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Grains de savoir

Grains de savoir

著者: CÉROM
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Grains de savoir est un balado du CÉROM, le Centre de recherche sur les grains. Chaque épisode, l'animatrice Annie DeMelt s'entretient avec des chercheurs et des agronomes pour décoder les enjeux en protection des grandes cultures au Québec. Des maladies fongiques aux ravageurs émergents, en passant par les outils d'aide à la décision et les stratégies de lutte intégrée, découvrez la science derrière les pratiques qui façonnent l'agriculture d'ici. Que vous soyez producteur de grains, conseiller agricole ou simplement curieux de comprendre ce qui se passe dans nos champs, ce balado vous offre un accès direct à la recherche appliquée au Québec.

© 2026 Grains de savoir
地球科学 科学
エピソード
  • Oser l'automne : le canola comme outil de rotation
    2026/08/27

    Semer du canola à la fin de l'été pour le récolter en juillet, c'est un pari sur l'hiver. Mais pour ceux qui l'ont essayé, c'est aussi une façon de repenser toute la rotation.

    Guillaume Dallaire produit du canola biologique à Hébertville, au Lac-Saint-Jean, pour en tirer une huile de première pression à froid. Son défi de départ : la contamination par le pollen des champs de canola OGM voisins, qui l'oblige à s'installer à trois ou quatre kilomètres de toute parcelle conventionnelle. Le canola d'automne fleurit avant le canola de printemps, et le projet du CÉROM a confirmé qu'il n'y a aucun chevauchement de floraison. Il apporte aussi une floraison hâtive pour les abeilles et une récolte à la fin juillet, dans des conditions sèches, avec une qualité de grain exceptionnelle.

    Sébastien Boquel explique ce que les essais ont montré sur les ravageurs. Avec de nouveaux cultivars résistants au froid, le canola d'automne désynchronise le cycle des altises et de la cécidomyie du chou-fleur : moins de 1 % de défoliation, contre près de 25 % dans les parcelles de canola de printemps au même endroit. La survie hivernale, elle, varie selon la région, l'année et surtout le drainage du champ. Il faut aussi éviter un excès d'azote à l'automne et garder le champ propre jusqu'au stade six feuilles.

    Hélène Brassard fait le lien avec les décisions de gestion : un calendrier de travail décalé, la possibilité d'enchaîner avec du blé d'automne, et pour les producteurs conventionnels, une culture qui se passe d'enrobage insecticide et d'herbicide. Reste à travailler les dates de semis, l'accès à des semences non traitées et la survie à l'hiver, qui doit être homogène pour que le canola compense.

    En entrevue :
    Guillaume Dallaire, producteur biologique, Ferme Tournevent
    Hélène Brassard, agronome, conseillère en grandes cultures et agriculture durable, MAPAQ
    Sébastien Boquel, chercheur en entomologie, CÉROM
    Animation : Annie DeMelt

    Grains de savoir est le balado du CÉROM, le Centre de recherche sur les grains.

    Tags (Culture / Enjeu-ravageur / Approche)

    canola, canola d'automne, altises, cécidomyie du chou-fleur, mauvaises herbes, survie hivernale, rotation des cultures, agriculture biologique, réduction des pesticides, santé des sols

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    26 分
  • Lâcher les trichogrammes : quand les drones protègent le maïs
    2026/08/09

    Le ver‑gris occidental du haricot a été détecté au Québec en 2009, et ses populations s'accumulent d'année en année. Les larves détruisent les grains de maïs de l'intérieur et favorisent la prolifération de champignons et de mycotoxines dans les épis. Le problème, c'est qu'une fois les larves entrées dans l'épi, aucun traitement curatif n'est possible.

    Dans cet épisode, Julien Saguez (chercheur en entomologie, CÉROM) explique comment son équipe s'est tournée vers un ennemi naturel déjà présent dans les champs québécois. En récupérant des masses d'œufs au champ, les chercheurs ont observé des œufs noircis, puis, après élevage en laboratoire, l'émergence de minuscules guêpes parasitoïdes plutôt que de larves du ravageur. Le trichogramme, déjà utilisé contre la pyrale du maïs ailleurs dans le monde, s'attaque à l'œuf avant l'éclosion.

    Restait à régler la logistique. La méthode classique, les trichocartes installées à la main et renouvelées chaque semaine, devient impraticable sur des dizaines ou des centaines d'hectares. C'est là qu'intervient Gil Weis (directeur technique et cofondateur, Drone Des Champs), qui décrit les deux approches développées avec le CÉROM : la capsule biodégradable larguée à intervalles réguliers et le trichogramme en vrac.

    Le facteur limitant n'est ni le drone ni l'insecte, mais le calendrier. En cinq jours, l'œuf devient larve. Trop tard, et le trichogramme n'a plus la place de se développer. L'approche est donc préventive, décidée à l'avance, puisque les insectes doivent être produits avant la saison.

    Trois saisons d'essais, de 2023 à 2025. Julien et Gil abordent les résultats obtenus, les coûts, les cas où l'outil est le plus pertinent, notamment le maïs sucré et la production biologique où les hybrides Bt ne sont pas une option, et le travail qu'il reste à faire sur les doses, les cohortes et la pulvérisation liquide.

    Invités : Julien Saguez, chercheur en entomologie, CÉROM
    Gil Weis, directeur technique et cofondateur, Drone Des Champs
    Animation : Annie DeMelt

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    20 分
  • Chrysomèle du haricot : les connaissances qui font la différence
    2026/07/29

    Quand la chrysomèle du haricot a commencé à apparaître en nombre dans les champs de soya du Québec, vers 2018, personne ici ne savait vraiment quoi en faire. Les seuils venaient de l'Ontario et des États-Unis, où l'insecte transmet un virus qui en fait un ravageur redoutable. La question de départ était donc simple : est-ce que ce qui s'applique ailleurs s'applique ici ?

    La réponse est non, et c'est une bonne nouvelle. Sur une trentaine de champs échantillonnés dans les foyers connus, le virus n'a jamais été détecté. Sébastien Boquel explique aussi pourquoi le soya encaisse la défoliation beaucoup mieux qu'on pourrait le croire, et pourquoi deux traitements foliaires suivis en conditions réelles n'ont donné aucun gain, ni en rendement ni en qualité. Ce qui compte vraiment, c'est le dommage aux gousses. Le seuil validé pour le Québec se situe autour de 13 à 14 % de gousses endommagées.

    Geneviève Roy ramène tout ça au champ et au carnet de commandes. Selon que le grain s'en va à l'alimentation animale, à la consommation humaine ou à la semence, la même tache n'a pas du tout le même prix. Un grain sain germe à près de 100 %. Un grain taché tombe autour de 40 %.

    Un épisode sur ce que vaut le fait de bien connaître son ravageur avant de sortir le pulvérisateur.

    En entrevue :
    Sébastien Boquel, chercheur en entomologie, CÉROM
    Geneviève Roy, cheffe d'équipe grandes cultures, Groupe PleineTerre
    Animation : Annie DeMelt

    Grains de savoir est le balado du CÉROM, le Centre de recherche sur les grains.

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    22 分
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