentielle. Il faut comprendre comment les choses sont faites. J'ai aimé cet esprit de recherche : chercher le sens des objets. Je pense que cela m'est resté. Ce qui m'a également beaucoup influencé, c'est le lien entre la création et l'industrie.
    - Le changement de nom de l'association de VIA à Le FRENCH DESIGN reflète la nécessité de se tourner davantage vers l'international. C'est d'ailleurs une nécessité pour toute l'industrie française. L'industrie française du meuble s'exporte surtout en Europe
    - Le cœur de mon métier est la relation entre les créateurs et les fabricants. Le FRENCH DESIGN dispose également d'un incubateur. Nous facilitons la relation entre créateur

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    46 分
  • LE TRAIT - Episode 58 - Dominique Sciamma, le trublion du Design
    2025/10/25

    On peut être insolent, avoir eu une scolarité rebelle et devenir fondateur d’une école de design comme CY Ecole de design, aujourd’hui au top des classements en France après seulement 4 ans d’existence. Dominique Sciamma donne l’impression à la fois d’une grande assurance, d’une grande liberté et d’une fougue certaine...

    Une enfance en banlieue parisienne, un père professeur de mathématiques puis engagé dans la promotion du logement social expliquent sûrement ses deux moteurs depuis toujours : « la volonté de changer le monde » et une passion pour les maths et l’informatique, une grille de lecture du monde, une parmi d’autres, dit-il.

    « Je suis quelqu’un qui se fait virer de partout. Le déclic pour moi a été la découverte des mathématiques. J’aime dire non. J’ai découvert un langage. Je voulais être maître du monde. Les maths représentent un moyen de découvrir les structures du monde. Et l’informatique, c’est de la mathématique en action. Donc je dirais : les maths, c’est lire, l’informatique, c’est agir. L’important, c’est de savoir quel outil on se donne pour découvrir le monde ».

    Son parcours n’était pas tracé. Après des études en mathématiques, il devient professeur en lycée professionnel, se fait virer. Il reprend des études d’informatique puis entre chez Bull, où il reste pendant 12 ans cette fois. Il en garde la conviction que : « Les grandes entreprises ne sont pas toujours au courant qu’elles peuvent être des acteurs du changement. L’entreprise peut être un lieu de transformation ». Mais aussi que l’informatique, c’est de la politique, et que le numérique allait changer le monde.

    Il fait aussi un passage dans la presse comme directeur des éditions électroniques de La Tribune. Ces expériences le conduisent ensuite à l’école STRATE, où il devient responsable multimédia en 1998, au moment de l’explosion d’internet, avant d’être nommé directeur général en septembre 2013.

    On ne s’attardera pas sur la fin de son mandat à STRATE, mais il rebondit très vite et très fort en fondant CY École de Design au sein de l’université de Cergy-Pontoise. On comprend que Dominique Sciamma a créé l’école de ses rêves : une école pluridisciplinaire à l’image de ce qu’il conçoit comme le « profil complet » du designer. Il en parle avec passion et énumère :

    « CY a un contenu pédagogique qu’on ne trouve nulle part ailleurs : culture générale, histoire des idées politiques, culture du soin, culture du vivant, formation au dessin, volumes, perspectives, peinture, couleur, graphisme, cartographie, mais aussi philosophie, sciences humaines, design sensoriel, anthropologie... ».

    Dominique Sciamma a une définition très large du design qui, selon lui, n’appartient pas qu’aux designers : « ils en sont les porteurs éloquents, les garants, mais pas les propriétaires. Pour moi, le design, c’est contribuer à créer les conditions d’une expérience de vie réussie pour tous et chacun. C’est un travail d’équipe ».

    Il porte aussi la conviction que les écoles de design prendront la place qu’occupent aujourd’hui les écoles de management et d’ingénieurs, car la question « Pourquoi ? » remplacera les questions « Combien ? » et « Comment ? ».

    Bonne écoute.

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