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Le grand invité Afrique

Le grand invité Afrique

著者: RFI
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Du lundi au samedi, Christophe Boisbouvier reçoit un acteur de l'actualité africaine, chef d'État ou rebelle, footballeur ou avocate... Le grand invité Afrique, c'est parfois polémique, mais ce n'est jamais langue de bois.

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政治・政府 日次
エピソード
  • «Abdallah Superstar» d'Iman Ahmed: «Mon père est au cœur de ce moment de création complètement dingue»
    2026/10/03

    « Abdallah Superstar », c’est le titre du premier livre de l’autrice Iman Ahmed. Un ouvrage qui vous plonge dans la ville de Djibouti dans les années 90 et qui raconte une ville musicale, nocturne, car le père d’Iman Ahmed, ingénieur du son, a participé à la naissance d’un courant musical, a collaboré avec des groupes, notamment Dinkara dans lequel chantait Abdallah Lee, le fameux « Abdallah superstar ». Iman Ahmed est notre grande invitée Afrique ce samedi, elle répond à Guillaume Thibault.

    ►L’un des titres du groupe de Djibouti Dinkara, groupe que l’on découvre ou redécouvre dans l’ouvrage d’Iman Ahmed « Abdallah Superstar ».

    ► « Abdallah superstar »

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    6 分
  • Guerre au Tigré: «Rien ne prouve que le TPLF trouvera l'appui populaire nécessaire à toute guérilla»
    2026/10/06
    En Éthiopie, c'est un Premier ministre chef de guerre qui a été reconduit à son poste, lundi, par le Parlement d'Addis-Abeba. En effet, depuis deux semaines, Abiy Ahmed affronte une alliance de sept groupes armés rebelles, qui compte dans ses rangs le redoutable Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Et pour ne rien arranger, le Premier ministre éthiopien est à présent en conflit ouvert également avec son voisin du Nord, l'Érythrée. Abiy Ahmed a-t-il quand même des cartes en main ? René Lefort est chercheur indépendant et spécialiste de la Corne de l'Afrique. Il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : est-ce que les sept groupes armés qui se sont alliés contre le pouvoir central vous paraissent en mesure de renverser le régime du Premier ministre Abiy Ahmed ? René Lefort : écoutez ces sept groupes armés, on ne sait pas exactement quel est le degré et l'avancement de leur alliance. Les trois principaux étant évidemment les rebelles du Tigré, les rebelles de la région Amhara, les Fano, et les rebelles de la région Oromo, l'Armée de Libération Oromia. Alors ce qui est très important, c'est que le grand mouvement d'opposition oromo, le Front de libération Oromo, a désavoué cette alliance. Ce qui fait donc que pour l'Armée de Libération Oromia, la position de la population va être un facteur important. En tous les cas, ce qu'on a constaté et qui, je crois quand même a pas mal surpris, c'est que depuis le début de la guerre, seuls les Tigréens sont intervenus de façon significative. Alors, de 2020 à 2022, il y a déjà eu un conflit meurtrier entre les rebelles tigréens du Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF, et le pouvoir central, on estime que la totalité des massacres ont causé la mort de 600 mille personnes, à l'époque, c'est le pouvoir central qui a gagné avec l'aide de son voisin érythréen. Mais cette fois ci, l'Érythrée a changé de camp. Elle soutient les rebelles tigréens. Est-ce que cela ne peut pas changer la donne ? D'abord, en 2022, quand l'accord a été conclu, l'accord de Pretoria, on ne peut pas dire que c'était une victoire de l’armée confédérale. C'était un match nul parce que d'un côté, le confédéral qui voulait éliminer le Front populaire de libération du Tigré n'a pas réussi à l'éliminer. Il a conclu l'accord avec lui. Et de l'autre côté, le Front populaire de libération du Tigré, qui voulait avoir la peau d’Addis Abeba, ne l'a pas eue. Donc en fait, on a arrêté les combats. Mais dans les accords de Pretoria, l'Érythrée n'était pas convoquée. Elle a été furieuse parce qu'elle a estimé que le travail n'était pas fini, qu'il aurait fallu aller plus loin et éliminer le Front populaire de libération du Tigré. Et de fil en aiguille, ils ont complètement renversé l'alliance. Est-ce que ça va changer la donne ? Jusqu'à maintenant en tous les cas, les Érythréens ont certainement fourni au FPLT de l'aide militaire. Est ce qu’ils ont aussi directement participé au combat, ça se dit mais ça n'est pas prouvé. D'après les informations que j'ai eues hier matin, qui viennent de certaines personnes du terrain, donc ça n'a absolument pas valeur de preuve, les troupes érythréennes seraient entrées dans le nord du Tigré, dans la région de Adigrat, la grande ville du Nord, avec des divisions mécanisées. Pourquoi est-ce qu’aujourd'hui, l'Érythrée est rentrée ou serait-elle rentrée au Tigré ? L'avenir le dira. Oui parce que vous constatez que, pour l'instant, avec la prise de Mekele, c'est le pouvoir central d'Addis-Abeba qui a le dessus ? Alors il y a deux points très importants. D'abord, le pouvoir central a écrasé littéralement la rébellion tigréenne dans une guerre conventionnelle. Là-dessus, les Tigréens disent : Oui mais vous savez, nous, défendre Mekele qui risque d'être bombardé, ce n’est pas possible, on s'en va et on va se lancer dans ce qu'on appelle une guerre mobile, c'est-à-dire monter une guérilla au Tigré. Seulement, le grand problème, c'est que pour monter une guérilla, il faut avoir un soutien populaire. Or, la population, elle, est totalement épuisée parce qu'elle a souffert incroyablement du blocus imposé par Addis-Abeba. Pas d'essence, pas de transfert bancaire, pas de paiement des salaires, pas de médicaments. Enfin vraiment une situation dramatique. Il y a aujourd'hui 3,9 millions de Tigréens qui sont dans un besoin d'une aide d'urgence alimentaire. C'est le premier point. Le deuxième point, c'est que le Front populaire de libération du Tigré est complètement discrédité. Il est miné par des conflits internes. Rien ne prouve que le TPLF trouvera l'appui, la mobilisation populaire sans laquelle aucune guérilla ne peut exister. Alors, ce 4 octobre, à El-Alamein, en Égypte, se sont rencontrés les chefs d'État de l'Égypte, du Soudan, de l'Érythrée, de la Somalie. Est ce qu'on peut parler d'une nouvelle ...
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  • Mali: à Kidal, «l'armée a récupéré un territoire, elle n'a pas battu son adversaire»
    2026/10/07
    Au Mali, la junte du général Goïta a réussi hier mardi à reprendre la ville de Kidal, qu'elle avait perdue il y a six mois au bénéfice des rebelles touaregs du FLA, le Front de libération de l'Azawad. Les Forces armées maliennes et leurs alliés russes sont entrés sans combat, hier midi, dans la grande ville de l'extrême-nord du pays. Est-ce pour autant la fin de la guerre ? Bakary Sambe est le directeur du Timbuktu Institute. Il est aussi enseignant chercheur à l'Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Bakary Sambe, est-ce que vous êtes surpris par la reprise de Kidal par les Forces armées maliennes et leurs alliés russes ? Bakary Sambe : Oui, l'annonce d'un convoi de l'armée malienne parti d'Anéfis qui entre à Kidal, sans un coup de feu. Et en face, on nous présente les FLA qui tenaient la ville depuis fin avril avec les djihadistes du JNIM et qui ont plié bagages, en parlant de repli stratégique, cela a été une surprise, notamment si l'on sait, ces derniers temps, les revers qu'avait subis l'armée malienne, notamment la terrible attaque de Dioura. Donc c'est une reprise sans combats, ni populations, d'après les informations que nous avons, mais une reprise qui signale un rapport de forces aérien favorable à l'armée plus qu'une défaite militaire du FLA pour le moment. Voulez-vous dire que c'est la supériorité aérienne des Forces armées maliennes et de leurs alliés russes qui a joué le plus ? Absolument. Oui, on peut se dire que c'est une victoire de l'armée malienne, en tout cas annoncée. Mais attention à ne pas confondre reprendre une ville et gagner une guerre. L’armée a récupéré un territoire, elle n'a pas battu son adversaire. Le FLA s'est retiré avant le choc en affirmant avoir gardé ses hommes et son matériel. C'est la vieille règle des insurrections, il ne faut pas l'oublier. Face aux drones et aux avions, on ne reste pas pour se faire écraser. On se fond dans le désert et on revient plus tard. Ce sont d'ailleurs des frappes aériennes qui ont rendu la ville intenable. Et puis il y a le grand absent du communiqué du FLA, le Jnim. Or, c'est celui-ci aujourd'hui qui est la menace numéro un. Et Dioura l'a rappelé de façon très brutale il y a quelques semaines. Donc le contrôle territorial est rétabli d'après le communiqué, mais l'adversaire semble rester intact. L'équilibre militaire n'est pas fondamentalement modifié. D'après les informations dont nous disposons actuellement. À lire aussiAu Mali, la reprise de Kidal «consolide» la Transition Il y a six mois, quand les rebelles Touaregs du FLA se sont emparés de Kidal, l'Algérie était brouillée avec le pouvoir central de Bamako. Mais depuis quelques semaines, Alger s'est rapprochée de la junte malienne. Est-ce que cela a pu compter dans le succès rencontré hier par les Forces armées maliennes et leurs alliés russes ? Si on prend en compte le contexte, c'est que la brouille entre Bamako et Alger remontait à avril 2025, quand l'Algérie avait abattu un drone militaires malien près de la frontière. Et la dégradation avait commencé dès 2024 avec le retrait du Mali de l'accord de paix de 2015. Puis il y a eu l'événement du 10 juillet 2026, où le Mali avait annoncé le retour de son ambassadeur à Alger et la réouverture de son espace aérien aux vols liés à l'Algérie, avec des mesures réciproques côté algérien. Maintenant, quel rapport avec cette reprise annoncée de Kidal ? Aucune source ne prouve un lien direct à l'instant. Mais la géographie parle d'elle-même. Kidal est collée à la frontière algérienne et l'Algérie a longtemps été un espace de repli, de contact et de médiation pour les mouvements de l'Azawad. D'ailleurs, dès juillet, certains observateurs estimaient que les rebelles de l'Azawad pourraient perdre du terrain avec cet alignement. Donc moins d'arrières cours pour ces forces-là, moins de marge de manœuvre. Et Alger qui redoute l'instabilité à sa porte pourrait bel et bien revenir dans le jeu comme médiateur. Ce qui veut dire que la normalisation avec Alger réduit potentiellement la profondeur stratégique des rebelles et fait de l'Algérie un acteur clé de toute sortie de crise aujourd'hui au Mali. Et est-ce qu'on peut dire clairement que les Algériens ont aidé les rebelles à prendre Kidal il y a six mois et qu'ils ont changé de camp cette semaine, au vu du rapprochement entre les présidents Abdelmadjid Tebboune et Assimi Goïta ? Sans pouvoir le dire ainsi, la réconciliation, en tout cas, le retour à la normalité dans les relations entre Alger et Bamako, ce retour-là a fait que les rebelles du FLA, mais aussi les groupes extrémistes tels que Jnim, ont pu perdre en profondeur stratégique. Et aujourd'hui, cela se voit dans ce qui est annoncé, comme une reprise de la ville stratégique de Kidal. Sur le plan politique, Bakary Sambe, ...
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    5 分
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