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Grains de savoir

Grains de savoir

著者: CÉROM
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10月19日まで。※適用条件あり

Grains de savoir est un balado du CÉROM, le Centre de recherche sur les grains. Chaque épisode, l'animatrice Annie DeMelt s'entretient avec des chercheurs et des agronomes pour décoder les enjeux en protection des grandes cultures au Québec. Des maladies fongiques aux ravageurs émergents, en passant par les outils d'aide à la décision et les stratégies de lutte intégrée, découvrez la science derrière les pratiques qui façonnent l'agriculture d'ici. Que vous soyez producteur de grains, conseiller agricole ou simplement curieux de comprendre ce qui se passe dans nos champs, ce balado vous offre un accès direct à la recherche appliquée au Québec.

© 2026 Grains de savoir
地球科学 科学
エピソード
  • Sclérotiniose du soya : traiter ou attendre ?
    2026/09/12

    La sclérotiniose du soya peut frapper fort une année et presque disparaître la suivante. Face à cette incertitude, beaucoup de producteurs appliquent un fongicide par précaution, au même stade, année après année. Mais trois saisons de données recueillies dans près de 150 champs au Québec montrent que cette approche ne donne pas toujours les résultats espérés.

    Dans cet épisode, Tanya Copley (chercheuse en phytopathologie, CÉROM) explique d'où vient la maladie : des sclérotes qui survivent de 5 à 10 ans dans le sol et qui, lorsque la surface reste fraîche et humide, produisent les apothécies dont les spores infectent le soya par les fleurs. De 2023 à 2025, son équipe a suivi 149 champs et documenté 47 facteurs agronomiques. Le climat explique environ la moitié de la variation de la maladie ; parmi les pratiques, l'écartement des rangs, la matière organique, le type d'engrais et l'ancienneté du semis direct pèsent le plus.

    Michelle Breton (conseillère en grandes cultures, agr., Groupe ProConseil) raconte le suivi sur le terrain : des visites deux fois par semaine, une station météo dans le champ, et un test au papier buvard qui a révélé qu'un fongicide bien choisi n'atteignait tout simplement pas les fleurs. Un rappel que le produit compte, mais que la buse et la pression aussi.

    Les essais de fongicides chez 25 producteurs confirment que le moment de l'application fait toute la différence. En 2023, année humide, la majorité des applications ont été rentables ; en 2024 et 2025, années plus sèches, seulement une poignée de champs ont franchi le seuil économique. Traiter systématiquement quand les apothécies ne sont pas là ne protège pas la plante et ouvre la porte à la résistance, déjà observée ailleurs pour les groupes 7, 3 et 11.

    D'où l'outil d'aide à la décision développé par le CÉROM, inspiré d'un modèle utilisé dans le canola en Saskatchewan : chaque facteur de risque reçoit un pointage, et le total, combiné aux avis du Réseau d'avertissements phytosanitaires, indique si le champ est à risque. Tanya et Michelle abordent aussi la suite du projet, de la télédétection à l'intelligence artificielle, et ce qu'elles répondent au producteur qui se demande, cette année, s'il doit traiter ou attendre.

    Invités : Tanya Copley, chercheuse en phytopathologie, CÉROM

    Michelle Breton, conseillère en grandes cultures, agr., Groupe ProConseil

    Animation : Annie DeMelt


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    28 分
  • Oser l'automne : le canola comme outil de rotation
    2026/08/27

    Semer du canola à la fin de l'été pour le récolter en juillet, c'est un pari sur l'hiver. Mais pour ceux qui l'ont essayé, c'est aussi une façon de repenser toute la rotation.

    Guillaume Dallaire produit du canola biologique à Hébertville, au Lac-Saint-Jean, pour en tirer une huile de première pression à froid. Son défi de départ : la contamination par le pollen des champs de canola OGM voisins, qui l'oblige à s'installer à trois ou quatre kilomètres de toute parcelle conventionnelle. Le canola d'automne fleurit avant le canola de printemps, et le projet du CÉROM a confirmé qu'il n'y a aucun chevauchement de floraison. Il apporte aussi une floraison hâtive pour les abeilles et une récolte à la fin juillet, dans des conditions sèches, avec une qualité de grain exceptionnelle.

    Sébastien Boquel explique ce que les essais ont montré sur les ravageurs. Avec de nouveaux cultivars résistants au froid, le canola d'automne désynchronise le cycle des altises et de la cécidomyie du chou-fleur : moins de 1 % de défoliation, contre près de 25 % dans les parcelles de canola de printemps au même endroit. La survie hivernale, elle, varie selon la région, l'année et surtout le drainage du champ. Il faut aussi éviter un excès d'azote à l'automne et garder le champ propre jusqu'au stade six feuilles.

    Hélène Brassard fait le lien avec les décisions de gestion : un calendrier de travail décalé, la possibilité d'enchaîner avec du blé d'automne, et pour les producteurs conventionnels, une culture qui se passe d'enrobage insecticide et d'herbicide. Reste à travailler les dates de semis, l'accès à des semences non traitées et la survie à l'hiver, qui doit être homogène pour que le canola compense.

    En entrevue :
    Guillaume Dallaire, producteur biologique, Ferme Tournevent
    Hélène Brassard, agronome, conseillère en grandes cultures et agriculture durable, MAPAQ
    Sébastien Boquel, chercheur en entomologie, CÉROM
    Animation : Annie DeMelt

    Grains de savoir est le balado du CÉROM, le Centre de recherche sur les grains.

    Tags (Culture / Enjeu-ravageur / Approche)

    canola, canola d'automne, altises, cécidomyie du chou-fleur, mauvaises herbes, survie hivernale, rotation des cultures, agriculture biologique, réduction des pesticides, santé des sols

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    26 分
  • Lâcher les trichogrammes : quand les drones protègent le maïs
    2026/08/09

    Le ver‑gris occidental du haricot a été détecté au Québec en 2009, et ses populations s'accumulent d'année en année. Les larves détruisent les grains de maïs de l'intérieur et favorisent la prolifération de champignons et de mycotoxines dans les épis. Le problème, c'est qu'une fois les larves entrées dans l'épi, aucun traitement curatif n'est possible.

    Dans cet épisode, Julien Saguez (chercheur en entomologie, CÉROM) explique comment son équipe s'est tournée vers un ennemi naturel déjà présent dans les champs québécois. En récupérant des masses d'œufs au champ, les chercheurs ont observé des œufs noircis, puis, après élevage en laboratoire, l'émergence de minuscules guêpes parasitoïdes plutôt que de larves du ravageur. Le trichogramme, déjà utilisé contre la pyrale du maïs ailleurs dans le monde, s'attaque à l'œuf avant l'éclosion.

    Restait à régler la logistique. La méthode classique, les trichocartes installées à la main et renouvelées chaque semaine, devient impraticable sur des dizaines ou des centaines d'hectares. C'est là qu'intervient Gil Weis (directeur technique et cofondateur, Drone Des Champs), qui décrit les deux approches développées avec le CÉROM : la capsule biodégradable larguée à intervalles réguliers et le trichogramme en vrac.

    Le facteur limitant n'est ni le drone ni l'insecte, mais le calendrier. En cinq jours, l'œuf devient larve. Trop tard, et le trichogramme n'a plus la place de se développer. L'approche est donc préventive, décidée à l'avance, puisque les insectes doivent être produits avant la saison.

    Trois saisons d'essais, de 2023 à 2025. Julien et Gil abordent les résultats obtenus, les coûts, les cas où l'outil est le plus pertinent, notamment le maïs sucré et la production biologique où les hybrides Bt ne sont pas une option, et le travail qu'il reste à faire sur les doses, les cohortes et la pulvérisation liquide.

    Invités : Julien Saguez, chercheur en entomologie, CÉROM
    Gil Weis, directeur technique et cofondateur, Drone Des Champs
    Animation : Annie DeMelt

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    20 分
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