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Invité international

Invité international

著者: RFI
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Chaque jour, un invité, spécialiste ou acteur de l’événement, vient commenter l’actualité internationale sur RFI au micro du présentateur de la tranche de la mi-journée.

France Médias Monde
政治・政府 日次
エピソード
  • «Gaza, trois ans après le début de cette phase de génocide, ne se relève pas»
    2026/10/07
    Gaza est dévastée, réduite en cendres et en ruines après trois années de guerre. Au moins 74 000 morts, des centaines de milliers de Palestiniens vivent toujours sous des tentes ou des abris extrêmement précaires. Malgré la persistance des attaques israéliennes, la vie se poursuit au milieu du chaos et de la désolation et les organisations humanitaires dénoncent un blocage de l’acheminement de l’aide à la population palestinienne par Israël. Le point de la situation sur place avec Elsa Softic, adjointe à la direction des opérations de l'ONG Première Urgence Internationale. RFI : Combien de personnes vivent encore aujourd'hui dans des tentes ou des abris précaires à Gaza ? Elsa Softic : Oui, c'est une très bonne question. La majorité du territoire, 65 % du territoire de Gaza, est occupée et n'est pas accessible pour les Palestiniens. Donc déjà, on est dans une situation de surpopulation puisque 2,1 millions de personnes vivent dans 35 % d'un territoire qui était déjà exigu. Aujourd'hui, on estime qu'il y a au moins 175 000 personnes qui vivent dans des tentes ou dans des abris non sûrs. Donc, c'est-à-dire des abris, des bâtiments qui peuvent être encore contaminés par des engins qui n'ont pas explosé ou des bâtiments qui sont très fragiles et qui risquent de s'effondrer. Et on a la grande majorité de la population qui vit dans des campements ou dans des tentes et des abris de bric et de broc, si vous me permettez cette expression. À lire aussiComment le 7-Octobre a modifié la carte de la Palestine On entendait l'une des femmes dans le reportage parler de l'aide qu'elle reçoit. L'aide humanitaire, elle est toujours limitée, restreinte par Israël aujourd'hui. Comment est-ce qu'on vit à Gaza en ce moment ? Aujourd'hui, à Gaza, on survit, on ne vit pas. Gaza, trois ans après le début de cette phase de génocide, ne se relève pas. Le territoire survit grâce à des systèmes d'urgence et de débrouille, mais qui manquent aussi de ressources essentielles à leur fonctionnement. Vous l'avez dit, la réponse humanitaire, elle est entravée, elle est parfois même interdite. Il n'y a pas de pénurie, il y a des restrictions, c'est-à-dire que les items existent, ils sont à l'extérieur de la bande de Gaza, ils attendent de pouvoir rentrer par le seul point de passage qui est ouvert, mais c'est restreint par les autorités israéliennes. Donc aujourd'hui, la vie à Gaza, c'est de la survie, c'est de la débrouille. Et qu'est-ce qui manque le plus ? Ce qui manque le plus ? On a des problématiques d'eau potable principalement, mais aussi des choses qui nous paraissent peut-être lointaines, comme l'huile moteur. L'huile moteur ne rentre pas dans le territoire ou quand elle rentre, c'est à des prix complètement faramineux. À titre d'exemple, en six mois, le prix d'un litre d'huile moteur a été multiplié par 20 et est passé à 1 300 dollars le litre. Et on a besoin de cette huile moteur pour faire marcher les générateurs pour les hôpitaux, mais aussi pour faire marcher tout ce qui est engins, donc les puits, pompes à eau, les pompes à main, etc. Donc ça, c'est un énorme besoin. On a besoin d'eau et on a besoin de nourriture. Aujourd'hui, même s'il y a de la nourriture sur le marché, les familles ne peuvent pas se permettre d'acheter de la nourriture. Les prix sont extrêmement élevés. Les cuisines communautaires ont dû baisser leur nombre de repas distribués par jour. Aujourd'hui, on estime que près de 70 % de la population est dans une situation de crise alimentaire forte et sans l'aide humanitaire qui, même si elle est restreinte, passe encore un petit peu, on serait peut-être à neuf Gazaouis sur dix dans cette situation. À lire aussiBande de Gaza: l’arme israélienne de la faim Donc c'est impossible d'envisager même un début de reconstruction ? C'est impossible. C'est complètement irréaliste, surréaliste et même presque insultant pour la population gazaouie, qu'on puisse parler de reconstruction alors que les gens n'ont pas de quoi subvenir à leurs besoins primaires aujourd'hui. Les parents se sacrifient pour laisser leurs enfants manger. On a des prix qui s'envolent, qui ont atteint des choses faramineuses et on a interdiction de faire rentrer le matériel nécessaire à l'hiver. Donc que ce soit des nouvelles tentes, des couvertures, etc. pour ces populations. Donc, on sait que l'hiver va être de nouveau très, très rude. On entendait dans votre témoignage précédent l'une des femmes qui disait qu'elle en était à son troisième hiver. On se souvient tous des images de l'hiver dernier, des enfants qui meurent de froid, les tentes qui sont inondées. La saison hivernale est très difficile à Gaza et on a très, très peur de cette situation. Le tout avec toujours des opérations militaires israéliennes et des morts. Et puis à huis clos, puisque la presse internationale est empêchée de se rendre sur place, à ...
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  • L’Ukraine privée de connexion au réseau Starlink: «Ce sera très difficile de tenir»
    2026/10/15
    L'Ukraine a accusé les États-Unis de restreindre son accès à la technologie satellitaire Starlink de SpaceX et le partage de renseignements. Les restrictions observées entravent une grande partie de l’action des drones aériens, clé dans la guerre contre la Russie. Elon Musk dit que le ralentissement du réseau militaire Starshield est dû au gouvernement étatsunien, et non à son entreprise. Kiev se rend à l'évidence que l'Europe n'est pas en mesure d'offrir la moindre alternative aux systèmes étatsuniens. Analyse avec Alain de Neve, chercheur au Centre d'études de sécurité et de défense de l'Institut royal supérieur de défense à Bruxelles. RFI : Volodymyr Zelensky a dénoncé, d'une part, le fait que les États-Unis n'aient pas partagé de renseignements sur des tirs de missiles russes et, d'autre part, un ralentissement du réseau Starshield. Ce réseau, pour le dire simplement, c'est la version militaire du réseau de satellites Starlink. Et son propriétaire, Elon Musk, a fait savoir que c'est bien le Pentagone qui avait décidé de ralentir le trafic. Kiev indique que le réseau a été rétabli, mais est-ce qu'il y a dans ces cas-là des effets immédiats sur le terrain quand le réseau est ralenti ? Alain de Neve : Oui, tout à fait. Il faut savoir que le réseau Starshield est un réseau fondamental pour la coordination des forces, la coordination en fait de la plupart des appareils, donc des drones qui sont opérés par l'Ukraine contre les forces russes. Et donc une réduction, une restriction, voire même une interruption du signal, a des effets directs sur le bon déroulement d'une opération. Et ça a forcé en partie les forces ukrainiennes à renoncer ou à mettre un terme à des opérations qui avaient été amorcées. En quelques heures seulement, il y a eu des missions qui ont été modifiées ? Alors, il a pu se passer deux phénomènes. Le premier, c'est tout simplement la rupture du signal, la perte du signal ou alors un ralentissement tel du signal que cela a entraîné une perte d'un certain nombre d'appareils, de drones, en cours de mission. Ou alors, deuxième phénomène, les forces ukrainiennes ont peut-être décidé d'interrompre la mission et de rapatrier les drones dans des zones de sécurité éventuelles pour leur récupération. Des drones dont la vitesse est ralentie, qu'est-ce que ça change concrètement ? Normalement, les réseaux Starlink et Starshield sont prévus pour pouvoir faire opérer des appareils volants qui vont à plusieurs centaines de km/h. Ici, la limite a été fixée à 160 km/h en principe, et donc ça permet quand même de garder, de conserver une vitesse d'évolution des drones de telle sorte qu'ils puissent opérer rapidement sur les cibles qui ont été prédéterminées afin justement de mener des opérations les plus rapides possible. À partir du moment où le signal vient à se rompre, ça signifie que la vitesse de progression des drones va être ralentie et, semble-t-il, elle était ralentie à 70 à 110 km/h. Ça veut dire que les drones peuvent constituer des cibles beaucoup plus faciles à atteindre que s'ils progressaient à 160 km/h. Ça tient à peu de choses. Mais malgré tout, voilà, ça peut faire la différence dans des opérations qui sont quand même très infocentrées, je dirais. À lire aussiL'Ukraine face au fléau des drones russes Geran-5 Combien de temps est-ce que l'Ukraine pourrait tenir sans ce réseau et sans une partie du renseignement américain ? Ce sera très difficile pour l'Ukraine de tenir sans ce réseau. Très, très honnêtement, je ne vois pas très bien, en l'état actuel des choses, ce qui pourrait remplacer Starlink et Starshield dans la conduite de la plupart des opérations qui mêlent des drones. En fait, il faut distinguer deux types d'opérations. Il est vrai qu'il y a une majorité d'opérations qui sont réalisées à l'aide de drones, pour schématiser, qui recourent considérablement au système Starlink et au système Starshield, même si ces systèmes peuvent faire l'objet de brouillage ou être victimes de moyens de guerre électronique russes. Mais en réalité, on arrive très difficilement à s'en passer parce que l'autre solution pour les drones, c'est-à-dire les drones avec connexion filaire fibre optique, eh bien ils n'autorisent pas les mêmes performances en termes de transport de charges explosives ou en termes tout simplement de maniabilité, parce qu'il faut transporter la fibre optique et la faire dérouler. Et l'amplitude des opérations n'est pas du tout la même. Et après, vous avez quand même malgré tout la possibilité pour l'Ukraine, comme elle le fait, comme elle commence à le faire avec certains missiles de croisière de sa propre fabrication, de frapper dans la profondeur, voire même d'utiliser des drones de plus grande envergure pour frapper dans la profondeur du territoire russe à l'aide de systèmes de navigation inertielle, ...
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  • UE-Chine: «Le principal objectif européen est la réduction des déficits commerciaux»
    2026/10/08

    Le commissaire européen au Commerce est en Chine avec l'objectif ambitieux de rééquilibrer le déficit commercial de l'Union européenne, jugé insoutenable par Bruxelles. Deux jours d'importantes discussions pour éviter une escalade commerciale en tentant d'obtenir des actes chinois concrets et significatifs en vue d'un rééquilibrage des échanges. Mais la Chine prévient qu'elle réagira en cas de mesures qu'elle jugera contraires à ses intérêts. Quelle marge de manœuvre pour les Européens face au géant chinois ? L'analyse de Sacha Courtial, chercheur associé à l'Institut Jacques Delors, spécialiste des relations entre l'Union européenne et la Chine.

    À lire aussiFace à l'écrasante puissance commerciale chinoise, l'Europe cherche la riposte

    À écouter aussiUE-Chine: l’Europe durcit le ton pour rééquilibrer une relation commerciale déficitaire

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