エピソード

  • Coupe du monde 2026: «Pour l’Iran, le sport est un élément symbolique de contrôle social»
    2026/05/01

    Malgré l'incertitude liée au conflit au Moyen-Orient, le président américain n'est pas opposé à ce que l'Iran dispute ses matchs de Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Il est d'accord pour suivre la volonté de Gianni Infantino, le patron de la Fifa, qui venait de réaffirmer la participation de l'équipe iranienne. Il reste à savoir si la Fédération iranienne acceptera de participer au tournoi. Entretien avec Raphaël Le Magoariec, docteur en géopolitique à l'université de Tours, auteur de « Géopolitique des pays du Golfe », sortie prévue en juin 2026 aux éditions Bréal.

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  • «Le Hezbollah entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe»
    2026/04/30
    Le sud du Liban reste sous le feu persistant d'Israël. Les forces israéliennes justifient toujours leur opération comme moyen de lutter contre le Hezbollah et menacent de le cibler au-delà de la ligne jaune, ligne de démarcation dans le sud Liban. Entretien avec la chercheuse à l'université Harvard Lina Khatib, elle a enquêté sur les réseaux de financement du mouvement chiite qui passent par plusieurs continents et notamment l'Europe. RFI : Vous publiez un nouveau rapport qui s'intéresse aux multiples sources de financement du Hezbollah. On pensait le parti affaibli par la guerre contre Israël depuis 2024, et aussi par la chute de son allié syrien, Bachar el-Assad. Mais en fait, économiquement, on découvre en vous lisant qu'il tient le choc, notamment grâce à son réseau européen, avec un mélange d'activités légales et illégales... Lina Khatib : Le Hezbollah a été militairement défait par Israël, même s'il continue encore à mener certaines opérations. Sur le plan économique en revanche, le groupe a perdu une part importante de ses revenus après la chute du régime de Bachar el-Assad, notamment parce qu'il était impliqué dans le trafic de captagon en Syrie avec le régime syrien. Mais à l'international, ses activités financières ne se sont pas arrêtées. Elles sont très étendues. Elles relient l'Amérique latine, l'Afrique, le Moyen-Orient et aussi l'Europe. Donc en fait, une partie de l'argent vient par exemple du trafic de drogue en Amérique latine, puis cet argent est blanchi en Europe par le réseau du Hezbollah. On observe que l'Europe joue aujourd'hui un rôle central dans ce système, qui permet au groupe de survivre et de maintenir une partie de ses sources de financement. Très concrètement, lorsqu’un Européen achète par exemple de la drogue ou une pierre précieuse, est-ce qu'il finance peut-être le Hezbollah ? Malheureusement oui, c'est possible parce que le Hezbollah est impliqué dans la vente de cocaïne dans des pays comme la France, la Belgique, l'Allemagne ou encore l'Italie. Quand on parle de blanchiment d'argent, concrètement, ça consiste à utiliser de l'argent issu d'activités illégales pour acheter des biens tout à fait légaux, puis à les revendre afin d'en masquer l'origine. En Europe, quelqu'un peut donc acheter des bijoux, une belle montre, une voiture de luxe ou même une voiture d'occasion, sans se douter qu'il contribue potentiellement à ce moment-là au financement du Hezbollah. Cela s'explique notamment par le fait que le Hezbollah opère via des sociétés écrans, ce qui rend très difficile d'identifier les véritables responsables derrière ces entreprises. En parallèle, le groupe collabore avec des réseaux criminels déjà bien implantés en Europe. Ce sont des relations avant tout pragmatiques. Par exemple, au Royaume-Uni où je vis, les autorités observent de plus en plus que certains commerces dans différentes régions qui vendent toutes sortes de choses, qu'il s'agisse de tabac ou de produits du quotidien, peuvent être liés à des réseaux criminels impliqués dans la contrebande. Le Hezbollah s'inscrit donc dans ces dynamiques et entretient des liens avec des réseaux criminels à travers toute l'Europe. À lire aussiLiban: le Hezbollah rejette les négociations directes avec Israël et s'oppose à son désarmement Certains commentateurs disent souvent que si la République islamique lâchait le Hezbollah, la milice s'effondrerait. Et c'est vrai que les deux tiers de son budget viennent en effet de Téhéran. Mais le tiers restant dont on parle lui permettrait-il de survivre ? L'estimation selon laquelle le Hezbollah tire environ 30 % de ses fonds, de ses opérations financières à travers le monde, reste très prudente. En réalité, ce chiffre pourrait être plus élevé. Cela veut dire que si le financement en provenance de l'Iran s'arrêtait complètement, le Hezbollah pourrait continuer à fonctionner, mais avec des capacités réduites. C'est pour ça qu'il est essentiel de cibler aussi ces réseaux financiers en Europe comme partout sur la planète. Et d'ailleurs, les États-Unis, surtout via le département du Trésor, s'y intéressent de plus en plus, notamment à travers ses liens avec l'Iran. Cette lutte est menée en parallèle avec des actions militaires et politiques. Ces deux volets, financiers et non financiers, sont indispensables pour affaiblir le groupe. Pour finir, le Hezbollah reçoit un soutien financier de la part de la diaspora... Le Hezbollah s'appuie sur de vastes réseaux internationaux pour mener ses opérations financières, et une grande partie de ces réseaux repose sur la diaspora libanaise, qu'elle se trouve en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde et dont certains membres lui sont loyaux. Cela ne signifie évidemment pas que l'ensemble de la diaspora libanaise collabore avec le Hezbollah. Bien sûr que non. Mais il y a un nombre significatif de personnes dans ...
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  • «Les Émiratis donnent l'impression de se mettre entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale»
    2026/04/29
    Immense surprise au Moyen-Orient et sur les marchés du pétrole avec ce départ annoncé de l'Opep pour les Émirats arabes unis. Ce retrait au nom de « l'intérêt national » marque un revers pour l'alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient. Pourquoi ce choix ? Y a-t-il un risque de froisser un peu plus des relations déjà tendues avec l'Arabie saoudite, mastodonte de l'or noir ? L’analyse du chercheur Adlene Mohammedi, expert associé au Ceri-Sciences Po et enseignant à l'université Paris III et à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). RFI : Que représentaient les Émirats arabes unis dans l'Opep ? Adlene Mohammedi : Les Émirats arabes unis étaient l'un des principaux membres de l'Opep et ils faisaient partie des trois principaux producteurs de l'Opep derrière des pays aussi importants que l'Arabie saoudite et l'Irak par exemple. Donc, d'un point de vue économique, leur poids est assez important. Ils représentaient environ 12 %, de la production de l'Opep. Donc, c'est un départ qui a des conséquences économiques. Vous parliez d'un autre poids lourd de cette organisation, c'est bien sûr l'Arabie saoudite qui est à la fois alliée et rivale des Émirats arabes unis. Alors, est-ce que, à travers cette décision, Abou Dhabi marque une forme de rupture nette avec l'Arabie saoudite ? Effectivement, l'Opep est clairement dominée par l'Arabie saoudite, c'est-à-dire les grandes décisions de l'Opep sont clairement dominées, contrôlées par l'Arabie saoudite. Et quand on parle de décisions de l'Opep, on parle en général de quotas imposés pour baisser la production de l'Opep et donc permettre finalement des prix assez élevés. C'est finalement là la divergence principale sur le plan économique entre les Émirats et l'Arabie saoudite, c'est que les Émirats, en fait, ne voulaient pas de ces quotas. Et ce n'est pas la première fois, en réalité, qu'ils le disent. Mais au-delà de cela, on a bien des rivalités entre l'Arabie saoudite et les Émirats. Alors je ne sais pas si on peut parler de rupture nette, directe et définitive parce qu'on n'en est pas là officiellement. On n'est pas dans une confrontation directe, mais on est dans une espèce de guerre froide entre les deux, perceptible déjà depuis quelques années en réalité. Et aujourd'hui, le principal théâtre dont tout le monde parle, c'est l'Opep. Mais hier, on parlait par exemple essentiellement du Yémen, où on a clairement vu les divergences entre les deux pays. À lire aussiYémen: les Émirats défient l'Arabie saoudite dans leur propre jardin Le Yémen où Mohammed ben Zayed, pour les Émirats arabes unis, souhaite une partition du pays, alors que Mohammed ben Salman, prince héritier d'Arabie saoudite, souhaite que le pays reste uni. Mais il y a d'autres théâtres. Il y a le Soudan, la Somalie aussi, où ces deux pays sont opposés. Oui, alors sur le Yémen, les Émirats ont toujours été très ambigus. Disons qu'ils ont soutenu les séparatistes sudistes. Il n'y a pas de doute là-dessus. Et en réalité, ce que les Saoudiens leur ont reproché depuis quelques années, c'est qu'alors qu'ils étaient censés faire partie de la même coalition contre les Houthis, les Émirats ont plutôt fait le choix, la plupart du temps, de lutter contre l'armée loyaliste yéménite, au motif que celle-ci était en partie composée de ce que les Émirats considéraient comme des Frères musulmans. Donc, en réalité, depuis quelques années, on voyait bien les divergences assez nettes entre les deux pays, malgré un semblant d'unité, notamment au début de la coalition. Mais comme vous l'avez dit, vous avez d'autres théâtres d'affrontements, vous avez la Corne de l'Afrique, la Somalie bien sûr, le Soudan où les Émirats jouent aussi un rôle assez net en soutenant les forces d'Hemedti, les paramilitaires. Le problème des Émiratis, c'est qu'ils veulent donner l'apparence dans le discours de soutenir les États, d'une espèce de modernité stato-centrée, alors que dans les faits, ils soutiennent beaucoup d'acteurs subversifs contre les États centraux. Ils ont soutenu la milice de Haftar en Libye contre Tripoli. Ils soutiennent des acteurs subversifs dans la Corne de l'Afrique. Ils ont soutenu les séparatistes au Yémen. Et bien sûr, au-delà même de tout cela, en réalité, ce qui gêne l'Arabie saoudite, c'est d'avoir une contestation de son hégémonie à l'échelle régionale. Et ces divergences entre ces deux puissances, elles s'illustrent aussi dans la relation entretenue avec Israël ? Disons que les Émirats sont allés plus loin que tous les autres sur ce point. Déjà, en normalisant avec Israël, à travers les accords d'Abraham, ce que les Saoudiens n'ont pas fait. Et en fait, les Émiratis donnent l'impression de se mettre un petit peu entre les mains des Israéliens à l'échelle régionale. Et ça, effectivement, ça gêne un peu, parce que même ...
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  • Israël: Benyamin Netanyahu veut «rester Premier ministre» pour bénéficier d'une indulgence judiciaire
    2026/04/27

    La guerre au Moyen-Orient, et les offensives américaines et israéliennes contre l'Iran et contre le Hezbollah libanais, permettent à Benyamin Netanyahu de repousser son audition devant les juges prévue ce 27 avril, dans son procès pour fraude, abus de confiance et corruption. Deux anciens Premiers ministres israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, ont annoncé vouloir se présenter sur une liste commune pour les prochaines élections législatives en Israël, prévues en octobre. L'analyse de Denis Charbit, professeur de science politique à l'université ouverte d'Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée ? Une mémoire morcelée, (éditions JC Lattès), son dernier ouvrage.

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  • Tchernobyl: «Le bilan de l'OMS de 2005 est très incomplet, très partiel, d'après les spécialistes»
    2026/04/26

    Retour sur l'explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, survenue il y a 40 ans jour pour jour en Ukraine, et qui a provoqué la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Pour en parler, nous recevons Laurent Coumel, maître de conférences en Histoire à l’Inalco, co-auteur de Tchernobyl, la mémoire atomisée, éditions JC Lattès, et conseiller historique de la série documentaire « Tchernobyl, une tragédie sans fin » sur France Télévisions.

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  • Conférence de Santa Marta: «Les énergies fossiles ont été un tabou dans les négociations climat pendant 30 ans»
    2026/04/25

    Trouver des solutions concrètes pour mettre fin à notre dépendance au charbon, au pétrole et au gaz : voilà comment pourraient se résumer les objectifs de la Conférence internationale pour la sortie des énergies fossiles. Ça se passe à Santa Marta en Colombie. Un sommet inédit qui a commencé vendredi 24 avril et réunit une cinquantaine de pays pendant cinq jours. Pour en parler, nous recevons Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350.org.

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  • Billets trop chers, supporters exclus: l'organisation de la Coupe du monde 2026 de plus en plus fragilisée
    2026/04/24

    Les nuages s'accumulent, moins de deux mois avant la Coupe du monde de football organisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, du 11 juin au 19 juillet. Les prix exorbitants des billets pour assister aux matches et pour se rendre aux stades font polémique. De nombreux supporters redoutent des interventions de la brutale police de l'immigration américaine (ICE) pendant les matches. Face à ce déploiement annoncé, un syndicat représentant quelque 2 000 employés du SoFi Stadium de Los Angeles a brandi la menace d'une grève durant la compétition si aucune garantie n'est apportée de la part de la Fifa sur cette question. L'analyse de Pim Verschuuren, chercheur et maître de conférences à l'université Rennes 2, spécialiste des questions liées à l'impact du sport dans les relations internationales.

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  • L'armée libanaise «a été habituée à coopérer avec le Hezbollah»
    2026/04/23

    Les États-Unis accueillent, jeudi 23 avril, une ⁠deuxième réunion entre des émissaires libanais et israéliens, pour au minimum prolonger la trêve, au mieux avancer vers la paix. Deux guerres en deux ans et une armée israélienne qui s'évertue à rendre tout retour impossible pour les habitants du sud du pays. La pression israélienne pour désarmer le Hezbollah ne faiblit pas. L'État hébreu appelle le gouvernement et l'armée libanaise à le faire ensemble, mais l'armée doit composer avec différentes sensibilités et des divergences au sein du pays. Les explications d'Anthony Samrani, co-rédacteur en chef au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, auteur du livre Vu du Liban, la fin d'un pays, la fin d'un monde ? (éditions Gallimard).

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