エピソード

  • Comment faire vivre une Culture d'entreprise ? | Marine Guinle, resp com interne et marque employeur, Cultura | Best of
    2026/10/20

    Comment faire vivre une culture d'entreprise auprès de 4 500 collaborateurs répartis dans plus d'une centaine de magasins ? Comment communiquer efficacement auprès de salariés qui passent leurs journées sur le terrain ? Et surtout, comment faire de la communication interne autrement qu'en diffusant des messages descendants ?

    Dans ce Best Of du Décodeur de la Communication, Marine Guinle, responsable de la communication interne & marque employeur chez Cultura, partage sa vision d'un métier où l'humain occupe une place centrale.


    Raconter l'entreprise à travers ses collaborateurs

    Chez Cultura, la communication interne est rattachée à la direction des ressources humaines. Une organisation qui n'empêche pas Marine de développer une communication créative, vivante et profondément humaine.

    Sa mission ? Donner du sens à la stratégie de l'entreprise, valoriser ses réussites, mais surtout raconter celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

    Car pour Marine, les collaborateurs ne sont pas de simples destinataires des messages : ils en sont les principaux acteurs.


    Faire vivre une promesse employeur

    Chez Cultura, la promesse est claire : « Faire vivre et aimer la culture au plus grand nombre. »

    Une ambition qui ne concerne pas uniquement les clients. Les collaborateurs, notamment les conseillers de vente, véritables « passeurs de culture », doivent eux aussi pouvoir vivre cette passion.

    La communication interne contribue ainsi à faire vivre les valeurs de l'enseigne, tandis que la communication employeur permet de les faire rayonner à l'extérieur pour attirer de futurs talents.


    Toucher les collaborateurs sur le terrain

    Avec des équipes majoritairement présentes en magasin, difficile de compter sur les traditionnels outils de communication.

    Cultura s'appuie notamment sur un réseau social interne, lancé quelques jours avant le confinement de mars 2020. Un hasard de calendrier qui a favorisé son adoption massive.

    Mais disposer d'un outil ne suffit pas. Encore faut-il produire des contenus qui intéressent réellement les collaborateurs.


    Être sérieux sans se prendre au sérieux

    C'est l'un des principes défendus par Marine. Chez Cultura, la communication interne privilégie un ton accessible, naturel et sans solennité inutile.

    Portraits de collaborateurs, vidéos, émissions tournées en magasin : Marine donne la parole aux équipes pour raconter leurs passions, leurs métiers et leurs parcours.

    Une manière de rappeler qu'une communication interne réussie ne consiste pas seulement à parler de l'entreprise, mais avant tout à faire parler celles et ceux qui la font vivre.


    Une belle leçon de communication, à découvrir dans ce Best Of du Décodeur !


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    27 分
  • Qui est le plus Influent : l'IA, le Politique ou l'Algorithme ? | Xavier Desmaison, DG de NSI | Ext
    2026/10/17

    Qui exerce aujourd'hui le plus d'influence sur nos opinions et nos décisions ? Les responsables politiques ? Les journalistes ? Les grandes entreprises ? L'intelligence artificielle ? Pour Xavier Desmaison, directeur général de NSI, la réponse est sans appel !

    Dans cet extrait du Décodeur, nous explorons les nouvelles règles de l'influence à l'heure où ChatGPT, Claude et les autres intelligences artificielles bouleversent notre rapport à l'information.


    L'algorithme, nouveau maître du jeu ?

    Pendant longtemps, les médias, les personnalités publiques et les entreprises ont façonné les opinions. Aujourd'hui, les algorithmes jouent un rôle croissant dans la sélection et la hiérarchisation des informations auxquelles nous accédons.

    Avec les IA génératives, une nouvelle étape est franchie : les utilisateurs ne consultent plus seulement des listes de résultats, ils interrogent des assistants qui construisent directement leurs réponses. Et ces réponses peuvent influencer leurs perceptions et leurs choix.


    GEO : nouvelle révolution ou nouvelle promesse marketing ?

    Cette transformation fait émerger une nouvelle discipline : le GEO, pour Generative Engine Optimization. Son objectif ? Améliorer la visibilité des marques et des organisations dans les réponses produites par les intelligences artificielles.

    Mais peut-on réellement influencer ChatGPT ? Et surtout, les experts qui promettent de maîtriser le GEO ne vendent-ils pas un peu trop vite leurs recettes miracles ?

    Xavier reconnaît que personne ne maîtrise totalement le fonctionnement des grands modèles d'IA. Il explique néanmoins comment NSI expérimente de nouvelles méthodes pour analyser la présence des entreprises dans leurs réponses, comparer leur visibilité et identifier des leviers d'action.


    Les communicants doivent-ils devenir des geeks ?

    Derrière cette révolution technologique se pose une question essentielle : quel avenir pour les métiers de la communication ?

    Pour Xavier, inutile de devenir ingénieur informatique. En revanche, la curiosité, l'expérimentation et la capacité à s'adapter deviennent indispensables.

    Après Internet et les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle constitue une nouvelle transformation majeure de notre métier.

    Une certitude ressort de cet échange : les communicants qui veulent continuer à peser dans le débat public devront apprendre à composer avec les algorithmes. Sans pour autant oublier les fondamentaux de l'influence : convaincre, argumenter et inspirer confiance.


    Xavier reviendra, après les vacances de Toussaint, pour parler d'Influence. Et vous comprendrez que cela ne rime pas nécessairement avec téléréalite...


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    14 分
  • Petite ville, grands défis de communication | Thomas Clementi, resp com et événementiel, La Verrière | Ep 230
    2026/10/13

    Comment faire vivre une ville, informer ses habitants et organiser des événements quand les budgets sont serrés ? Dans ce nouvel épisode du Décodeur de la Communication, Thomas Clementi, responsable de la communication et de l'événementiel de La Verrière, une commune de 6 000 habitants dans les Yvelines, raconte son quotidien. Un témoignage qui prouve que les petites collectivités rencontrent les mêmes difficultés que les grandes organisations.


    L'événementiel, une affaire collective

    À La Verrière, l'événementiel représente 75 % de l'activité de Thomas. Fête de la ville, marché de Noël, vœux du maire : les rendez-vous ne manquent pas. Mais les moyens financiers, eux, sont limités.

    La solution ? Mobiliser les agents municipaux. Services techniques, jeunesse, sports, services sociaux, élus et même direction générale : tout le monde met la main à la pâte. Une mobilisation collective qui permet de proposer des événements ambitieux sans disposer des budgets des grandes villes.


    Des habitants difficiles à toucher

    Avec près de 40 % de sa population âgée de moins de 25 ans, La Verrière présente un défi particulier en matière de communication.

    Pour toucher tous les publics, Thomas multiplie les canaux : magazine municipal, affichage, Facebook, Instagram, TikTok, WhatsApp ou encore LinkedIn.

    Mais cette multiplication des supports pose une question essentielle : communiquer davantage signifie-t-il être mieux entendu ? Malgré tous ces efforts, certains habitants affirment encore ne pas avoir été informés.


    La communication n'est pas une baguette magique

    Comme beaucoup de communicants, Thomas doit également lutter contre une idée reçue : la communication pourrait résoudre tous les problèmes, parfois avec une simple petite vidéo !

    Pourtant, produire un contenu ne suffit pas. Encore faut-il définir un objectif, identifier sa cible et inscrire l'action dans une véritable stratégie.

    Thomas défend donc ses priorités et rappelle que la communication doit être associée aux projets dès leur conception, et non sollicitée à la dernière minute.


    L'IA pour retrouver du temps stratégique

    Avec une équipe réduite, Thomas doit aussi rédiger le magazine municipal et piloter les contenus de la ville. Pour gagner en efficacité, il s'appuie notamment sur l'intelligence artificielle.

    Pas nécessairement pour travailler plus vite, mais pour retrouver du temps et se concentrer sur l'essentiel : réfléchir à sa stratégie de communication.

    Une conviction qui dépasse largement les frontières de La Verrière !


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    30 分
  • Transformer un Service Com pour plus de Performance | Inès Duckit, dircom de Legrand France | Ep 229
    2026/10/10

    Seconde partie de l'entretien avec Inès Duckit, dircom de Legrand. Aujourd'hui, elle vous explique comment elle a transformé la direction de la communication de ce grand groupe du CAC 40 et comment elle a fait évoluer son équipe. Le tout, sans jamais oublier l'essentiel, à savoir l'humain et la performance !


    De pompiers à alliés du business

    Lorsqu'elle prend ses fonctions chez Legrand, Inès découvre une équipe de vingt collaborateurs expérimentés, qui connaissent parfaitement l'entreprise. Mais elle constate aussi que les communicants passent beaucoup de temps à éteindre des incendies, au détriment d'une véritable vision stratégique.

    Son ambition est claire : repositionner la communication comme un levier de performance et de business, et non comme un simple service chargé de produire des supports.


    Cinq pôles pour redonner du sens

    Pour accompagner cette transformation, Inès commence par écouter ses collaborateurs et comprendre leurs expertises. Elle réorganise ensuite son équipe autour de cinq pôles : communication client, marque, digitale, opérationnelle, interne et institutionnelle.

    L'objectif ? Clarifier les responsabilités, valoriser les compétences et permettre à chacun de comprendre sa contribution à la stratégie de l'entreprise.


    Manager, c'est aussi changer les habitudes

    Changer les habitudes ne se fait pas sans résistances. Certains collaborateurs accueillent favorablement cette nouvelle dynamique, d'autres préfèrent attendre ou expriment leurs inquiétudes.

    Inès assume son audace et sa volonté d'aller vite. Mais elle insiste sur une condition essentielle : instaurer un climat de confiance, dans lequel chacun peut exprimer ses désaccords et ses émotions.


    L'écoute, première qualité du dircom

    Au-delà de l'organisation et de la stratégie, Inès défend une conviction : un bon communicant est avant tout quelqu'un qui sait écouter.

    Écouter les collaborateurs, comprendre les non-dits, s'intéresser sincèrement aux autres : autant de qualités indispensables pour exercer une fonction qu'elle considère comme profondément humaine, mais aussi politique, au sens noble du terme.

    Une vision du métier qui rappelle que la communication ne consiste pas seulement à faire passer des messages, mais aussi à créer des liens, susciter l'adhésion et accompagner le changement.


    Inès reviendra dans le Décodeur afin de parler stratégie ET opérationnel.


    Pour écouter la première partie de notre entretien : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/oser-la-diff%C3%A9rence-in%C3%A8s-duckit-dircom-de-legrand/id1532638419?i=1000789858891


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    22 分
  • Employee Advocacy : la méthode Clariane | Nicolas Pécourt, dircom Groupe, Clariane | Ep 228
    2026/10/06

    Donner la parole à ses collaborateurs pour en faire des ambassadeurs de l’entreprise : dit comme ça, l’employee advocacy c'est simple. Dans la réalité, c'est rarement un succès. Chez Clariane, groupe d'Ehpad européen de 70 000 collaborateurs, la démarche a pourtant produit des résultats spectaculaires. Nicolas Pécourt, directeur de la communication Groupe, vous explique la méthode qu'il a mis en place.


    1. Partir de ceux qui ont déjà envie de parler

    Première règle : ne pas chercher à transformer toute l’entreprise en armée d’ambassadeurs. Clariane a commencé par identifier les collaborateurs qui communiquaient déjà spontanément. Directeurs d’établissement, soignants, cuisiniers, animateurs… Ils racontaient leur quotidien, les initiatives locales et les belles histoires vécues avec les résidents.

    L’exemplarité crée alors l’envie : montrer ceux qui réussissent donne aux autres l’idée de se lancer.


    2. Former plutôt que contrôler

    Donner la parole ne signifie pas abandonner les collaborateurs face aux réseaux sociaux. Clariane a donc développé guides, tutoriels et formations. Droit à l’image, consentement des résidents et patients, risques de polémique : les ambassadeurs doivent comprendre les règles du jeu.

    L’accompagnement est permanent. L’objectif n’est pas d’écrire à leur place, mais de leur permettre de prendre la parole avec suffisamment d’autonomie et de confiance.


    3. Laisser de la place à l’authenticité

    Une bonne stratégie d’employee advocacy ne consiste pas à fournir aux salariés des publications corporate prêtes à copier-coller. Pour Nicolas, il faut au contraire que chacun puisse imprimer sa personnalité et son empreinte dans ses contenus.

    Et surtout, communiquer doit rester un plaisir. L’employee advocacy fonctionne lorsque le collaborateur parle de ce qu’il connaît, de ce qu'il vit et de ce dont il est fier.


    4. Créer une émulation sans imposer

    Clariane a également introduit une dimension ludique avec un classement mensuel des ambassadeurs. Le Top 50 est devenu un Top 75 à la demande des équipes. Entre décembre 2023 et juin 2026, le seuil nécessaire pour intégrer ce classement est passé de 400 à 6 000 interactions..

    Mais l’indicateur le plus intéressant est ailleurs : 19 des 25 premiers ambassadeurs viennent du terrain. L’employee advocacy n’est donc plus seulement l’affaire du siège ou des dirigeants.


    5. Ne jamais rendre la communication obligatoire

    C’est peut-être la règle la plus importante. Chez Clariane, personne n’est évalué sur sa capacité à publier sur LinkedIn ou ailleurs. Le métier reste prioritaire : accompagner les patients et les résidents. La communication est encouragée, jamais imposée.

    La méthode Clariane tient finalement en quelques principes simples : repérer les volontaires, montrer l’exemple, former, accompagner, faire confiance et donner envie. Car pour transformer ses collaborateurs en ambassadeurs, encore faut-il commencer par accepter de leur donner réellement la parole.


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    25 分
  • Le métier de Directeur de Création enfin expliqué ! | Emmanuel François-Eugène, directeur créa chez Hungry & Foolish | Ep 227
    2026/10/03

    Il a grandi au milieu des affiches publicitaires. Littéralement. Son grand-père était peintre en lettres, ses oncles afficheurs et, gamin, Emmanuel François-Eugène pliait les affiches avant d'accompagner ceux qui allaient les coller. La pub, Manu se l'est donc prise « en pleine g*eule » très tôt.

    Aujourd'hui directeur de création chez Hungry & Foolish, il raconte dans cette deuxième partie d'entrevue* son parcours atypique et surtout un métier souvent fantasmé : directeur de création.


    Un chef de cuisine de la création

    Pour expliquer son job, Manu utilise une image simple : celle du chef de cuisine. Avant de diriger, il faut avoir fait. Cherché des idées, écrit, raté, recommencé, présenté des campagnes et appris à défendre une création face à un client.

    Puis vient le temps de transmettre. Le directeur de création accompagne les équipes, challenge les idées et vérifie qu'elles peuvent se résumer simplement. Car si un concept nécessite dix minutes d'explication, c'est probablement qu'il faut encore travailler.

    Mais le DC doit aussi savoir vendre. Face à l'annonceur, il faut raconter, surprendre, provoquer une émotion et parfois « mettre les pieds dans le plat ». Une bonne idée ne suffit pas : encore faut-il donner envie d'y croire.


    L'IA ne remplacera pas l'idée

    Évidemment, impossible de parler création aujourd'hui sans parler intelligence artificielle. Manu ne la rejette absolument pas. Pour lui, c'est un outil supplémentaire, comme Photoshop l'a été en son temps.

    Mais l'IA ne remplace ni l'irrévérence, ni l'absurde, ni ce pas de côté qui fait naître une grande idée. Et surtout, elle ne doit pas devenir le sujet. Une création réalisée avec l'IA est réussie lorsque le public regarde d'abord… la création.


    La prochaine sera la meilleure

    Après plusieurs décennies de publicité, qu'est-ce que Manu aime encore le plus dans son métier ?

    Sa réponse emprunte à Enzo Ferrari. Lorsqu'on lui demandait quelle était la plus belle Ferrari, celui-ci répondait : « la prochaine ».

    Pour Manu, la plus belle campagne semble donc être, elle aussi, celle qui reste à inventer.


    Pour (re)découvrir la première partie d'interview de Manu, où il raconte comment il a créé la saga publicitaire d'Aésio Mutuelle : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/les-coulisses-de-la-saga-publicitaire-a%C3%A9sio-mutuelle/id1532638419?i=1000789218908


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  • Elysée 2027 : la Foire aux Coups de Com (3/3) de Raphaël Glucksmann et François Ruffin | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière | Ep 226
    2026/09/29

    Troisième partie consacrée aux coups de com de la présidentielle 2027. Caroline Marchetti ayant dû nous quitter pour raison business., c’est donc avec Virginie Debuisson et Olivier Cimelière que nous poursuivons le décryptage. Au programme : Raphaël Glucksmann dans les éoliennes et François Ruffin sur le bord de la route.


    R. Glucksmann, roi des éoliennes

    Casque sur la tête, Raphaël Glucksmann part à la découverte des éoliennes aux côtés de Yannick Jadot. Une opération destinée à l’installer sur le terrain de la transition énergétique… mais dont les images vont surtout faire parler d’elles.

    Pour Virginie, le décalage est frappant. Elle décrit un homme à la parole posée, intellectuellement solide, mais que cette mise en scène transforme presque en « Playmobil » au milieu des éoliennes. Le problème ? Une fois la photo passée par les réseaux sociaux et les détournements, difficile de se souvenir du message politique qui devait l’accompagner.

    Même constat chez Olivier: le candidat doit encore trouver une incarnation capable de donner davantage de force à ses prises de parole. Une bonne communication ne consiste pas seulement à produire une image susceptible de circuler. Encore faut-il qu’elle serve ce que l’on veut raconter.


    F. Ruffin : une bonne idée qui déraille

    Avec François Ruffin, le problème est presque inverse. Faire de l’autostop pour aller à la rencontre des Français colle plutôt bien au personnage. Olivier rappelle d’ailleurs que M. Ruffin est depuis longtemps présent sur le terrain. L’idée possède donc une certaine cohérence avec son image.

    Sauf que l’exécution va transformer l’opération en matière première pour les humoristes. Des automobilistes qui ne s’arrêtent pas, des moments de solitude, une camionnette derrière laquelle le candidat se met à courir… Le « Ruffin Express », comme le surnomme Bertrand Chameroy, finit presque par devenir un bêtisier.

    Et c’est dommage, car derrière ces images se trouvait une vraie intention : écouter et faire parler les Français de leur quotidien.


    Si on reparlait du fond ?

    MM. Glucksmann et Ruffin illustrent finalement deux travers de la communication politique actuelle. Chez l’un, une mise en scène qui semble prendre le pas sur le candidat. Chez l’autre, une idée cohérente dont l’exécution finit par parasiter le propos.

    Virginie et Olivier reviennent alors à une question beaucoup plus large : où sont les récits, les projets et les idées capables de structurer une campagne ?

    Car les réseaux sociaux, les photos et les coups de com peuvent illustrer une vision. Ils peuvent la rendre visible, accessible et parfois même populaire. Mais encore faut-il commencer par avoir quelque chose à raconter.

    À quelques mois de la présidentielle 2027, c’est peut-être bien le principal chantier de communication des candidats.


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  • Elysée 2027 : la Foire aux Coups de Com (2/3) de Gabriel Attal | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière, Caroline Marchetti | Ep 225
    2026/09/26

    Deuxième partie de notre série consacrée aux coups de com des candidats à l’élection présidentielle de 2027. Virginie Debuisson, Caroline Marchetti et Olivier Cimelière, nos trois têtes de com, commentent les frasques de l’ancien premier ministre, M. Gabriel Attal.


    Point de départ : l’opération « 1 000 bistrots ».

    L’idée ? Aller à la rencontre des Français dans les cafés pour parler école, salaires, frontières ou encore intelligence artificielle.

    Le bistrot comme incarnation de la France populaire et lieu de discussion : sur le papier, pourquoi pas ? Sauf que nos communicants ne voient pas tous l’opération du même œil.


    Du terrain, des réseaux et beaucoup de com

    Pour Olivier, aller dans un bistrot parler d’école ou d’intelligence artificielle pose une question simple : pourquoi ne pas aller directement rencontrer les personnes concernées ? Il voit surtout chez Gabriel Attal une succession de séquences médiatiques et de sujets destinés à occuper l’espace.

    Caroline nuance. Une opération peut sembler artificielle aux yeux des professionnels de la communication et néanmoins fonctionner auprès du public. Et après tout, aller là où sont les gens reste l’un des fondamentaux d’une campagne électorale.

    Virginie pointe de son côté un problème d’authenticité et s’interroge sur la posture souvent combative adoptée par Gabriel Attal.


    Où est le fil rouge ?

    Au fil de la discussion, les « 1 000 bistrots » deviennent finalement presque secondaires. C’est la stratégie globale du candidat qui intéresse nos trois communicants.

    Gabriel Attal maîtrise les réseaux sociaux, les formats courts et les mécaniques médiatiques. Mais derrière l’accumulation des séquences, quel récit veut-il construire ? Quelle cohérence entre les différentes prises de parole ?

    Virginie évoque les pièces d’un puzzle qu’il resterait au public à réassembler. Olivier regrette pour sa part une communication fonctionnant trop souvent au « tac au tac ».

    Caroline reste plus prudente : elle constate qu’Attal est aussi perçu comme menant une campagne efficace et préfère attendre pour savoir si ces opérations vont construire un mouvement durable ou rester de simples coups de communication.

    Une chose est certaine : avec Gabriel Attal, nos trois têtes de com avaient beaucoup de matière. Et elles ne se sont pas privées de la commenter.


    Pour découvrir le premier épisode, consacré aux coups de com d'Édouard Philippe : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/elys%C3%A9es-2027-la-foire-aux-coups-de-com-1-3-dedouard/id1532638419?i=1000791183419


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