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Invité politique

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著者: RFI
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Du lundi au jeudi, Véronique Rigolet reçoit une personnalité politique pour commenter l'actualité française et internationale, et chaque vendredi une figure de la société pour éclairer les débats qui agitent la France.

Diffusion : du lundi au vendredi à 11h15 TU.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • Estelle Mercier (PS): «Nous ne sommes pas obligés d'avoir un budget purement austéritaire»
    2026/09/30
    Alors que le gouvernement présentera, jeudi 1er octobre, une première copie de son projet de loi de finances, Estelle Mercier, députée du Parti socialiste (PS) de Meurthe-et-Moselle, réclame davantage de moyens pour financer les politiques publiques. « Ce n'est pas aux plus démunis de faire des efforts », insiste la cheffe de file PS sur le budget. « En l'état, la copie n'est pas acceptable », selon elle. La députée revient également sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles ; elle évoque « un vrai changement de regard par rapport à la parole des victimes ». Le gouvernement va présenter jeudi une première copie de son budget pour 2027. Officiellement, le Premier ministre a tendu la main au Parti socialiste et vous propose de trouver un « compromis ». Que lui répondez-vous ? Nous allons discuter dès cet après-midi, pas avec le Premier ministre mais auprès des ministres concernés. Discuter et échanger avec eux sur nos propositions, puisque nous en avons fait des très concrètes pour le budget 2027. Et donc, nous répondons que nous sommes tout à fait disposés à discuter – sur la base de nos propositions – d'une autre manière de faire un budget. Il y a des mesures qui vont dans le sens plutôt des Républicains ou du Rassemblement national. Est-ce que ça vous inquiète ? Il est vrai que les annonces qui ont été faites ne sont pas du tout des mains tendues aux socialistes. On voit bien que c'est quand même un budget très austéritaire, avec des propositions qui font plaisir à la droite : une baisse des dépenses et notamment des dépenses sociales. On demande toujours de faire des efforts aux gens qui sont les plus fragiles, aux malades, aux gens qui sont en location avec le gel des APL (aides personnelles au logement), aux retraités qui ont des revenus modestes. Tout ça fait qu'on est toujours dans la même rhétorique de dire qu'il faut dépenser moins. « Tapons sur les plus fragiles » et en même temps, l'éléphant qui est dans la pièce, c'est-à-dire les hauts patrimoines, les plus riches ou les ultra-riches et les grandes fortunes, on n'en parle jamais. Votre contre-budget est-il financé ? Nous, notre contre-budget, il dit une chose claire et nette. Depuis 2019, ce ne sont pas tellement les dépenses qui ont augmenté, ce sont les recettes qui ont fortement diminué. Nous, ce que nous disons, c'est que depuis dix ans, Emmanuel Macron a mené une politique économique et budgétaire catastrophique qui n'a fait que vider les caisses de l'État. Et aujourd'hui, il demande aux plus démunis de faire des efforts. Mais en réalité, ce n'est pas aux plus démunis de faire des efforts, ce n'est pas aux Français de la classe moyenne de faire des efforts, c'est à ceux qui ne contribuent pas aujourd'hui à hauteur de leur faculté respective, c'est-à-dire les plus riches, de mettre enfin la main au portefeuille et de revenir sur tous les avantages fiscaux qu'ils ont eus depuis dix ans. Par exemple, et ça va dans le sens de ce que vous dites, la taxe Zucman, vous en attendez 15 milliards. Mais il faut quand même réussir à l'imposer... La taxe sur les hauts patrimoines – ou la taxe Zucman, qui est une forme de taxe sur les hauts patrimoines –, pour l'imposer, il suffit d'une volonté politique. Et la volonté politique, si elle n'est pas là, effectivement, la taxe Zucman ne peut pas s'imposer. Mais s'il y a une volonté politique, la taxe, elle s'impose. Sur quoi n'allez-vous pas céder ? Nous sommes très clairs sur le fait que nous avons fait des propositions. Elles constituent un ensemble cohérent, à la fois de relances de l'investissement, de relances pour nos services publics, des mesures de pouvoir d'achat aussi importantes dans notre budget, qui sont financées évidemment par un rétablissement des recettes fiscales – j'insiste –, un rétablissement des recettes fiscales auprès des hauts patrimoines, auprès notamment des plus grandes successions, auprès des géants du numérique aussi... C'est cet ensemble-là qui montre qu'un autre chemin est possible, et qu'on n'est pas obligé d'avoir un budget purement austéritaire et qui demande des efforts à tout le monde, surtout ceux qui ont déjà largement contribué, pour pouvoir rétablir les comptes publics. Le rétablissement des comptes publics se fera forcément dans la durée, parce que là, on est dans une situation extrêmement compliquée, après dix ans de politique d'Emmanuel Macron. Mais il faudra bien le faire à un moment ou à un autre. Il y a toujours ce risque que tout cela prenne la tournure du précédent budget de Michel Barnier, le budget de l'État qui a été adopté par l'article 49.3. C'est bien que vous fassiez la référence à Michel Barnier : rappelez-vous aussi que Michel Barnier était tombé parce qu'il avait tendu la main au Rassemblement national. Là, ce qu'il y a dans ce budget, notamment le ...
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  • Geoffroy Didier (LR): «Je sais d'où vient l'ex-FN mais n'accuse pas sans preuves», après les propos antisémites prêtés à Jordan Bardella
    2026/09/29
    Geoffroy Didier, vice-président des Républicains et président délégué de la région Île-de-France, revient sur les propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Il attend surtout « des preuves tangibles qui permettent de corroborer les accusations de presse ». Et, face à la mobilisation sociale de la journée et aux débats sur le budget et les retraites, il appelle la droite républicaine à « affirmer ses convictions ». « Nous ne cautionnons pas un budget qui irait dans le sens de davantage de déficit public », ajoute-t-il. RFI : On va évidemment parler de la crise sociale, des retraites, du budget. Mais d'abord, un mot sur l'actualité politique, ces propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Quelle a été votre réaction ? Geoffroy Didier : Ma réaction, c'est celle d'un avocat qui veut voir des pièces à conviction, qui veut voir des preuves avant d'émettre un jugement. Je ne suis pas d'accord avec les idées politiques de Jordan Bardella, mais je n'accuse pas sans preuves, donc je ne participerai pas au concert des accusations et des condamnations, sans avoir davantage d'éléments tangibles, si ce n'est un article de presse. Mais ça veut dire que si ces propos sont avérés, Jordan Bardella, selon vous, doit encore assumer ses fonctions politiques ? Si ces propos étaient avérés et que les accusations étaient démontrées, vous imaginez bien qu'il s'agirait d'un tremblement de terre politique, mais nous n'en sommes pas là. Moi, je pars du principe qu'il y a le contradictoire, c'est-à-dire la possibilité d'accuser mais aussi la possibilité de se défendre. Je crois à la présomption d'innocence, je ne fais pas de procès d'intention à qui que ce soit, malgré les profonds désaccords politiques que je peux avoir avec le Rassemblement national. Et je n'oublie pas aussi qu'au conseil régional de l'Île-de-France, où je suis membre, certains conseillers régionaux RN avaient quitté la salle lorsque nous avions fait un hommage à Simone Veil. Donc je sais très bien d'où l'ex-Front national vient, mais je n'accuse personne ad hominem tant que je n'ai pas vu des preuves tangibles qui permettent de corroborer les accusations de presse. Cela vous conforte dans le fait de ne pas avoir rejoint l'alliance d'Éric Ciotti, peut-être ? Ah mais je n'ai pas eu à attendre des accusations de Mediapart pour être convaincu que la droite républicaine peut être offensive sans être excluante, qu'il faut préférer la préférence homérique plutôt que la préférence nationale et qu'il n'est jamais nécessaire d'être extrémiste pour résoudre les problèmes des Français. L'autre information de la journée, on l'a entendue, c'est cette mobilisation sociale. C'est évidemment l'exaspération des Français qui s'exprime dans les rues, chez les fonctionnaires, les pompiers, les lycéens... Pourquoi les Français devraient-ils accepter aujourd'hui de faire encore plus d'efforts ? Vous savez, si Emmanuel Macron n'avait pas si mal agi depuis dix ans, la France disposerait de marges de manœuvre et pourrait effectivement mieux payer les fonctionnaires qui souvent le méritent. La France compte près de 6 millions de fonctionnaires, c'est-à-dire que ce sont des dizaines de millions de familles qui comptent un fonctionnaire parmi elles. Et moi, ce que je veux faire, c'est rendre hommage à la fonction publique, qui est bien loin de la bureaucratie qu'on décrit parfois et qui remplit ses missions avec un vrai sens du service public. Je suis totalement favorable à ce qu'on baisse les dépenses publiques là où c'est nécessaire, à ce que les gaspillages soient combattus avec vigueur. Mais quelles dépenses ? Il y a des organismes, je crois 430 organismes, dont on peut franchement se poser la question de l'utilité, vous savez ? Et à quelle échéance, concrètement ? Cela ne pourra se faire qu'après l'élection présidentielle de 2027, puisque c'est l'élection la plus structurante ou celle où on fait des vrais choix démocratiques assumés. Mais au Conseil régional d'Île-de-France, nous avons supprimé ou fusionné 15 organismes sans que les Franciliens ne s'en rendent compte, c'est-à-dire sans que les Franciliens se disent : « Tiens, les services publics de la région se sont amoindris. » Je crois qu'il y a du gras et que nous devons, par respect pour les Franciliens et par respect pour les contribuables qui subissent quand même le taux de prélèvement obligatoire le plus important des pays de l'OCDE, agir pour que l'État soit plus fort. Et la seule manière de le rendre plus fort, c'est de le rendre plus nerveux, c'est-à-dire de lui enlever tout le gras ou tout le calcaire qu'il y a dans les cubes de l'État et qui mériterait effectivement d'être nettoyé. Ceci ne veut pas dire que les fonctionnaires – qui, dans leur immense majorité, accomplissent leur travail avec un vrai sens de la mission des services publics – ne soient pas ...
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  • Budget 2027: «On n'est pas allé chercher l'argent là où il est», pointe le député LFI Damien Maudet
    2026/10/14

    Alors que s’ouvre mercredi 14 octobre à l’Assemblée le périlleux débat sur le budget, le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a choisi de présenter son contre-budget le matin. Avec pour objectif de « remettre de l’ordre dans les comptes publics » et de rétablir la justice sociale en rétablissant l’impôt sur la fortune (ISF) et en imposant la taxe Zucman. « On a un problème de répartition des richesses », explique Damien Maudet, député La France insoumise, qui pointe « les 166 milliards d’euros d’aides aux entreprises », « autant de cadeaux de l’État sans contreparties ».

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